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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 12:12
Il semble que là-bas aussi, dans la plupart des traductions instantanées, « Belgique » se dit « Belgium », ce qui n'est guère original...
Mais « Belgique » peut aussi se dire « Belgaorszag », « orszag » signifiant « pays », etc. D'où « Magyarorszag », le pays des Magyars, la Hongrie... Franciaorszag, la France, pays des Français.
 
Eh bien, tout à côté dans le dictionnaire, on trouve « Belgyogyaszat », qui signifie... « pathologie interne » !
Et « Belgyogyasz » qui désigne évidemment le spécialiste des maladies internes...
 
Tiens au fait… Le président Sarkozy est d’origine hongroise… Bon présage !
 
Merci Denis G. ! Et toutes mes excuses pour ce plagiat, mais je n’ai pas pu résister ! J’en rougirais presque de honte !
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Published by Claude Thayse - dans Clin d'oeil
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 18:44
Ce rapport du P.N.U.D. (Programme des Nations Unies pour le développement) classe cette année les différents pays représentés à l’ONU sur base de critères habituels, pauvreté, nutrition, santé, éducation mais y ajoute une note pessimiste sur l’influence de l’évolution du climat.
Les dix premiers pays sont : L'Islande, la Norvège, l'Australie, le Canada, l'Irlande, la Suède, la Suisse, le Japon et les Pays-et la France.
Viennent ensuite la Finlande, les Etats-Unis, l'Espagne, le Danemark, l'Australie, le Royaume-Uni.  
Derrière, la Belgique (13ème position en 2006, 17ème cette année... et l'an prochain ?), le Luxembourg, la Nouvelle-Zélande, l'Italie et l'Allemagne. Loin devant les pays d’Afrique dont l’avenir est de plus en plus préoccupant.
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Published by Claude Thayse - dans Actualité
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 12:24
L’analyse lucide « Le crépuscule des Belges ? » de Jean Quatremer (la seule hélas !) sauve le numéro spécial de Libé consacré à la « Belgique en crise ». Alain Duhamel essaye bien d’élever un peu le débat en élargissant la réflexion au communautarisme qui gangrène l’Europe.
Mais pour le reste, les journalistes accueillis (et cornaqués ?) dans les locaux de… la Libre Belgique ne sont pas sortis des clichés ultra-classiques. Ils ont même trouvé les rares couples mixtes qui se disent heureux…
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Published by Claude Thayse - dans Coup de gueule
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 12:21
Le Journal « Le Soir » publie ce matin – avec les précautions d’usage… « Daniel Cohn-Bendit s’est fait une idée iconoclaste de la Belgique » - une interview du Député européen Vert. Interview qui va certainement plaire à ses coreligionnaires d’Ecolo… Extraits :
- « Le président de la Commission, Barroso, et les autres ne se tracassent pas face à cette menace de séparation. Ils n’y croient pas. Avec le franc belge, sans Europe, sans euro, la Belgique aurait explosé. Aujourd’hui, ce ne serait pas un problème qu’elle explose. De toute façon, le poids de la Belgique en Europe, c’est zéro.(...)»
- « La partition de la Tchécoslovaquie n’a pas entraîné de cataclysme en Europe ».
- « Le seul problème sera de voir ce qui se passera au niveau des équipes de football. Il faut dire aux Flamands et aux Wallons que, vu du sud de la France, tout cela n’a pas d’importance. »
- « le processus de désintégration de ce pays est frappant. (…) Il faut y voir une maladie psychologique très profonde. Vous ne responsabiliserez les gens qu’en les laissant aller jusqu’au bout de leurs fantasmes, de leur folie, de leurs erreurs. »
- « 80 % des Flamands sont séparatistes. » Ce qui n’a pas plu à une journaliste (Vérification faite, Béatrice Delvaux est la seule femme autour de la table sur les photos, mais on connaît ses opinions…)
- Depuis les années 70, vous avancez comme ça. Vous gardez la Belgique mais vous faites toujours moins de Belgique. Vous devez donc forcer les Flamands à se décider ! »
 
