Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 23:59

Merci de votre fidélité, des rendez-vous importants nous attendent.

 

Gardons le moral, les choses avancent !

 

Sifflez compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute!

Repost 0
Published by Claude Thayse - dans Actualité
commenter cet article
31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 15:39

 

En 2011, plutôt que de perdre votre temps devant la télé le dimanche midi, prenez plutôt l’apéro !

 

Regardez ceci :

 

 

Et remplacez les mots choisis par :

- ce que les belges veulent réellement
- gouvernement stable
- sens du compromis

- respect

- solidarité
- retrouver la confiance
- l'inutilité de nouvelles élections

- crucial

- une solution est proche

- confiance réciproque

- volonté politique.

- sans précédent.

- demandeur de rien

 

(à compléter !)

 

Bonne fin d'année à tous et merci à Innocent Citron à qui j'ai piqué l'idée !

Repost 0
Published by Claude Thayse - dans Clin d'oeil
commenter cet article
20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 12:23

Six mois depuis les dernières élections fédérales...

Je peux comprendre que ceux qui n’ont pas encore compris – et il ne faut pas demander à des pseudos experts en finances autoproclamés et surtout américains  - de comprendre le mode de fonctionnement d’un micro-état européen connu pour son chocolat, ses gauffres et ses « french fries »… Il est vrai qu’un état « normal » sans gouvernement, ça craint d’habitude.

La nuance que ces « experts n’ont pas comprise, c’est que les Régions sont des états en voie de devenir et que ces états ont des compétences qu’ils utilisent au mieux en fonction des moyens dont ils disposent. A ce propos, en réponse à ceux qui habitant en Belgique qui n’ont pas compris que grâce au fédéralisme, la Wallonie a pu enrayer sa descente aux Enfers, il suffit de regarder les résultats (en pertinence et efficacité) de la politique économique mise au point par le Gouvernement wallon. Malgré ça, il y a encore bien du chemin à parcourir pour amener l’ensemble des citoyens de chez nous à abandonner les vieux clichés, l’image débilitante d’une Wallonie engluée dans la torpeur, la résignation, l’impuissance. D'autant plus que nous voyons , à la faveur de la crise, revenir les partisans du retour à un état unitaire dominé par une certaine Flandre et ses alliés belgicains.

Souvenons-nous, il fut un temps où les Wallons étaient fédéralistes, alors que les Flamands, majoritaires dans l'Etat unitaire, préféraient jouer la carte « du minimalisme ». Le fédéralisme, mis en place beaucoup trop tard ne pouvait évidemment pacifier la Belgique. Le fait d’être entré à reculons dans les réformes pourtant nécessaires et avec l’intention de les rendre les plus inopérantes possibles a abouti à un salmigondis institutionnel lourd et complexe, dont la propagande populiste belgicaine a fait ses choux gras. Que penser en effet de ces 49 % de Wallons qui, selon un récent sondage, souhaiteraient le retour à l'Etat unitaire avec suppression des Régions et des Communautés ?

Cette idéologie belge est devenue folle. Folle parce que amnésique : pour croire qu'un Etat unitaire, sans Régions ni Communautés, mettra un terme au conflit, il faut en effet n'avoir aucune mémoire, et n'avoir tiré aucune leçon des événements qui jalonnèrent les soixante dernières années. Folle parce qu'elle met ses espoirs dans un projet qui n'a pas la moindre chance de se concrétiser, qui va à l'encontre de toute solution raisonnable !

 

Le « patriotisme belge » trouve là son fondement, dans le conditionnement identitaire, l’ignorance volontaire par les élites et le rejet de l’Histoire (*). Par populisme, par suivisme d’une opinion qu’ils ont contribué à déboussoler, des Di Rupo, Javaux, Milquet, Maingain, Reynders-Michel et Cie jouent un jeu très dangereux. A cause d’eux, nous serons tous perdants.

  

Pour le reste, les négociations institutionnelles, qui se souvient qu’en réalité, elles durent depuis 4208 jours, soit 11 ans, 6 mois et 7 jours…? Depuis le 13 juin 1999, le gouvernement Verhofstad-Michel a mis subtilement la négociation au frigo tout en faisant semblant de négocier tout – on s’en souvient – n’étant demandeur de rien. Soyons sérieux, on s’et moqué des Flamands. Tant qu’il n’y aura pas d’accord sur l’institutionnel, il n’y aura plus de gouvernement fédéral.

Et si les Régions prenaient la relais ? Pour la Wallonie, il est urgent et nécessaire de créer le lien obligé entre l'économie, l'enseignement et la culture et ainsi travailler à l'appropriation de l'identité wallonne !

 

(*) « Nos sociétés démocratiques – et le journalisme – seraient fondées sur l’idée que les citoyens ont envie de savoir. Pourtant le refus de savoir l’emporte très souvent sur la quête de la vérité, comme si l’ignorance était plus convaincante et l’illusion plus confortable» . (JP Marthoz)

Repost 0
Published by Claude Thayse - dans Actualité
commenter cet article
15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 00:00

Nous ne sommes plus en 1745 à l’époque de la bataille de Fontenoy (*) quand la règle du combat d'infanterie interdisait à une troupe de tirer la première dans un combat rapproché, afin de ne pas être désarmé ensuite devant le feu de l'ennemi, le rechargement des armes s'avérant très long. Le principe moderne de stratégie ayant évolué avec le pouvoir destructeur des armes, il vaut mieux, aujourd’hui, tirer les premiers. Et parmi ces armes de destruction massives, il y a la communication.

