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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 20:04

Le début d'une êre nouvelle !

Quel souffle !

Discours au 220ème anniversaire de la République  


 

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Published by Claude Thayse - dans Pour la petite histoire...
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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 06:15
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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 23:35

Depuis le W.E. et la double intervention d'un Picqué en fin de carrière (moment propice pour enfin dire la vérité) et celle de Bart De Wever on ne parle plus que du "retour du Plan B"..

 

Un "plan B" unissant dans une même fiction Bruxelles (bilingue - où donc les Flamands sont aussi chez eux -  et même multiculturelle si pas multicommunautaire ! ) à la Wallonie (de langue française) ne serait évidemment qu'un pis-aller.

 

C'est, dès le départ, un machin voué à l'échec.

Les différences sociologiques, culturelles et économiques sont telles que ça ne pourra jamais fonctionner.

 

Bart De Wever parle d'un confédéralisme par la révison (application) de l'article 35 de la constitution. Il est suivi par une majorité de Flamands. Soit ! C'est un fait.

 

La Wallonie qui a été la deuxième puisance économique du monde par tête d'habitant au début de siècle dernier a beaucoup souffert de la Belgique et du pillage en règle de ses richesses. Pillage de type colonial... au profit de Bruxelles et de la Flandre. (Lire Quévit à ce propos). C'est un autre fait.

 

La bonne proposition à faire, c'est d'accepter et négocier le confédéralisme, mais un confédéralisme à quatre.

 

Quatre Etats-Régions démocratiques, économiquement développés, libres et égaux en droits, capable de passer des accords de coopération sans contrainte et sur pied d'égalité sur les sujets les intéressants avec les nouveaux Etats isssus de l'ancien royaume de Belgique, ainsi que des alliances avec les pays voisins dont certains sont loin de nous être hostiles, d'autant plus qu'ils ont compris l'intérêt - pour eux comme pour nous - de la position géostratégique exceptionnelle de la Wallonie sur ce continent. Nous ne sommes plus au XIXème siècle.

Cette proposition de confédéralisme à quatre, c'est pas nouveau, le Rassemblement wallon, depuis 2007, suivi ensuite par d'autres comme Van de Lanotte par exemple, défend ce projet qui aurait le mérite d'assurer une transition (une fin ?) en douceur.

 

Les Wallons ne doivent pas avoir peur de l'autonomie. Les transferts sud-Nord" se sont poursuivi jusqu'au milieu des années '80 alors que le PIB de la Flandre a dépassé celui de la Wallonie en 1956 !

L'exemple du Brabant wallon, (ci-devant arrondissement de Nivelles de la province unitaire du Brabant) dont le redressement éa été spectaculaire depuis la scission de la province unitaire du Brabant est là pour montrer qu'autonomes, ce qu'ils font eux-mêmes, les Wallons le font mieux.

Enfin, la régionalisation, certes trop tardive, complétée partiellement par le fédéralisme, malgré ses insuffisances (et sa complexité, à quoi bon garder cette Communauté dite française sans territoire, ni moyens, ni identité, ni vision d'avenir ?) a permis à la Wallonie d'éviter la catastrophe économique. Allons plus loin !

 

Et Bruxelles ? (Certains m'accusant de ne pas aimer cette ville région... Alors qu'il ne s'agit dans mon esprit que d'une volonté de non ingérence que je souhaiterais partagée. De quel droit, moi, Wallon, pourrais-je dire ce qui serait bon pour ses habitants ?)

Les Bruxellois tiennent évidemment fortement à leur spécificité et un statut d'Etat « ville libre internationale » n’est donc pas à exclure et n’a absolument rien de fantaisiste (à condition que ce ne soit pas un "district européen, zone de non-droits). Après tout, Berlin est bien enclavée dans un Länder... ce qui ne pose aucun problème.  Et l'Europe, ou ce qui en tiendra lieu demain, veillera  comme aujourd'hui à l'application des traités sur la libre circulation des homme et des marchandises. Il n'y a donc aucune crainte à avoir là non plus. Mais c'est à eux à faire leur choix.

 

Un plan B est synonyme d'échec, de solution de rechange quand quelque chose n'a vraiment pas marché. Et si on réfléchissait une bonne fois pour toute à une véritable "réingéniérié institutionnelle". Tournons-nous vers l'avenir !

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 05:21

Un billet inspiré d'une intervention de Michel Henrion sur "Facebook" dont je remercie de sa vigilance  :

  

On ne peut que conseiller à tous les Wallons et  aux « autres francophones », si souvent mal informés de ce qui se passe en Flandre - à qui on continue à faire croire que N-VA et Vlaams Belang c’est blanc-bonnet et bonnet-blanc - de regarder cette vidéo (malheureusement en néerlandais), à savoir celle du face-à-face sur le thème de l’immigration qui a opposé ce dimanche midi, à la VRT, Bart De Wever et le leader du Belang, Filip De Winter

 

Curieusement, la « presse francophone » s'est évidemment bien gardée d'en révéler l'existence.

 

C’est saisissant parce que, jusqu’ici, aucun politique flamand n’avait fait ce que le président de la N-VA a osé aujourd’hui : combattre Dewinter sur le fond. On observera notamment le passage ou De Wever en amène Dewinter à reconnaître implicitement qu’ils se fiche, dans sa guerre contre l’Islam, des Droits de l’Homme et de la Convention de Genève...

 

Tandis que Dewinter dénonçait « la nouvelle colonisation » le président de la N-VA développait son discours, certes musclé (il n'est pas de droite pour rien !), mais approchant  « l’immigration de manière positive » là ou, dit De Wever, «  le Belang veut la guerre avec l’Islam ». « Les gens ont peur de l’Islam et vous exploitez ça » , lance De Wever, partisan « de faire de l’immigration un succès  » grâce à une « analyse correcte et positive du multiculturel ». De Wever s’attaque aux « fondamentalistes » mais précise bien que la N-VA n’est pas « anti-immigration ».

 

Plus fondamentalement, ce débat cache toute une stratégie politique. De Wever n’a jamais caché son aversion pour le Belang fasciste, raciste et xénophobe des Dewinter et autres Annemans. En abordant désormais « de manière positive » le dossier de l’immigration, il espère, en démocrate, donner le coup de grâce au dernier atout électoral du Belang.

 

« De Wever en De Winter debatteren over migratie » sur : www.deredactie.be (De zevende dag – 09/09/12)

 

Un résumé dans le journal télévisé

 

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Published by Claude Thayse - dans Actualité
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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 13:33

Saison creuse sur le front des déclarations politiques… Ceux qui ne sont pas en vacances préparent les communales et tous sont dans leurs petits souliers en attendant le résultat électoral de la N-VA.

 

C’est donc - pour les journalistes - le moment de chercher de quoi attirer l’attention des lecteurs. Le monstre du Loch Ness et E.T. étant aux abonnés absents, il reste a chercher du côté des farfelus, genre Laurent louis ou Michaël Modrikamen. Les « Laurel et Hardy » de la droite extrême. Sauf qu’eux, ne font pas vraiment rire.

