Le blogue-notes de Claude Thayse

A l'heure où on le voit, les négociations sur la réforme de l'Etat s'engagent suivant la vision flamande (au départ d'une feuille blanche !), puisque communautaire et non régionale, tandis que certains (politiques ou polémistes) fondent leur communication sur des propos populistes, d'autres réfléchissent et avancent des pistes.

Dans le cadre des travaux faisant suite à l'appel à la réunion d'Etats généraux de la Wallonie, le professeur Michel Quévit, nous fait parvenir cette réflexion personnelle sur les acquis du système institutionnel belge actuel et sur ses perspectives d’avenir dans le contexte des négociations en cours sur la réforme de l’Etat belge.

Cette analyse remarquablement didactique, comme toujours dans son chef, se concentre sur trois objectifs :
- identifier les acquis et la valeur ajoutée du fédéralisme belge en rapport avec l’enjeu du confédéralisme ;
- formuler quelques suggestions en faveur d’une réforme de l’Etat réactualisée et élargie ;
- engager une réflexion plus prospective sur les relations entre Bruxelles et la Wallonie dans l’hypothèse d’une éventuelle séparation de la Belgique. 

Comme il l'indique, il va de soi que cette réflexion n’épuise pas toutes les implications de cet enjeu  fondamental.Miche Quévit exprimant son choix personnel.
Néanmoins, elle contribuera certainement à éclairer le débat actuel. Michel Quévit m'ayant donné l'autorisation de diffusion, lisez-là
ICI en primeur 

Mer 10 sep 2008 2 commentaires
Très bonne analyse, et très didactique effectivement.

Le passage traitant de l'usage des mots "fédération" et "confédération" par exemple, est le bienvenu dans le flou artistique ambiant.

Ceci dit j'ai trouvé la note de M. Quévit un rien décallée de la réalité belge d'aujourd'hui (il y parle certe de l'électorat flamand et de la possibilité d'une scission de la Belgique, mais sa proposition de "Belgique idéale" est en fait un catalogue des souhaits francophones), ce qui me fait dire que tout cela est trop optimiste.
J'ai aussi quelques réserves sur son affirmation (très optimiste elle aussi) selon laquelle la Flandre déclarant unilatéralement son indépendance ne pourrait conserver les communes majoritairement francophones. Les experts en droit international sont d'un avis complètement... inverse.

Ceci dit il faut louer ce genres d'initiatives car elles relèvent indéniablement le niveau du débat!

Voilà pour une réaction personnelle, et à chaud.
didier - le 10/09/2008 à 14h35
Merci Didier.
Je partage complètement son analyse sur l'état actuel de notre système institutionnel, par contre, comme toi, j'ai de sérieuse réserves  sur la seconde partie.
Claude Thayse
Cher M Thayse,
Cette note clarifie un peu les choses pour le profane. Il est clair que nous, Wallons, devons refuser une solution où une peréquation concurrentielle s'établirait.
Autre chose : je plains les bruxellois.
Le premier ministre est flamand. Le ministre de la défense est flamand. L'armée est flamandisée. Les flamands ne lâcheront jamais Bruxelles, qui pourrait bien voir des tanks dans ses rues A l' Europe de faire le gendarme, dans ce cas ?
En tout cas je n'enverrai pas mon fils se battre à Bruxelles. Vive le rattachement de la Wallonie à la France
lerusse - le 16/09/2008 à 17h10
J'aime beaucoup, en effet, la première partie de la note. Ce sont des faits précis et une analyse très didactique. La seconde partie n'engage que l'auteur.
Claude Thayse