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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 12:01
Un peu d'humour noir...
D'un goût qui peut être jugé comme douteux, mais vachement créatif !



On me signale également que dans les distributeurs de billets automatiques de certaines banques la touche "OK" est remplacée par une touche "KO"...

Enfin, un site utile :
Bankthon : (Vos banquiers sont ruinés, aidez les !) Par solidarité envers les banques en panne de liquidités, le site Bankthon propose de verser quelques milliards à la banque de votre choix.

 

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 18:27

"Les représentants de la Flandre et des partis francophones de Belgique"… C'est, en effet, en ces termes que La Libre introduisait cet après midi sur son site Internet l'article consacré à la première réunion des deux délégations.

"Les représentants de la Flandre et des partis francophones de Belgique"… ? On ne peut mieux dire !

Tout comme cette superbe phrase d'Armand De Decker. "Nous partons du rapport des médiateurs et donc d'une page blanche"…

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 12:00
La France, la Hollande et le Luxembourg se sont partagée, en quelques jours, la dépouille de la plus grande institution financière du pays. Pauvres tenants de la Belgie-que. Après avoir vu disparaître les centres de décision d’un certain nombre de grandes entreprises industrielles (y compris un des principaux ciments de l'unité… la bière !), de la grande distribution, de l’énergie (Electrabel, Distrigaz, Pétrofina…), de la sidérurgie, et bien d'autres, privées ou publiques comme la Poste ou la Sabena, c’est la finance qui a maintenant quitté le navire.

S'il y a une première leçon politique (provisoire) à tirer de tout ça, c'est de se demander à quoi sert encore la Belgie-que. Ou s'il y a encore vraiment une Belgie-que ! Un des derniers pans de l'unitarisme vient de tomber. Quelles raisons avons-nous encore de rester ensembles ? Qu'avons-nous encore en commun ? Même plus les moules !

Ceci dit, c'est génial de la part de BNP-Paribas qui obtient ainsi l'accès à l'épargne en Belgie-que (40% de l'épargne bancaire !) par le réseau Fortis, et même récupère celle investie à Paris (dans l'ex-banque parisienne de crédit) sans débourser un euro. Mais aussi, et surtout, parce qu'en cas d'attaque contre son capital, cette banque pourra compter désormais sur le soutien de deux états : la France et celui du gouvernement belge (encore que... reste-t-il quelque chose ?) qui ne pourra pas se permettre de perdre sa mise, constituée des fonds publics investi.

Les épargnants devraient donc être rassurés, et même plus. Malgré les limites de la réglementation belge il est bien possible que BNP va probablement faire des offres intéressantes pour les frais de banque ou pour la rémunération de l'épargne pour éviter la fuite des anciens épargnants "TSF" (pour "tout sauf la France") de Fortis (Vers où ? ING ? des Hollandais… ? Il reste évidemment KBC…) et en attirer d'autres. L'épargne flamande et celle des ultras du belgicanisme drainées vers la France, amusant, non ?

Evidemment pour les actionnaires, c'est nettement moins bon. Ce qui est coté en Bourse, c'est le titre "Fortis Holding", et non le titre "Fortis Bank". Après ces cessions, "Fortis Holding" va donc se trouver à la tête d'env. 30 à 35 milliards en cash (16 à 17 hollandais, 11.7 belges et 8,8 français) auxquels il faut ajouter plus ou moins 66% d'actifs toxiques dans ses actifs propres. Comme ça, ça a l'air bien, mais si on retranche le passif propre, il ne devrait plus rester grand chose et comme c'est ce résultat final qui est coté… C'est la Bérézina à très court terme ! Le message de Leterme cette nuit était clair : "Il fallait protéger les épargnants, les actionnaires savaient quels risques ils prenaient…". Le drame dans cette affaire, c'est  que "l'action Fortis" était considérée par beaucoup en Belgique comme une action de "bon père de famille". Donc elle-même une forme d'épargne. Aïe !
Mais bon...
On ne sauve pas un système déjà fortement gagné par la gangrène, en multipliant les transfusions. Chacun sait que dans ce cas, il faut amputer avant de pouvoir stabiliser et reconstruire les parties saines du corps.
Heureusement, on le sait aussi, la plus grande partie de cette forme particulière d'épargne (?) est concentrée en Flandre…

Autres perdants, vous l'aurez compris, les contribuables. L'état belgo-flamand détiendra 20 à 30 % de ces "actifs toxiques" du "Holding Fortis"... 20 à 30 %, ce n'est pas rien !