 

Ce samedi, c’est ce Modrikamen  - oui, celui qui a dit à la RTB(f) que « Le FN n'est pas un parti d'extrême-droite » - qui a fait le bonheur de David Coppi du « Soir » de Bruxelles.

Il se voit en allié … de la N-VA ! Et se donne jusqu’à 2014 pour réussir son pari…

 

Evolution impressionnante pour ce belgicain unitariste forcené (ex ?) ami de Rudy Aernoudt, ce Flamand - licencié par le Gouvernement flamand de son poste de secrétaire-général du département Economie, Science et Innovation de l'administration flamande - grand partisan de la fumeuse « circonscription électorale unique.

 

J’imagine mal ce parti devenir confédéraliste, lui qui il y a encore peu ne souhaitait plus que deux niveaux, le fédéral (prépondérant)  et les Régions.

 

Certes, la V-VA a un programme économique que dans certains de ses aspecte on peut qualifier de droite, proche de celui du MR, mais il s’agit là d’une droite démocratique. Alors que, loin de là, les positions du P.P. se situerait plutôt à la droite de la droite.

 

Le seul point où je partage l’opinion de Modrikamen c’est quant il dit : « Les structures belges actuelles sont dépassées dans les faits, la dernière réforme de l’Etat n’y changera rien : nous allons droit vers le basculement dans un autre monde en 2014, à l’issue des élections législatives et régionales. » Mais, ce n’est évidemment pas un scoop ! N’importe quel observateur, même porteur d’œillères, de la vie politique vous dira la même chose.

 

J’avoue avoir du mal à comprendre pourquoi des journalistes acceptent de se faire le relai de ce genre de propos.  J’imagine mal une telle alliance contre-nature. Tellement de choses séparent la N-VA (diabolisée par la « presse francophone » qui n’accepte pas le combat pourtant honorable de ce parti pour l’indépendance flamande et qui par cette attitude veulent absolument conserver une Belgique unie et devraient pourtant petit à petit se faire à l'idée que ce sera une Belgique à forte coloration flamande) du P.P. que je verrais beaucoup plus proche du Vlaams Belang.

On ne peut donc évidemment pas comparer avec le passé où à l'époque où le nationalisme flamand était incarné par la Volksunie, certains partis wallons discutaient avec ses représentants. L'acquis du fédéralisme belge, c'est cette tradition du dialogue, en amont de la réforme de l'Etat. Le Rassemblement wallon y a beaucoup aidé. Un peu comme la Volksunie, ce parti comprenait des personnalités très diverses, des gens qu'on a retrouvés ensuite dans d'autres partis, comme Jean Gol, Etienne Knoops, François Perin chez les libéraux, Yves de Wasseige au PS, Paul Lannoye chez Ecolo, ou encore Paul-Henry Gendebien au PSC...

Les responsables du Rassemblement wallon et de la Volksunie se parlaient. En 1975, le sénateur Lode Claes (VU) et le ministre Robert Moreau (RW) ont élaboré ensemble un projet complet pour régler le contentieux communautaire. Ces discussions ont préparé le terrain pour les autres partis, et ont permis d'aboutir à des accords sur les principes du fédéralisme.

 

Il y a eu pourtant déjà eu un précédent à l'extrême droite, mais comme d’habitude, oublier l’Histoire, c’est se condamner à la répéter.

 

Voici le texte de l’accord de ce précédent entre deux partis ouvertement d’extrême droite :

 

Le 10 avril 1937, le journal rexiste 'Le Pays réel' publia le texte de l'accord conclu entre Léon Degrelle et Staf Declercq, président du V.N.V. :

 

Tusschen Rex, vertegenwoordigd door Léon Degrelle en het V.N.V., vertegenwoordigd door Staf De Clercq, wordt volgende overeenkomst gesloten:

I.  - REX VERDEDIGT VOLGEND PROGRAMMA

a) Ten opzichte van het nationale vraagstuk, de omvorming van den huidigen Belgischen eenheidsstaat in een federalen staat, zoals hij bepaald geworden is in de voordracht uitgesproken door Paul De Mont den 4en 0ktober te Luik, goedgekeurd door den Leider van Rex en door 25.000 Waalsche Rexisten.

Deze voordracht wordt gevoegd bijl deze overeenkomst als een keure, ten titel van inlichting.

Groot Brussel (nader te bepalen) zal geregeerd en bestuurd worden zoodat er een einde zal gesteld worden aan de huidige verfranschingspolitiek en dat aan de Vlamingen de volledige ontplooiing van hun nationaal bestaan zal worden gewaarborgd-.

b) Ten opzichte van de politieke en sociall-economische vraagstukken, een staatsordening waar bij waarborg van de volkskontrool en volksmedezeggenschap door het voortbestaan van het politiek parlement op grondslag van het algemeen stemrecht, de levende en natuurlijke stemrecht  tot uiting komen in een korporatieve volksordening.

II. - HET V.N.V. AANVAARDT :

a Ten opzichte van het nationaal probleem, de belgische federale staat, hetgeen niet insluit het opgeven zijner dietsche opvatting.

Met  het oog op deze opstelling, wordt de strijd gevoerd binnen den Belgischen Staat, onder de kroon van Saksen-Koburg.

 b) Zoals hierboven. (1b).

III. - Met het oog op de uitwerking van dit programma en tot strijd en verweer in Vlaanderen tegen het communisme, duiden de leiding van Rex en V.N.V. ieder 3 afgevaardigden aan die den Staf vormen van de gelijkloopende actie van Rex en V.N.V.

IV. - Het doel dezer overeenkomst is de mogelijkheid voor te bereiden van de versmelting van V.N.V. en Rex-Vlaanderen in eene Vlaamsch Nationale organisatie.

Rex zal met het oog hierop een aanhoudende kampagne voeren tot reintegratie van de taalvervreemden van Vlaanderen in de nationale gemeenschap.

Rex verbindt zich zijn organisatie van het Volksfront te behouden in zijn huidigen vorm en geest.

Rex zal onmiddellijk de middelen overwegen ten einde de syndikalisten en mutualisten in Vlaanderen aan te sluiten bij de bestaande organisatie “lk Dien”.

Al de uilingen van Rex in Vlaanderen, behoudens de redevoeringen van den Leider, van Rex. zullen in het Nederlandsch geschieden.

V. - Deze overeenkomst is afgesloten door den Leider van Rex.  Deze verbindt zich het onderhavig accoord uit le breiden tot en te doen naleven door de heele Rex-beveging.

VI. - Deze overeenkomst Rex Vlaanderen-V.N.V. zal slechts met toestemming van beide partijen tot andere groeperingen worden uitgebreid.

VII. - Rex Vlaanderen en V.N.V. zullen gemmesnchappelijk overleggen mits welke hervormingen hun vertgenwoordigers in het parlement een regeering zouden kunnen steunen.

VIII. - Dit accoord zal geheim blijven tot de gemeenschappelijke Leiding oordeelt dat het noodig of gewenscht is dit openbaar te maken in gemeenschappelijk overleg.

