Le blogue-notes de Claude Thayse
Et pourtant, la KBC ne souffre d'aucun problème de solvabilité, puisqu'elle possède des fonds propres bien au-delà des exigences réglementaires, ni d'aucun problème de liquidité. Il y a simplement un problème de confiance en Bourse comme en témoigne l'agence de notation Fitch Ratings qui a placé vendredi le rating à long terme de KBC sous surveillance négative (AA-). L'agence de notation a également rétrogradé le rating individuel de l'activité bancaire à 'B/C contre 'B', précédemment. La bonne gouvernance flamande étant ce qu'elle est, je ne serais pas vraiment étonné qu'on découvre encore plusieurs milliards de produits pourris que la KBC n'a pas encore passé en pertes et profits et pertes. Fitch se basant sur des faits pour émettre ses avis. Rien d'inquiétant, mais fallait-il céder à cette pression des milieux financiers déboussolés et en pleine panique irrationnelle ? Non, sauf à faire un somptueux cadeau à la banque flamande pour la sortir de la tourmente des marchés. L'Etat belge et plus particulièrement les ministres wallons et francophones (Voir Bernard Clerfayt du FDF (!) apporter son assistance à une institution flamingante dans ses actions et son fonctionnent est assez cocasse) n'auront " le droit d'approbation pour un certain nombre de décisions" et en contrepartie "KBC émettra à l'intention de l'Etat belge pour 3,5 milliards d'euros de titres non transférables et sans droit de vote".
Difficile de dire ce que le Gouvernement va faire de ce cadeau. S'il reste simplement dans le capital, on peut en tirer une analyse politique intéressante : Après avoir vendu ou adossé les banques "nationales" que sont Fortis ou Dexia, le fait de ne pas avoir la même attitude envers KBC montrerait qu'après avoir consacré la frontière qui avait pour but de protéger l'homogénéité linguistique des régions, on constate que celle-ci s'étend maintenant au domaine de l'épargne. Et évidemment au bénéfice de la Flandre…
L'asbl " www.vivwal.be " réagit aux pertes d'emploi en Flandre en écrivant, à juste titre, que "lorsque des travailleurs se retrouvent au chômage, en quelque endroit que ce soit dans le monde, c’est toujours un drame social pour les familles. Si, aujourd’hui, la Flandre subit des coups durs en matière d’emploi, cela ne peut réjouir personne. Par contre, - précisent-ils - cela pourrait peut-être inciter quelques personnages politiques flamands à opérer une courbe rentrante dans leurs discours". Ils lancent une pique à Rudy Aernoudt, ce politicien tribunicien, lui signalant "qu'il est fort possible que l’on ait besoin de ses précieux services là d’où il vient. On ne voudrait pas priver nos amis flamands d’une pareille compétence, d’un pareil preux chevalier hardiment lancé à l’offensive contre les chômeurs, ces paresseux qui déshonorent l’essor triomphant de la richesse économique flamande". Bien vu !
Ceci dit, gageons que pour beaucoup, en Flandre, ce seront les Wallons qui seront les responsables de ces pertes d'emploi. Nous devrions en avoir la confirmation dans leur presse dans quelques jours.
La crise peut être une occasion de remettre en cause, chez-nous, un certain nombre de croyances. Et provoquer un réveil du Mouvement wallon qui pourrait prendre l'initiative de notre libération.
Jean-Pierre Chevènement vient de faire cette analyse qui confirme ce que
j'écrivais il y a quelques jours. C'est l'interventionnisme de l'Etat qui a permis l'accroissement de la richesse collective en même temps qu'une plus grande protection sociale avant son
démantèlement sous l'influence de l'école économique de Chicago avec la complicité de tous les partis, de gauche comme de droite. Bref, il a eu récemment cette fort jolie image qui résume bien
cette évolution à la lumière des derniers événements : « Aux trente glorieuses, ont succédé les trente piteuses ! »
Mais, en politique responsable qui sait qu'il ne suffit pas de critiquer, mais qu'il faut aussi proposer, il ne s'est pas arrêté là : « seuls les Etats en temps de crise ont en effet la
légitimité démocratique pour imposer des plans d'urgence (...) armés d'un solide euroréalisme, allons à la rencontre d'un avenir que chacun pressent difficile, en nous appuyant sur les nations,
là où vit la démocratie, avec une idée simple : Autant d'Europe que possible, mais autant de France que nécessaire ! »
Enfin, Pierre Larrouturou, auteur du « Livre noir du libéralisme » (Le Rocher), publiera prochainement une intéressante analyse de la crise dans Marianne, une tribune allant à contre-courant des idées reçues. « Ceci n'est pas une crise financière ! ». A recommander !
Il en va de même pour beaucoup de choses !
TOUS BILINGUES! Quelle bonne idée.
Faire en sorte que les petits Wallons maitrisent le néerlandais est bonne. Faut-il pour autant passer d'une extrémité à l'autre. Je m'explique. Je suis d'une génération ou l'enseignement du néerlandais dans le primaire et le secondaire était le cadet des soucis des têtes pensantes de l'enseignement. Au bout de six ans d'école secondaire, à raison de 4 heures par semaine, rares étaient ceux qui pouvaient s'exprimer dans la langue de Vondel (c'est qui Vondel déjà?).
