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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 18:23
La presse fait grand cas d’une interview de deux universitaires de l’UCL : Isabelle Thomas, géographe et Jacques-François Thisse, économiste dont les premières conclusions concernant une étude des relations entre Bruxelles et la Wallonie ont été publiées sous le titre « Bruxelles et Wallonie : une lecture en termes de géographie et d’économie urbaines » «en octobre 2006.
 
La question sous-jacente à leur étude était : « Dans quelle mesure le découpage administratif et politique de la Belgique correspond-il à sa réalité économique et urbaine ? ». La réponse ne pouvait bien entendu qu’être négative, avec d’inévitables nuances.
 
Il est bien connu que l’activité économique se développe autour des grandes métropoles (*) qui cherchent à accroître leur rayonnement international, en s'appuyant sur leurs filières d'excellence dans l'industrie, la recherche, l'enseignement supérieur, etc… et que, pour la Wallonie, ces métropoles sont toutes situées en dehors de son territoire. Pour des raisons historiques d’hyper-centralisation politico-économique à Bruxelles et pour des raisons politico-volontaires de laisser-aller économique liées à cette centralisation bruxelloise et de favoritisme nationaliste de développement de la Flandre, l’axe Liège-Charleroi a été abandonné par l’Etat belge.
Les deux auteurs le constatent implicitement en mettant en avant la densité du maillage urbain entre les différentes villes en Flandre et sa pauvreté en Wallonie. Cette dernière n’étant pas maillée puisque reposant presque exclusivement sur le seul sillon Sambre et Meuse avec des liaisons passant obligatoirement par Bruxelles. Il suffisait de regarder une carte autoroutière ou ferroviaire pour s’en rendre compte…
 
Je suis d’accord avec eux quand ils disent que « les gouvernements wallons n’ont jamais élaboré un projet politique et économique clair, reposant sur des choix stratégiques précis qui résulteraient eux-mêmes d’une véritable analyse de la situation de la Wallonie au niveau international. La méconnaissance – voire le rejet chez certains -de l’économie de marché a empêché l’élaboration d’un programme de développement crédible et le choix d’outils efficaces, ce qu’a pourtant fait la Communauté flamande en dépit de divergences réelles parmi ses responsables. » Ou que : « Les (dirigeants !) Wallons doivent se débarrasser de nombreuses habitudes déplorables et mener des politiques proactives. Celles-ci doivent reposer sur une analyse serrée de la réalité et non sur des chimères (Ici je mettrais en premier la chimère de l’existence de la Belgique unie !), pour être ensuite évaluées selon des méthodes et procédures sérieuses. » Nous ne disons rien d’autre. Il suffit de voir ce qui a été fait dans les Région Nord-Pas-de Calais, Loraine ou Champagne-Ardenne toutes proches.
Certes, nous ne possédons plus de ville pouvant faire actuellement effet de métropole interne. Mais il y en a d’autres que Bruxelles et Luxembourg citées dans l’étude et aussi proches (Lille, Valenciennes ou encore Maëstricht). Sans compter que Si Liège ou les villes du Hainaut sont en difficulté, elles ont un potentiel urbain et scientifique certain propice à un redéveloppement.
Là où je ne les rejoins pas non plus; évidemment, c’est dans leur analyse restrictive des conséquences d’une évolution institutionnelle du pays. Certes, ils ont raison de dire qu’il y a peu de chance que la Flandre renonce rationnellement à Bruxelles, tout en ajoutant qu’elle pourrait économiquement le faire. (Ce qui rejoint les conclusions du Groupe de la Warande et de nombreux décideurs flamands). Ils ont également raison de mettre en avant les aspects catastrophiques d’un repli régionaliste wallon et l’absence d’une identité forte et militante. Mais je leur reproche de n’envisager qu’une seule possibilité à l’exclusion de toute autre : le partenariat entre Bruxelles et la Wallonie. Et même une sorte de fusion (des exécutifs en tous cas, avec, ils le sous-entendent, une absorption de communes du Brabant wallon par Bruxelles, rien de moins - On croirait lire le programme du FDF !) avec le départ des Institutions et administrations de Namur vers Bruxelles… Comme si il n’y avait de solutions possibles ou envisageables que dans le cadre belge !
Les deux auteurs espérant par là donner un « gain politique à Bruxelles (où –reconnaissent-ils – la majorité francophone ne survivrait pas dans un environnement flamand) et un gain économique à la Wallonie »… Malgré le fait que « les espaces découpés ne se laisseraient pas facilement faire » puisqu’ils ne correspondent pas à une réalité socio-économique, mais surtout culturelle profonde.
 
Conclusion, comme je l’ai déjà écrit, il ne faut pas confondre Hinterland (ou zone d’attraction économique) économique et découpage politique. Et faire coïncider les deux sans tenir compte de l’histoire, la culture, les différences d’environnement sociologiques, etc… Que se soit pour des raisons politiques ou économiques. On l’a vu avec l’éclatement des anciens pays du « bloc de l’Est » (Tchécoslovaquie, Yougoslavie) ou à contrario par la réunification allemande. Les peuples ne se laissent pas faire très longtemps. (177 ans de Belgique, c’est donc un record !)
 