 

S. DECLERCQ                                                                                       L. DEGRELLE

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Published by Claude Thayse - dans Coup de gueule
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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 00:12

Un certain nombre de mythes ont la vie particulièrement dure. Particulièrement à propos de la fixation de la frontière linguistique. Ils sont ressortis, ces derniers mois, comme des vérités historiques, y compris (surtout !) dans la presse subsidiée.

  

Pourtant, dans le Courrier Hebdomadaire du CRISP (n°2069-2070)  qui a été consacré et qui devrait être actualisé suite au vote récent de la réforme des Institutions, l’auteur – Stéphane Rillaert – en a listé quelques uns, citons :

 

- « En 1932, les flamands ont offert aux francophones d’instaurer le bilinguisme dans tout le Royaume et ceux-ci l’ont refusé. »

 

Cette affirmation souvent répétée du côté flamand (un grand nombre d’hommes politiques flamands - mais pas seulement ! l’ont répété devants des caméras, dont Théo Lefèvre lui-même ou Jean-Luc Dehaene) n’a absolument aucune base historique. Dans aucun débat à la Chambre ou au Sénat on ne trouve une telle « offre », par ailleurs parfaitement contradictoire avec les exigences du mouvement flamand depuis des décennies, pour ceux qui s’y sont intéressés.

 

- « En 1960, 300 bourgmestres flamands ont enfreint la loi en refusant d’appliquer le recensement linguistique. »

 

La loi ne prévoyait déjà plus de volet linguistique au recensement. Ils ont refusé d’utiliser des formulaires bilingues pour ce recensement, en conformité avec les règles sur l’emploi des langues, et il a fallu plus de temps pour imprimer de nouveaux formulaires.

 

- « Depuis 1830, des dizaines de communes flamandes se sont francisées, alors qu’il n’y a aucun exemple de commune francophone qui se soit néerlandisée. »

 

S’il est vrai que les communes flamandes devenues francophones sont plus nombreuses, l’évolution inverse a existé : Rekkem, Zandvoorde, Espierres, Helchin….

  

- « En 1962, les socialistes liégeois ont accepté, voire demandé discrètement au 1er Ministre Théo Lefèvre, que les Fourons soient rattachés au Limbourg parce qu’en écartant ces communes à majorité sociale-chrétienne de l’arrondissement de Liège, ils voulaient conforter leur majorité à la province. ».

 

L’écartement des Fourons vers le Limbourg ne changeait en rien l’équilibre électoral de l’arrondissement, et tous les députés et sénateurs liégeois ont voté contre le rattachement au Limbourg.

 

*

**

 

J’ai déjà, dans le passé parlé des précautions préparatoires au clichage de la frontière suite aux propositions du Centre Harmel, en particulier du rôle joué par les deux Commissaires du gouvernement qui ont préparé le dossier en parcourant toutes les communes susceptibles de basculer d’un côté ou de l’autre.

La loi du 8 novembre 1962 est donc bien celle qui fixe la frontière linguistique de façon définitive, à l'exception de la périphérie bruxelloise. Elle sera complétée, pour ce faire, par la loi du 2 août 1963. Les deux lois entreront en vigueur ensemble le 1er septembre 1963.

Cette loi modifie les limites des provinces et arrondissements pour y rattacher certaines communes en fonction de leur appartenance linguistique à un arrondissement correspondant à la langue de la commune. Certaines limites de communes sont aussi modifiées dans ce sens. 25 communes se voient attribuer un statut linguistique spécial, différent de celui prévu dans la loi du 28 juin 1932, qu'on baptisera « facilités ». Les 6 communes de la périphérie bruxelloise et les 31 communes des cantons d'Eupen, Malmédy et St-Vith y seront ajoutées en août 1963.

Chronologie du parcours parlementaire. J’ai gardé les numéros (liens directs) afin que le lecteur intéressé puisse retrouver dans les publications de la Chambre des représentants (ou au moniteur belge) les textes auxquels ils se rapportent.

Vote Chambre 31/10/1962 / Vote Sénat 09/10/1962 / Date de la loi 08/11/1962 / Date moniteur 22/11/1962 / Moniteur n° 262

Projet de Loi  38K0194

 

Date de dépôt

14/11/1961

Type de document

Projet de Loi

Date d'envoi

14/11/1961

Auteur(s)

Gouvernement

Commentaire

Et annexe

Date de fin

31/10/1962

Document(s) suivant(s)

002

21/11/1961 Amendement

Auteur(s)

Van der Schueren

 

Collart

 

Pêtre

003

23/11/1961 Amendement

Auteur(s)

Radoux

004

28/11/1961 Amendement

Auteur(s)

Lefebvre

 

Demets

 

Deconinck

 

Verhenne

 

Pêtre

 

Wigny

005

05/12/1961 Amendement

Auteur(s)

Martens

 

Deconinck

 

Verhenne

 

Vanderpoorten

 

Meyers

 

Callebert

006

11/12/1961 Amendement

Auteur(s)

Verroken

007

21/12/1961 RAPPORT

Auteur(s)

Verroken

008

21/12/1961 Amendement

Auteur(s)

Martens

 

Van der Schueren

Commentaire

Les Amendements de M. Martens ont été redéposés après rapport; ils n'ont pas été réimprimés.

009

05/01/1962 Amendement

Auteur(s)

Lefère

Commentaire

Les Amendements de M. Lefère ont été redéposés après rapport; ils n'ont pas été réimprimés.

010

10/01/1962 Amendement

Auteur(s)

Callebert

 

Devos

 

Pêtre

 

Parisis

 

Wigny

Commentaire

Les Amendements de MM. Devos et Wigny ainsi que les Amendements de M. Pêtre (art. 1 et 2) ont été redéposés après rapport; ils n'ont pas été réimprimés.

011

15/01/1962 Amendement

Auteur(s)

Dejace

012

16/01/1962 Amendement

Auteur(s)

Verhenne

013

25/01/1962 Amendement

Auteur(s)

Houbart

 

Lefebvre

 

Radoux

Commentaire

L'Amendementde M. Radoux a été redéposé après rapport; il n'a pas été réimprimé.

014

26/01/1962 Amendement

Auteur(s)

Destenay

Commentaire

Les Amendements de M. Destenay ont été redéposés après rapport; ils n'ont pas été réimprimés.

015

29/01/1962 Amendement

Auteur(s)

Moyersoen

016

30/01/1962 Amendement

Auteur(s)

Charpentier

017

30/01/1962 Amendement

Auteur(s)

Deconinck

 

Van Leemputten

Commentaire

Les Amendements de M. Van Leemputten (art. 2) ont été redéposés après rapport; ils n'ont pas été réimprimés.

018

31/01/1962 Amendement

Auteur(s)

Kiebooms

 

Lavens

 

Jeunehomme

 

Van den Eynde

 

Van Eynde

 

Peeters

Commentaire

Les Amendements de M. Peeters (art. 2, n°s 8 et 11) ont été redéposés après rapport; ils n'ont pas été réimprimés.

