Le blogue-notes de Claude Thayse
Les chroniqueurs du régime, confrontés à un triple chaos - politique, judiciaire et
économique - pensent avoir trouvé de mâles accents dans le dernier discours de Noël du Roi... Sans blague ?
Alors que, comme d’habitude, le Roi a lu ce que les politiques lui ont dicté : des lieux communs actuels recueillant l'assentiment général. C'est un discours du « non-dit », ou plutôt du « tout a déjà été dit, mais… ».
Endormir le peuple en lui faisant croire que quelqu’un, au moins, a compris et partage ses
angoisses. Un roi, ce n’est jamais qu’une abstraction règlementaire... qui joue parfaitement ce rôle de caisse de résonance.
Ce que ce discours ne dit pas, c’est que la vraie crise est bien plus profonde que la chute d’un gouvernement et traduit (la déglingue) le malaise très important du système institutionnel. A un
point tel que le recours aux urnes (au Peuple !) n’apparaît même plus comme une solution possible ou envisageable. Effrayant !
La seule chose à retenir de ce pensum lu sans conviction, c’est que l’urgence, c’est de
prendre conscience qu’au pire, une nouvelle Belgique est en gestation et d’arrêter de le nier, et qu’au mieux… nous devons prendre notre destin en mains !
En complément,je vous invite à lire l'excellente analyse de Jean-Yves Huwart sur la situation politique
actuelle.
Curieusement, le même homme avait été présent au Congrès national wallon de 1945 et il s'était rangé dans le camp des défenseurs du fédéralisme au sein du PSB avant - comme beaucoup d'autres - de devenir un fervent unitariste à un point tel qu'il en est devenu conservateur. A noter que des Flamands pointus se sont comportés de la même manière. Décidément, le pouvoir corrompt !
Je n'ose pas imaginer ce que nous coûterait un premier ministre belge wallon...
Or, personne n'en parle, mais la famile libérale est la mieux représentée au sein de la coalition actuelle et Louis Michel sera très bientôt disponible... si le CD&V n'arrive pas à faire taire ses démons intérieurs. Que de temps perdu...