(*) Lire à ce propos :Jean-Claude BURY - Conseil économique et social : Paris; Journaux officiels;2003;262 pages (Journal officiel de la République française, avis et rapports du Conseil économique et social)
« Le développement de quelques grandes métropoles de taille européenne représente un enjeu essentiel pour l'attractivité et la structuration de notre territoire. Pour inscrire la France dans cette dynamique mondiale de métropolisation, le Conseil économique et social propose cinq axes d'action : maîtriser l'urbanisation, assurer une bonne gouvernance métropolitaine, renouveler le partenariat avec les régions, privilégier la contractualisation avec l'Etat et permettre l'émergence de métropoles transfrontalières. »
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Published by Claude Thayse - dans Carnet de campagne
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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 06:35
Sur le forum de « La Libre » consacré aux élections présidentielles, les « bons belges » se déchaînent. Tous les poncifs y passent ! Le délit de xénophobie étant compris dans un sens restrictif en Belgique (On peut y dire tout le mal qu’on veut des Wallons et des Français sans que ça ne porte à conséquence), on y lit donc un peu de tout.
 
Les Français ont, au contraire de ce qu’on trouve dans ce défouloir, beaucoup de suite dans les idées. Ils savent très bien ce qu'ils veulent. Le peuple cherche une voie de sortie. La mise en avant de divers thèmes « nationaux » n’est perçue que comme un écran de fumée. Le peuple sait qu'il ne « s'apprête pas à voter pour un européiste », mais qu'il n’a plus vraiment le choix.  C’est qu'en effet la classe politique y est en grande partie (mais beaucoup moins que chez nous !) droguée à l'Europe, à la pensée unique et au mondialisme. Ce qui bloque le système. La complicité des deux grands partis, dispensateurs de prébendes et de postes, qui tient les maires et les notables par chantage a ainsi provoqué par l’obstacle du parrainage l’élimination de Dupont-Aignan… (Sinon, comment expliquer la facilité avec laquelle des inconnus, sans danger pour les candidats « oui-ouistes », ont eux obtenu leurs signatures ?)
Le futur élu ne doit pas se faire d'illusions : il ou elle, ne le sera que par défaut.
Et si ensuite les Français descendent dans la rue, ce ne sera pas une preuve de leur incohérence, mais au contraire, de leur très grande cohérence !
 
De plus, comme pour toute campagne électorale, les candidats (et ils sont inexcusables) mettent l’accent sur ce qui va (ou pourrait) aller mal. Aggravant le sentiment de morosité artificiellement entretenu. Et tout ça est évidemment repris avec gourmandise par nos médias qui s’en repaissent pour faire de la France un repoussoir. Or, à l’inverse de la situation à laquelle nous ont menée nos politiques en Wallonie et à Bruxelles, la France possède des ressources importantes.
Vous ne le pensez pas ? Penchez-vous sur le récent rapport du député Jacques Myard sur la Politique industrielle européenne, téléchargeable gratuitement.(*)
(*) lire aussi : Refonder la politique industrielle par Jacques Myard, Le Monde, 14 mars 2007
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Published by Claude Thayse - dans Coup de gueule
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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 06:00
Comme pour mettre un bémol à l’opération barnumesque : «  Belge est notre nom, Flamand et Wallon sont nos prénoms », on sait que les bourgmestres (maires) de 25 communes ont déjà annoncé qu'elles boycotteront les élections si l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde n'était pas scindé. Depuis, la commune de Hulshout, en province d'Anvers les a rejoint. Boule de neige ?
Un "groupe de travail BHV" a lancé, hier, un appel à l'insubordination. Le groupe demande aux citoyens d'aller voter, mais de refuser de siéger dans un bureau de vote ou un bureau de dépouillement. Il promet une aide juridique à ceux qui suivront son appel, il a déjà constitué un fonds afin de payer les éventuelles amendes des futurs insubordonnés et a ouvert une pétition sur Internet qui affichait hier midi déjà plus de 500 inscriptions. A noter que les six communes à facilités (plus Biévène) ne prendraient pas part à « l'appel à l'insubordination ».
Ces bourgmestres sont ils pour autant des inciviques, ou en fonction de leur convictions politiques nationalistes (germaniques) appliquent-ils la maxime de Robespierre (*) : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple le plus sacré et le plus indispensable des devoirs » ?
 