019

03/02/1962 Amendement

Auteur(s)

Wouters

Commentaire

Les Amendements de M. Wouters ont été redéposés après rapport; ils n'ont pas été réimprimés.

 

 

020

06/02/1962 Amendement

Auteur(s)

Van Den Daele

Commentaire

Les Amendements de M. Van Den Daele ont été redéposés après rapport; ils n'ont pas été réimprimés.

021

06/02/1962 Amendement

Auteur(s)

Verroken

 

Vanderhaegen

 

Peeters

 

Cudell

022

07/02/1962 Amendement

Auteur(s)

Deconinck

023

09/02/1962 Rapport complémentaire

Auteur(s)

Verroken

024

12/02/1962 Amendement

Auteur(s)

Parisis

025

13/02/1962 Amendement

Auteur(s)

Meyers

 

Verhenne

 

Gruselin

 

Kiebooms

 

Moyersoen

 

Devos

026

13/02/1962 Amendement

Auteur(s)

Dejace

027

14/02/1962 Amendement

Auteur(s)

Deconinck

 

Vandamme

 

Parisis

 

Van den Eynde

 

Pierson

 

Delhache

 

Collart

028

10/10/1962 PROJET amendé

Auteur(s)

Sénat

029

23/10/1962 Amendement

Auteur(s)

Dejace

Commentaire

Les Amendements de M. Dejace ont été redéposés après rapport; ils n'ont pas été réimprimés.

030

25/10/1962 RAPPORT

Auteur(s)

Verroken

031

25/10/1962 Amendement

Auteur(s)

Dejace

 

Van der Schueren

032

27/10/1962 Amendement

Auteur(s)

Parisis

033

30/10/1962 Amendement

Auteur(s)

Mundeleer

 

Gruselin

 

Jeunehomme

034

30/10/1962 Amendement

Auteur(s)

Deconinck

 

Document Sénat

38S0123 PROJET TRANSMIS

Date de dépôt

15/02/1962

Type de document

03 PROJET TRANSMIS

Auteur(s)

Chambre

Date de fin

09/10/1962

Document Sénat
Document suivant

38S0280 RAPPORT

Date de dépôt

26/06/1962

Type de document

32 RAPPORT

Auteur(s)

Karel, Van Cauwelaert

Document Sénat
Document suivant

38S0281 Amendement

Date de dépôt

26/06/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

Gisèle, Wibaut
Pierre, Descamps

Document Sénat
Document suivant

38S0282 Amendement

Date de dépôt

26/06/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

 Jean,Pierre,Armand, Duvieusart
 Roger,Jean,Henri, Motz
 Armand, Versé

Document Sénat
Document suivant

  38S0283 Amendement

Date de dépôt

26/06/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Évance, Jennard
, Louis, Desmet
, Joseph,Henri,Antoine, Oblin
, Charles,Nicolas,Joseph, Deliège
, Fernand, Vinet

Document Sénat
Document suivant

38S0284 Amendement

Date de dépôt

26/06/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Jean, Allard
, Hubert, Vandermeulen
, Georges, Housiaux
, Henri, Pontus
, Fernand, Dehousse
, Hubert,Fernand, Rassart

Document Sénat
Document suivant

38S0285 Amendement

Date de dépôt

26/06/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Albert,François,Joseph, Baltus
, Henri, Pontus
, Arnold, Godin
, Henri, Maisse
, Jean, Allard
, José, Nihoul

Document Sénat
Document suivant

38S0286 Amendement

Date de dépôt

26/06/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Gerard, Vandenberghe
, Jeroom,Jozef, Stubbe
, Arthur, Saelens
, Armand, De Rore
, Jacques,François, Van Buggenhout
, Gilbert, Mullie

Document Sénat
Document suivant

38S0289 Amendement

Date de dépôt

27/06/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Érard, de Schaetzen
, Abdon, Demarneffe
, Jeanne, Driessen
, Hubert, Leynen
, Andries,Lodewyk,Joannes, Mondelaers
, Alfred, Slegten

Document Sénat
Document suivant

38S0290 Amendement

Date de dépôt

27/06/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Joseph, Wiard
, Edmond, Machtens
, Jeanne, Beeckman
, Gustavus, Devuyst
, Charles, Willems

Document Sénat
Document suivant

38S0291 Amendement

Date de dépôt

28/06/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Henri, Rolin

Document Sénat
Document suivant

38S0295 Amendement

Date de dépôt

30/06/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Pierre, Nothomb

Document Sénat
Document suivant

38S0298 Amendement

Date de dépôt

03/07/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, René, Delor
, Félix,Georges, Camby
, Alfred,Alphonse,Albéric, Scokaert

Document Sénat
Document suivant

38S0300 Amendement

Date de dépôt

03/07/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Robert, Gillon
, Hilaire,Emile,Hector, Lahaye
, Laurent, Merchiers
, Joseph, De Grauw
, Henri, Maisse
, Raoul,Albert,Paul, Vreven

Document Sénat
Document suivant

38S0302 Amendement

Date de dépôt

04/07/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Renaat, Diependaele
, Robert, Roosens

Document Sénat
Document suivant

38S0307 Amendement

Date de dépôt

05/07/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Georges, Housiaux
, Henri, Janne

Document Sénat
Document suivant

38S0309 Amendement

Date de dépôt

10/07/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Simon, Flamme
, Albert, Moulin

Document Sénat
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38S0311 Amendement

Date de dépôt

10/07/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Jean,Cyrille, Debucquoy

Document Sénat
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38S0312 Amendement

Date de dépôt

10/07/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Paul, de Stexhe

Document Sénat
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38S0317 Amendement

Date de dépôt

12/07/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Gerard, Vandenberghe
, Gabriël, Vandeputte
, Robert,Louis,Octaf, Gheysen
, Albert, Bogaert
, Marcel, Vandenbussche
, Damiaan,Robert, De Man
, Jeroom,Jozef, Stubbe

Document Sénat
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38S0319 Amendement

Date de dépôt

12/07/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Robert, Vandekerckhove
, Jozef, Jespers
, Gaston, Crommen

Document Sénat
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38S0330 Amendement

Date de dépôt

18/07/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Hubert, Leynen

Document Sénat
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38S0331 Amendement

Date de dépôt

18/07/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Hubert, Leynen

Document Sénat
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38S0332
Amendement

Date de dépôt

18/07/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Hubert, Leynen

Document Sénat
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38S0333 Amendement

Date de dépôt

18/07/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Hubert, Leynen

Document Sénat
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38S0335
TEXTE Adopté au 1er vote

Date de dépôt

18/07/1962

Type de document

48 TEXTE Adopté au 1er vote

Auteur(s)

Sénat

Document Sénat
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38S0373 Rapport complémentaire

Date de dépôt

02/10/1962

Type de document

33 Rapport complémentaire

Auteur(s)

, Karel, Van Cauwelaert

Document Sénat
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38S0374 Amendement

Date de dépôt

03/10/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Gaston, Crommen
, Jean,Pierre,Armand, Duvieusart
, Simon, Flamme
, Karel, Van Cauwelaert

Document Sénat
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38S0375 Amendement

