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20 février 2006 1 20 /02 /février /2006 12:14
Dans ses « Carnets du samedi » dans « Le Soir » du 18 février, Pierre Bouillon reprend l’opinion exprimée par le candidat surprise à la présidence du parti bruxellois FDF à propos du manque de projet politique à opposer aux partis flamands. Il remarque fort justement que s’il existe bien chez eux des « sensibilités », il y a un projet commun. « Une intersection » écrit-il pour ne pas choquer son lectorat. Excès de pudeur ?
Je ne peux m’empêcher, lorsque je lis la liste des différentes tendances "au sud" - belgicains pour un retour à la Belgique « d’avant », fédéralistes stationnaires ou optimistes, (rares) confédéralistes, séparatistes (des « dingues » précise-t-il), monarchistes radicaux ou modérés (c’est selon…), républicains (belgicains, fédéralistes, confédéralistes, séparatistes, régionalistes, ce n’est pas précisé…), des rattachistes (tiens ! Un belgicisme !), des régionalistes, des communautaristes -  de le trouver quand même fort simplificateur. Il a raison de dire qu’il y a pas de projet commun à opposer (pourquoi opposer ?) aux Flamands. Il y en a trois. Deux utopiques et un réaliste.
 
Le choix majoritaire de la tendance pseudo unitaire allant du retour à l’ancienne Belgique aux différents avatars fédéralo-confédéralo-régionalo-communautariste (ouf !) est la plus répandue. Malgré l’échec historique du fédéralisme belge doublé d’une crise patente du régime, elle reste très mode comme celle « d’être monarchiste ». Mais elle ne peut aboutir. Il faut pour ça avoir un minimum de convergence avec le partenaire flamand. Ce qui n’est pas le cas. Basée sur le principe d'unanimité et de contagion qui joue sur la pression conformiste que le groupe exerce sur l'individu, cette position rassure (faussement) et permet de temporiser et (surtout) d’occulter le vrai débat en jouant les gros bras, tout en se donnant à peu de frais des allures de responsables face au désarroi de la population.
 
Ensuite, le choix du séparatisme wallon ou bruxellois ? Vous voulez rire ?
 
Le seul choix clair. C’est celui de la réunion de la Wallonie et de Bruxelles à la France, improprement qualifié de « rattachisme ». Choix certes peu rentable électoralement jusqu’ici, il est cependant  le seul économiquement, culturellement, politiquement et socialement réaliste ainsi que l’exprimait au travers de citations historiques – mais toujours d’actualité - André Schreurs dans le courrier des lecteurs du même journal. Ancien Directeur du Palais des Congrès de Liège et compagnon de route du Mouvement wallon depuis fort longtemps, il écrivait là en observateur lucide.
C'est aussi le seul scénario politique craint par toute la Flandre. Ce n'est pas un hasard.
Et l'idée progresse dans les esprits.
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Published by Claude Thayse - dans Réflexions
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19 février 2006 7 19 /02 /février /2006 10:44
Je me demande ce qu’a fait la Belgique…
 
Communiqué
 
Les tenants du protocole de Londres, avec les encouragements du MEDEF, ne désarment pas.
Rappelons que ce protocole, s'il était ratifié, permettrait aux brevets d'invention - déposés en une des trois langues officielles de l'Office européen des brevets, allemand, anglais, français, simplement accompagnés d'un résumé (revendications) en langue locale - d'être porteurs de droit dans n'importe quel pays d'Europe. Actuellement, les brevets doivent être traduits dans la langue nationale pour être validés en France. C'est le cas de beaucoup de pays d'Europe.
Si le protocole de Londres était ratifié cela signifierait, à court terme, une anglicisation généralisée des brevets car la France n'exigerait plus la traduction des brevets rédigés à l'origine en anglais, en particulier des nombreux brevets américains ou japonais, alors que les États-Unis et le Japon exigent la traduction en anglais des brevets étrangers !
Même en France, les grandes entreprises seraient tentées de publier leurs brevets en anglais pour les rendre plus "universels" (ce que certaines font déjà).