La vague d’indignation (affectée) aux propos de Bart De Wever, le « flämischen Nationalistenführer » comme l’a qualifié fort joliment l’hebdo allemand « Der Spiegel », n’est pas encore retombée que d’aucuns sortent les chiffres pour le contrer. Des chiffres connus pourtant. Mais pas assez et surtout venant trop tard.

Bien sûr André Antoine, le ministre du Budget et des Finances wallon a raison d’évoquer le dernier rapport de la Cour des comptes sur le budget 2011, selon lequel l’intervention de solidarité nationale au profit de la Wallonie a diminué. Il a raison de souligner que l’écart par rapport à la moyenne nationale passerait de -14,92 % en 2007 à -12,28 % en 2010.

Il a raison de préciser que l’IPP est en progression de 8 % en Wallonie en 2011 par rapport à 2010, les impôts régionaux augmentant de 3,6 % sur la même période.

Il n’a pas tort de souligner également la bonne tenue de l’emploi en Wallonie, grâce probablement aux mesures anticrises mais aussi à des modifications structurelles qui ont mené à une baisse du chômage de 2,9 % en novembre 2010 par rapport à novembre 2009, et de 2,1 % par rapport à octobre 2010.

Il est judicieux de rappeler l’évolution favorable des investissements étrangers (Pensons à Google, Microsoft, H & M, Cooper Vision, pour ne citer que ceux-là, mais ils ne sont pas les seuls.)

On ne le sait pas assez, mais nous progressons. Ainsi dans certains secteurs pointus comme la recherche biomédicale par exemple, la Wallonie est aujourd’hui, au regard de sa taille, le premier acteur biomédical au monde avec des entreprises comme Baxter, GSK, UCB, Johnson & Johnson, pour prendre des poids lords mondiaux.

Mais c’est toujours tirer un coup trop tard. Le virus de pensée inoculé par la Flandre et ses alliés belgicains continue à faire des ravages. Pour tout le monde, des journalistes aux politiciens, des Français au reste du monde, aux yeux de nos voisins comme à ceux de nos propres citoyens, la Wallonie ne peut être qu’un boulet. Une région en dés-errance qui ne survivrait que grâce aux transferts financiers d’une Flandre travailleuse, riche et évidemment généreuse. C’est un postulat. Il est pourtant aussi faux qu’incontournable.. On nous a construit de toute pièce - et en toute mauvaise foi - une mauvaise réputation pour dissimuler le pillage dont nous avons fait les frais depuis presque deux siècles. C’est ça la réalité.

Et malgré ce passé, la Wallonie n’est pas dans les cinq Régions les plus pauvres d’Europe comme la Flandre n’est pas – et de loin – dans les cinq plus riches.

Il est temps d’apprendre à communiquer enfin positivement sur la Wallonie. Nous avons vraiment là quelques coups de retard.

Il est temps d’appeler les Wallons à avoir une légitime réaction d’orgueil, de fierté et de courage.

(*) Pour la petite histoire, il faut relever que si l'attaque des Anglais fit de gros dégâts au sein des troupes françaises, celles-ci finirent par reprendre le dessus sous les yeux de Louis XV, qui assistait à la bataille. Les Français perdirent 7000 hommes, les coalisés 15000. Et… la Flandre allait bientôt tomber toute entière aux mains des Français !

Repost 0
Published by Claude Thayse - dans Coup de gueule
commenter cet article
14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 23:41

Aujourd’hui, le FMI, hier et demain (tout le temps !) la Commission européenne, la politique est de plus en plus souvent dictée par des organismes qui ne sont pas responsables devant les citoyens. Même les agences de notation privée s'en mèlent, quittant de leur terrain habituel qui n'est que financier, elles dont le rôle est extrèmement criticables parce qu'elles amplifient les mouvements de paniques boursières.
Tous ces gens qui s'auto-proclament experts... Et à qui on donne des pouvoirs de nuisance exhorbitants.

 

Souvenons-nous du discours prémonitoire de Pierre Mendès-France, le 18 janvier 1957, soit un peu plus de deux mois avant la signature des Traités de Rome : « Le projet du marché commun, tel qu’il nous est présenté, est basé sur le libéralisme classique du XXe siècle, selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes. L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes : soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme dit « providentiel », soit elle recourt à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie, on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique, au sens le plus large du mot, nationale et internationale. »

 

A quelques jours de la mise en concurrence d’un service public aussi essentiel que la poste (*) La directive 2006/123/CE du Parlement européen et du Conseil du 12 décembre 2006, dite « directive services », héritière d’un projet de directive généralement mieux connue du nom de l’ancien commissaire européen qui en fut à l’origine, Fritz Bolkestein, vise à établir un véritable marché intérieur des services d’intérêt économique général, relevant exclusivement du droit de la concurrence. Les États membres disposaient de trois années à compter de la date de publication pour transposer la directive services dans leurs droits nationaux. Cette directive est clairement d’orientation libérale. Elle vise à supprimer toute entrave à la concurrence libre et non faussée, en particulier en ce qui concerne les subventions ayant pour but, directement ou indirectement, de soutenir des services « susceptibles d’être » considérés comme marchands.

