Le blogue-notes de Claude Thayse

C'est sous le titre : "Mourir pour BHV? Nee, bedankt" que Charles Bricman - qu'on ne peut pas qualifier de rattachistes , ni même de régionaliste, loin de là ! - publie un billet plein de bon sens sur son blog. Il y constate que, du côté francophone, on n’a pas encore compris et admis ce que Gaston Eyskens constatait le 11 février 1970: l’Etat unitaire est dépassé par les faits. Poursuivant par une très jolie image à propos des politiciens belges francophones qui vivent dans le passé : "ils l’ont congelé comme Laurent l’a fait de son chien." Excellent, non ?

Fidèle à ses convictions, il lance un appel à "achever la réforme de l’Etat belge" Constatant "qu'il est désormais bi- (ou plutôt tri-) national. Les trois communautés de destin qui le composent ont droit à une aire d’intervention (pour ne pas dire un territoire) aux frontières sûres et reconnues et à l’intérieur desquelles il faut leur laisser régler à leur convenance tout ce qui n’est pas géré en commun".

"Dans cette logique, BHV doit être scindé. (...). BHV est un archaïsme, une simple anecdote".

Un billet raffraichissant !

Lun 2 nov 2009 1 commentaire
Merci pour cette citation et pour l'appréciation qui l'accompagne. Non, je ne suis pas rattachiste, même si la France m'est chère. Oui, je fus unitariste et je me reconnais plus ou moins "métis", intellectuellement, en ce sens que la Flandre ne m'est pas étrangère. Je suis philosophiquement "fédéraliste" aujourd'hui, dans la mesure où je considère la politique comme l'art d'organiser un espace en s'efforçant de concilier les intérêts divergents ou opposés de celles et ceux qui l'habitent. Ce qui fait que nos vues peuvent converger, au moins partiellement. Une démocratie adulte se reconnaît, je pense, à la capacité de ses membres d'admettre que nous sommes tous détenteurs de parcelles de vérité et à la volonté de nous entendre pour nous organiser dans des sociétés peut-être pas idéales, mais vivables pour tout le monde.
Charles Bricman - le 06/11/2009 à 14h44
"(...) je considère la politique comme l'art d'organiser un espace en s'efforçant de concilier les intérêts divergents ou opposés de celles et ceux qui l'habitent. Ce qui fait que nos vues peuvent converger, au moins partiellement." et : "Une démocratie adulte se reconnaît, je pense, à la capacité de ses membres d'admettre que nous sommes tous détenteurs de parcelles de vérité et à la volonté de nous entendre pour nous organiser dans des sociétés peut-être pas idéales, mais vivables pour tout le monde."
Voilà un point de vue que je partage !

Merci à vous !
Claude Thayse