Face à la résistance de nombreux parlementaires, députés et sénateurs, à commencer par le président du Sénat, les différents gouvernements, depuis 2000, n'avaient pas encore soumis la ratification de ce texte au vote des deux chambres.
Par une manœuvre discrète, la ratification réapparaît dans un coin d'un projet de loi relatif à la Recherche, adopté le 1er février par la commission des Finances. L'Assemblée nationale se prononcera le 28 février 2006.

La Compagnie nationale des conseils en propriété industrielle (CNCPI) et l'Association des professionnels de la traduction des brevets d'invention (APROBI) ont déjà effectué, en urgence, des démarches auprès de responsables politiques pour attirer l'attention sur cette tentative et pour en rappeler les dangers.
Pour notre part, en nous limitant au seul aspect du sort de la langue française, nous nous devions de réagir comme nous l'avons déjà fait lors des tentatives précédentes.
Nous avons adressé à 74 députés, connus pour leur attachement à la langue française ou responsables de commission ou de groupe politique, une lettre d'alerte dont la copie est jointe.
Nous agirons également auprès des ministres de la Culture et de la Francophonie, de quelques sénateurs attachés à la langue française (qui ne sont toutefois pas consultés dans ce projet de loi).

Certain pays n'ont pas à ratifier car, dès le début, ils ont tout simplement refusé de signer ce protocole. C'est le cas de l'Espagne de la Grèce, de l'Italie et du Portugal.
Ces quatre pays ont donc estimé que la préservation de leur langue primait avant tout. Nos gouvernants auront-ils moins d'attachement à la nôtre?

Marceau Déchamps
vice-président
Défense de la langue française.

Brevet européen : une première victoire, mais le combat continue…, c’est sous ce titre que Nicolas Dupont-Aignan relate le vote ce vendredi 3 mars 2006 à l’Assemblée nationale
  
En effet, à quelques uns, les Députés conscients de l’importance de la défense du Français ont pu éviter le vote de l’amendement à l’article 5 du projet de loi sur la recherche qui, en ratifiant l’accord de Londres sur les brevets, aurait signé la mort de la langue française dans le domaine économique et technologique.
   
A force de convaincre les quelques parlementaires présents en séance, Ils ont contribué à ce que Monsieur Fourgous retire son amendement.

 

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17 février 2006 5 17 /02 /février /2006 14:20
Après Emmanuel Hendrickx dans le district de Nivelles-Genappe, on vient d’apprendre que Pierre Boucher va abandonner son  mandat de (discret) député régional wallon à la demande du MR. Il serait le plus apte à mener la liste provinciale dans le district de Wavre-Jodoigne-Perwez. Comme il sera forcément élu, ça fera un beau jeu de chaises musicale au lendemain des élections. Pas de surprises à attendre de ce côté-là.
 
Il est vrai par ailleurs que c’est une vieille tradition chez eux de présenter des « listes de notables ». Notables qui démissionnent ensuite pour faire siéger des seconds couteaux.
 
Cette tradition est mise à mal par le nouveau code de la démocratie locale. Ce qui explique que le MR fasse appel à sa vieille garde. Cruel désaveu pour tous les autres dont la qualité est ainsi mise en doute.
 
Boucher et Hendrickx sont ils vraiment les plus aptes ? Sont-ils là plutôt pour essayer de sauver la domination MR sur la province du Brabant wallon ? Les libéraux sont-ils à ce point déstabilisés ? Boucher retrouvera-t-il un mandat de député permanent ?
 
Historiquement, l’évolution de ce parti s’apparente à celle d’un banc de sable. Grossissant par moment quand il est dans le vent pour ensuite se déliter très rapidement quand les circonstances changent.
 
A moins qu’il ne s’agisse de politique interne classique de redistribution des mandats…
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Published by Claude Thayse - dans Brabant wallon
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16 février 2006 4 16 /02 /février /2006 13:59
Le reportage de « Questions à la Une «  diffusé hier soir et concernant le plan Marshall aurait été révisé pour pouvoir passer à l'antenne. Et pas par n’importe qui : Jean-Paul Philippot !
  