Un article a lire !
Sacré Dani va !
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Published by Claude Thayse - dans Coup de coeur
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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 10:00
Le titre de la chronique de Jan DE TROYER, Directeur/Rédacteur en chef de TV-Brussel, dans « La Libre » confirme nos analyses.
Quelques phrases :
« Une négociation communautaire dissociée de la formation du gouvernement sera perçue par l'opinion flamande comme une défaite écrasante de ses politiques. Avec une nouvelle radicalisation à la clé ».
« On peut dès lors se demander quel sera le paysage politique flamand après les élections régionales de 2009. Le résultat du scrutin est imprévisible, mais ce qui est sûr, c'est que dans les esprits de la majorité des Belges - les Flamands - la frustration et le radicalisme seront renforcés. »
« Selon plusieurs commentateurs du Nord du pays, la volonté flamande de chercher des solutions négociées tombera sous le seuil critique. »
«Confrontés bientôt aux conséquences économiques désastreuses de cette crise politique, les Flamands vont développer encore plus de résistance contre les transferts financiers vers le Sud. » 
 
Faute d’avoir pu assurer la sécurité linguistique des Flamands, de Bruxelles et de la périphérie, en même temps que les droits des habitants francophones de cette même périphérie, voici a quoi auront donc abouti, du côté Flamand, la belle stratégie des « demandeurs de rien » Bruxellois francophones et Wallons. Exactement à l’opposé de leurs souhaits.
Nous pourrions nous réjouir de l’avoir prédit - et depuis longtemps -  si les effets de cette crise et de cet aveuglement n’avaient des effets encore plus délétères en Wallonie - la grande absente de ces débats - où on a créé des aspirations énormes en promettant le grand apaisement communautaire. En pariant sur la peur. En jouant aux démagogues. En refusant de prendre ses responsabilités et de tirer courageusement les conclusions qui s’imposent. Une majorité de citoyens ne se font sans doute plus beaucoup d’illusions sur une issue de la crise compatible avec leurs vœux, dont certains apparaissent d’ailleurs comme désuets. Le raisonnable est toujours moins exaltant que le souhaitable... Le risque de dérive est grand à un moment ou l'extrême droite se restructure en Wallonie. La responsabilité des politiques "demandeurs de rien" sera énorme.
Pourtant, les politiciens wallons ne sont pas tous des imbéciles. Simplement, il est temps d’arrêter les mensonges. Faire le deuil d’un Etat dans lequel nous avons fait de grandes choses ensembles. Faire le deuil d’un passé que nous ne renierons pas. Et choisir un avenir. Démocratique. Démocratiquement. 
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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 10:59

Rien que pour votre information, voici le texte déposé par le Vlaams Belang  à la Chambre des représentants. C’est la vision historique de la Belgique et sa création jusqu’à aujourd’hui vue par une certaine Flandre (30 %)
http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/52/0292/52K0292001.pdf 

Rien de bien neuf pour ceux qui accompagnent le mouvement wallon. mais ce type de texte ne se retrouve jamais dans les médias "francophones". C'est pourtant toujours instructif. Qu’en pensez vous?

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Published by Claude Thayse - dans Actualité
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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 10:12

Un texte militant circule sur le Net sous le titre : « La manifestation du 18 novembre : Sursaut citoyen ou nationalisme belgicain ? »

Avec la crise politique découlant de la difficulté de composer un nouvel exécutif fédéral des milliers de personnes, essentiellement en Belgique francophone – à Bruxelles surtout ! - , arborent des drapeaux belges à leurs fenêtres. Le dimanche 18 novembre, une manifestation très médiatisée « Pour l'unité du pays » s'est déroulée à Bruxelles. Une mobilisation représentant la « majorité silencieuse » des Belges ? Ou plutôt, en dépit de la diversité des causes poussant les uns et les autres à agir dans ces démarches, une tentative instrumentalisée par l'extrême-droite de reconstruire un nationalisme belgicain, monarchiste et rétrograde ?  Telle est la question que pose Ataulfo Riera, militant anti-fasciste, et ancien collaborateur à « La Gauche ». Je vous le livre sans commentaires pour information.