On peut se le demander. En tous cas, la campagne commence en Flandre. Chez nous, il n’y a rien à voir. Nos « ténors » politiques cherchent encore et toujours à rassurer à la manière de Labiche (**) croyant « qu’il y a des circonstances où le mensonge est le plus saint des devoirs ».  Comme Pétain…
 
(*) ROBESPIERRE (Maximilien Marie Isidore de), homme politique français (1758-1794)
Source : Discours, entretiens et autres sources
 
(**) LABICHE (Eugène), auteur dramatique français (1815-1888)
Source : Les Vivacités du capitaine Tic
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Published by Claude Thayse - dans Carnet de campagne
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12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 06:48
1. Vu sur le site de l'Union des Français de l'Etranger  et pour ceux qui hésitent encore, qui font partie des quelques 30% d’indécis à ce jour, voici un petit test politique (*) qui peut peut-être faire la différence.
 
Vous pourrez y comparer vos réponses avec celles des candidats.
Voici mon degré d'affinité avec les candidats (nombre de réponses communes)
1. Ségolène Royal
2. José Bové
3. Marie-Georges Buffet
4. Olivier Besancenot
5. Arlette Laguiller
6. Philippe de Villiers
7. Dominique voynet
8. Gérard Schivardi
9. François Bayrou
10. Frederic Nihous
11. Jean-marie Le Pen (ouf, il est très loin !)
12. Nicolas Sarkozi
 
Si j'en crois ce test, je serais clairement à gauche !
 
  
2. Le Politest, (**) qui a été également imaginé par un groupe d'anciens étudiants de Sciences Po, passionnés par le débat politique et inquiets du niveau de l'abstention. 
En analysant ce qui fait qu'on se sent plus proche d'une tendance que d'une autre, ils ont élaboré une grille d'analyse des positionnements politiques qui permet de distinguer la droite et la gauche, ainsi que la plupart des partis.
   
Voici mes résultats à ce deuxième test : Je me situe au centre gauche. Mais... aucun parti ne correspond exactement à mes opinions !
Cependant, voici les partis dont je serais le plus proche (dans l'ordre) :
  
1. le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement, mais j'accorderais moins d'importance au rôle de l'Etat dans le domaine économique et social.
2. l'UDF, mais je ne partage pas toujours les mêmes opinions sur les questions liées à l'évolution des moeurs.    
3. le Parti Socialiste (l'aile droite du Parti Socialiste), mais je ne partage pas toujours les mêmes opinions sur les questions économiques ou sociales, ni sur l'importance de la responsabilité personnelle des gens.
4. l'UMP (tendance centriste), mais je ne partage pas toujours les mêmes opinions sur les questions liées à l'évolution des moeurs.
  
   
Et vous ?
 
A prendre avec beaucoup de recul évidemment...
 
(*) Ce test est une production de Sciences-Po
(**) C'est l'un d'eux, Laurent CALD, qui a conçu, à partir de cette grille d'analyse, le test en 12 questions qui permet de vous positionner politiquement.
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Published by Claude Thayse - dans Clin d'oeil
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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 07:02
L'autisme est un trouble envahissant du développement qui est caractérisé par des altérations graves du développement dans les trois domaines suivants :
1.Communication verbale et non verbale
2. Interactions sociales
3. Comportements, intérêts et activités qui sont restreints et stéréotypés.
Cette "triade autistique" apparaît avant l'âge de 3 ans.
 
Il est scandaleux qu'aujourd'hui encore, des personnes autistes ( enfants ou adultes) ne trouvent aucune place dans les structures adaptées à leur problématique. Que ce soit des classes spécialisées, des centres de jour, des services résidentiels, des halte-répit...
 
Les parents tirent obstinément la sonnette d'alarme ! Ce ne sont pas quelques dizaines de places qui manquent mais bien des centaines.
 
Les élections sont proches, ils ont décidé de lancer cette pétition sur l'Internet pour que les dirigeants politiques cessent de faire la sourde oreille. Aidez-les en la signant et en la diffusant autour de vous.
 
Merci pour eux !
 
Pour signer la pétition, cliquez sur ce lien :
http://autisite.skynetblogs.be/
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Published by Parents d'enfants autistes - dans Invités
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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 06:59
Jean-Michel Javaux, le patron d’Ecolo vient de publier un livre (collectif) préfacé par Jacky Morael et présentant un programme de transition vers une « société écologique » (*). Il donne aujourd’hui une interview au journal « La Libre » dans laquelle il dit que : « pour réaliser un vrai changement dans la politique et les comportements, Ecolo est in dispensable car l'engagement environnemental des autres partis est souvent superficiel comme on le voit dans la campagne électorale française et dans les décisions du gouvernement belge au Conseil exceptionnel de Louvain ».
 
