Le blogue-notes de Claude Thayse

Les chroniqueurs du régime, confrontés à un triple chaos - politique, judiciaire et économique - pensent avoir trouvé de mâles accents dans le dernier discours de Noël du Roi... Sans blague ?
 

Alors que, comme d’habitude, le Roi a lu ce que les politiques lui ont dicté : des lieux communs actuels recueillant l'assentiment général. C'est un discours du « non-dit », ou plutôt du « tout a déjà été dit, mais… ».

Endormir le peuple en lui faisant croire que quelqu’un, au moins, a compris et partage ses angoisses. Un roi, ce n’est jamais qu’une abstraction règlementaire... qui joue parfaitement ce rôle de caisse de résonance.

 
Ce que ce discours ne dit pas, c’est que la vraie crise est bien plus profonde que la chute d’un gouvernement et traduit (la déglingue) le malaise très important du système institutionnel. A un point tel que le recours aux urnes (au Peuple !) n’apparaît même plus comme une solution possible ou envisageable. Effrayant !

La seule chose à retenir de ce pensum lu sans conviction, c’est que l’urgence, c’est de prendre conscience qu’au pire, une nouvelle Belgique est en gestation et d’arrêter de le nier, et qu’au mieux… nous devons prendre notre destin en mains !

En complément,je vous invite à lire l'excellente analyse de Jean-Yves Huwart sur la situation politique actuelle.

Ven 26 déc 2008 2 commentaires
Eh oui ! Et le 25 avril de l'année 2009, nous pourrons fêter les 35 ans de gouvernement belge sans un seul premier ministre wallon...
christian Baré - le 26/12/2008 à 16h55
Ben oui, et je me souviens encore parfaitement de la démission du gouvernement d'Edmond Leburton dont en tant que fédéraliste à l'époque (c'était pour nous un énorme progrès, nous n'osions pas rêver d'autre chose...) je m'étais réjoui de la chute.
Curieusement, le même homme avait été présent au Congrès national wallon de 1945 et il s'était rangé dans le camp des défenseurs du fédéralisme au sein du PSB avant - comme beaucoup d'autres - de devenir un fervent unitariste à un point tel qu'il en est devenu conservateur. A noter que des Flamands pointus se sont comportés de la même manière. Décidément, le pouvoir corrompt !
Je n'ose pas imaginer ce que nous coûterait un premier ministre belge wallon...
Or, personne n'en parle, mais la famile libérale est la mieux représentée au sein de la coalition actuelle et Louis Michel sera très bientôt disponible... si le CD&V n'arrive pas à faire taire ses démons intérieurs. Que de temps perdu...
Claude Thayse
Merci pour ces éclaircissements sur cet exemple "in vivo" qui illustre encore le délitement d'un pays où l'on voit cela comme quelque chose de "normal".
christian Baré - le 24/01/2009 à 11h53