Le blogue-notes de Claude Thayse

Ce vendredi, a lieu à Liège une réunion préparatoire pour ces Etats-Généraux.
On y entendra des politologues, des professeurs d'université, des écrivains, des hommes politiques
(*), des syndicalistes...
Tous les signataires du Manifeste sont invités à cette réunion, qui se tiendra dans la salle académique de l'Université, le 20 juin, de 19h à 22h30.
Venez débattre de l'avenir de la Wallonie et forcer son destin !

Mise à jour : Résumé des intervention

(*) Tout en gardant en mémoire cette phrase de Napoléon :  « Les grands orateurs qui dominent les assemblées par l’éclat de leurs paroles sont, en général, les hommes politiques les plus médiocres ; leur force est dans le vague, la pratique les tue… »

Jeu 19 jun 2008 7 commentaires
Il est assez étrange que vous qualifiez les membres de Liège-France de " groupe dynamique " . Le qualificatif me semble plutôt positif , alors que
ce groupe fait preuve d'une singulière analyse de la situation . A les lire,
les Bruxellois sont quasiment d'anciens Flamands francisés  par les circonstances ( ce qui est dèja partiellement faux en soi ), et donc ne mériteraient nullement la sollicitude de leur frère de Langue ( je crois
bien que vous êtes attaché par dessus tout à cette notion pour justifier de votre combat ) . Dois je vous rappeler que l'adhésion à la République procède chez ses impétrants d'une manifestation de Volonté et, qu'en dépit de tout, les francophones de Bruxelles sont concernés au premier Chef. Dois je vous rappeler également que 18 millions d'entre nous ont un grand père étranger ? . Alors oui, à la Belgique Française comme le disait mon ami zmodem que je connais à titre personnel et que les esprits étroits demeurent dans leur forteresse...intelectuelle. J'ose espérer que vous me répondrez d'une manière moins elliptique que celle à laquelle vous avez recours la plupart du temps.
Renaud Lachamp - le 19/06/2008 à 19h52
En dehors du procès d'intention que vous me faites, sachez que la situation politique locale est beaucoup moins simple que ce qu'on peut imaginer à plusieurs centaines de kilomètres. Je discutais récemment avec un journaliste parisien spécialiste des Balkans et qui me confirmait quà 50 km de la zone des combats la guerre civile était complètement ignorée. Alors, vous pensez bien qu'à 200 km...
Le groupe Liège-France représente parfaitement un courant d'opinion assez étendu en Wallonie, tout comme il vous suffit de lire les interventions nombreuses de bruxellois sur les fora (Et j'ai pu voir les rares fois que j'y passe que vous-même les fréquentez) qui utilisent les mêmes propos que les pires Flamingants pour qualifier les Wallons. Il est assez évident que la Belgique a secrété des sentiments d'appartenance (je ne dirais pas des identités) différents entre les régions. C'est un fait. Il y a autant de différences entre deux régions de France qu'entre les deux régions de langue française de Belgique.
Votre résumé de la position de liège-France est un peu rapide, il mériterait d'être nuancé.
Tout n'est donc pas blanc ou noir. Et les regards sur la situation politique sont différents dans les deux régions.
Ceci dit, rien n'empêchera, demain, les deux Régions (en fait des Etats puisque nous sommes dans un régime fédéral) de demander séparément ou séquentiellement leur adhésion à la République. Tout comme les Wallons, les Bruxellois francophones et néerlandophones décideront de leur avenir en toute liberté. N'ayons pas l'impudence de dire aux autres ce qui est bon pour eux. 
Sachez également que la Wallonie est une terre d'immigration au même titre que la France. Je ne vois pas très bien la pertinence de rappeler les 18 millions de Français ayant un grand père étranger.
Je pense également que vous êtes fort influencé par vos contacts avec les milieux proches du parti FDF. Parti de défense des Bruxellois francophones essentiellement et qui axe son message sur cet aspect des choses jusqu'à vouloir "bilinguiser" une partie du Brabant wallon.
Avouez que c'est une vison particulière de la solidarité entre régions. Je partage tout à fait le rejet de cette option.
Les Wallons ont toujours été solidaire des Bruxellois (et je connais les dirigeants actuels de Liège-France, ils ont été à la pointe du combat pour cette solidarité depuis toujours) au point de sacrifier les Fourons (parmi d'autres renoncements) pour permettre la création de la Région bruxelloise.

Il y a là derrière également toute une histoire de relations entre formations politiques (et donc de rapports de forces) qui pollue tout le débat et entretien la méfiance.
A titre d'information, à la réunion de ce soir, Olivier Maingain est invité à s'exprimer pour présenter son projet de "fédération Bruxelles-Wallonie". En présence de militants de Liège-France également.