Passons sur l’inévitable référence (inévitable, parce qu’il n’y en a pas d’autre pour les Wallons et les Bruxellois francophones) à la société française où tout ne peut (pour eux, évidemment) être que pire qu’ici (Javaux est un des derniers « belgicains ») pour relever ce qu’il y a de pathétique dans cet appel. Si dans le cas de l’extrême droite, les électeurs préfèrent toujours l’original à la copie, il n’en va pas nécessairement de même pour les projets démocratiques. Pour avoir connu, comme jeune citoyen la fin du Rassemblement wallon, je me souviens d’une réflexion que m’a un jour rapportée un ancien député de ce parti aujourd’hui disparu. Après une nouvelle victoire électorale, un de ses adversaire lui a dit : «  maintenant, nous avons compris, la prochaine fois, nous serons plus fédéralistes que vous ». Et de fait, tous les partis de pouvoir (les mêmes qu’aujourd’hui, malgré leur changement de nom) ont tous mis en avant la réforme de l’Etat dans un sens plus fédéraliste. Avec les conséquences que l’on sait. Comme ils n’y étaient favorable qu’en façade, ils se sont engagés dans le processus de réforme de l’Etat à reculons, trop tard, trop mal, sans vision globale et sans avoir conscience de l’urgence. Bref, alors que ceux qui défendaient le principe du fédéralisme, essentiellement issus du Mouvement wallon, voulaient sincèrement sauver la Belgique, on a abouti à l’effet contraire. Rejoints depuis par Ecolo, ces « traditionnels » ne sont pas encore prêts à en tirer les conséquences, n’étant, aujourd’hui pas plus ni moins qu’il y a 30 ou 40 ans, « demandeurs de rien ». Qu'en sera-t-il demain de la récupération du message environnemental ?
 
Il se déclare optimiste : « on est à un moment important dans la prise de conscience du défi climatique. Comme en 1999, même s'il n'y a pas de (fausse) véritable crise comme celle de la dioxine ».
Je précise « fausse » parce qu’à ma connaissance, la dioxine n’a jamais donné que de l’acné. Cette crise est typique de nos sociétés qui sont guidées par des émotions parce qu’elles ne sont plus confrontées à de grands défis depuis longtemps (ou parce qu’elles ne veulent pas le savoir, la peur est une émotion…). La dernière guerre est loin, la menace communiste a disparu. Le moindre fait divers fait la une des journaux pendant plusieurs semaines. Jean-Jacques Jespers, ancien présentateur du JT de la RTB(f) a dit un jour que « l’émocratie » remplace de plus en plus la démocratie. A juste titre et avec comme risque d’en arriver à une société où les politiques toujours à l’affut de plaire et donc obligés de suivre l’opinion publique, nous gratifient de réformes censées répondre aux « attentes des gens » aux dépens parfois de toute cohérence. Il faut répondre rapidement à l’émotion collective, quitte à retourner ensuite à ses petites affaires. Espérons qu’il n’en sera pas de même pour le climat...
Mais il est vrai qu’il y a « écologie et écologie politique » comme il y a « musique et musique militaire ». Mais je reconnais être injuste à l'égard des musiciens militaires du fait que je préfère Javaux à Flahaut !

Javaux, en fin politique, utilise parfaitement les ressources du discours basé sur les émotions. Le titre de son livre est assez explicite.
 
A propos d’écologie, qui se rappelle encore que la défense de l’environnement (comme on disait à l’époque) était un point original du programme du Rassemblement wallon ? Bien avant la naissance d'Ecolo.
 
(*) Merci pour vos enfants, Ed. Luc Pire
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Published by Claude Thayse - dans Carnet de campagne
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10 avril 2007 2 10 /04 /avril /2007 19:48
Les élections présidentielles ont relancé le débat sur la TVA sociale. Mais de quoi s’agit-il ? Quelques réflexions…
 
Cette mesure consiste à augmenter la TVA pour financer le système de protection sociale et de la prise en charge de la dépendance par cette taxe, qui touche tout produit commercialisé, plutôt que par un prélèvement sur les salaires, qui pénalise uniquement la production locale. Il ne s’agit donc pas en pratique (et en théorie) d’augmenter les prélèvements obligatoires…
Elle est aussi présentée comme'est un moyen de lutter contre les délocalisations.
 
L'allègement du coût du travail supposé favoriserait la création d'emplois et la compétitivité des entreprises, la taxation supplémentaire à l'importation devant ériger une forme de barrière protectionniste. A l’exemple du Danemark qui applique cette approche. Lorsqu’un produit est exporté chez eux, son prix de revient comprend le financement de notre sécurité sociale, et son prix de vente est ensuite alourdi du poids de la sécurité sociale danoise, qui est inclus dans la TVA danoise…
 
Toute la réflexion vient du fait que le monde a changé. En simplifiant, on peut dire que jusqu’à la fin des années 70, l’économie était contrôlée (et contrôlable) au niveau des pays. La délocalisation des entreprises était extrêmement difficile. Le contrôle des changes rendait quasiment impossible la fuite des capitaux. Le niveau des droits de douanes protégeait des importations. Le marché intérieur était donc assez fermé, et les entreprises étaient toutes soumises aux mêmes charges. Ainsi, la compétition était loyale. Fort logiquement, les gouvernements successifs ont donc pu asseoir le financement de la sécurité sociale et de la politique familiale sur la source de création de richesse : le travail.
Aujourd’hui, l’ouverture des frontières commerciales et financières, la baisse considérable du coût des transports de marchandises, l’évolution des technologies et les progrès des techniques de communication, (la mondialisation pour être clair) ont rendu ce système de financement moins évident.
Pour un grand nombre de biens et de services, le marché est devenu mondial, et cette situation est installée pour longtemps. Le coût du travail est mis en concurrence partout sur la planète. Par rapport à la situation des « 30 glorieuses », les entreprises ont une alternative : quitter le territoire. C’est un changement majeur.
 