La journée du 18 novembre était en réalité constituée par la conjonction étroite de deux initiatives ; une « Marche nationale pour l'unité » au départ de la Gare du Nord et une « Fête de l'unité » au Parc du Cinquantenaire dans l'après-midi. L'origine de la manifestation provient d'une pétition lancée au mois d'août par Marie-Claire Houard, une fonctionnaire liégeoise dont l'initiative a été depuis lors sur-médiatisée dans la presse écrite et audiovisuelle. Son appel et ses déclarations publiques visent à « sauvegarder la Belgique » qui serait menacée par une division entretenue par la seule volonté d'une caste politicienne minoritaire et ne représentant qu'elle même. Elle nie par là qu'une majorité de l'électorat flamand à bel et bien voté pour des partis qui ont fait d'une réforme profonde de l'Etat belge leur cheval de bataille électoral.

L'appel demande également qu'on s'occupe « des vrais problèmes tels que emploi, sécurité, santé, bien-être, l'environnement, ». Mais il ne dit pas de quelle manière on doit s'en occuper ! Or, la droite néolibérale qui tente de composer actuellement un gouvernement souhaite pourtant bel et bien « s'occuper » de ces questions. Et elle a d'ailleurs déjà commencé à le faire avec les premiers accords de l'Orange-bleue qui portent tous sur ces thématiques et dans un sens très précis : contre les droits des travailleurs et leurs conquêtes sociales, par une nouvelle offensive néolibérale.

Apolitique ?

S'il y a sans doute une volonté honnête derrière sa démarche personnelle, son discours mêle des accents clairement populistes, voir poujadistes, que les médias, pourtant si prompt à les dénoncer lorsqu'ils s'agit d'autres actions qui mériteraient mieux le qualificatif de « citoyen », taisent pourtant dans toutes les langues. Sa démarche constitue fondamentalement une reprise en compte du mythe du « peuple belge » par la négation du caractère bi-national du pays, de la lutte historique des peuples Wallons et Flamands. Si son action se veut « citoyenne et apolitique » on peut pourtant lire sur son site internet (1), une pleine page consacrée à chanter les louanges de la « La Royauté, ciment de notre pays ». Une action « citoyenne » soutenant un régime monarchiste qui constitue la négation même de la citoyenneté, cherchez l'erreur.

La pétition qu'elle a lancé a récolté aujourd'hui plus de 140.000 signatures. Rarement une telle initiative n'a bénéficié d'une aussi intense campagne de promotion : distribution dans les boîtes aux lettres et dans 4.000 librairies grâce au groupe Sud-Presse, affichage sur 2.900 panneaux publicitaires gracieusement concédés à prix réduit par l'entreprise JC Decaux, etc. Mais malgré ce battage de plusieurs mois et la dramatisation à outrance de la crise actuelle dans les médias francophones (le quotidien le plus lu, « La Dernière Heure » titrait par exemple le 17 novembre sur toute sa Une ; « « Que ceux qui veulent sauver la Belgique se mobilisent ! »), la manifestation du 18 novembre n'a compté que 35.000 personnes. A titre de comparaison, la Marche Blanche de 1996 lors de l'Affaire Dutroux en avait rassemblé cent fois plus. La dernière grande manifestation syndicale d'octobre 2005 avait vu plus de 100.000 participants. Et en 2006, après le meurtre de Joe Van Hoesbroeck et une couverture médiatique au moins égale que pour cette « Marche pour l'unité du pays », 80.000 personnes avaient battu le pavé de la capitale.

En outre, la composition linguistique de cette manifestation démolit d'elle-même l'argumentation des organisateurs selon laquelle elle représenterait l'expression de la «majorité silencieuse » des Belges, tant Flamands que francophones. En effet, 20% des manifestants - sans doute moins encore - étaient des néerlandophones alors que ces derniers représentent 60% de la population belge...

L'extrême droite tire les ficelles ?

S'il est déjà assez contestable que des individus s'auto-proclament porte-parole d'une « majorité silencieuse » aussi clairement fantasmée, le label « citoyen et apolitique » est une tromperie pure et simple. D'abord, nous l'avons déjà dit, parce qu'une manifestation publique en faveur de l'unitarisme d'un pays composé de deux peuples est déjà un choix très politique et qu'il s'inscrit dans un soutien explicite à la monarchie - les paroles et la musique de la Brabançonne ont été omniprésentes à la manifestation, tout comme les cris de « Vive le Roi !».

