Le blogue-notes de Claude Thayse
L'hystérie collective qui s'est emparée des médias à propos de ce nouveau président des
Etats Unis d'Amérique dont on connaît finalement très peu de chose sur son véritable projet politique m'effraie un peu.
Quel sera le changement ? Car il ne faut pas se faire d'illusions, les américains resteront eux-mêmes. Un président n'a pas beaucoup d'influence sur la réalité du monde. Nous sommes dans des
systèmes complexes.
Il est vrai qu'après Bush, rien ne peut être pire !
Mais restons réalistes, Obama n'est quand même pas un Mitterand. Son élection n'est pas une révolution. Attendons de voir...
En attendant, je vous offre cette vidéo de Christophe Barbier qui m'avait échappé au moment de sa parution.
Mais quand même transparaît la notion du coût de l'opération : comme si la Wallonie n'était qu'une charge supplémentaire pour la France !
Et pourquoi la dislocation de la Belgique serait-elle un échec de l'intégration européenne ?
Allez, mon cher Claude Thayse, il est temps de remettre les pendules du Sieur Barbier à l'heure !
C'est cette image que nous avons de nous-même. Elle a été créée de toute pièce.
Personnellement, Mitterand, et nos présidents français de manière générale ne me motivent pas beaucoup...
Par contre, sans être Obamaniaque, je trouve que vous minorez l'importance de l'évènement! Cette élection révèle un vrai changement sociologique et acte ce changement au niveau du pays: la transition progressive d'un Etat 'éthnicisé' vers un Etat métissé. Rien d'étonnant à ce que la communauté hispanique, grande représentante de ce métissage, se soit également mobilisée pour Obama (Obama ne symbolise pas que la communauté noire). Il s'agit vraiment d'un évènement important; que la politique future d'Obama soit ou ne soit pas un changement, cela n'enlève rien à la portée de l'évènement.
Maintenant, je peux comprendre votre effroi, lorsqu'on voit que la Belgique a abouti au contraire d'un processus de métissage constructif entre Wallon et Flammand, si j'en crois les différents blogs sur l'avenir de la Belgique.
Ma perception et mon expérience des relations entre communautés est très différente.
Oui, l'élection d'un métis est un pas en avant. J'attendrai maintenant l'élection d'une femme, noire, homosexuelle, hispanophone et athée. Là, ce sera un véritable changement. Ici, nous avons surtout le résultat d'une bonne campagne de maketing.
J'ai un souvenir ému du 10 mai 81... Même ici, les gens s'interpellaient dans les rues.
Et... Saviez-vous que que les Français, bien avant les Américains, ont été à deux doigts d’avoir un métis à l’Élysée sans que d’ailleurs l’éventualité fit frémir quiconque ! C’était en 1968 et le Sénat était alors présidé par Gaston Monnerville.Ce petit-fils d’esclave né en Guyane le 2 janvier 1897, élève brillantissime à la faculté de droit de Toulouse, sous-secrétaire d’État aux colonies en 1937 et 1938, était devenu sénateur du Lot (Gauche démocratique) en1948. Élu à la présidence du Sénat le 4 octobre 1958, au tout début de la Ve République. Pendant les événements de 1968, quand le président de Gaulle s’éclipse à Baden-Baden, il s’en faut de peu qu’il n’assure la présidence de la République par intérim comme le prévoit la Constitution... Mais ça, c'est la petite histoire.
M. Stéphane Dohet:
«Mais nous dit aussi que faute de rattachement, la Wallonie restera toujours proche de la France, et les deux pays seront de toute façon associés au sein de la confédération européenne. Notre objectif premier est donc bien de nous séparer de la Flandre.»
Je peux vous retourner l’argument: pourquoi vouloir se séparer de la Flandre, puisque, même séparés, nous resterons toujours proche d’elle, et que de toute façon, Wallonie et Flandre seront associés au sein de la confédération européenne.
Et puis, serons-nous, en tant que francophones, mieux lotis dans cette Europe, non point confédérale, mais fusionnelle, qu’on nous prépare? Croit-on vraiment ici que les Européens du nord, p.ex., nous soient plus favorables que ne le sont les Flamands? Décidément, je ne comprends pas que des réunionistes, dont on peut supposer qu’ils sont attachés à la nation française, puissent encore — par habitude, conformisme, désir de faire le beau, que sais-je encore — défendre une seule seconde ce Grand Mâchin européen, qui démontre chaque jour qu’elle déteste les nations, en particulier la nation française, et qui n’a rien de plus pressé que de les dissoudre. Rien à faire: les Flamands sont et resteront les croquemitaines, et les Européens, s’illusionnent les Wallons, sont nos alliés. Mais au moins le site de la commune de Fourons est-il bilingue, alors que les sites de l’UE, en grande majorité unilingues anglais, sont un camouflet permanent pour notre langue, sans que personne ne s’en formalise. Tenez, aujourd’hui encore, je découvre ceci:
Il s’agit du site qui accompagne une ‘semaine de la jeunesse européenne’, que le Grand Mâchin organise à nos frais aux fins de sa propre propagande, et qui est entièrement et exclusivement en langue anglaise. Pas la moindre trace de français. Est-on d’accord?
M. Stéphane Dohet:
«Mais nous dit aussi que faute de rattachement, la Wallonie restera toujours proche de la France, et les deux pays seront de toute façon associés au sein de la confédération européenne. Notre objectif premier est donc bien de nous séparer de la Flandre.»
Je peux vous retourner l’argument: pourquoi vouloir se séparer de la Flandre, puisque, même séparés, nous resterons toujours proche d’elle, et que de toute façon, Wallonie et Flandre seront associés au sein de la confédération européenne.
Et puis, serons-nous, en tant que francophones, mieux lotis dans cette Europe, non point confédérale, mais fusionnelle, qu’on nous prépare? Croit-on vraiment ici que les Européens du nord, p.ex., nous soient plus favorables que ne le sont les Flamands? Décidément, je ne comprends pas que des réunionistes, dont on peut supposer qu’ils sont attachés à la nation française, puissent encore — par habitude, conformisme, désir de faire le beau, que sais-je encore — défendre une seule seconde ce Grand Mâchin européen, qui démontre chaque jour qu’elle déteste les nations, en particulier la nation française, et qui n’a rien de plus pressé que de les dissoudre. Rien à faire: les Flamands sont et resteront les croquemitaines, et les Européens, s’illusionnent les Wallons, sont nos alliés. Mais au moins le site de la commune de Fourons est-il bilingue, alors que les sites de l’UE, en grande majorité unilingues anglais, sont un camouflet permanent pour notre langue, sans que personne ne s’en formalise. Tenez, aujourd’hui encore, je découvre ceci:
Il s’agit du site qui accompagne une ‘semaine de la jeunesse européenne’, que le Grand Mâchin organise à nos frais aux fins de sa propre propagande, et qui est entièrement et exclusivement en langue anglaise. Pas la moindre trace de français. Est-on d’accord?
Pour en revenir à Obama: bravo à lui et surtout bravo pour le symbole du métisse d'origine non-américaine à la Maison blanche.
Mais pourquoi bon sang les gens sont-ils si prompts à se mobiliser pour les élections américaines (ou encore françaises), et si amorphes quant il s'agit de leur propre pays? S'intéresser à la politique belge se limite pour 90% des derniers Belges à faire sécher son drapeau à la fenêtre quand la fièvre communautaire (re)prend le dessus sur le championnat de football, dans les médias.
C'est triste... Peut-être est-ce notre classe politique qui agit comme repoussoir? Besoin de renouveau ?