Toute charge excessive sur le travail, par rapport aux concurrents, conduit à des délocalisations et par conséquent au chômage, et à la pauvreté. Ce qui diminuera le nombre de citoyens actifs et par conséquent augmentera leurs charges, etc…
Enfin, notre système joue comme un véritable droit de douane à l’envers. Ce qui était négligeable dans l’économie fermée des années 50, car les produits importés y étaient peu nombreux. Ce qui n’est plus le cas dans notre économie ouverte d’aujourd’hui.
 
Sans compter – on nous en parle assez – que du fait de l’allongement de la vie et des progrès du système de santé, la sécurité sociale risque de coûter de plus en plus cher. Pour certains, si on ne change pas le système de financement, les acteurs économiques (artisans, commerçants, sociétés commerciales, entreprises, salariés, agriculteurs, etc…) seront de moins en moins compétitifs, car les charges sociales augmenteront inéluctablement (du simple fait de la réduction de la proportion actifs/inactifs), quelles que soient les économies réalisées par ailleurs sur la sécurité sociale.
 
En pratique, la mise en application de cette « TVA sociale » est bien plus complexe qu'il n'y parait au premier abord. Il s’agit d’un changement majeur, puisque l’introduction de la TVA « sociale », implique que l’impôt sur la consommation deviendrait ainsi préféré à l'impôt sur le revenu.
 
Si actuellement, notre sécurité sociale est financée essentiellement par un prélèvement sur les salaires (et fait supporter le poids collectif sur les seuls travailleurs), ce qui obère leur compétitivité, les partisans de la TVA sociale font remarquer qu’elle est de toute façon payée par les consommateurs.
Que de plus, les cotisations sociales actuelles sont dégressives, ce qui est assez injuste. En proportion des revenus du travail (souvent l’unique source de revenus), un cadre supérieur paye moins qu’un ouvrier. Certes, on a bien essayé, çà et là de corriger un peu les choses. L’ISF français (impôt de solidarité sur la fortune) dont l'importance dans les recettes fiscales est proportionnellement inverse à son poids médiatique est une de ces méthodes.
 
Pour les détracteurs de cette approche au contraire, elle consiste simplement à opérer un basculement des impôts directs progressifs jugés en théorie les plus justes (à condition qu'ils ne donnent pas lieu à de multiples niches fiscales - on sait qu'elles sont malheureusement nombreuses), vers les impôts indirects et proportionnels. En gros, on y retrouve les critiques à la vieille antienne libérale pour laquelle l'impôt ne doit pas être un instrument de redistribution et donc de correction des inégalités. Ils rappellent à l’appui de leur thèse les chiffres publiés par le Conseil économique et social : les 10 % des ménages les plus riches consacrent 3,4 % de leur revenu à la TVA, les 10% des plus pauvres 8,1 %...
 
Il y a donc une grosse difficulté d’application, c’est qu’il ne s'agit pas seulement d'alléger les cotisations patronales mais aussi d'alléger les cotisations salariales, de façon à ce qu'en termes de pouvoir d'achat les salariés s'y retrouvent complètement.
Comment faire, en effet ? Puisque, pour faire simple, comme tous les impôts payés par les entreprises (taxe professionnelle, impôt foncier etc…), les cotisations sont toujours payées (en fin de course) par le consommateur, tout simplement parce qu’elles font partie du prix de revient (de la somme des prix de reviens successifs !) des produits ou des services.
 
Augmenter la TVA n'est pas non plus sans effet sur la consommation, le pouvoir d'achat des ménages et… l'activité économique. Serait-il possible de répercuter la totalité des nouveaux allègements proposés ?
Si ce n’est pas le cas, il en résulterait une hausse des produits des secteurs concernés. Au final, le prix payé augmenterait pour une quantité importante de biens de consommation, ce qui pèserait dans le budget des ménages, déprimerait la consommation et donc la croissance.
 
L'idée d'une TVA à taux zéro sur les produits de première nécessité, déjà proposée en son temps (par Philippe Seguin ?) et protectrice des intérêts des consommateurs à faibles revenus, pourrait peut-être permettre l'instauration d'un système présentant des avantages à bien des égards. La diminution du rendement de la TVA induite par cette mesure serait absorbée par les recettes de TVA sur importations d'une part et les autres rentrées fiscales générées par les effets de la TVA sociale.
 