 

Une dérogation aux règles de la concurrence est prévue par l’arsenal juridique du droit communautaire européen, on ne le sait pas assez.  : Il s’agit de la procédure dite de mandatement. Le mandatement est l’acte par lequel une collectivité publique charge un opérateur, en l’occurrence une association, d’un service d’intérêt général et lui impose les obligations de service public qui en découlent. Le mandatement est nécessaire à la reconnaissance d’un SIEG (services d’intérêt économique général). Ce mandatement entraîne ainsi une dérogation aux règles communautaires des aides d’État, y compris celles des collectivités locales (Régions, provinces, intercommunales et communes), et permet l’octroi de compensations financières. Reconnaissant (ou mieux, fondant) l’existence d’une mission d’intérêt général, il « suffit » de rédiger correctement et en ce sens les obligations de service public (accès universel, continuité, qualité, accessibilité tarifaire – gratuité – …) et évidemment les critères et forme de compensation de service public plutôt que de s’incliner devant les règles des Traités de Lisbonne, (Traité sur l’Union européenne et du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne entrés en vigueur le 1er décembre 2009).

 

Qui prendra l’initiative de la résistance ?

 

(*) A noter que la langue officielle internationale de la poste est le français. Pourquoi alors avoir accepté que notre poste devienne « Belgium post » ? Encore qu’elle ne soit déjà plus vraiment « belgioume » ou « belgianne » (?)… mais j’ai abordé ce problème dans le passé.

Repost 0
Published by Claude Thayse - dans Coup de gueule
commenter cet article
13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 12:05

Communiqué de presse du Rassemblement Wallon - 13 décembre 2010

 

Six mois après les élections, un autre plan de sortie de crise

 

« Il y a crise lorsque le vieux ne veut pas mourir et le neuf ne peut pas naître » (Gramsci)

 

Si jusqu’ici, Johan Vande Lanotte a pu capitaliser sur la confiance dont il bénéficiait pour faire accepter sa méthode de travail et le calendrier, le RASSEMBLEMENT WALLON constate que malgré les convergences qu’il déclarait avoir trouvées, les garanties du succès de sa mission sont de plus en plus faibles. En l’état actuel, il est patent que les partis se préparent à des élections anticipées tout en sachant que ces dernières ne changeront fondamentalement pas le rapport de forces issu des dernières élections et donc ne débloqueront pas l’impasse actuelle.

A moins de vraiment faire preuve d’imagination avant de dissoudre les Chambres fédérales...

Un parti politique ne peut pas se contenter d’adresser à la Société les discours rassurants qu’elle a envie d’entendre. Son rôle est d’envisager tous les possibles. C’est une exigence démocratique. Compte tenu de l’évolution des négociations pour former un gouvernement fédéral, le RASSEMBLEMENT WALLON propose un scénario réaliste et responsable.

 

Il est, en effet, essentiel que le pays soit gouverné. Les échéances, économiques, sociales et budgétaires étant d’importance, ces urgences immédiates exigent que la Belgique dispose rapidement et pour une période claire d’un gouvernement solide et d’une majorité stable.

 

Le RASSEMBLEMENT WALLON propose aux partis politiques le canevas suivant :

 

Tenant compte du prescrit constitutionnel actuel, le RW demande à l’ensemble des formations politiques parties prenantes tant du gouvernement fédéral actuel, des gouvernements fédérés, que des négociations en vue de former un nouveau gouvernement fédéral :

 

1.        de présenter aux Chambres fédérales une déclaration gouvernementale permettant au gouvernement de présenter et de faire adopter en urgence par les Chambres les projets de révision des articles de la Constitution nécessaires à l’octroi aux Régions et Communautés :

a.    du droit de se doter individuellement (Régions) et/ou en commun (Communautés, s’il échet) de Constitutions propres ;

b.     du droit de soumettre ces Constitutions régionales (et, s’il échet, communautaires) à référendum populaire (titre III de la Constitution) ;

c.     de négocier ensuite entre elles, sur base de leurs Constitutions respectives, une nouvelle Loi fondamentale commune, ou, à l’opposé, de constater l’impossibilité de poursuivre ensemble une existence dans un État commun ;

2.    d’autoriser ce nouveau gouvernement, à déposer et à faire voter une déclaration de révision de la Constitution maximale, hormis en matières de définition des droits de l’homme et du citoyen ;

3.    de prononcer – le cas échéant par le biais d’une loi spéciale à la majorité qualifiée modifiant à titre transitoire et exceptionnel la législation sur les autonomies régionales et communautaires – la dissolution des Parlements régionaux et communautaires ;

4.        de convoquer les électrices et électeurs à l’effet d’élire :

a.    de nouvelles Assemblées fédérales ;

b.    des Parlements régionaux munis du pouvoir constituant, chacun pour ce qui le concerne ; ce pouvoir serait également et pleinement accordé au Parlement de la Communauté germanophone ; il le serait enfin – mais par seule délégation des Parlements régionaux concernés, s’ils le décident – aux Parlements des Communautés flamande et française.

 

Une fois les élections terminées :

1.    les Chambres fédérales investiront le gouvernement fédéral actuel, éventuellement élargi aux partis actuellement membres des majorités régionales et communautaires à l’effet d’une gestion technicienne avec pleine compétence à l’exception des domaines institutionnels pour un mandat limité d’un an ;

2.        les Assemblées Constituantes auront pour tâches essentielles de :

a.    rédiger et adopter, en un laps de temps de six mois et en vue d’approbation par le Peuple, une Constitution pour le Peuple qui, chacune, les a élues ;

b.     définir, dans le même laps de temps et sur base de la Constitution que chacune aura élaborée, le cadre général et particulier dans lequel le Gouvernement qu’elle aura investi pourra négocier, avec les partenaires actuels dans l’État fédéral belge, un accord global sur les formes d’une coopération soit « belge » (État fédéral ou confédéral), soit européenne (plusieurs États souverains membres de l’U.E. et également héritiers de l’État belge défunt).