Ensuite parce qu'une série d'organisateurs des activités du 18 novembre sont au contraire des membres ou des proches de formations politiques de droite et d'extrême droite, comme Vincent Godefroid, proche du CDF (Chrétiens démocrates francophones, scission de droite du CDH) et surtout Alain Mahiat, qui est apparu à plusieurs reprises dans les médias comme l'un des porte-parole clé de la journée. Alain Mahiat est un dirigeant du parti «Unie » et à été à plusieurs reprises son candidat-tête de liste, notamment pour les élections communales d'octobre 2006 à Schaerbeek (2). « Unie » est une petite formation d'ultra-droite belgicaine et chrétienne-intégriste issue du BUB - Belgique-Unie-België, parti qui fut animée par Alain Escada, responsable de la Fraternité Saint-Pie X, un mouvement adepte de Charles Maurras, idéologue d'extrême droite, antisémite et monarchiste français. (3)

C'est ce même Alain Mahiat qui a pris l'initiative du rassemblement au Parc du Cinquantenaire le 18 novembre dernier auquel s'est étroitement associée la manifestation animée par Marie-Claire Houard. Comme il l'avait déclaré dans la presse, sa volonté était d'ailleurs de fédérer toutes les initiatives : "Nous appelons les initiateurs de la pétition pour l'unité de la Belgique, les syndicats de la pétition flamande afin que le 18 novembre soit la journée de chute de l'ensemble de ces initiatives." (4).

Certes, les motivations des personnes qui arborent un drapeau belge à leur fenêtre ou qui ont participé à la manifestation du 18 sont bien entendu diverses et on ne peut absolument pas les mettre dans le même sac : pour certains il s'agit d'exprimer leur lassitude et leur rejet des « querelles politiciennes communautaires » qui paralysent le pays, pour d'autres la crainte qu'un éclatement de la Belgique n'entraîne une dégradation des conditions de vie, sentiment renforcé, on l'a dit, par le fait que les médias francophones dramatisent à outrance la crise actuelle en la présentant comme le prélude à la disparition rapide du pays. Mais pour bon nombre de ces personnes et des courants organisés qui surfent sur ces sentiments, il s'agit bel et bien d'une adhésion et d'une promotion d'une Belgique unitariste, rétrograde, monarchiste, voir ultra-chrétienne. Si la manifestation initiée par Marie-Claire Houard spécifiait son attachement « à une Belgique multiculturelle et tolérante », cela ne l'a pas empêchée de s'associer à la « Fête de l'unité » au Cinquantenaire organisée par les dirigeants d'une formation d'extrême-droite qui prône notamment le rejet des musulmans et l'assimilation forcée à une prétendue « culture » et « identité » belges.

Les organisations syndicales et leur initiative-pétition « Sauvons la solidarité » ont donc sagement agi en refusant de s'associer et de mobiliser pour la journée du 18 novembre. Ce qui n'a malheureusement pas été le cas de certaines forces de gauche qui, comme le PTB, ont cru bon, par aveuglement ou par souci de « coller aux masses », d'appeler à participer à un tel rassemblement.

Le mouvement ouvrier doit entrer en action !

Selon nous, au contraire, l'unité des travailleurs et la défense de leurs conquêtes sociales communes ne passe pas par la défense des institutions d'un Etat bourgeois unitaire et monarchiste. S'il faut combattre une régionalisation plus poussée sous direction d'une bourgeoisie flamande qui souhaite par là radicaliser l'offensive néolibérale, on ne voit pas bien en quoi la défense d'un Etat unitariste, qui est lui aussi un instrument de la bourgeoisie pour mener ces mêmes politiques, serait d'un quelconque avantage. Il ne faut semer aucune sorte d'illusion là dessus. Il faut au contraire d'une part combattre sans concession les courants réactionnaires, monarchistes et d'ultra-droitie qui profitent de la crise actuelle pour tenter de renforcer un nationalisme belgicain rétrograde et lutter d'autre part de manière pédagogique contre les confusions que des travailleurs peuvent entretenir à partir de leurs préoccupations.