Mais je ne suis pas économiste et en me basant sur mon bon sens, je dirais qu’avant toute application, il serait prudent de faire des projections et de les vérifier. Un retour en arrière me paraissant impossible. De plus, en fonction des structures de productions de bien et de service de chaque pays, je pense que les résultats ne seront pas les mêmes. Un effet d’échelle doit probablement intervenir aussi.
 
Enfin, un autre risque, c’est que l’augmentation de l’imposition des importations pourrait conduire à davantage de pression dans les pays (pauvres) qui exportent chez nous et qui « compenserait » par une pression salariale et sociale accrue la hausse des prix de leurs produits sur nos marchés. Augmentant les injustices sociales (déjà criantes) dans ces pays pour leur permettre de retrouver leurs avantages compétitifs. Pas simple !
 
Est-ce que ça marche vraiment ?
Entre 1987 et 1989, le Danemark, qui dispose d’un niveau élevé de protection sociale, a pratiquement supprimé les cotisations sociales des employeurs pour les financer par une hausse de 3 % du taux de TVA, porté à 25 %.
Cette réforme n’a pas eu d’effet particulier sur l’inflation, et selon un rapport du Sénat français, elle a contribué aux succès de l’économie danoise qui ont suivis : baisse du taux de chômage à 5,5 %, excédent budgétaire, croissance élevée (+3,4 % en 2005), balance commerciale positive.
 
En Allemagne un mécanisme de TVA sociale a été mis en place récemment par le gouvernement d’Angela Merkel, en faisant passer au 1er janvier 2007 le taux de TVA de 16 % à 19 % pour financer une partie de la protection sociales (la TVA sur les produits alimentaires n'étant, elle, pas modifiée). Bien que le recul soit insuffisant pour jauger des effets sur la compétitivité des entreprises, il ne semble pas produire les effets escomptés rapidement. En revanche on n'a pas observé (jusqu’ici) de signes d’inflation comme certains opposants à la mesure le craignaient…
 
Beaucoup de choses pourraient encore être ajoutées à ce rapide tour du sujet. Y compris les craintes liées à une perte de contrôle par les partenaires sociaux (les syndicats surtout) de la gestion de la Sécurité sociale. (Encore que… en fiscalisant les charges, la Sécurité sociale serait plus difficilement privatisable, non ?)
 
On le voit, les résultats sont difficiles à interpréter. Il y a derrière ce projet un choix de société.
 
Je n’ai pas trouvé (ou alors, toujours partiellement) les arguments des adversaires de droite ou de gauche à cette proposition. Mais voici les arguments en faveur de la TVA sociale en France.

En complément :

La TVA sociale, pourquoi, comment, et après ?
La rapport d'Alain BERNARD ; Conseil général des ponts et chaussées ; Paris ;27 juillet 2007
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6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 06:14

Un ami m'envoie cette citation de Michel Onfray sur les partis politiques...
 
"On le sait, du moins je le sais, un Parti, droite et gauche confondues, c'est une machine à décérébrer, à produire de l'obéissance, à générer des logiques disciplinaires, à renoncer à son intelligence, à suivre, à ne pas penser, à ne plus penser, à marcher au pas, à opiner du chef, à punir les rebelles et à récompenser les abrutis, à sélectionner les godillots, à légitimer les mécanismes aristocratiques, monarchiques, despotiques et mafieux dans la secte. Un Parti, c'est une machine à fabriquer des roitelets et des renards, à promouvoir des loups et des chiens, à célébrer des ânes et des veaux, à magnifier des perroquets et des caméléons, à chevaucher des éléphants, à élever des paons, à trucider des agneaux, à peigner la girafe, à glousser comme un phoque, à charmer des serpents, à avaler des couleuvres, à tripoter des anguilles, à plumer la volaille et à presser le citron... Je m'égare... "


Ceci dit, je le trouve encore bien gentil...

Merci Alain !

Le blog de Michel Onfray

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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 19:28
Un ami m’a envoyé une partie d’une interview de Christian Combaz (*), auteur de « La France mérite mieux que ça » publié début 2005 si mes souvenirs sont bons.
Ce « dérangeur chronique » comme l’avait appelé un critique de « L’Huma » il y a quelques années, y tendait un miroir implacable à la société française. Ce n’est pas neuf, chacun de ses livres se présente ainsi : inconfortable et détonant, refusant la soumission. Une conception radicale et exigeante. Qui ne lui fait pas que des amis.
 
Dans cette interview (je n’ai malheureusement pas la source, mais je la mettrai en ligne dès que possible) Combaz commence fort par s'insurger contre « ce sentiment de semi-nationalité, de sourde frustration est partagé par nombre de ceux qui, nés, élevés Français se sentent expropriés, chassés de leur maison commune, de leur passé, de leur bercail par l'évolution de leur pays vers le statut de vague zone géographique peuplée de communauté américanophiles où les individus deviennent interchangeables et les cultures locales tolérables à condition de se faire oublier ».
 