Enfin, je ne connais pas votre ami "Zmodem".
Claude Thayse
Bruxelles n'est évidemment pas peuplé uniquement de Flamands francisés. On y trouve énormément de Wallons (ou leurs descendants) "montés à la capitale" comme cela se fait dans tous les pays du monde et dont la communauté de langue et de culture est bien plus forte avec la Wallonie. Ce n'est pas une raison pour revendiquer le rattachement à une région qui n'a pas brillé par l'excellence de sa gestion au cours de ces vingt dernières années (un euphémisme pour ne pas froisser les Wallons pointus).
En revanche, un rattachement à la France au cas où le confédéralisme, la dernière carte sortie par M. Moureaux échouerait, pourquoi pas? De là à se déplacer jusqu'à Liège pour célébrer les états-généraux de la Wallonie, il y a plus qu'un pas. Il y a même 100 kilomètres.
Comme souvent dans l'histoire, il est inutile de s'agiter avant l'heure. Le destin des francophones de Belgique tombera tôt ou tard comme un fruit mûr. 
francolâtre - le 20/06/2008 à 11h38
Voilà ce que je relève de choquant dans l'article : Aux sources du problème BHV : la Francisation ( sur Liège France )

 1) que Bruxelles et son agglomération étaient bien, comme le disent les Flamands, une terre historiquement flamande;
2) qu'à la fin du 19è siècle, un certain nombre de ces communes étaient peuplées d'une majorité écrasante de Flamands : 81,79% à Auderghem (dont M. Lucien Outers devint bourgmestre FDF dans les années '80), 97,16% à Woluwe-Saint-Pierre; 90,33% à Woluwe-Saint-Lambert ( dont le bourmestre actuel est M.Olivier Maingain, président du FDF et vice-président du MR); 81,26% à Uccle; 70, 51% à Watermael; 58,58% à Forest.
3) qu'il n'y a aucune comparaison possible entre la situation de la Wallonie, vieille terre de langue et de culture romane - dont les dialectes, autant que le français, sont issus du latin- ,et celle de l'agglomération de Bruxelles, terre de langue et de culture flamande, dont les dialectes sont d'origine germanique.
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mon commentaire : voilà une vision "ethniciste "de la situation  . En supposant que nous la validions et que nous donnions corps à ce régionalisme Historique , Bruxelles est autant peuplée de Brabançons ( un patois nééerlandophone ) que de Wallons importés ou de Flamand francisés . 
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 4) que les Wallons sont chez eux en Wallonie, alors que les francophones bruxellois occupent, en quelque sorte, une terre conquise par la francisation .
-------------------------------------------------------------------------L'Alsace et La Lorraine ( dans son ex partie germanique ) sont dés lors
des terres Allemandes .....et le Pays Basque a été honteusement Francisé , de même que la Savoie, la Bretagne et tout le tuttim
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5) que dès lors, les mentalités, les sensibilités, les réactions et les intérêts des uns et des autres sont nécessairement différents, un peu comme ce fut le cas pour les Français de France et les "Pieds-noirs" d'Algérie.
-------------------------------------------------------------------------Admettons le , mais jusqu'à preuve du contraire, Les Français d'Algérie dont il convient de souligner que 20 % d'entre eux étaient d'origine Espagnole ou Israélite , naturalisés par le décret Crémieux en 1870 , n'ont pas éprouvé trop de difficultés à s'intégrer à la Métropole.
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6) que ce qui est vrai pour les 19 communes de la Région bruxelloise l' est encore davantage pour les 6 communes "à facilités", où les "droits" des francophones sont encore plus discutables.
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Je serais curieux de connaître le pourcentage de Francophones dans les 6 communes à facIilté en 1963 , sachant que beaucoup de communes bilingues ont été marchandées et sacrifiées sur l'autel de la démocratie représentative.
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7) que le combat des francophones de Bruxelles et surtout de sa périphérie, pour respectable qu'il soit, est profondément étranger aux problèmes des Wallons et en particulier des partisans de la réunion à la France, qui doivent axer tous leurs efforts sur leurs véritables objectifs, sans se laisser distraire - voire entraîner - par de vieux réflexes anti-flamands indignes de notre Cause.
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Ici intervient l'alliance objective de certains membres de Liége- France 
avec l'extrêmisme Flamand, tandis que 5 kilomètres nous séparent de
Bruxelles . Bref, c'est lamentable et si je voulais vous répondre en utilisant des arguments du même calibre que les vôtres , je vous dirais que le Duché deLiége ( cette pastille ) a été sous influence Garmanique pendant des siècles et qu'il nous faut rendre Rijsel de toute urgence.

Donc , je signe et je persiste : est Français celui qui le désire à travers une manifestation de Volonté sans équivoque et je dénie au Groupe Liège-France le droit de choisir les impétrants qui en sont dignes.

° vous avez répondu à Zmoden il y a 2 jours.....
* Mr Scheurs a répondu comme il convenait à cet article abscons.
 
Source : La francisation des arrondissements de Bruxelles, Arlon et Verviers au cours d'un demi-siècle (1880-1930), par J.M. Remouchamps, ancien secrétaire général de l'Assemblée Wallonne, 2é édition, Bruxelles, 1937.
Renaud Lachamp - le 21/06/2008 à 00h55
Soit !
La suite de l'histoire nous montrera si les habitants francophones de la grande région bruxelloise (Région + périphérie) désirent devenir Français à travers une manuifestation de volonté sans équivoque.
C'est à eux à faire ce choix.
Claude Thayse
Je répondrai à monsieur Francolâtre, pour peu que Monsieur Thayse m'approuve, que notre combat ici n'est pas de créer un pays d'outre quièvrain (tel le POM - pays d'outre mer - que constitue la polynésie française ou encore, la nouvelle calédonie).