 

À l’issue de ce mandat de six mois, les Assemblées Constituantes devront proposer au suffrage populaire le projet constitutionnel qu’elles auront, chacune, adopté.

 

À cet effet, les Gouvernements qu’elles auront investis disposeront ensuite de deux mois pour l’organisation et la conclusion desdites consultations populaires, ayant force souveraine. Les Peuples respectifs se prononceront tant sur le projet constitutionnel qui leur sera proposé que sur le mandat donné auxdites Assemblées constituantes et Gouvernements régionaux et communautaires de procéder ensuite aux négociations en vue de l’accord global de coopération à atteindre.

 

Les parties auront ensuite quatre mois pour parvenir à cet accord global. Celui-ci pourra éventuellement déboucher sur une déclaration commune de l’ensemble des parties constatant qu’aucun accord ne peut plus être atteint dans le cadre belge. En ce cas, la déclaration commune établira qu’à la date prévue pour la fin du mandat d’un an du gouvernement fédéral intérimaire, l’État Belgique et ses institutions seront défunts et que les États constitutifs actuels en prennent la succession, à charge pour eux de négocier en pleine souveraineté, dans le cadre de l’Union européenne, le partage des dettes et avoirs.

 

***

 

Commentaires :

 

1.   Concernant le Parlement de la Communauté germanophone, il faut savoir que le RW est partisan de lui octroyer le plein pouvoir constituant.

2.    Aux inévitables objections anti- ou in- constitutionnelles, il faut citer le précédent anticonstitutionnel de la loi de 1919 sur le suffrage universel égal et la représentation proportionnelle, qui violait la Constitution, laquelle ne sera révisée qu’ensuite, en 1921. L’urgence et surtout le consensus le justifiant.

3.     A l’objection que rien ne serait réglé si ce scénario se terminait par la fin éventuelle de la Belgique un an après les élections des assemblées constituantes, l’absence de tout règlement du partage de la dette et des avoirs, il serait impossible aux nouveaux États de fonctionner. Là auussi, il y a  précédent, celui de... la Belgique, dont le sort définitif n’est intervenu que 9 ans après sa séparation des Pays-Bas. Ce qui ne l’a nullement empêchée d’exister, de fonctionner et de s’installer dans le concert des États européens de l’époque. Il en a été de même de la plupart des États nés de la fin de l’Empire austro-hongrois en 1918.

 4.   Faute d'un accord sur les matières à réviser avant la dissolution des Chambres, toute éventuelle modification effective de la Constitution serait reportée à deux législatures au moins...

 

 

 

 

Repost 0
Published by Claude Thayse - dans Réflexions
commenter cet article
5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 19:03

Je l’ai déjà écrit, et André Schreurs qui vient de décéder pensait la même chose, l’option communautariste sur laquelle ont été basées les différentes réformes de l’Etat mène tout droit à la catastrophe. Il s’agit là d’une forme grave de néo-colonialisme (au mieux) et de nationalisme d’exclusion (au pire). C’est une forme de racisme larvé. Comment sur un même territoire refuser le principe d’égalité des droits à tous les citoyens ? Ne nous leurons pas, c'est bien là le fond du problème. 

 

Nos prédécesseurs qui sentaient monter les totalitarismes dans les années ’30 l’avaient bien compris. Eux qui ont milité et obtenu de haute lutte le principe de régions culturellement homogènes. Néerlandaise en Flandre, française en Wallonie et bilingue par respect des droits de tous les citoyens à Bruxelles.

 

Ils avaient raison. Le principe de territorialité reste le meilleur principe pour assurer la cohésion d’un état. Tout ce qui s’est passé ces dernières années partout dans le monde l’a bien démontré. Etre reconnus citoyens d’un pays au-delà de toute référence communautaire, religieuse ou linguistique est la meilleure garantie d’intégration. Comme on l’a dit à propos de la Wallonie, est Wallon tout qui vit en Wallonie. Tout comme est français tout qui se reconnaît comme tel. Un territoire, un même peuple uni par un même choix.

 

Toute autre approche reproduirait la situation de la Yougoslavie ou de la… Belgique.

Le scénario de « Belgique francophone » est – il faut le faire remarquer -  contradiction avec ces propos, déjà anciens, de Rudy Demotte, ministre-président de la communauté française et de Wallonie  : « Un modèle à trois Régions est un modèle que j'appuie fortement parce qu'il permet la reconnaissance pleine et entière de Bruxelles » (Belga). Trois régions, dans le contexte que nous vivons, trois états.

 

Il faut rejeter la propagande comme celle que « Le Soir » publiait dans un dossier de plusieurs pages il ya quelques temps. «  Si la Belgique devait éclater, de tous les scénarios institutionnels, c’est celui de l’Etat Wallonie Bruxelles qui semble le plus probable. C’est celui que défendraient à la table tous les partis francophones ».

C’est une ineptie.