Les autres leçons politiques à tirer sont :
1. Se demander à quoi sert encore le BENELUX (Si pour nous Wallons, ce machin a un jour servi à quelque chose…). Les coups les plus durs sont venus sont venus des "amis" du nord (le "lâchage" des bataves), la main tendue (Dexia et Fortis) est venue de France. Le front face à la crise financière passe donc désormais par l'axe Paris (surtout) - Bruxelles (un peu), et non plus par Amsterdam-Bruxelles-Luxembourg.  Merci la France !
Et les faits économiques précèdant souvent les faits politiques...
Juste pour information,
l'Etat néerlandais porte effectivement une part de responsabilité importante dans la débâcle de Fortis: 1. il n'a jamais versé les 4 milliards d'euros de capital qu'il s'était engagé à souscrire le 28 septembre 2008. 2. la Banque centrale de Hollande a refusé de faire le "funding" des activités hollandaises durant la semaine cruciale. 3. l'Etat hollandais a menacé de mettre la banque en Hollande sous curatelle, le but ultime était de récupérer ABN-Amro, joyau hollandais à vil prix et éviter qu'il ne soit cédé à Deutsche Bank. Le gouverneur de la Banque de Hollande, Wout Nellinck, a indiqué qu'il n'aurait jamais accepté cette solution.
2. Se demander à quoi sert encore la Commission européenne dont on n'entend plus parler, elle qui a facilité - et même  provoqué – toute la dérégulation qui a abouti à la crise actuelle. Quel silence assourdissant ! (Au fait, où est la Banque centrale ?)
3. Les Etats nationaux restent les principaux garants de la stabilité. Partout. L'Allemagne ne vient-elle pas d'annoncer une garantie d'Etat pour tous les dépôts d'épargne de particuliers ? (Pour mémoire 20.000 € en Belgique, 70.000 en France avant la crise).
Tous les Etats nationaux ? Non. Tous sauf un. La Belgique ! Où le choix (la fuite ?) vers le niveau européen se révèle désastreux.
Ça fait des années que je l'écris… Pour les partisans de la survie de cet Etat impossible, cette stratégie de "tout à l'Europe" s'apparente maintenant clairement à un résultat "tout à l'égout" !

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Published by Claude Thayse - dans Actualité
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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 12:52
La crise que nous vivons - sans précédent depuis celle de 1929 - révèle évidemment la faillite d’un système économique et financier aux contrôles défaillants et à la seule finalité d’enrichir démesurément quelques acteurs sur le dos de tous les autres. Eminemment discutable... et instable par ses excès et à sa profonde injustice.

Pour sortir de la crise et enfin remettre l’économie de marché au service de l’Homme, il faut agir sur ses causes. Il serait en effet inutile et scandaleux de continuer à déverser des milliards d’aides publiques sur un système à bout de souffle pour lui permettre ensuite de recommencer les mêmes erreurs.

Tout le monde semble d’accord aujourd’hui, il faut, à tous les niveaux, à la fois moraliser, relancer et rééquilibrer notre économie.

Il n’y a pas de marché bénéfique sans confiance réelle. Le rôle de la puissance publique est de la garantir par un ensemble de règles. La dérégulation de ces 20 à 30 dernières années a permis au système, avec la complaisance des gouvernants. On ne peut pas simplement, ni sauver le système, ni chercher à désigner l’un ou l’autre coupable, cela reviendrait à accélérer dans une voiture sans freins.

Une nouvelle régulation des marchés doit être mise en œuvre au niveau européen et mondial. On en est loin. Le système européen est essentiellement dérégulateur. Sarkosy arrivera-t-il à obtenir une coopération européenne indispensable ? J’en doute.

Heureusement, les vieilles nations que cette même Europe veut détruire ont la capacité de réagir.

-le Parlement hollandais a voté le 9 septembre une loi taxant fortement les excès de rémunération des dirigeants d’entreprises ou de fonds d’investissement ;

-certains, en France, proposent de soumettre au droit commun les plus-values liées à l’exercice des stock-options comme des indemnités des départs, ce qui permettrait aussi de financer des dispositifs sociaux sans ponctionner les classes moyennes ;

-Enfin, il faudrait, par voie législative, contraindre les banques à déclarer les « créances pourries » qu’elles détiennent. Toute tricherie aurait un caractère pénal.