La direction affirme, la main sur le coeur, que les changements sont « superficiels et liés à l'actualité ». Evidemment !
  
Du côté des journalistes (info glanée dans la DH), on parle d'intervention coupée…
   
Déjà que l’information orientée en faveur du parti dominant et de la stabilité du régime, il semble bien que la liberté des journalistes soit de plus en plus ténue. Dur dur, d’être professionnel dans cette maison !
   
Quand je vous disais précédemment que la RTB(f), au vu du contenu de ses informations, c’est de plus en plus « Sept jours au Groland »…En moins comique… 
   
Allez, tous avec moi :
« Vive notre président ! » et « Banzaï ! »
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Published by Claude Thayse - dans Coup de gueule
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16 février 2006 4 16 /02 /février /2006 11:42
Surprise (?), il y aura deux candidats à la présidence de ce parti bruxellois qui fut fédéraliste dans les années 60-70 du siècle dernier. (Et, pour mémoire et sans doute espérer acquérir ainsi un peu de visibilité pour les prochaines élections provinciales, un troisième candidat habitant le… Brabant wallon ! J’avoue, moi qui y suis pourtant né ainsi que mes parents, grands parents, ignorer que ce parti puisse avoir des affiliés dans notre province).
 
Mais revenons aux deux vrais candidats. Le choix va être difficile pour les militants de ce parti. Difficile de choisir.
 
Le sortant ?
Intermittent de la résistance francophone bruxelloise, il a, pour mémoire, privilégié les intérêts des habitants des 19 communes, lâchant ceux des communes à facilités et de la périphérie, contre des garanties illusoires et un peu de subsides, lors de la dernière négociation sur BHV. Acceptant ainsi une véritable « épuration culturelle ».  Heureusement pour ces derniers que Spirit, voulant engranger davantage, a fait capoter la négociation, preuve que chez les Flamands aussi, le mieux est l’ennemi du bien…
Il se déclare chaud partisan d’une Belgique continuée sous forme d’un Etat résiduel formé d’une partie de Bruxelles et de la Wallonie, sachant pertinemment bien que ce n’est qu’un slogan creux mais qui rassure la partie frileuse et ultra conservatrice et revancharde anti-flamande de l’électorat de son parti. Mais ne veut pas
Lui aussi qui, faut-il le rappeler, ravalait vite fait ses rodomontades quand Louis Michel lui faisait de gros yeux ?
  
Le concurrent  ?
Bourgmestre d'Auderghem et ancien ministre régional bruxellois, lui reconnaît lucidement  qu’il n'y a pas de projet, que les francophones font de l'occupationnel politique – et que le FDF n'est pas en reste (Bien vu ! C’est, en effet,  tout ce qu’il fait). Qu’il faut cesser de se mentir, de croire que rien ne va se passer en 2007. Qu’on lance des slogans sans contenu. Qu’il y a un vide. Qu’il faut une vision.
Il reconnaît enfin que « La Belgique fédérale s'éloigne »…
 
Bravo ! Jusque là, un sans faute. Un peu tard, mais…
 
Hélas, très rapidement il fait une courbe rentrante en ne tirant pas les bonnes conclusions de ses observations.
Et avec une naïveté inquiétante, il précise : « Faisons réussir le fédéralisme. Mais si la Flandre le fait échouer, alors, nous, francophones, essayons de faire réussir le confédéralisme. » C’est oublier que la Flandre veut déjà plus. Sa vision du confédéralisme est très particulière : deux Etats, un dominant, la Flandre,  une sorte de Bantoustan : la Wallonie et un… Condominium, un nouveau " Moresnet neutre", Brussel-Bruxelles, co-géré par les deux autres... Une guerre de retard ?
Autre signe inquiétant montrant un peu de retard à l’allumage. Il déclare « ne pas avoir beaucoup aimé l'intégration du FDF dans le MR jusqu'à l'émergence du libéralisme social, dans lequel il se retrouve pleinement. » Heu… Est-il au courant que cette doctrine n’est plus qu’un paravent  au « libéralisme compassionnel » vanté par Charles Michel, pourtant porte-parole de ce mouvement ?
  
