Le blogue-notes de Claude Thayse

Excellent rappel des propos de Claude de Groulard sur le blog "Liège-France" à propos de notre identité.
Je ne peux que vous inviter
à le lire.
J'aime beaucoup la phrase : "
Notre identité substantive devient adjective par défaut de substance..."
Partageant sa conclusion, à force d'accepter de se dire "francophone", "par le peu d'empressement à s'assumer, le peuple wallon éternise la Belgique"...


Notez que je déteste tout autant l'usage du terme "Hexagone" qui n'est qu'une des façons de ne pas prononcer le nom de "France" !

Sam 19 jui 2008 1 commentaire
J'ai du mal à vous suivre sur terrain. Comment pourrait par exemple se définir un Bruxellois rattachiste de père bruxellois de lointaine origine flamande et de mère wallonne? Bruxellois tout court? Ce serait faire fi de la solidarité culturelle avec les Wallons. Alors francophone, ma foi, c'est encore l'élément le plus objectif.
Dans un autre ordre d'idées, je ne peux que conseiller la lecture du "Napoleon" de Max Gallo. On y trouve des choses très intéressantes Ainsi, en 1809, après la bataille de Wagram, Napoleon approuve le tsar Alexandre qui refuse l'autonomie de la Pologne. "Moi même, explique Napoléon, je serais prêt à sacrifier dix armées et exposer ma propre vie à leur tête  si on voulait m'enlever la Belgique!"  
francolâtre - le 19/07/2008 à 16h08
Mais, de Bruxellois francophone, tout simplement.
Et Napoléon a tenu parole !

Le 24 pluviôse an 9, une députation du Corps législatif est allée féliciter les Consuls au sujet de la conclusion du traité de paix de Lunéville.

On lit dans le Journal de Paris : 

Les Belges qui sont membres du corps législatif, ont parlé ensuite et se sont félicités d’appartenir définitivement à la république française.

Le premier consul leur a fait une réponse terminée par cette phrase : “Dans la guerre qui a suivi le traité de Campo-Formio, les armées ont éprouvé quelques revers ; mais quand même l’ennemi aurait eu son quartier-général au faubourg Saint-Antoine, le peuple français n’eût jamais cédé ses droits, ni renoncé à la réunion de la Belgique.” 

 

Le Moniteur a donné une version plus complète de la réponse du Premier Consul :

Il n’était plus au pouvoir du Gouvernement de transiger pour les neuf départements qui formaient autrefois la Belgique, puisque, depuis leur réunion, ils font partie intégrante du territoire français. Il est cependant vrai de dire que le droit public, tel qu’il était à cette époque reconnu en Europe, a pu autoriser des individus, qui voyaient dans S.M. l’Empereur leur légitime souverain, à ne pas se reconnaître comme Français.

Mais, depuis le traité de Campo-Formio, tout habitant de la Belgique qui a continué à reconnaître l’Empereur pour son souverain et est resté à son service a par cela seul trahi son devoir et sa patrie. Depuis ce traité, les Belges étaient donc Français, comme le sont les Normands, les Languedociens, les Bourguignons.

Dans la guerre qui a suivi ce traité, les armées ont éprouvé quelques revers ; mais quand même l’ennemi aurait eu son quartier-général au faubourg Saint-Antoine, le peuple français n’eût jamais cédé ses droits, ni renoncé à la réunion de la Belgique.

Claude Thayse