D’ailleurs, « Le Soir » relevait que : «  Tous les Wallons ne sont sans doute pas prêts à payer le prix fort pour décrocher « la lune bruxelloise »(sic !). Et, surtout, Bruxelles, s’est découvert, en trois ans, une vraie identité régionale, plurilingue, multiculturelle et se pose des questions quant à son union avec la Wallonie ».

 

Malgré ça, malgré ces évidences ; les partis traditionnels continuent à réfléchir (façon de parler évidemment) sur une base essentiellement communautariste. Quelle erreur !

 

On sait peu de chose les négociations. On sait qu’il devrait y avoir des avancées en matière institutionnelles. On pense qu’un accord serait possible sur la loi de financement. C’est ce lundi que l’on saura ce qu’en pensent les partis flamands.

 

C’est le moment que choisi l’homme qui a inventé l’expression « les francophones ne sont demandeurs de rien » pour proposer – en vue d’un échec des négociations - de revenir à la vieille doctrine belgicaine : « sacrifier l’institutionnel pour le socioéconomique ». Quel meilleur moyen de maintenir la Wallonie dans un état de colonisation.

 

C'est qu'on ne le dira jamais assez, la Wallonie est une colonie de la Belgique. Les « francophonistes » veulent maintenir cet état. Il faut les combattre.

Je suis assez d’accord avec ce billet de José Fontaine.

Repost 0
Published by Claude Thayse - dans Réflexions
commenter cet article
25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 05:48

Au moment le « conciliateur royal » soumet ses réflexions (qu’il estime équilibrées) aux négociateurs pour l’éventuelle formation d’un gouvernement fédéral, il est bon de rappeler qu’il n’y a pas qu’au fédéral qu’il y a des choses importantes à changer. Réunis lundi soir à Charleroi, des militants wallons ont confronté leurs points de vue.  Voici la résolution proposée en fin de débats.

 

« La Wallonie par choix, non par défaut »

 

Nous, citoyennes et citoyens de Wallonie, issus du monde politique, économique, syndical, culturel et associatif, militants du Mouvement wallon et acteurs de notre société dans sa diversité, réunis ce 22 novembre20 10 à Charleroi, à titre individuel ou comme représentants de divers groupements, voulons faire entendre notre voix dans le débat institutionnel actuel qui influencera directement l'avenir de notre Région. A cette fin, nous avons adopté la présente Déclaration qui réaffirme les principes fondamentaux sur lesquels nous voulons construire l'avenir de la Wallonie:

 

§ 1 er Partant des constats que: 

1) La posture politique de n'être « demandeur de rien» a été néfaste aux intérêts des Wallonnes et des Wallons. Elle a même nourri, en Flandre, une forte frustration qui s'est traduite par l'émergence d'un puissant courant nationaliste: celui-ci accule les négociateurs fran9ophones à une grande réforme de l'Etat: ceux-ci n'y adhèrent que forcés et contraints, par reculades successives et sans grande préparation. Cela, c'est s'occuper de la Wallonie - et de Bruxelles - par soustraction, par dépit, la peur au ventre, par défaut d'une vie commune devenue bien difficile.

Nous plaidons, au contraire, pour un sursaut de fierté, pour la volonté d'assumer un choix: celui d'assumer notre destin, celui de rendre une ambition pour notre Wallonie, pour notre Région, seul cadre de référence à la fois comme élément d'identification et comme moteur d'une stratégie de développement.

 

2) L'institution communautaire francophone, basée sur une simple appartenance linguistique, est porteuse d'enfermement et de repli identitaires. Incapable de répondre aux aspirations des populations qui la composent, elle ne sera jamais à même de déclencher une mobilisation citoyenne capable de générer un «vouloir vivre ensemble ».

 

3) Rien n'émergera de la nostalgie de la Belgique de grand papa, où, dans les faits et durant plus d'un siècle, les décisions politiques nationales furent très souvent contraires aux intérêts wallons. Aujourd'hui encore, bien des compétences restées fédérales, sont gérées à l'encontre de nos intérêts: l'armée, le transport ferroviaire, la politique fiscale en sont des exemples récemment exposés dans l'actualité. Le risque d'appauvrissement ne tient-il pas surtout à un attentisme pénalisant, à un report continuel d'initiatives audacieuses au service d'un plan global ambitieux?

 

4) La Wallonie s'est construite sur des valeurs de solidarité et se conçoit autour d'un projet constructif de citoyenneté, davantage que sur un sentiment d'appartenance national.

 

5) Les discussions sur une hypothétique fédération Wallonie-Bruxelles, juridiquement inapplicable, constituent une impasse politique. Ce scénario ne répond pas aux véritables questions que la Wallonie doit affronter.

 

§ 2 Nous estimons que:

1) Il est temps de laisser derrière nous un État belge où deux Communautés se font face, pour mettre les institutions en phase avec la réalité de la population du pays, en permettant l'épanouissement des Régions, chacune avec son identité propre, des institutions cohérentes et la capacité de développer entre elles des coopérations efficaces, car tissées entre des partenaires égaux.

 

2) La demande des dirigeants germanophones de se constituer en une quatrième Région-Communauté doit être soutenue. Elle rejoint notre volonté de voir les Régions responsables intégralement de leur politique culturelle.

§ 3 Nous considérons que:

 

1) La liste des compétences fédérales devra être établie de manière limitative tout en garantissant une fiscalité identique dans l'ensemble du pays et en renforçant la solidarité interpersonnelle (la sécurité sociale) et l'unicité du droit au travail, appréhendés, tous deux, dans un sens large, et ce pour l'ensemble des travailleurs, indépendamment de leur lieu de travail ou de domicile.