Bref, choix difficile entre un velléitaire qui s’est déclaré Bruxellois pro-Wallon et un gestionnaire naïf qui dit qu’il n’est pas anti-Flamand. Mais qui semblent bien d’accord tous deux sur l’essentiel… pour eux. Chou vert et vert chou ?
   
Annexe subalterne du MR, ce n’est pas demain que les dirigeants de ce parti feront un choix clair !
 
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Published by Claude Thayse - dans Actualité
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16 février 2006 4 16 /02 /février /2006 10:43
Charles Michel (héritier de Louis) attaque – enfonce une porte ouverte plutôt en critiquant l’(in)action et l’inefficacité du Ministre Antoine (au service du Brabant wallon, confirmant par là que, dans son esprit, les politiques doivent rester au service d'intérêts particuliers). Entendant : « dénoncer un homme qui se souffre d'une communicationnite aiguë non suivie d'effets. C'est un syndrome fréquent dans les gouvernements, mais ça se soigne... »
  
Il sait parfaitement de quoi il parle… Champion toute catégorie des effets d’annonce non suivies de faits quand il était membre du Gouvernement wallon, il ne semble toujours pas en être guéri…
  
Diable ! Serait-ce donc une maladie chronique ?
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Published by Claude Thayse - dans Brabant wallon
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15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 13:29

« Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire : ce n'est pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe. »
 
Jean Jaurès  
  
« Ce qui constitue la vraie démocratie, ce n'est pas de reconnaître des égaux, mais d'en faire. »
   
Léon Gambetta  
   
« Un jour le courage frappe à la porte de la peur et demande : « qui est là ? » La peur répond: « la peur. » Le courage entre, et il n'y a personne. »
    
Marianne Muguet  

« Ceux qui sont prêts à abandonner une liberté essentielle pour une petite sécurité provisoire ne méritent ni la sécurité ni la liberté. »


Benjamin Franklin

« La politique, ce n'est qu'une certaine façon d'agiter le peuple avant de s'en servir »

Talleyrand

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Published by Claude Thayse - dans Actualité
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13 février 2006 1 13 /02 /février /2006 17:54
Je pense qu’il est important de rappeler nos positions à une époque où la confusion règne en Europe où plus personne n’ose parler d’un droit élémentaire en démocratie, celui à la critique, à la dérision, au nom d’une vision restrictive de la tolérance qui s’apparente à une démission.
 
Il est utile de rappeler que notre mode de vie démocratique n'est pas une culture parmi d'autres…
Quand a-t-on décrété que la démocratie, c’est dire à ceux qui viennent «d'ailleurs» qu’ils ont en fait le droit d'importer leur mode de vie politique et d'en exiger le respect, même si elle est en contradiction avec la nôtre ?
Quel bouleversement lié au « politiquement correct » importé du « modèle anglo-saxon » a rendu possible un tel glissement du sens à un point que beaucoup de responsables en sont venus à estimer que le mode de vie démocratique est une culture parmi d'autres et non l'unique façon acceptable de vivre ensemble ?
 
Dramatique ! Dramatique au niveau de ce que j'ose encore appeler une civilisation, la nôtre. Or, le respect de l'autre ne s'impose que si l'autre, à titre individuel ou collectif, respecte les règles du mode de vie démocratique. Et demain, jusqu’où irons-nous dans l’abdication de principes conquis de haute lutte ? Nous ne pouvons pas tolérer la moindre atteinte à la liberté d’expression et au droit au blasphème. Après tout, c’est Voltaire qui théorisa le fait que la réaction au blasphème était le révélateur de la liberté d’une société et le crime de blasphème fut aboli en même temps que les privilèges, lors de la fameuse nuit du 4 août 1789, date essentielle de la Révolution.
Ce n’est pas qu’une question de religion. Si l’une ou l’autre des religions monothéistes présentes depuis longtemps chez-nous dérapait à son tour (et certains intégrismes relèvent la tête à cette occasion) nous devrions réagir avec énergie.
Or, nous avons déjà failli lorsque le 10 mars 2005, la Conférence des évêques, par le biais de l’association "Croyance et libertés"(un oxymore?), avait fait interdire une fort jolie campagne publicitaire parodiant la Cène de Léonard de Vinci avec des jeunes femmes à la place des protagonistes masculins de cet épisode biblique. 
 