La leçon keynésienne de la crise de 1929 aurait du nous apprendre qu’il faut éviter la contagion de la crise financière à l’économie réelle. Le paradoxe est de voir l’Europe incapable de relancer son économie alors qu’elle est réellement moins exposée que les Etats-Unis sur le plan bancaire. Là aussi, faute d’une action coordonnée européenne, les gouvernements ont montré leur capacité d’agir très vite au niveau national.

Pourquoi le Conseil européen n-t-il pas déjà été réuni pour mettre en œuvre un plan de relance économique. C’est qu’aujourd’hui, le vrai danger est de voir les banques ne plus prêter aux particuliers et aux PME, au risque de les pousser à la faillite. Il est grand temps de proposer un plan de relance à plusieurs volets voici quelques pistes :

-un plan d’investissement de la Banque européenne d’investissement, notamment pour les infrastructures de transports permettant de lutter contre l’effet de serre ;

-la suspension officielle du pacte de stabilité et l’incitation pour les pays excédentaires de la zone à accroître leur déficit ;

-la soumission (enfin !) de la Banque Centrale européenne au pouvoir politique pour l’obliger à baisser ses taux pour permettre aux taux courts de redevenir inférieurs aux taux longs, un euro bon-marché grâce à une stratégie de change;  l’application de montants compensatoires monétaires vis-à-vis de pays à monnaies sous-évaluées; la création d’un fond de garantie des prêts aux PME ; la relance des emplois aidés ; des prêts préférentiels aux particuliers qui rénovent leur habitation ; une réduction des charges sociales sur les nouveaux emplois; le renforcement de l’aide aux collectivités locales qui épargnent et qui investissent. Ily a beaucoup d’autres pistes.

Il faut, tout comme après la crise de 29 réinventer une économie de marché où existe un équilibre raisonnable et durable entre l’offre et la demande.

Les événements viennent de démontrer que « l’é-casino-conomie » où les cours boursiers atteignent des sommets grâce aux licenciements massifs, à la compression des salaires et à la création de valeur fictive au profit de quelques uns, n’est pas seulement injuste mais autodestructrice.

C’est là qu’est l’origine de la crise que nos dirigeants, trop contents de passer sous silence leur responsabilité première (mais depuis 20 ans et plus, nous sommes tous un peu responsables d’avoir, si pas oublié, du moins approuvé la pensée unique de dégraissement des responsabilité de l’Etat) dans la dérive du système, veulent faire oublier en mettant à l’index « les spéculateurs ». Le rôle du politique n’est plus de fermer les yeux sur un système fou en versant de temps à autre des sommes colossales pour le renflouer. Quand ce n’est pas une larme de crocodile sur les gigantesques dégâts sociaux, humains et environnementaux, qu’il cause. Tous les partis sont impliqués au même titre, même les partis de gauche qui crient maintenant plus fort que les autres (Voir ce que je publiais ici, « in tempore non suspecto », en janvier 2006… et qui m'avait vallu de recevoir une vollée de bois verts de certains qui n'hésitent maintenant plus à le reprendre à leur compte).

L’intérêt collectif et le service universel ont été bradés sous l’influence du libre échange ultime et sans limites prôné par la Commission européenne. Cette crise a du bon, voilà, je l’espère, un mythe définitivement démodé.

Je suis opposé à toute chasse aux sorcières. Plutôt que se focaliser, en toute bonne conscience, sur les erreurs du passé, il est désormais indispensable d’articuler efficacité économique et justice sociale. Conditions indispensables au développement valable, durable, matériel et moral, des sociétés. Nous avons donc besoin d’en revenir à des frontières politiques et économiques qui rejettent une mondialisation sauvage fondée sur une harmonisation sociale et environnementale par le bas, à une économie mondiale multipolaire organisée sur des zones régionales de libre échange, et coopérant entre elles.