Dans ce sens, il est regrettable que la seule mobilisation de rue un tant soit peu significative qui ait eu lieu jusqu'à présent soit celle du dimanche 18 novembre. Les directions syndicales ont loupé le coche et laissé le terrain libre pour ce genre d'initiatives où la confusion et l'instrumentalisation par des forces réactionnaires règnent. Mais il n'est pas trop tard. La FGTB a organisé le vendredi 16 novembre dernier un rassemblement de 2.500 militants syndicaux au Heysel tandis que la CSC en rassemblait 500 autres dans les rues de Charleroi pour exprimer leurs inquiétudes quant à la hausse des prix et aux mesures anti-sociales annoncées par l'Orange-bleue. C'est un premier pas, mais il est tardif et insuffisant. Seule l'initiative rapide d'une mobilisation nationale en front commun pour la défense et l'extension des conquêtes sociales peut redonner une perspective claire aux travailleurs, dissiper toute illusion et couper l'herbe sous le pieds aux courants nationalistes et réactionnaires de droite, belgicain ou régionaliste.

(1)
http://www.e-monsite.com/belgiebelgiqueunie/rubrique-1095162.html
(2) Source: www.resistances.be et www.unie.be
(3)
http://www.tbx.be/fr/ElectionsCandidat/2594/app.rvb
(4) La Dernière Heure, 17/10/2007

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Published by Invité - dans Actualité
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 18:11

Un succès donc... d'après les médias! Et encore, en comptant large... C'est le public d'un bête match de foot... 
En plus, c'est logique, ce sont sans doute les mêmes, il faut bien rentabiliser les chapeaux ridicules...
 
Au lieu de rendez-vous à la gare du Nord, à peine 5000 personnes venues du reste du pays. C'est au long du parcours que d'autres personnes (bruxelloises, sans doute) ont rejoint la foule.
Il s'agit donc d'une marche majoritairement francophone et bruxelloise, ce qui n'étonnera personne.
 

Evidemment, pour être objectif, il faudrait soustraire 
les gosses qui ne savent pas ce qu'ils font là, les vieux qui ne savent plus ce qu'ils font, les Flamands de service, ou ceux qui se sont naïvement déguisés en Flamands... Sans compter les militants du parti de la droite extrême (pour ne pas dire plus), le B(l)UB, dont on reconnaît facilement les drapeaux et les slogans.
Bref, vaine agitation, peu d'émotion, rien à voir avec les "marches blanches", malgré l'énorme battage médiatique qui l'a précédée. 
Il est temps de passer à autre chose !
Excellente conclusion de Jean Quatremer sur son blog : "cette marche risque d’avoir l’effet contraire de celui qui était recherché : les partis flamands vont en tirer la confirmation qu’ils sont dans la bonne voie. Le réveil francophone s’annonce douloureux."


Tiens, sur la photo publiée par Reuters (© 2007 Reuters) à l'arrivée, on voit qu'ils sont bien... Euh... 35.000 ? Non ?
A la télé, ça avait l'air plus clairsemé...

(MAJ) Laissons la conclusion à "La Voix du Nord" de ce 20 novembre qui écrit : "On voudrait bien les croire et les suivre, entonner avec eux La Brabançonne mais dans la foule sympathique et tricolore, on parle essentiellement français, on habite Bruxelles, sa périphérie et on est plutôt aisé. Ce qui ne fait pas un pays, même en crise." 
Excellent Kroll dans "Le Soir"...
Analyse intelligente à destinnation du public français sur "Arrêt sur image".

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Published by Claude Thayse - dans Actualité
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 09:18

Décidément, Luc Delfosse, le Rédacteur en Chef adjoint du Soir semble bien être complètement dégrisé. Je vous invite à lire cet éditorial publié hier.