Date de dépôt

03/10/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Jean, Allard

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38S0391 Amendement

Date de dépôt

04/10/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

Gouvernement

Document Sénat
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38S0396 Sous-Amendement

Date de dépôt

06/10/1962

Type de document

79 Sous-Amendement

Auteur(s)

, Robert, Gillon
, Hilaire,Emile,Hector, Lahaye
, Laurent, Merchiers
, Joseph, De Grauw
, Henri, Maisse
, Raoul,Albert,Paul, Vreven

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38S0400 Sous-Amendement

Date de dépôt

08/10/1962

Type de document

79 Sous-Amendement

Auteur(s)

, Maurice, Delbouille
, Gaston, Hercot
, Louis, Chardome
, Évance, Jennard
, Arthur, Lacroix
, René, Delor

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38S0403 Amendement

Date de dépôt

09/10/1962

Type de document

31 Amendement

Auteur(s)

, Émile, Henckaerts
, José, Nihoul
, Arsène,Jean,Pierre, Uselding
, André, Ledoux
, Arnold, Godin

Document Sénat
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38S0407 Sous-Amendement

Date de dépôt

09/10/1962

Type de document

79 Sous-Amendement

Auteur(s)

, Ernest,Marie, Adam

     

 

Lecture fastidieuse, certes mais intéressante puisqu’on retrouve dans les Amendements un certain nombre d’attitudes qui expliquent beaucoup de chose sur ce qui se passe encore aujourd’hui.

 

C'est aussi l'occasion de couper le cou à un canard. Il n'y a pas vraiment eu d'opposition d'élus bruxellois francophones à la fixation de la frontière linguistique. Au contraire même, ce sont eux qui ont permis l'annexion des Fourons au Limbourg.


Dans « La Décision politique en Belgique » (*), on trouve le nombre de députés bruxellois francophones qui votèrent en faveur de l'ensemble du projet de loi fixant la frontière linguistique. Ils sont au nombre de 13. Voici l'appartenance politique des députés bruxellois francophones qui votèrent contre le projet (vote final): 1 seul député PSC francophone, aucun socialiste bruxellois, 5 libéraux bruxellois francophones et 1 communiste bruxellois francophone. Une majorité de Bruxellois francophones votèrent donc l'annexion des Fourons au Limbourg (13 sur les 20 qui émirent un vote OUI ou un vote NON).

 

(*) Ladrière, Meynaud et Perin, La Décision politique en Belgique, CRISP, Bruxelles, 1965

 

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Published by Claude Thayse - dans Documents
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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 00:01

Ce vendredi, l’ancien arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles Halle-Vilvoorde sera partiellement scindé.

 

C’est un tournant. BHV était un arrondissement qui remonte à la fondation du pays. Ce territoire réunissait 54 communes dont 19 font partie de la Région de Bruxelles et 35, dont les 6 communes « à facilités »de la Région flamande.

 

C’est un tournant qui devrait enterrer définitivement le projet de fusion-fédération Wallonie-Bruxelles et mettre à mal le principe de communautarisme linguistique francophone. La langue n'étant pas un recours, mais tout plus un havre intellectuel. Certainement pas un recours politique.

 

C’est un tournant qui ouvre la porte à un confédéralisme sur base territoriale et qui devrait être conforté, d’ici 2014, par des transferts de compétences fédérales.

 

Le départ de la septième réforme de l'Etat est sifflé !

 

Certains vont encore en profiter pour dénoncer (et faut-il vraiment le dénoncer) la marche de la Flandre vers l'état de nation, puis vers l'état-nation. Mais... Après tout, n’est-ce pas l'objectif de tout peuple majeur de se fonder en état-nation ?

 

C’est très loin d’être une catastrophe, au contraire, ça permettra de pouvoir nous prendre en main nous-mêmes, à la Wallonie de s’affirmer et arrêter de subir en ne s’abandonnant pas au faux fatalisme de l’Histoire. Le cadre fédéral a mieux convenu à la Wallonie que le cadre unitaire, plus l’autonomie grandira, au mieux ça ira.

S'affirmer pour la Wallonie, c'est sortir de l'extrême violence qui lui est faite par le discours négatif - qui date de bien avant la relative autonomie de 1980 - qui se traduit par un mépris des « élites » lui reprochant de ne pas s'assumer politiquement tout en lui déniant le droit de le faire. Je me souviens ainsi d'une publication interne à l'administration wallonne (je crois) où le professeur Capron (en 2001 ou 2002 ?) reprochait à la Wallonie de n'avoir pas eu de stratégie de développement et visant manifestement la période durant laquelle, sans pouvoir autre que le pouvoir politique belge et la tutelle de la bourgeoisie « francophone », elle eût été bien en peine de mettre une telle stratégie en place. C'est de là que date ce virus de pensée repris et répété par toutes les « élites francophones » qui dit qu'en cas d'indépendance, la Wallonie perdrait 15 à 20 % de son niveau de vie en raison de sa dépendance vis à vis des grands centres (en serait-elle soudain coupée par un abîme ?), des navetteurs à Bruxelles (qui y sont accueillis par pure bonté d'âme, évidemment ?) ou des transferts de sécurité sociale (honnêtement, que sont quelques milliards dans le budget du chômage ?).

 

D’aucun vont hurler au reniement de la signature apposée au bas de une acte de solidarité avec les habitants francophones de la périphérie, signé le 29 mars 2007 par les partis PS, CDH, Ecolo, Fédération MR/LB-MCC-FDF, les engageant à défendre les droits naturels des Francophones habitant en Périphérie bruxelloise. Mais quand on prend la peine de relire cet accord (voir ci-dessous), il n’engageait que les ailes bruxelloises des partis dits francophone Finalement, s’il y a eu reniement, c’est bien dans leur camp qu’il faut chercher d’éventuels coupables. Il faut se méfier des généralisations (communautarisme quand tu nous tiens…).. La concentration des médias à Bruxelles crée de facto un champ relativement restreint, dense, replié sur lui-même ayant tendance à surévaluer ce qui se passe dans son orbite au dépend de ce qui lui est extérieur. La Wallonie n’existant pas dans une logique francophone, elle y est intégrée malgré elle puisqu’on ne pense pas à lui demander son avis.

 

A côté, il y a d’autres aspects non négligeables à la réforme qui sera votée aujourd'hui :

- un chapitre « Renouveau politique » qui interdira – enfin - à un candidat de se présenter à plusieurs scrutins simultanément

- La fin de l'apparentement électoral (curieusement, on n'en parle pas dans la presse...) entre les anciens arrondissements de la vieille province de Brabant. Cet apparentement anachronique qui, avec les voix bruxelloises et flamandes, a permis naguère l’élection d’un député Volksunie  au parlement wallon ou plus récemment celle du député d'extrême droite du Parti Populaire : l'incroyable Laurent Louis qui fait tellement de torts à l'image de la ville de Nivelles.

mais, il y a aussi des aspects plus préoccupants citons simplement cette inquiétante « Communauté métropolitaine » (sur laquelle peu de détails ont filtré) et appelée à rapprocher Bruxelles des communes de son « hinterland socio-économique ». Il semble bien que cette plateforme de « coopération » interrégionale aura pour territoire la totalité de l’ancien Brabant. Il est acquis qu’elle exercera des compétences de type régional et « d’importance transrégionale. » Les domaines envisagés - aménagement du territoire, travaux publics, mobilité, voire emploi - sont actuellement gérés aux niveaux fédéral, régional et communal. Pour autant, seule la mobilité est, jusqu’ici, mise en avant. Il est question de faciliter le dialogue sur « la sécurité routière et les travaux routiers de, vers et autour de Bruxelles ». Les aménagements prévus pour le « ring » sont concernés et devraient faire l’objet d’une concertation préalable.