Keynes que j’appelle un socialiste intelligent avait raison d’analyser que le capitalisme est en crise permanente. Sans récuser le principe d’une une économie libérale, il faut entreprendre de le dépasser par une transformation en profondeur en renforçant certaines réglementations, et en particulier celle de l'information. La crise actuelle ayant été provoquée par une grande asymétrie de cette dernière : toutes les parties n'étaient pas informées au même niveau. Irons-nous vers un nouveau Bretton-Woods ? Méfions-nous d'une approche qui voudrait d’abord régaler (les plus riches) pour éventuellement mieux réguler par après...

Mais d'ici là, il peut encore se passer beaucoup de choses. J'appréhende les prochains jours à la Bourse...

En complément, pour ceux qui veulent comprendre toute l'histoire des "subprimes", téléchargez ce petit document réalisé par l'excellente équipe du Blog "Rue 89".

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Published by Claude Thayse - dans Réflexions
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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 20:48
Aucune des deux, celle des banques, et directement dans nos poches.

Depuis des mois, et jusqu’au dernier jour, on nous dit que tout est sous contrôle. Et subitement, les Etats sont obligés d’intervenir et de renationaliser ce qui a été privatisé sous l’influence du libre échangisme (rien de sexuel là-dedans…) ultime et sans limites prôné par la Commission européenne.

C’est que c’est évidemment, en Belgique, le contribuable qui va payer. Reynders l’a dit – et personne dans les autres partis – ne l’a démenti, l’Etat revendra au plus vite ses parts aux opérateurs privés.

Avec des gains potentiels ? Vous y croyez vraiment, vous ?

Soyons sérieux, pour ça, il fallait beaucoup plus que la modeste capitalisation pour assurer la liquidité du portefeuille d'engagements de Fortis (pour ne citer que celle-ci) qui représente 604 milliards d'€ (2 fois le PIB de la Belgique....). En fait il fallait au minimum des fonds propres à hauteur de 50 milliards, alors que Fortis n'en dispose tout au plus que 27-28 milliards, y compris après la première recapitalisation.

Je ne suis pas certain non plus de la couverture des engagements pris sur les marchés à terme ou les marchés dérivés, qui peuvent représenter 10 à 20 fois les capitaux propres de la banque.

Ce qui me fait dire que les Hollandais (dont le ministre des finances s'est félicité d'avoir récupéré la partie la plus saine de Fortis... laissant aux belges les obligations "structurées", autrement dit "toxiques", mêlées de près ou de loin aux subprimes et estimées à 48 milliards d'€...) et les Luxembourgeois l’ont bien compris en reprenant leurs billes. Ils s’assurent le contrôle de leurs avoirs. Et protègent leurs citoyens. Ces deux pays, comme la France que d’aucuns critiquent, ont très bien joué, sortant de cette mésaventure avec des pouvoirs renforcés dans les structures des dites sociétés assainies. La totalité des obligations "structurées", mêlées  aux subprimes sont désormais logées uniquement... chez fortis belgium... on n'est plus très loin de la banqueroute...

Aucun institutionnel belge ne peut plus égaler ses voisins dans l'apport d'argent frais. Toute l’Europe sait que ce Etat n’a plus d’avenir et, c’est de bonne guerre, les voisins se partagent déjà les dépouilles. C’est qu’il n’y a pas que les banques...
Souvenez-vous. En deux temps, en 1988 (la fameuse saga de la Générale) et en 1996, Suez s'est offert les « pépites énergétiques » belges (Electrabel et Tractebel), avec lesquelles le groupe français trône aujourd'hui au sommet de la hiérarchie mondiale du gaz et de l'électricité. Sans contreparties. Verrons-nous la BNP-Paribas intervenir ou alors... un groupe russe (et maffieux ?) ou asiatique sera-t-il préféré par les Flamands à un groupe français ?

Certes ici, il fallait de toute façon faire quelque chose. Ce n’était pas qu’une question de faillite ou d’emplois (même très bien payés) à sauver. Nous verrons ce que l’avenir à court terme nous réserve. Je n’exclurais pas une sortie prochaine de Fortis du BEL20. L'état belge risque de devoir alors trouver rapidement un adossement pour « sa » banque, car en cas de nouvelle panique financière, il ne pourra compter ni sur les néerlandais ni sur les luxembourgeois pour remettre au capital…

Maintenant en matière de socialisation des pertes, mais ce n’est qu’un extrapolation et donc, je ne garanti pas les chiffres, mais rien que pour s’en tenir à Fortis, Marco Van Hees (auteur du livre : « L’homme qui parlait à l’oreille des riches ») estime ceci :
Fortis a acheté la CGER pour 3 milliards €, grâce à celle-ci, elle a réalisé entre 1998 et 2007 un bénéfice de 27,7 milliards €. En réinjectant 11,2 milliards, les états belgo-luxembourgeois ont perdu 8,2 milliards et les privés en ont gagné 27,7. Pas mal, non ?