Depuis quelques années ces mêmes têtes se sont mis martel....en tête et veulent à toute force faire de nos enfants de parfaits bilingues. Pourquoi? Pourquoi faire?
Je suis de ceux qui pensent que le néerlandais est une langue tout aussi respectable et ausi digne d'être étudiée que n'importe quelle autre. Faut-il pour autant s'ingénier à faire des bilingues de nos enfants en inaugurant des classes (coûteuses) ou la moitié des cours est enseignée en néerlandais. Ne serait-il pas plus démocratique, car applicable au plus grand nombre, d'enseigner le néerlandais avec sérieux et conviction, comme toute autre matière, dés la première année primaire de façon à ce que nos enfants abordent le secondaire non pas en "parfaits bilingues" mais en ayant tout de même une bonne base.
De plus je suis convaincu que l'apprentissage d'une deuxième langue n'est possible que si l'on maitrise parfaitement sa langue maternelle. Deux fers au feu, n'est-ce pas trop pour démarrer la scolarité? Personnellement, je ne souhaite pas pas que mes enfants "jargonnent" le français et le néerlandais. Priorité à leur langue maternelle, le français en l'occurence, ils seront d'autant mieux préparés pour en apprendre une seconde.
Par ailleurs, ce qui me déplait le plus dans cette course au bilinguisme, c'est l'idéologie belgicaine (belgiconne) qui la sous-tend.
Maintenant, je nuancerais ma réponse.
1. Tout le monde n'a pas le don des langues.
2. L'apprentissage de la langue maternelle est essentiel pour acquérir des références sociales, culturelles, etc... Mais surtout des capacités de raisonnement et d'analyse. Une connaissance approfondie de la langue maternelle est une richesse sans pareille. Elle permet dans un second temps de s'ouvrir aux autres au départ de bases fortes.
3. Une langue étrangère ne s'apprend que si on en a besoin. C'esla raison de l'échec de l'apprentissage scolaire classique. L'immersion des le plus jeune âge ne peut donner d'après moi que des hybrides culturels et sociaux.
Je vous partage donc complètement votre opinion.
à Rose
J'aimerais bien qu'un jour Namur soit de chez nous, de cette belle France où il ferait bon nous aimer sous les cerisiers.
Monsieur, je ne sais trop qui vous êtes, mais l'idée me fait doucement fondre.
Bonne route et travaillez bien en votre sens.
L’enjeux du Nouveau Breton woods est sur la table!
L'économiste Jean-Luc Gréau dans un interview donner au Nouvel Obs du 30 octobre, dénonce le Faux Nouveau Bretton Woods de la City.
« N. O.
Face à la situation historique et révolutionnaire que nous sommes entrain de vivre, il ne faut pas céder à la tentation de certains agitateurs qui pensent que du chaos naitra une plus belle société. Du Chaos sortira qu’une autre loi de la jungle ou le plus faible sera toujours le perdant.
Nous devons aussi dire non au faux nouveau bretton woods proposé par Gordon Brouwn et ses amis, qui essayent d’imposer brutalement un contrôle totale sur l’économie par la haute finance international de la City et Wall street.
Nous devons au contraire nous mobiliser autour de la mise en faillite du système actuel.
Pour aiguiser vos convictions politiques et économique afin de rentrer dans la bataille, je vous propose la lecture du dernier tract de solidarité et Progrès, L’indispensable rupture avec l’empire financier, par Jacques Cheminade :
« L’avantage des crises est qu’elles changent les règles du jeu. Il dépend de nous que ce ne soit pas pour le pire, mais pour le meilleur. »
La France doit peser sur le G20, et nous, citoyens, devons tout faire pour influencer nos élites.
La révolution passera par une réforme profonde du système monétaire et financier international, et non par de vaines révoltes violentes.
David C.
david.cabas.over-blog.fr
leretourdusillon@gmail.com
J.-L. Gréau. - De deux choses l'une. Ou bien le nouveau Bretton Woods s'inscrit dans la lignée du précédent, qui tendait à stabiliser le monde du point de vue économique, monétaire et financier pour favoriser la prospérité, l'emploi et le progrès matériel, intellectuel et moral des populations. Ou bien il procède d'une tentative de soumettre, plus encore que ce n'était le cas au moment où la crise a surgi, les entreprises et les populations aux exigences maintenues des opérateurs financiers préalablement sauvés par les Etats. Les pays émergents ont un rôle à jouer dans la mesure où ils favoriseront la naissance de ce monde multipolaire, plus équilibré et plus stable, dont nous avons besoin. »
C'est pourtant cette même Flandre qui, il y a 2 semaines, refusait de participer financièrement au bouclage du budget fédéral.
Quels bons et loyaux amis (vrienden) nous avons là-bas.....
Bref elle poursuit toujours sa même logique du "faites ce que je vous dis et pas ce que je fais" ou encore "ce qui est à moi est à moi et ce qui est à toi est négociable".
Et il se trouve en face des Francophones timorés qui obtempèrent à tous ces diktats. Clerfayt (en effet) en tête cette fois.