 

Est-ce une manière indirecte de réunir ce qui a été scindé il y a plus de vingt ans et de nier les spécificités et l’autonomie du Brabant wallon ? Charles Picqué, Ministre président bruxellois a ainsi souligné que la sixième réforme de l'Etat constituait un indéniable progrès pour la Région bruxelloise. Il a également ajouté que « Si cette communauté est plus qu’un groupe de réflexion, il faut que Bruxelles y ait un poids décisif » (Sic !) Ce qui n’est guère rassurant quand on connaît le penchant de certains élus MR, Ecolo et CdH en particulier pour les retours en arrière institutionnels. (Et je ne parle pas des nouveaux arrivants directement inspirés par Messieurs Modrikamen et Maingain). (*)

 

*

*   *

 

Pour info : L’engagement des chefs de file bruxellois de partis francophones :

« Les chefs de file bruxellois des partis démocratiques francophones ainsi que leurs représentants au sein de l’Union des Francophones en périphérie bruxelloise se sont réunis ce jeudi 29 mars 2007.

Ils rappellent que la présence des francophones dans la périphérie de Bruxelles est un fait qui se confirme davantage à chaque élection. Ainsi les listes francophones ont remporté plus de 20 % des voix lors des élections européennes de 2004 sur Hal-Vilvorde. Dans les communes à facilités, ils constituent largement la majorité des électeurs.

Ils refusent le démantèlement de ces droits.

Ils s’insurgent contre les atteintes constantes à l’exercice des droits des francophones et mettront tout en œuvre pour les rétablir. Ils soutiennent les mandataires de la Périphérie décidés à faire respecter la correcte application des lois linguistiques.

Ils en appellent, en outre, à la ratification de la Convention-cadre sur la protection des minorités nationales, à la suppression des circulaires linguistiques du Gouvernement flamand et au renforcement de la protection des droits des francophones de la périphérie.

Ils refusent toute demande visant à rompre les liens entre les francophones de Wallonie, de Bruxelles et de la Périphérie.

Remettre en cause l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde ne peut s’envisager, pour eux, qu’à condition d’élargir les frontières de la Région de Bruxelles-Capitale et d’obtenir des garanties équivalentes à l’intérêt que représente l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde pour les autres francophones de la périphérie.

Les chefs de file bruxellois des partis démocratiques francophones ont décidé de rester en contact afin de travailler conjointement à la réalisation de ces objectifs communs ».

Signatures de Joëlle Milquet pour le CDH, Christos Doulkeridis pour Ecolo, Olivier Maingain pour le FDF, Jacques Simonet pour le MR/LB/MCC, Philippe Moureaux pour le PS.

 

*

*   *

 (*) Et certes, si personne ne nie que le Brabant wallon - mais n'est-ce pas vrai pour tout le reste de la Belgique d’ailleurs ? - fait encore partie de la zone économique (Hinterland ou arrière pays) de l’axe Bruxelles-Anvers voulu par la politique de centralisation-concentration menée depuis 1830, constatons comme l’avaient prévu les partisans de la scission de l’ancien Brabant que depuis (et seulement depuis) celle-ci, notre jeune province, grâce à son autonomie politique et subséquemment économique , a vu son économie se développer au point de devenir un modèle pour le reste du pays.

 

 

 

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 20:48

La guerre froide - de tranchées - que se livrent la Wallonie et la Flandre depuis les années ’30 est évidemment loin d’être terminée. Le « gaz de combat » ou plutôt « l’agent biologique » le plus toxique s’appelle – j’en ai souvent parlé ici même « Communautés ». Tout serait effectivement plus simple si on parlait en termes de territoires.

 

Dans le texte fondateur de Jules Destrée : «la célèbre « Lettre au roi sur la séparation de la Wallonie et de la Flandre » sur laquelle j’aurai bientôt l’occasion de revenir, s’il se revendique internationaliste, en tant que socialiste (ce qui est bien dans l’esprit de l’époque), il considère que s’il y a internationalisme, cela suppose l’existence de nations, Destrée conclut ainsi : « Une Belgique faite de l’union de deux peuples indépendants et libres, accordés précisément à cause de cette indépendance réciproque, ne serait-elle pas un Etat infiniment plus robuste qu’une Belgique dont une moitié se croirait opprimée par l’autre moitié? » J’aime bien qu’il précise comme s’il avait eu une vision prémonitoire des cent ans qui viennent de s’écouler n’avoir: « pour la solution de cet inquiétant problème, qu’un espoir limité dans notre monde politique »…

 

Quoiqu’il en soit, si la situation économique a changé, le contexte politique, lui a évolué très (trop !) lentement. Mais les choses bougent et je ne me range pas dans le camp des pessimistes qui augurent d’un avenir sombre pour la Wallonie. Celle-ci se débarrasse progressivement des virus de pensée qui ont été implantés au cours des 60 dernières années par des médias qui ont repris sans vérification des propos alarmistes et défaitistes quand ils n’étaient pas inventés de toute pièce pour servir la propagande flamande ou belgiciste. Leur objectif ? : « Tout faire pour nier l’existence de la Wallonie, ce vague « sud du pays »…

 

J’ai parlé précédemment de la fable qui veut que les Wallons auraient refusé le bilinguisme dans les années ’30… Il y en a un autre encore plus grand. Celui, fondateur du nationalisme flamand : « les Wallons ont dominé la Belgique depuis sa création et opprimé les Flamands »…

Or c’est évidemment absolument faux. Voici, depuis la montée en force du Mouvement flamand, la répartition de l’origine (« pré »- régionales) des ministres jusqu’au moment de la publication de la « Lettre au roi » :

Ministères et périodes

Flamands

Bruxellois

Wallons

A. Beernaert : 26 octobre 1884/ 17 mars 1894

60%

14 %

26 %

J.de Burlet  : 26 mars/1894/25 juin 1896

75 %

9 %

16 %

P.de Smet de Naeye : 26 juin 1896/ 23 janvier 1899

87 %

-

13 %

J.Vanden Peereboom : 24 janvier 1899/ 31 juillet 1899

84%

-

16 %

P. de Smet de Naeyer : 5 août 1899/ 12 avril 1907

76 %

-

24 %

J. de Trooz : 1er mai 1907/ 31 décembre 1907

67 %

11 %

22 %

F.Schollaert : 9 janvier 1908/ 8 juin 1911

57%

22 %

21 %

Ch. de Broqueville : 18 juin 1911/ 4 août 1914

42%

22 %

36 %

Les Wallons y ont toujours été minoritaires (*). Il est difficile de préciser les préférences des ministres bruxellois, mais on peut supposer que, même si le système électoral n’était pas universel, ils devaient privilégier les intérêts de leur communauté (pour utiliser un terme moderne) or, celle –ci était majoritairement flamande comme le montre les résultats du recensement de 1848 :

Bruxelles et sa périphérie (ancien B-HV avec facilités)

Nl – Fr.