S'il advenait, dans le cadre des négociations, que ces principes ne puissent être respectés ou que le prix de leur maintien soit insoutenable (tant financièrement qu'au plan des principes et de leur mise en œuvre concrète), il s'imposerait d'élaborer rapidement une alternative quant à la récupération des moyens, à leur affectation et au mode de contrôle des mécanismes à initier au plan des Régions.

 

2) La solidarité et la complémentarité entre la Wallonie et les autres Régions se matérialisera et se renforcera de manière réellement efficace par une collaboration large de Région à Région, sans impliquer, par définition, le recours à des institutions communes.

 

3) Le transfert complet à la Wallonie de compétences déjà largement régionalisées (mobilité, environnement, énergie, agriculture, santé, etc.) doit être considéré c6mme constituant une évolution logique dans une optique de renforcement de la cohérence et donc de l'efficacité des politiques régionales.

 

4) La tenue, à des moments distincts, des élections fédérales et des élections régionales est l'un des fondements du fédéralisme et doit donc demeurer en vigueur.

 

§ 4 Nous réclamons que:

 

1) Complémentairement au transfert prochain de nombreuses compétences fédérales vers les entités fédérées, soit mise en œuvre une réorganisation approfondie du paysage institutionnel francophone en consacrant la maîtrise et la gestion par les Régions, et donc par la Wallonie et par Bruxelles, des compétences culturelles au sens large à savoir l'enseignement, la recherche, la politique culturelle et sportive et les médias ; compétences essentielles pour relever les défis du redéveloppement global et durable spécifique à chaque Région.

 

2) Tout transfert de compétences s'accompagne des moyens financiers et humains requis, ils ne peuvent conduire à l'appauvrissement direct ou indirect des citoyens d'une ou de plusieurs Régions.

 

§ 5 Nous appelons :

 

1) Au lancement sans plus attendre d'un débat sur un projet politique mobilisateur pour la Wallonie, facteur indispensable à un développement cohérent intégrant les dimensions économiques, sociales, environnementales, éducatives, sportives et culturelles.

 

 

2) A ce que ce projet soit d'ores et déjà débattu au sein de toutes les institutions, organes, associations constituant la société civile wallonne dans toute sa complexité et sa diversité et ce dans le respect de nos valeurs de liberté, de solidarité et d'ouverture à l'Europe et au monde.

 

Nous, citoyennes et citoyens de Wallonie, issus des mondes politique, économique, social, culturel et associatif, militants wallons et acteurs de notre société dans sa diversité, prenons l'engagement, chacun à notre niveau de responsabilité, tant du point de vue personnel que collectif, de faire le choix de la Wallonie et de prendre part activement à toute réflexion ou action sur son avenir.

 

Fait à Charleroi, le 22 novembre 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Claude Thayse - dans Actualité
commenter cet article
23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 04:06

Matthias E. Storme, juriste, professeur de droit à l’U. Antwerpen la K.U.L. (Il y enseigne le droit civil, la procédure civile, le droit comparé et européen) et « orangiste » a publié récemment un texte intéressant sur son blog. Il y apporte un éclairage peu conforme à ce qu’on entend généralement en matière de devenir des ex entités belges en cas de scission de l’Etat. Sa proposition aurait l’avantage pour la Flandre d’éviter les obstacles régulièrement cités en matière de reconnaissance internationale.

 

Evidemment, je ne partage pas - mais alors, pas du tout et pour cause -  l’extension qu’il fait de sa proposition à la Wallonie !

 

Voici son texte :

 

Un Plan “N” pour la Flandre (et Bruxelles).

 

Un des moyens de chantage régulièrement invoqués ces derniers mois contre les partisans d’une sécession de la Flandre consiste à dire qu’une Flandre qui se séparerait de la Belgique serait automatiquement en dehors de l’Union Européenne et que, si elle voudrait en faire partie et bénéficier de ses atouts, devrait demander son admission comme état-membre, sous-entendu que les francophones te leurs alliés seraient bien en mesure de créer des conditions draconiennes à une telle accession.

 

En premier lieu, cette thèse implique que ce qui resterait de la Belgique resterait aussi automatiquement en tant que tel état membre de l’Union, mais oublie un peu vite que celui qui hérite la Belgique, hérite ses dettes et sera tenu à la dette entière de la Belgique. En plus, certains juristes font une distinction très spécieuse entre une sécession et une dissolution de la Belgique. Je n’entre pas dans ce débat pour le moment, par ce qu’il y a une autre possibilité très intéressante pour la Flandre de se libérer de ce chantage, un Plan “N”.

 

Le fondement de ce Plan “N” se trouve dans l’article 355 alinéa 3 du TFUE (Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne) combiné avec le Statuut voor het Koninkrijk der nederlanden (Statut du Royaume des Pays-Bas) (1). Ce Statut a été créé par une loi du 28 octobre 1954, modifié plusieurs fois depuis lors, et est reconnu dans les Traités européens.

 

Ce Statut des Pays-Bas (au pluriel) règle les relations entre les pays “Nederland” - au singulier -, Aruba, Curaçao et Sint-Maarten en tant que quatre pays qui ont convenu de mener une politique étrangère commune et de maintenir une défense commune et une nationalité commune (Nederlanderschap) et de former un royaume sous la maison d’Orange. D’autres matières peuvent être déléguées de commun accord aux institutions communes du royaume (art. 3 du Statut). En d’autres mots, il s’agit d’une confédération entre Nederland et 3 pays plus petits.