Autre point de vue. Dans cette affaire, les Wallons payent pour sauver les épargnants flamands. Le gouvernement belge a obtenu l'engagement des régions qui participent à l'effort de sauvetage à raison de :
-500.000.000 € pour la Flandre :
-350.000.000 € pour la Wallonie et 150.000.000 € pour Bruxelles : soit ensemble 500.000.000 €
Pourquoi ?
Pour un taux d'épargne à garantir plus élevé en Flandre (75 % de l'épargne belge ?)
Pour une population plus importante en Flandre (60 % de la population)
On intervient pour 50 % et les Flamands pour 50 %, et encore parmi les Flamands il y a plus de 200.000 francophones de la périphérie et de Flandre travaillant à Bruxelles et payant leurs impôts en Flandre.

Conclusion : quand les Flamands disent qu'ils payent pour les Wallons, c'est exactement l'inverse en fait : les salariés wallons et bruxellois vont casquer pour l'épargne des moyens et gros revenus (et rentiers) de Flandre : c'est cela la Belgie-que de Leterme et Reynders !

 

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Published by Claude Thayse - dans Coup de gueule
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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 12:06
Pour le plaisir (et la réflexion) je vous invite à lire ce billet d'Alain Berenboom...
Il y traite de différentes formes de mépris pour les Wallons.
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Published by Claude Thayse - dans Coup de coeur
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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 12:40
Les propos d'un élu dans Nord Eclair...
 
"J’ai pu le constater quand je travaillais au bureau du PS à Bruxelles : pour la première fois, des études sont faites par les partis politiques sur le coût de la séparation. Cela prouve bien que cette hypothèse n’est plus jugée comme quelque chose d’utopique."
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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 12:00
Article repris avec l'autorisation du site « Vivre en Wallonie » ASBL 

Schizophrénie mode d'emploi : Le recours en conflit d'intérêt comme seule parade au délitement de la Belgique ou comment désamorcer les pétards mouillés...

Ce n'est pas la première fois que ça arrive, le phénomène n'est pas nouveau. Retenez-nous, ou on fait un malheur. C'est la menace par l'absurde. On vous prévient. On va le faire. A vous d'user des procédures prévues pour contrer nos inconvenances de groupe linguistique majoritaire par le nombre. On appelle ça conflit d'intérêt ou encore sonnette d'alarme.

Vous nous avez déjà fait le coup. Le fameux coup de force BHV. Grandiose. Le panache à l'état pur. Le mauvais scénario, cent fois annoncé et joué mille fois plus mal que prévu. Le sourire arrogant d'une extrême-droite triomphante, d'une majorité flamande déterminée qui laisse planer le doute de la résignation. Et puis des francophones qui se lèvent, outrés, abandonnant une salle de commission devant des caméras qui n'attendaient que ce moment. On aurait pu croire qu'on en resterait là et que le recours en conflit d'intérêt de la Communauté française ne constituerait pas un précédent.

C'était sans compter sur les ressources inépuisables de l'absurde au pays du surréalisme. Il y eut une récidive. Et voici qu'aujourd'hui, après une crise de renommée internationale où l'Europe entière commença enfin sérieusement à envisager la fin de la Belgique, comme ce fut souvent le cas, on s'installa dans un provisoire à caractère relativement permanent. Les délais s'estompèrent, les positions, essentiellement flamandes, se mirent à revêtir un caractère plus relatif et moins empressé. Et voilà qu'on avance l'idée qu'on n'envisagera aucune réforme de l'Etat avant les élections régionales de 2009. Sage initiative. Il faut s'accorder un temps raisonnable pour ce qui sera peut-être l'ultime et la plus déterminante de nos réformes institutionnelles. Et les citoyens méritent mieux qu'un gouvernement en affaires courantes.