Anderlecht

90% - 10%

Auderghem (Ouderghem)

Wat.-Boitsf.

Bruxelles (Brussel)

60% - 39%

Haren

100% - 0%

Laeken (Laken)

79% - 21%

Neder-over-Heembeek

99% - 1%

Etterbeek

97% - 3%

Forest (Vorst)

93% - 7%

Ixelles (Elsene)

54% - 46%

Jette

87% - 13%

Koekelberg

98% - 2%

Molenbeek-Saint-Jean (Sint-Jans-Molenbeek)

85% - 15%

Schaerbeek

72% - 28%

Saint-Gilles (Sint-Gillis)

83% - 17%

Saint-Josse-ten-Noode (Sint-Joost-ten-Noode)

49% - 51%

Uccle (Ukkel)

95% - 5%

Watermael-Boitsfort (Watermaal-Bosvoorde)

98% - 2%

Woluwe-Saint-Lambert (Sint-Lambrechts-Woluwe)

100% - 0%

Woluwe-Saint-Pierre (Sint-Pieters-Woluwe)

99% - 1%

Berchem-Sainte-Agathe (Sint-Agatha-Berchem)

100% - 0%

Evere

100% - 0%

Ganshoren

100% - 0%

Woluwe-Saint-Étienne (Sint-Stevens Woluwe)

99% - 1%

Kraainem

100% - 0%

Drogenbos

89% - 11%

Linkebeek

100% - 0%

Rhode-Saint-Genèse (Sint-Genesius-Rode)

94% - 6%

Wemmel

99% - 1%

Wezembeek-Oppem

99% - 1%

 

Difficile de croire que les ministres bruxellois aient été tellement altruistes qu’ils en auraient oublié leurs intérêts…  Citons Destrée à ce propos, il les a bien connus : « « Une seconde espèce de Belges s’est formée dans le pays, et principalement à Bruxelles. Mais elle est vraiment peu intéressante. Elle semble avoir additionné les défauts des deux races (terme utilisé à l’époque pour « communautés » et n’ayant pas le côté péjoratif actuel.

Il faut toujours être attentif à l'histoire et à l'usage des mots, surtout quand ils sont aussi chargés - de sens, de passions -, à la fois surdéterminés et indéterminés. Tout débat devrait s'ouvrir par la question: quel sens précis donner aux mots dont on convient de se servir? C'est rarement le cas. Et effectivement, il est anachronique de reporter sur ce terme la charge affective qu'il a depuis l'époque du nazisme), en perdant leurs qualités. Elle a pour moyen d’expression, un jargon innommable dont les familles Beulemans et Kakebroek ont popularisé la drôlerie imprévue. Elle est ignorante et sceptique. Elle a pour idéal un confortable médiocre. Elle ne croit à rien, est incapable de générosité ou d’enthousiasme, soupçonne toujours chez autrui le mobile bas et intéressé, abaisse par la « zwanze » toute idée qui la dépasse. Certains laudateurs de cette platitude en ont voulu faire une vertu: le « middelmatisme », mot aussi laid que l’état d’esprit signifié. Le patriotisme de ces middelmates est nul, ils accepteraient bénévolement toute domination qui ne dérangeait point leurs aises coutumières. Cette population de la capitale, dont quelques échantillons épars existent en province, n’est point un peuple: c’est un agglomérat de métis ». (**)    

 

Hélas, depuis, depuis leur position centrale ces « middelmates »,  ont pris  le contrôle des puissants moyens de propagande que sont l'enseignement orienté de l'Histoire tel qu'il est encore dispensé aujourd'hui dans les « écoles de la Communauté française », la radio et la télévision d’abord, de la presse écrite ensuite, le «middelmatisme », s’est largement répandu chez nous également et n’est plus seulement circonscrit à Bruxelles…

 

Michel Quévit a donc raison de faire remonter les causes du déclin wallon aux premières années de l’existence de la Belgique.  Mais je vous ai déjà entretenu de tout ça !

La raison de ce billet tient à la publication, fin juin, dans « Le Vif » d’une interview de Bart De Wever qui fait une comparaison entre l’Allemagne et la Flandre à propos de la dette grecque…

Il y dit, en substance : « Les pays en difficulté et du sud ont besoin d’une transfusion », pour lui, en échange de cette « transfusion », ces pays et régions doivent faire des efforts, « ils doivent accepter des réformes et continuer leurs mesures d’économies » Pour le leader flamand, il existe ainsi, en Europe, une ligne qui sépare le sud du nord. « Et malheureusement, cette ligne passe par la Belgique »”. Surtout, il ajoute que pour lui, l’Allemagne, comme la Flandre « doit payer et n’a pas voix au chapitre ». « "L'idée que l'Europe devient un peu un modèle belge en plus grand prend de l'ampleur. Personne ne peut reprocher aux Allemands de ne pas avoir envie de devenir les Flamands de l'Europe ».

Je trouve la comparaison assez malheureuse, mais significative d’un certain esprit… dont De Wever ne se fait que le porte parole.

Commençons par l’Allemagne…

Nous sommes en 1941. Le 6 avril, la Wehrmacht envahit la Grèce. Elle y restera jusqu'en 1944. Dans son ouvrage « Dans la Grèce d'Hitler », l'historien Mark Mazower estime que la Grèce est le pays qui a le plus souffert du joug nazi – derrière la Russie et la Pologne – et qu'elle a subi un « pillage systématique de ses ressource ». En 1941, les nazis imposeront en outre à la Banque centrale grecque, comme ils l'ont fait dans d'autres pays, un prêt de 476 millions de reichsmarks au titre des contributions à l'effort de guerre.

 

Cet « emprunt » ne sera évidemment jamais remboursé, pour la simple raison qu'il ne figure pas dans l'accord de Londres de 1953 qui fixe le montant des dettes extérieures contractées par l'Allemagne entre 1919 et 1945. Afin de ne pas répéter les erreurs du traité de Versailles et de ménager ce nouvel allié de l'Ouest face à la menace communiste, les Etats-Unis consentent à réduire la dette de l'Allemagne de moitié. Les victimes de l'Occupation sont priées d'oublier leurs demandes de réparation. L'objectif stratégique des alliés est d'édifier une Allemagne forte et sereine, plutôt que ruinée par les dettes et humiliée.