C’est valable aussi pour un système politique, on l’a fait contre le communisme autoritaire ou en d’autres temps le fascisme. Même si là non plus, la bête n’est pas morte.
 
Faut-il se défaire de tous nos garde-fous démocratiques au nom d’intérêts commerciaux ou du respect d’une culture qui refuse de respecter la nôtre ?
 
D’autant plus que si on y réfléchi bien, le multiculturalisme dont on parle n'est en réalité que du multicommunautarisme. On invoque sereinement et avec aplomb le «droit à la différence» pour masquer des discours d'exclusion réciproques. Exclusion dont il est cependant difficile d'en attribuer à quiconque l'entière responsabilité. Si même, bon nombre d'allochtones s'inscrivent loyalement dans une démarche d'intégration, nul n'a plus le monopole du racisme. On ne le dit pas assez.
 
N’ayons pas peur des mots, nos dirigeants ont failli. Les justifications gênées à propos de l’affaire des caricatures, les explications emberlificotées ou les silences des responsables du MR, du PS et du CDh, sont tombées à plat. Ils sont prisonniers d’un consensus mou, liés par les conventions du moment, la peur du parler vrai, le terrorisme de la «bienpensance» (pour reprendre le néologisme du sociologue Claude Javeau) ou (et?) leurs stratégies électorales. Ouvrant, par là, un boulevard à l'extrême droite la plus anti-démocratique.
 
Il y a une autre voie !
 
Je voudrais rappeler, ici, parce que nous l'accès aux médias nous est refusé, que pour les réunionistes du RWF, les valeurs de la citoyenneté sont chères au cœur des Wallons et des Bruxellois francophones. La preuve en est qu’elles ont été à la base de leurs luttes politiques et sociales depuis deux siècles. Que ce sont des valeurs positives et modernes.
Qu’elles permettent de réconcilier la liberté et le progrès social, les libertés et l’ordre public. Il est important d’y revenir !
Ce sont des valeurs de base :
 
C’est donner la priorité à l’intérêt général et à la solidarité. Combattre l’esprit de concurrence entre les individus et entre les groupes, luter contre le clientélisme et le favoritisme, refuser le principe de l’hérédité dans les fonctions électives.
 
C’est l’égalité de tous devant la vie, devant la loi, et un accès égal aux fonctions publiques.
C’est l’unité de la société contre les particularismes de toutes espèces. C’est le choix de l’intégration de immigrés plutôt que l’encouragement aux communautarismes qui entretiennent la différence, donc la méfiance, donc la xénophobie, donc le racisme.
 
C’est le refus du communautarisme. Le communautarisme, ou la mise en valeur et la juxtaposition des différences ethniques, culturelles, religieuses, de préférence sexuelle, etc.., c’est la mort de la citoyenneté républicaine et de la paix civile. Il introduit le règne des clans, des clubs, des sectes, des tribus. Il engendre le système des quotas ou de discrimination, positive, et... négative aussi avec tous les ressentiments que ça peut faire naître. Et donc la rupture du principe d’Egalité.
 
Il faut rappeler que la nation, c’est la communauté des citoyens. La nationalité est un contrat entre chaque citoyen et l’ensemble politique auquel il veut appartenir. C’est un choix. C’est le nôtre. Nation et citoyenneté doivent aller de pair.
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Published by Claude Thayse - dans Réflexions
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9 février 2006 4 09 /02 /février /2006 15:58
L’idée n’est pas nouvelle. Elle a déjà germé. Et même plus puisqu’un texte existe, rédigé, il y a quelques années, par l’Institut Jules Destrée à la demande de Van Cauwenberghe...
 