 

La Flandre pourrait également accéder en tant que pays à ce Statut du royaume des Pays-Bas (au pluriel) en gardant toutes les compétences sauf celles qui viennent d’être nommées. On devrait fusionner notre armée avec celle des Pays-Bas et les relations étrangères seraient transférées aux institutions communes du royaume. Et on pourrait bénéficier de notre nationalité naturelle, la néerlandaise.

 

Une telle accession mettrait directement fin au chantage “Union européenne”. La Flandre continuerait à faire partie intégrante de l’Union européenne en tant que territoire européen faisant partie de la confédération des Pays-Bas. Le statut de Flandre ne se réduirait non plus à celui d’Aruba, Curaçao et Sint-Maarten. Ces 3 pays sont membres associés de l’Union européenne en tant que “pays d’outremer” (2), statut par lequel ils font partie du Marché commun mais ne sont pas soumis au droit de l’Union européenne dans tout ses aspects. Puisque la Flandre est un territoire européen et non pas un territoire d’outremer, l’article 355 alinéa 3 du TFUE serait applicable. Cet alinéa dispose que “Les dispositions des traités s'appliquent aux territoires européens dont un État membre assume les relations extérieures”.

 

Cette solution est également attrayante pour les Pays-Bas: le royaume aurait 6 millions de citoyens supplémentaires et la moitié de son potentiel économique en plus. Le royaume rapprocherait les grands pays auxquels il aimerait être un peu plus égal. Si une majorité des Néerlandais n’exclue même pas une union complète, cette solution intermédiaire trouverait certainement suffisamment de soutien au Nord.

 

En plus, ce Plan “N” ne serait pas seulement intéressant pour la Flandre, mais également pour Bruxelles. Bruxelles pourrait accéder au Royaume des Pays-Bas en tant que pays à part entier (et non seulement région à part entière) sans déléguer plus de compétences que celles susnommées, sans faire partie de la Flandre, et ayant sa propre voix dans le Royaume. Et une telle accession ne changerait pas le statut linguistique.

 

Il serait d’ailleurs même pour la Wallonie une bonne idée de réfléchir à une accession au royaume, en tant que pays à part entier évidemment.

 

Est-ce le scénario idéal pour la Flandre ? Pas à tout les égards, p.ex. par ce que cela ne nous donne pas une voix séparée aux délibérations européennes; cela exige en effet une révision des Traités. Mais au moins cette solution nous immunise contre le chantage “franco-belge”.

 

(1) http://wetten.overheid.nl/BWBR0002154, ou http://nl.wikisource.org/wiki/Statuut_voor_het_Koninkrijk_der_Nederlanden

(2) http://europa.eu/legislation_summaries/development/overseas_countries_territories/index_nl.htm

 

 

Texte original : http://vlaamseconservatieven.blogspot.com/2010/11/een-plan-n-voor-vlaanderen-en-brussel.html

Repost 0
Published by Claude Thayse - dans Invités
commenter cet article
22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 06:30

On savait Ivan De Vadder un peu… tiède dans son engagement pour l’autonomie flamande. L’émission de la VRT sur la possibilité d’un plan « B » (la scission de la Belgique) montre que l’unitarisme n’est pas encore tout à fait mort à la VRT. Ou plutôt – mais on le savait - que tous les Flamands ne sont évidement pas sur la même longueur d’onde. 

  

Les « experts » invités – tous Flamands, même le « francophone » de service - ont joué le jeu comme le sifflaient les recommandations du groupe de la Warande. Globalement, leur message : « réalisable, mais pas réaliste et coûteux », comme l’ont compris les journalistes politiques de la presse francophone, conforte les tenants d’un statut quo qui pourrait se résumer pr on garde l’Etat belge, avec un Etat flamand qui dicte sa loi puisqu’il est « le plus riche », un Etat « pauvre », la Wallonie et un condominium géré par les deux premiers, Bruxelles. 

  

Bravo ! C’est très bien joué de la part des Flamands. Message clair pour leur Peuple : « pourquoi aller à la scission puisque de toute façon, nous avons tout, nous contrôlons tout ».

Ils ont ainsi mis en difficulté la N-VA, le parti démocratique le plus radical et finalement le plus honnête dans son message, et permis aux partis traditionnels de reprendre pied sur le terrain médiatique où leur traditionnelle hypocrisie (enfin, soyons politiquement correct, leur stratégie traditionnelle de conquête) fait merveille auprès des négociateurs de l’autre camp. 

  

Cette émission est un véritable coup monté. La preuve, sans prendre le moindre recul, tout ce qui s’exprime à Bruxelles comme « presse nationale » (et en Wallonie, mais que nous reste-t-il comme presse ?) ou comme commentateurs politiques s'engouffre dans la brèche pour souligner que le plan « B » a du « plomb dans l'aile ». Le meilleur en la matière – mais est-ce étonnant ? – étant Olivier Deleuze (Ecolo) qui estimait que l’explication télévisuelle d’hier est de nature à mettre de l’huile dans les rouages du dialogue communautaire… Je suppose que maintenant que l’on constate que ces braves gens ne méritent pas les reproches que nous leur faisons, ils vont vite aboutir à un « compromis satisfaisant toutes les parties »... comme on dit après chaque négociation… Une paix des braves. Flamande, évidemment. C’est qu’il faut « sauver la Belgique ». 