 

Washington obtient surtout des pays bénéficiaires du plan Marshall qu'ils renoncent à exiger immédiatement leur dû, repoussant d'éventuelles réparations à une réunification de l'Allemagne dans le cadre d'un « traité de paix ». « A partir de là, l'Allemagne s'est portée comme un charme pendant que le reste de l'Europe se saignait aux quatre veines pour panser les plaies laissées par la guerre et l'occupation allemande », a résumé l'historien de l'économie allemand Albrecht Ritschl, professeur à la London School of Economics, dans un entretien à Der Spiegel (vous trouverez une version française dans le Courrier international).

 

Ce sursis permettra à la RFA de connaître un véritable « miracle économique », le fameux Wirtschaftswunder pendant quatre décennies. Et au moment de passer à la caisse, Bonn s'arrangera pour ne pas honorer ses engagements. Le chancelier Helmut Kohl obtient en effet que le traité de Moscou de 1990 entérinant la réunification ne porte pas la mention « traité de paix », une des conditions figurant dans l'accord de 1953 pour d'éventuels remboursements. « C'était un moyen de continuer à fuir les réparations », souligne le Süddeutsche Zeitung (article traduit en français). En approuvant ce traité, la Grèce a perdu, aux yeux de Berlin, toute légitimité à réclamer des réparations. « Dans la pratique, l'accord de Londres de 1953 libéra les Allemands de leur obligation de rembourser leurs dettes de guerre ».

 

Si on suit bien, l'actuel champion économique de la zone euro a fait trois fois défaut au cours du XXe siècle : dans les années 1930, en 1953 et en 1990, L'Allemagne n'a pas réglé ses réparations après 1990 - à l'exception des indemnités versées aux travailleurs forcé (et encore, ils ont pourtant essayé récemment encore…). Les crédits prélevés de force dans les pays occupés pendant la Seconde Guerre mondiale et les frais liés à l'Occupation n'ont pas non plus été remboursés. A la Grèce non plus. Or personne en Grèce n'a oublié que la République fédérale devait sa bonne forme économique aux faveurs consenties par d'autres nations.

 

Le parallèle est facile à faire avec la Wallonie. Quévit avait parlé de « pillage économique de type colonial », pour parler des transferts économiques de Wallonie vers la Flandre et Bruxelles. Sans parler du détournement des milliards fonds européens usurpés, les Wallons, comme les Flamands ne devraient pas oublier que la bonne forme économique de la Flandre vient du transfert (de la captation ne pourrait-on pas parler d’occupation par la Belgique) sous couvert de « solidarité nationale » de notre richesse et du fruit de leur labeur. Sans rappeler le retard causé à la Wallonie - et dont à bien profité - la Flandre par le maintien dessoixante-cinq mille Wallons pendant les cinq ans de guerre dans des camps allemands, simplement parce qu'ils étaient... wallons. 

 

De Wever a raison, la Flandre et l’Allemagne partagent évidemment la même mauvaise foi quand il s’agit de rembourser ses dettes.

 

En conclusion, il n'y a pas que les grecs de l'antiquité qui ont un certain goût pour la mythologie... (Mythologie étant pris ici dans le sens où le comprend Anne Morelli, celui de légende).

 

 

(*)

Faut-il rappeler qu’en 1893 aux premières élections législatives au suffrage universel masculin, des parlementaires socialistes flamands (POB) n’ont été élus que dans les circonscriptions wallonnes ? Anseele, leader gantois, est élu à Liège, Vandervelde, leader bruxellois, est élu à Charleroi. C’est l'unité du mouvement ouvrier qui a permis à ces leaders ouvriers flamands d’être élus en Wallonie et de pouvoir participer à la vie parlementaire...

 

(**) Ces propos n'ont pas le caractère définitif que certains veulent lui donner...

On le sait très peu, mais en 1923, Jules Destrée écrivit dans « Wallons et Flamands » que (Bruxelles) « la Cité des métis »  devient « l'ardent foyer d'une civilisation européenne; c'est un rôle assez beau pour que nous puissions beaucoup lui pardonner ».  Et le 12 février 1930 il demandera au gouvernement, en échange de son vote, que l'on reconnaisse le caractère bilingue de la région bruxelloise, que l'on s'engage à ne recourir à aucune contrainte pour atténuer ce caractère bilingue, que l'on fixe la frontière linguistique « en rectifiant la limite des arrondissements selon la volonté de la population des communes égarées »…

On l’a oublié à Bruxelles, y compris dans les rangs de ceux qui comme à la « Ligue wallonne de la Région de Bruxelles », sans doute parce qu’elle est inféodée au FDF, le vouent aux gémonies sans l'avoir vraiment lu... Être Wallon restera toujours suspect tants que la Belgique existera.

  

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Published by Claude Thayse - dans Coup de gueule
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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 18:50

Dans son éditorial : « Imprévisibles, nos amis flamands ? » Monsieur V.d.W., rédacteur en Chef, écrit ceci : « Ce mercredi 11 juillet, ce sera donc le 710e anniversaire de la bataille des Eperons d’or. Il y a 710 ans, les milices flamandes aidées par des troupes namuroises et zélandaises, remportaient, à Courtrai (Kortrijk) une victoire décisive sur les troupes de Roi de France et gagnaient ainsi leur indépendance ».

 

Si Henri Pirenne a voulu voir dans la «bataille des éperons d'or» la première manifestation de « l'unité belge » par le fait que des gens du comté de Namur combattirent aux côtés des Flamands. Il s’est bien gardé de dire que les Comtes de Flandre et de Namur était une seule et même personne.

 

Cette interprétation qui a la vie dure relève de l'idéologie davantage que de l'Histoire, les consciences nationales étant évidemment encore inexistantes au début du XIVe siècle, avec des combattants de toutes origines dans les deux camps.

  

Une victoire décisive ? Gagnant ainsi leur indépendance ? Ah bon ?  

 

Il est vrai que les médias « francophones » qui méritent le label « national » ont tous leur siège à Bruxelles. Ils opèrent à proximité des « grands » lieux de pouvoir décisionnel, en matière politique comme en matière culturelle. Et comme ceux-ci sont encore imprégnés de propagande nationaliste belge... Ils continuent la stratégie dénoncée par de Gaulle dans un billet précédent.

Décidément Pirenne n’est pas mort et la bourgeoisie francophone pense encore et toujours en flamand.

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Published by Claude Thayse - dans Coup de gueule
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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 05:55

 

« Si j’étais resté au pouvoir, j’aurais aidé les Wallons, les Jurassiens, les Genevois et les Vaudois, les habitants des îles anglo-normandes à s’affirmer. Je leur aurais manifesté de plus en plus d’intérêt. La Belgique, malheureusement, a toujours été contre nous. Ce que j’ai fait au Québec est très important et doit permettre aux Canadiens français de s’acheminer vers un statut d’Etat indépendant. Sans doute auront-ils des liens avec les Canadiens anglais mais ils formeront un Etat français d’Amérique, homogène, avec des liens étroits avec la France ».

 

Charles de Gaulle, juin 1969 en Irlande, propos recueillis par Geoffroy de Courcel.

Tiré de « Charles de Gaulle » d’Eric Roussel - Gallimard, Paris 2002, page 917.

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

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