Il dénonce le massacre de la langue française, orchestré par des « élites »incultes – « les fourriers du crétinisme culturo-administratif », l'abandon de l'Etat-nation au nom d'un libéralisme au service de la consommation… Bref de cette certaine France – que l’on ne reconnaît pas – qui a honte d'être elle-même, rejette son passé et ses racines. L'idée dominante étant «qu'on se guérit de ses origines par le métissage et la planétarisation ». Un (im)pertinent tour d'horizon des maux.
 
A une époque où la question de « l’identité » pose question, on comprend que pour lui, cette question de l’identité est centrale. Se définissant comme « né en Algérie, de mère corse et de père savoyard », c’est un peu pour lui la définition même de la France, celle d’un pays qui s’est construit sur la réalité de ses identités régionales, sur ses terroirs, et non pas sur l’abstraction d’une idée, et même d’une idéologie, celle de l’égalité niveleuse et uniformisante. Celle-ci étant, en effet, arrivée bien après cette extraordinaire volonté de vivre ensemble des Français.
 
Pour Christian Combaz, à bien des égards l’équilibre d’un individu ou d’un groupe dépend étroitement de la perception de ses origines, ou à défaut de ses références parce qu’elle permet de tracer un portrait de soi-même dans la durée et dans le sens. L’histoire n’est rien d’autre que cela. On n’est nullement obligé de rejoindre le magma humain, malléable à merci. « La civilisation est faite de citadelles qui résistent. La barbarie est du côté des hordes qui déferlent ».
Il récuse la philosophie marxiste et la mystique internationaliste qui essaient depuis un siècle et demi d’avoir raison du passé, et de l’individu, en faisant croire que l’identité des peuples dégénère, obligatoirement, en nationalisme combattant. (**)
Il affirme, à propos de la France, que l’identité d’un pays quand elle ménagée par ses voisins et les superstructures continentales n’a pas besoin de hausser le ton. Elle ne donne pas dans le nationalisme parce qu’elle est reconnue.
Nous en savons quelque chose… Tout le combat identitaire flamand est ainsi expliqué en quelques mots.
 
Or, il observe que l’humanité idéale qu’on essaie de nous infliger, c’est le contraire : les différences sont amoindries, par conséquence, elles deviennent suspectes, les rôles sont interchangeables. Du coup, on cherche à gagner la préférence du groupe, en se conformant à une image moyenne, citoyenne du bon élément. Cette attitude permanente fait, de chacun, le rival de chacun. Et de surcroît dans la médiocrité. Les immigrants se communautarisent. C’est la différence d’effet entre l’identité pleinement vécue, forte (fière !), tolérante, ouverte et une certaine « identité nationale », prémices du nationalisme identitaire.
 
Ceci dit, je ne le rejoins pas sur tous ses propos, je le trouve exagérément pessimiste quand aux velléités de séparation de la Corse, de la Bretagne ou de la Savoie ; de guerre civile dans les anciennes colonies ou encore du reniement par les élites les élites du passé chrétien de la France pour ne pas déplaire à la Turquie annoncés dans l’essai cité plus haut.
 
Heureusement, dans l’interview, Combaz ne se cantonne pas à un registre négatif et garde la foi en la vocation de la France : « opposer l'universalisme français à l'internationale, voilà notre créneau » !
 
Il fallait du courage pour oser énoncer avec un tel aplomb ce que beaucoup pensent. 
Ceci dit, il faut savoir de quoi on parle, on ne le répétera jamais assez. L'historien Ernest Renan avait défini la nation comme "une âme" constituée de deux éléments : l'un, qui trouve son ancrage dans le passé, est "la possession d'un riche legs de souvenirs", l'autre, qui se vit au présent et s'ouvre vers l'avenir, est la volonté des citoyens de construire ensemble leur vie en commun. En privilégiant ce "vouloir vivre" choisi par rapport à toute tentation ethnique, Renan opposait la vision française de la nation à la conception quasi-raciale du peuple (Volk) dans la tradition allemande.
L'identité nationale, "principe spirituel", est ainsi fondée sur une histoire commune et sur un ensemble de valeurs venant, les unes d'un christianisme sécularisé, les autres de l'ère des Lumières et de la pensée révolutionnaire relative aux droits de l'homme, au principe d'égalité, à la langue française, à l'école laïque et à l'idée que l'Etat est responsable de l'intérêt général et assure la mise en oeuvre des principes républicains.
Cette vision française de l'identité nationale, qui transcende les considérations de race, de couleur, d'origine ou de religion, se trouve aujourd'hui remise en cause. La crise d'identité que traverse la France se nourrit de la conjonction de plusieurs phénomènes : la mondialisation génératrice d'incertitudes, l'Union européenne qui limite les marges de manoeuvre des décideurs nationaux, la réduction incontestable de l'influence de la France dans le monde, face au rôle dominant des Etats-Unis et à la montée des puissantes émergentes d'Asie. A un point tel que l'idée même de nation est parfois tournée en dérision par des intellectuels qui estiment que le monde est entré dans l'ère "post-nationale". Pour certains, l'identité nationale doit être supplantée par une identité européenne, encore que le sentiment d'appartenance à l'Europe soit faiblement ressenti parmi les populations européennes. A l'image et avec l'appuis sans réserve des politiciens belges qui sont tous partisans du "tout à l'Europe" parce qu'il n'y a jamais eu ici d'identité nationale. Et pour cause !
 