Retrouvant son poste de simple député, l'ancien Ministre-Président wallon « re-régionaliste », et profitant de l’occasion qui lui est donnée par l'initiative du CD&V (qui n’est pas une provocation, elle...), propose d’installer une commission ad hoc au Parlement wallon. Elle plancherait sur une Constitution wallonne dans un contexte «légitimiste et loyal» par rapport à l'Etat belge actuel. Je ne vois vraiment pas où est l’intérêt. A part se faire mousser…
   
De deux choses l’une : ou bien c’est un texte fondateur qui doit nous amener à un projet national et une réorganisation post-belge et alors, il est en contradiction avec la Constitution belge que le même Van Cau dit défendre par ailleurs… Ou il s’agit d’un catalogue de Valeurs et ça ne s’appelle plus Constitution. Si c’est uniquement pour se démarquer des Flamands, c’est stupide et inutile. Le Parlement wallon devrait s’occuper de choses plus essentielles. « On ne fait pas les cuivres quand le bateau coule ».   
Et puis, de toute façon, les Flamands feront ce qu’ils veulent, toute cette agitation est bien vaine. Pour une fois, je suis d’accord avec Di Rupo, mais pas pour les mêmes raisons : « ce n’est pas une priorité ».
  
Nous avons déjà une Constitution qui nous irait parfaitement. La Constitution française !
Complément amusant :
Constitution flamande: Communauté française "pas demanderesse"
 14/02/06 18:25

 (Belga) Face à la déclaration unilatérale flamande en faveur d'une constitution, la Communauté française répond qu'elle n'est pas demanderesse d'un changement du cadre institutionnel et qu'elle veut que l'on poursuive ensemble sur le chemin du dialogue, a déclaré mardi la ministre-présidente de la Communauté française Marie Arena.

Mme Arena s'est dite peu surprise des derniers discours flamands en faveur d'une constitution propre mais inquiète de "cette envie de rompre la solidarité". "Rien n'interdit de se doter d'un texte définissant les valeurs fondatrices d'une partie du pays mais il doit s'inscrire dans le cadre de la constitution fédérale. Ici, ce n'est pas ça du tout: on donne l'impression de vouloir reconstruire le pays", a-t-elle dit. "Plutôt que se demander ce qu'on peut mettre dans l'autre plateau de la balance en face des demandes flamandes, il faut se dire que l'on n'a rien à mettre, que l'on n'est pas demandeurs", a encore affirmé la ministre-présidente. (NLE)

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Published by Claude Thayse - dans Actualité
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9 février 2006 4 09 /02 /février /2006 15:56
Voici un communiqué de l' A.FR.AV.(Association FRancophonie AVenir) qui nous invite à réagir... Il est vrai que cette  cette appellation anglophone en plein pays wallon sonne comme une injure à notre identité culturelle et linguistique.
 
L'A.FR.AV a protesté officiellement auprès de M. José Happart, Président de l'aéroport de Liège (Wallonie - Belgique), pour que celui-ci fasse en sorte que l'appellation anglaise de cet aéroport, aéroport appelé dans l'état /Liege Airport,/ soit francisé.
  
La réponse que nous avons reçue du Directeur général de cet aéroport, M. Luc Partoune, est édifiante, consternante, humiliante. : http://www.francophonie-av.com/Info%20lettre%20Happart.htm
 
Cette réponse doit entraîner de notre part une réaction vive et énergique, car, nous, militants pour le respect de la langue française et de la Francophonie, devons dire maintenant haut et fort que cela suffit, que nous en avons plus qu'assez de nous laisser marcher sur la langue.
  
Nous invitons par ce courriel, chacun et chacune d'entre vous à protester énergiquement et massivement contre Happart et Partoune, angliciseurs et vils anglomaqués de Belgique. À l'adresse donnée plus en haut figurent les courriels des Sénateurs et Députés francophones de Belgique, n'hésitez donc pas à leur faire part de votre indignation, à leur rappeler que la Belgique fait partie de la Francophonie et non du Commonwealth, etc.
 
Exiger avec nous que /Liege Airport/ devienne */Aéroport de Liège/*.
 