Mais il faudra tout de même que le citoyen intègre quelques nouvelles donnes. Insensiblement, de nouveaux acteurs se sont substitués aux premiers. Le Premier Ministre s'est déchargé en plusieurs temps du contentieux communautaire. Exit l'Octopus. Place aux médiateurs royaux. Et puis, glissement sensible aussi pour ce qui concerne l'initiative. Place désormais au Président du Gouvernement flamand. Le dialogue de Communauté à Communauté, cher aux Flamands, rendu plus facile par les restructurations institutionnelles francophones, va reprendre. L'Octopus nouveau est arrivé.

Et tant pis pour la préférence francophone pour traiter de région à région. Tant pis pour l'affirmation de trois régions. Plus Bruxelles se voit reconnaître comme région à part entière par la Wallonie, plus la Flandre veut mettre celle-ci sous tutelle. Et à ce sujet, que les francophones ne se fassent aucune illusion. La Flandre n'admettra jamais qu'on touche d'une quelconque manière au territoire de Bruxelles.

De toute façon, on a le temps d'en parler, puisque rien ne se passera avant l'été 2009. C'est tellement évident, que le vice-premier ministre francophone décide de désormais se consacrer à sa campagne électorale, renvoyant dos à dos ses responsabilités fédérales et la réflexion institutionnelle. Ensuite, le Président du MR, du haut de son no man's land communautaire, décrète haut et fort que, de toutes les manières, tous les maux proviennent de la Wallonie.

Bien. On souffle jusqu'en 2009. Pas si sûr. D'abord, parce qu'en Flandre, on a de plus en plus de peine à reconnaître la « voix autorisée ». Et, que lorsque le ton s'y fait modéré, il est immédiatement nuancé par une incitation à la prudence. Amis francophones, nous allons vraisemblablement aller trop loin, alors, de grâce, vous connaissez la procédure. Nous ne pouvons maîtriser nos troupes, alors sonnez l'alarme. Il était entendu que BHV serait réglé selon une procédure négociée. Nous, Flamands, préférerons le Parlement.

D'accord. Bien reçu. Même si l'attitude frise l'indécence. Allons-y pour le recours en conflit d'intérêt. Il m'apparaîtrait absurde que ce recours émane du Parlement wallon. C'est au Parlement bruxellois qu'il appartiendra d'introduire un recours en conflit d'intérêt le cas échéant. Symboliquement, c'est l'évidence. Stratégiquement, c'est l'opportunité, vu le rapport de force linguistique à Bruxelles, de répondre à la loi du nombre par la loi du nombre.

Christophe COLLIGNON,
Sénateur de Communauté,
Membre du Parlement Wallon

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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 10:41
Dans une interview à la presse régionale "L'Alsace.fr", André (en fait Pierre...) Verjans, politologue à l’université de Liège a cette réflexion intéressante sur ce qui a été la stratégie flamande sur le plan économique avant la régionalisation et qui confirme avec des exemples précise ce que j'écrivais dans un billet précédent. « La première cause du déclin wallon, qui est réel, est la mainmise des Flamands, depuis des décennies, sur les ministères-clés de l’Économie, de l’Emploi et des Transports. Le réseau autoroutier a été conçu pour irriguer la Flandre, et a longtemps oublié Bruxelles. Toutes les multinationales américaines ou européennes qui se sont implantées en Belgique après la guerre ont été conduites en Flandre. Toutes, sauf Caterpillar en 1965, parce que quand le PDG de cette entreprise est venu en Belgique pour chercher un terrain, le responsable flamand qui devait le recevoir était malade, et a été remplacé par son adjoint, francophone ! »

C'est d'autant plus rare de lire ça que sauf par les membres des Mouvements wallons, ce type d'information n'est presque jamais rappelé. Peut-être est-ce parce que cette mainmise s'est faite avec la complicité (tacite ?) des partis francophones traditionnels ?
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Published by Claude Thayse - dans Coup de coeur
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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 12:28
Ce matin, sur les ondes de la RTB (si peu "f"), le vice-président du MR a rompu une nouvelle lance en faveur de son projet d'élargissement de la Région bruxelloise par l'absorption de communes wallonnes. Jugez-en !

A la question : "Quand vous dites élargir Bruxelles, c’est élargir à quelle commune, dans quelle proportion ?"