 
(*) Elevé au collège de François Mauriac à Bordeaux, chez les Jésuites de Paris, puis au collège Sainte Croix de Neuilly, qui fut celui de Montherlant. A dix-sept ans, entre en Sorbonne et en Hypohkâgne au lycée Henri IV à Paris. Premiers essais littéraires. Sa famille l'ayant conjuré de reprendre des études il s'inscrit à Sciences-Po où il devient l'élève de Raymond Barre et de Laurent Fabius.
 
(**) A propos de « nationalisme militant », le journal « Metro » de ce 5 avril nous informe que le patronat flamand préférerait De Winter (Vlaams Belang) à Di Rupo comme 1er ministre. Le journal se réfère à une enquête conjointe menée par « De Standaart » et « Trends »…
Sale coup pour ceux qui ont cru en la réalité de l’opération publicitaire conjointe « De Soir  &  Le Standaart » ventant (vendant ?) un retour (lequel ?) à un sentiment national unitaire !
Mon billet : « 
Les "vrais Flamands" sont plus que jamais derrière le Vlaams Belang ! » est plus que jamais d’actualité.
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Published by Claude Thayse - dans Réflexions
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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 19:23
Ce n’est plus une information, tout le monde se découvre un souci aigu pour la protection de l’environnement, même le ministre Flahaut qui n’hésite pas à mobiliser un hélicoptère de la Force aérienne pour aller voir le film d’Al Gore. L’avenir de la planète, ça vaut bien quelques litres de kérosène !
 
En Flandre, les choses changent très vite, la preuve ?
 
Le site du Journal l’Echo nous informait que, d’après Belga, le Bond Beter Leefmilieu se disait content que 127 entreprises très consommatrices en énergie en région flamande aient diminué leurs émissions de CO2 de 1,8 pc entre 2005 et 2006. Moins d’une heure plus tard, la même association environnementale flamande réagissait pour dénoncer une augmentation de 2,5% !
Que s’est-il passé ?
 
1er temps, le cabinet du ministre flamand de l'Environnement Kris Peeters annonce ce « bon résultat » qu’il attribue au plan flamand d'allocation des droits d'émission de CO2.
 
2ème temps, le Bond Beter Leefmilieu réagit positivement soulignant que « les mesures environnementales ne détruiront pas notre économie. Que si les entreprises ont toujours soutenu qu'il serait très difficile de respecter les normes définies par Kyoto, le gouvernement les a suivies dans leurs affirmations. Et que donc la politique climatique actuelle est par conséquent très peu ambitieuse ».  Bref, la Flandre peut faire mieux et elle doit profiter du souci actuel pour l'environnement pour poursuivre son développement ! A l’exemple d’une société installée… en Flandre qui aurait pu limiter ses émissions de CO2 en développant une nouvelle technique de filtre. Et hop, un coup de pub en passant, il n’y a pas de petits profits.
 
3ème temps, l'association environnementale flamande ayant pris (un peu) de recul déclare que « les émissions de CO2 des entreprises flamandes ont en réalité… augmenté de 2,5% en 2006 ». « Cette augmentation (qui serait passée inaperçue…) est compensée par une baisse sensible de la production d'électricité qui n'est pas liée aux efforts des producteurs, mais au fait que la Flandre a importé davantage de l'étranger ».
Concluant que la politique menée en Flandre a porté peu de fruits. La hausse des émissions de CO² est en effet proche de celle de la croissance économique (3%).
 
Vincent Georis le journaliste qui a couvert cette affaire rappelle que la Flandre représente actuellement 62 % des rejets du pays. Après la décision de la Commission européenne de réduire les quotas de pollution autorisés pour la Belgique (voir la carte), ça la fout mal ! Ce qui est intéressant dans cette affaire, c’est de constater, une fois de plus, ce réflexe de solidarité interne à la Flandre. La critique venant ensuite… Difficile de croire qu’une organisation comme le Bond Beter Leefmilieu se soit fait surprendre.
 
Et pour rester dans ce sujet « à la mode », Greenpeace annonce souhaiter informer les électeurs des intentions précises de quatre partis francophones actuellement représentés dans les différents parlements. Un site web spécifique a été créé à cet effet: www.greenpeace.org/elections07. Les internautes pourront y trouver la réponse de ces 4 partis aux huit recommandations de Greenpeace et son mémorandum « Climat ».
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Published by Claude Thayse - dans Actualité
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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
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