Bien cordialement
 
Jean-Pierre Colinaro
Pour l'A.FR.AV

Excellente initiative.
Les arguments invoqués par le Directeur général de l'aéroport de Liège n'ont qu'une valeur relative. L'aéroport de Lille est également situé dans une zone à forte fréquentation d'étranger. Que dire des aéroports de Paris où le monde entier débarque chaque jour. Enfin, Montréal est situé dans un environnement particulièrement anglo-saxon. Mais ils ont la fierté de leur langue !

Vieille tradition belge, nos excellences ont l'habitude de tout faire pour se différencier de la France. ("La Belgique, rempart de l'Europe contre la France" nous enseignait-on à l'école primaire). Et donc de renoncer au français chaque fois que c'est possible.
L'aéroport de Liège n'est qu'un mauvais coup de plus, nous avions déjà eu celui de Charleroi qui est traduit en une sorte d'éternuement : "Charleroi-Brussel-south" !

Le recours à des expressions en langue étrangère ou des traductions approximatives ne les effraye pas. Au contraire, ils s'en délectent.  Pensons que grâce à eux, chaque matin, des automobilistes montent sur un "ring", et après, on s'étonnera qu'ils soient violents... L'usage de "sènt" au lieu de centime pourtant recommandé par le Conseil supérieur de la Langue française dans des institutions pourtant officielles de la Communauté (dite) française de Belgique comme la RTB(f) ou par les enseignants de l'enseignement officiel ou subsidié... Et que dire de l'annonce qui nous est faite régulièrement sur les autoroutes : "files possibles" ! Comme s'il n'était pas normal de rouler en files sur les autoroutes ? J'en passe et des meilleures...

Notre combat est aussi un combat pour notre identité culturelle et notre langue.


Et voici une contribution de Gaston Laurion, Secrétaire général du Forum Francophone International, Section Québec

"D'après la réponse que reçoit le président de l'A.FR.AV. de la part du président de l'Aéroport de Liège, il faut supposer que les avions allemands, néerlandais ou autres ne se poseront plus à Liège si l'aéroport de cette ville porte un nom français. Quelle sottise sophistique!
Il est toujours scandaleux pour un Québécois, que la géographie force à être conscient de la précarité de sa langue en Amérique du Nord et de la menace qui pèse sur le français dans le monde, de constater avec quelle légèreté ou quel aveuglement certains de nos cousins européens de la francophonie abordent cette question, en se soumettant à la mode du tout à l'anglais. Nous tenons à protester vivement contre l'appellation anglaise de l'aéroport de Liège (Liege Airport) , après avoir protesté, par ailleurs, contre le Flying Blue d'Air France. Quand donc comprendrez-vous, M. le Président de l'Aéroport de Liège, que chacune de vos lâches concessions à l'anglais conforte l'hégémonie de cette langue dans le monde et le recul du français, bientôt réduit au rang de langue familiale. Votre manque de fierté et votre inconscience sont, pour le moins bien tristes et affligeants pour tous ceux qui respectent leur langue et leurs origines au sein de la francophonie."

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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- Participation à Controverses (RTL) sur BHV…
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- Interview sur TV-Com
- Chirac, une certaine idée de la France
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- Gendebien, un avis...
- L'identité wallonne est-elle incompatible avec l'identité française ?
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- Le vrai visage des Français
- Bicentenaire de la réunion de Mulhouse à la République
- La loi d'unanimité et de contagion
- L'heure décisive approche pour les Bruxellois
- Appel à la France, à tous les francophones :  pour une action mondiale pour le français et la Francophonie
- Les réformes des régimes de retraites - Comparons la Belgique et la France
- Un peu de tout... mais des infos utiles
- Du 24/10/62 au 24/10/63, pour comprendre les dessous d'une évolution institutionnelle (CRISP)
- Une histoire de la Wallonie (Institut Jules Destrée)
- Les pouvoirs en Wallonie et environs, mode d'emploi (Crisp)
- Wallons et Bruxellois francophones, pour en finir avec le syndrome de Stockholm !
- ISF - Impôt de solidarité sur la fortune, de quoi s’agit-il ?
 
- Aux origines de la frontière linguistique 
-
La Wallonie sauvera-t-elle l'Europe ? 

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