Deux extraits :
« Si, comme on peut le craindre, la marche unitaire est majoritairement francophone ;
si elle n'entraîne dans son sillage que quelques cohortes de « Flamands de service » ;
si, une fois encore, elle n'épouse pas exactement le profil sociologique de la Belgique, il faudra que chacun – à commencer par les manifestants – se rende à cette évidence : le Nord et le Sud de ce pays n'ont décidément plus la même conception du mot « Belgique ». Ni la même vision du vivre ensemble.
Cette manifestation généreuse risque donc de tourner à cette douloureuse évidence : sous un toit commun, le couple belgo-belge habite deux étages différents, ne partage plus que le hall et l'escalier, une part infime du salaire et… des factures. »
« (...) il faut dire la même chose aux citoyens qui en appellent de bonne foi à un référendum sur l'avenir du pays.
Passons sur le délire irresponsable de ceux qui imaginent que l'initiative pourrait venir du Roi. Une telle geste, anticonstitutionnelle, précipiterait la chute du monarque.
Mais si, comme on peut le craindre, il ne se dégage pas de cette consultation une majorité identique en Flandre comme en francophonie, c'en serait aussi fini du pays. »
Bref, si on veut sauver (Willy) la Belgique, Delfosse, lucide jusqu’à un certain point, suggère de « faire le gros dos et d’attendre que ça passe » Tout le contraire de cet écrivaillon, Patrick Roegiers, bobo de la belgitude royaliste expatriée (à Paris, en plus ! Lui qui n'a qu'une obsession : « Être différent des Français » jusqu'à la monomanie) propose justement ni plus ni moins qu'un référendum et une léopoldienne prise de pouvoir par le roi !
Avec quelle armée ? Et en faisant tirer sur la foule ? Et quelle foule ?
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Published by Claude Thayse - dans Coup de gueule
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 08:40
Le fait que le MR soit acquis à l’idée « qu’il faudra aller vers un certain confédéralisme » est un fait important. Mais si le MR accepte le principe d'une réforme de l'Etat, elle doit être négociée, équilibrée et consensuelle, ils le disent : « Participer à une réflexion sur l'avenir de la Belgique ne signifie pas que l'on partage l'entièreté des demandes des autres partis, flamands en particulier ». Toutefois, il semble que les réformateurs ne soient pas opposés à une certaine régionalisation de la fiscalité (société et personnes physiques). D'ailleurs, les soustractionnels actuellement autorisés (6,25 pc) ne sont toujours pas utilisés par les régions. Certains d’entre-eux sont aussi favorables à une régionalisation de l'emploi ou à l'activation des chômeurs, par exemple. A noter que Richard Miller a fait procéder à un vote sur la ligne ainsi adoptée : unanimité. Armand De Decker et Maingain devaient être vachement distraits…
 
Faut-il dès lors crier à la trahison de la cause francophone comme d’aucun ? Soyons sérieux, le MR s’est rendu compte que n’être demandeur de rien était contraire à son propre intérêt. C’est simple. Il répond même ainsi aux attentes de la partie de la population qui composera la cohorte des manifestants de ce dimanche. 
 
Ceci dit, tous les membres de ce parti ne sont pas aveugles. Comme dans les autres partis traditionnels, il y a chez eux des gens qui sont proches de nos thèses, qui les partagent même,  et qui le disent à l’abri des micros et oreilles des journalistes, survie professionnelle oblige !
Et je ne parle pas uniquement des « rattachistes de service » qu’on sort du placard quand on en a besoin, parce qu’il faut bien ratisser large… Les rumeurs persistantes qui me sont arrivées de différentes origines faisant état de contact entre « des réunionistes de haut niveau » et des membres de partis traditionnels pourraient bien accélérer les choses, à condition que l’objectif visé sont bien la mise en avant de notre cause et pas d’assouvir des ambitions trop personnelles… L’entrisme « extériorisé »  à la NVA  a montré son efficacité.
 
Le confédéralisme, c’est un pas dans la bonne direction. C’est la reconnaissance d’Etats séparés. Mais ce n’est pas un raccourci. Malgré l’effet pédagogique que nous pouvons en attendre il peut hélas être aussi – et surtout - une étape de trop et retarder la réunion à laquelle on finira par arriver. Or, il y a urgence.
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Published by Claude Thayse - dans Réflexions
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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

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