Maingain répond ceci :

"Aux communes où la population par voix de consultation démocratique se prononcerait pour se revenir à Bruxelles. Je rappelle quand même qu’historiquement, ces communes étaient dans le même arrondissement que Bruxelles, je ne parle pas que de l’arrondissement électoral ou judiciaire mais même à l’époque avant 62, 63, dans l’arrondissement administratif. Donc fondamentalement, il y a là une consultation démocratique à faire".

Soit ! Mais il ajoute :

" Et au risque de chagriner peut-être certains de mes amis wallons, qu’est-ce qui interdirait que la même consultation se fasse pour certaines communes du Brabant Wallon, et on verra bien le résultat. Si c’est ça qui peut rassurer du côté flamand (…)".

Maingain utilise donc la Wallonie pour pouvoir présenter son message d'élargissement de Bruxelles comme quelque chose de "logique socio-économiquement" et "pas du tout d'anti-flamand "…la preuve ? "On propose la même chose aux Wallons"... Belle manipulation ! Quelle impudence !

Evidemment, ce monsieur sait qu'à l'instar des communes à facilité (ou peut-être pour les fuir ?) il y a eu ces dernières années une très forte immigration bruxelloise dans les certaines communes du Brabant wallon – avec des problèmes d'intégration (oui, je sais, il est politiquement incorrect de le dire) et d'augmentation des prix - et il espère évidemment en retirer les dividendes électoraux auprès de ces personnes. 

Mais là, contrairement aux communes de la périphérie bruxelloise où le statut est resté assez flou puisqu'il y a contestation de limites politiques, il faut lui rappeler avec force que les communes du Brabant wallon font partie intégrante de la Région wallonne, région de langue française. Et qu'il n'est pas question de les utiliser pour un troc entre Bruxellois et Flamands. Certains mayeurs ont du batailler ferme en ce sens dans le passé. Je pense en particulier à Pierre Ruelle à La Hulpe.

J'en ai déjà parlé et donné de nombreuses raisons de s'opposer à cet expansionnisme territorial et culturel. Après plus de deux décennies de fédéralisation, le fait territorial bruxellois s’est ainsi imposé sous la poussée de la création de la Région bruxelloise  - bilingue - et le succès de sa gestion comme entité multiculturelle qui ont développé un embryon d' " identité "nationale" bruxelloise " qui a progressivement pris le pas sur l’identité francophone et/ou flamande.

Bruxelles et la Wallonie – et donc le Brabant wallon – sont deux entités sociologiquement et politiquement différentes. Utiliser l'économie comme alibi à l'élargissement est ridicule dans l'Europe de la libre circulation des hommes et des marchandises. Prendre comme prétexte de "rassurer les Flamands" relève de la mauvaise foi et d'un grand mépris pour la Région wallonne. J'espère qu'aucun irresponsable de parti traditionnel ne le suivra dans ces errements.

La volonté d'expansion territoriale de ce monsieur Maingain serait-elle d'inspiration… germanique… ou flamande ? Il est vrai qu'à force de trop les fréquenter…

Maintenant,à part cet aspect détestable du personnage, tout n'est pas négatif. Son attitude à l'égard des revendications flamandes, comme celle d'autres négociataeurs d'autres partis traditionnels, consistant à les exaspérer doit être encouragée. Pousser les Flamands à bout pour les obliger à prendre réellement leurs responsabilités (et déclarer unilatéralement leur indépendance) est  une bonne chose. Mais est-ce là leur objectif ?

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Published by Claude Thayse - dans Coup de gueule
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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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Pour y réfléchir

Vidéos

- Participation à Controverses (RTL) sur BHV…
- Message improvisé pour les législatives de 2007
- Interview sur TV-Com
- Chirac, une certaine idée de la France
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- Gendebien, un avis...
- L'identité wallonne est-elle incompatible avec l'identité française ?
- Religions, Neutralité ou laïcité de l'Etat
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- "Enregistrement, Evaluation et Autorisation des substances CHimiques" : Qu'en penser ?
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- Magnifique leçon de civisme d'Elisabeth Badinter.
- François Mitterrand

Textes

- Le vrai visage des Français
- Bicentenaire de la réunion de Mulhouse à la République
- La loi d'unanimité et de contagion
- L'heure décisive approche pour les Bruxellois
- Appel à la France, à tous les francophones :  pour une action mondiale pour le français et la Francophonie
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