  

Pourtant, le feuilleton des négociations qui n'aboutissent pas tant les points de vue sont éloignés, l’extraordinaire volatilité de la situation politique, ce long psychodrame est un cruel aveu de faillite, de totale impuissance. Le marasme politique comme celui dans lequel nous vivons est une preuve de l'inexistence de toute nation belge.

L'Etat belge que nous avons connus et voulu réformer est voué à disparaître dans l’immense fossé qui sépare deux communautés antagonistes développant chacune une vision du monde spécifique. Et si pas à disparaître, à coller à la vision claire de la majorité « réaliste » flamande puisque si nos négociateurs ont abandonné leur incohérence stratégique en n’étant demandeurs de rien, ils n’ont pas pour autant un projet sérieux et crédible tant pour Bruxelles que pour la Wallonie, et surtout pas pour la Wallonie puisqu’ils restent englués dans la vision communautariste imposée par la Flandre et ce FDF ethnique à la stratégie tellement toxique pour l’existence de la Wallonie qu’ils suivent pourtant aveuglément. 

  

Il est aussi tout à fait extraordinaire de constater que la disparition de l'Etat belge soit si régulièrement évoquée. Aucune nation digne de ce nom ne mettrait ainsi en discussion l'éventualité de sa propre disparition. Imagine-t-on une émission examinant les possibilités de scinder l'Etat allemand ou l’Etat français, pour expliquer ensuite que ce serait difficile, couteux et que tout le monde y perdrait ?  Même des états, pourtant menacés, comme l’Espagne ou la Grande Bretagne n’y pensent même pas. 

  

On sait aussi que le… euh… conciliateur ( ?) peine à établir une liste de point communs entre les négociateurs. Imagine-t-on combien de nouvelles élections, alors que le gouvernement fédéral est toujours en affaires courantes, seraient en tant que tel un séisme politique tout à fait inédit.

 

J’espère que l’assemblée-débat qui se tiendra ce soir à Charleroi permettra vraiment « d’explorer les voies d’un Avenir wallon relié désormais aux choix conscients, positifs et solidaires, des citoyens, pour la Wallonie, et non plus aux simples enchaînements de contrecoups aléatoires liés aux pilotages de systèmes qui lui sont largement indifférents ou étrangers » comme l’annoncent les organisateurs.   

Ce serait un progrès énorme. Au-delà des analyses orientées ou théoriques, le politique doit reprendre sa place.

 

Irréaliste, difficile, couteux, impossible ? Ne sont pas les mots d‘une vision positive. Ils ne balisent pas un projet mobilisateur.

 

En 1789, en 1830, ils ne savaient pas non plus que ce serait difficile et couteux, pourtant, je suis certain que les mêmes augures ont du leur tenir un même langage que ceux d’aujourd’hui, avec les mêmes arguments. Et pourtant... La réunification allemande était aussi irréaliste et difficile pour les mêmes raisons...… 

  

Rappelons-nous aussi les paroles de Churchill à propos de ceux qui ont arrêté la puissante machine nazie : « ils ne savaient pas que c’était impossible, et ils l’ont fait. Et si l'avenir de la Wallonie ne demandait que cinq minutes de courage politique ?

Repost 0
Published by Claude Thayse - dans Actualité
commenter cet article

« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

Recherche

Réunioniste

Pour la réunion à la France Mon action se base sur les Valeurs républicaines,
les déclarations des Droits de l'Homme et du Citoyen
1789 & 1793

La République indivisible, laïque, démocratique et sociale

Dans Le Rétro...

Pour y réfléchir

Vidéos

- Participation à Controverses (RTL) sur BHV…
- Message improvisé pour les législatives de 2007
- Interview sur TV-Com
- Chirac, une certaine idée de la France
- Mes pubs préférées sur le rugby
- Gendebien, un avis...
- L'identité wallonne est-elle incompatible avec l'identité française ?
- Religions, Neutralité ou laïcité de l'Etat
- "Bye bye Belgium"
- "Enregistrement, Evaluation et Autorisation des substances CHimiques" : Qu'en penser ?
- Attention à la publicité !
- Le Club du Net : Karl Zero et Dupont-Aignan
- Magnifique leçon de civisme d'Elisabeth Badinter.
- François Mitterrand

Textes

- Le vrai visage des Français
- Bicentenaire de la réunion de Mulhouse à la République
- La loi d'unanimité et de contagion
- L'heure décisive approche pour les Bruxellois
- Appel à la France, à tous les francophones :  pour une action mondiale pour le français et la Francophonie
- Les réformes des régimes de retraites - Comparons la Belgique et la France
- Un peu de tout... mais des infos utiles
- Du 24/10/62 au 24/10/63, pour comprendre les dessous d'une évolution institutionnelle (CRISP)
- Une histoire de la Wallonie (Institut Jules Destrée)
- Les pouvoirs en Wallonie et environs, mode d'emploi (Crisp)
- Wallons et Bruxellois francophones, pour en finir avec le syndrome de Stockholm !
- ISF - Impôt de solidarité sur la fortune, de quoi s’agit-il ?
 
- Aux origines de la frontière linguistique 
-
La Wallonie sauvera-t-elle l'Europe ? 

Autres sujets ?


Merci à
FreeFind !

Sur Le Feu...