Notre but et notre droit légitime, en tant que sujet d'une démocratie, (l'est-elle encore réellement quand on ne peut avoir de temps de paroles dans les médias ? lorsque des maires démocratiquement élus sont traîtés en criminels ?) est de pourvoir à un avenir meilleur pour d'abord les Wallons de ce pays mais, également si les Bruxellois francophones et/ou flamands le souhaitent, de garantir nos droits qu'ils soient juridiques, culturels ou socio-économiques.

Maintenant, là où cela me pose problème, c'est lorsque beaucoup d'entre nous jurent par tous les saints que la Belgique reste éternelle et donc, pourrait constitué un second état monégasque au sein de la France avec une forte décentralisation.

Autant des personnalités politiques wallonnes le disent (van cauwenberghe, happart, ... oui, je sais que je ne prend pas là de bons exemples), autant des bruxellois leur emboîtent le pas (pardonnez moi si je ne puis trouver quelqu'un(e)*) et tous affirment ceci : Bruxelles et la Wallonie ont chacunes leurs spécificités propres qui font qu'une Belgique française non seulement, n'est pas nécessaire mais, ne serait pas pensable dans la mesure du possible.

La seule option claire et logique dans tout cela (bien que j'ai aimé mon pays en tant que royaliste fut un temps mais, un royaliste non de raison mais, de compassion car, je tiens à préciser que mes relans républicains sont apparus ou réapparus vers 15-16 ans) c'est un statut négocié de chaque région de la communauté française de Belgique au sein de la République Française. Ce statut serait aussi bien un statut particulier calqué sur les modèles corse ou alsacien ou encore, le droit à devenir une région à part entière dans la République. 

Dès l'âge de 13 ans, j'ai compris que l'appareil d'état capotait du fait que la Flandre cherchait à s'ériger en Etat souverain selon le principe, je cite monsieur Jules Gheude, "un pays, une culture, une langue".

C'est pourquoi, aujourd'hui et depuis maintenant avril 2007, j'ai rejoint les rangs des militants de la mouvance majoritaire du mouvement wallon : le Rassemblement Wallonie France. Et cela, pour avoir eu la malchance de ne pas avoir connu mon grand père (polonais de son état etrésistant au service de son pays d'accueil. Paix à son âme) , permettez moi de vous dire que, j'en suis très fier.

C'est pourquoi plus que jamais nous devons prendre les devants et décider de notre avenir avant le jour fatidique. C'est pourquoi, je n'ai plus honte de dire en tant que Wallon (assimilé et français empêché par l'histoire) :

Vive La Wallonie ! Vive La République ! Vive La France ! (Aaaah si De Gaulle avait pu nous faire le même coup qu'à Montréal à Liège et à Bruxelles).

Bien à vous

Yaya
Yaya - le 21/06/2008 à 11h26

Je tiens à dire que si l'objectif final est clair, les moyens d'y arriver sont multiples et il ne faut pas négliger l'option "Polynésie" proposée par Daniel Ducarme. C'est une proposition intelligente, qui se tientet montre une excellente conaissance du système institutionnel français. 

Claude Thayse

Mais bien entendu que la solution Ducarme est la plus adroite qui soit, et vous n'ignorez pas que Daniel Ducarme,  a le mérite d'être un homme qui a son franc parler, alors que d'autres n'ont que des arrière pensée. Sa vision des choses inclue Bruxelles, Monarchie ou pas .  Il n'y aura pas de solution boiteuse sur un territoire aussi rétréci que celui du Royaume. Il n'y aura pas de Wallonie quittant le navire tout seul ( sauf s'il s'agit là d'une stratégie comportant deux étapes- je l’ai déjà évoquée en ces lieux  ). Il naîtra un Etat Francophone résiduel dont la cohérence sera assurée par l'existence d'un centre et de multiPles périphéries – sur le modèle des Landers Allemands par exemple, et qui se rapprochera de la France par étapes. Et je me fous de savoir quels sont les sentiments actuels du Bruxellois moyen : l'unification territoriale se chargera de lui apporter de facto une autre vision du territoire et de son avenir ( au risque de me répéter, j’ai déjà affirmé que les frontières et autre enclavements  demeurent des symboles extrêmement importants dans l’imaginaire des peuples, contrairement à ce que voudrait nous faire croire la Droite dite libérale, régionaliste , Fédérale et cie ) .

Evidemment , j’ai conscience que dès qu’un Français, s’exprime on le taxe ‘’ d’impérialiste culturel ‘’.

Je conseille par ailleurs aux lecteurs de ce blog de consulter deux ouvrages (‘’ Vive La Belgique ? ‘’ de Rillaerts et ’’ La Flandre aux Flamands ‘’ de  Stéphany chez Racine )

Evidemment ces deux là ont AU MEME MOMENT une vision complètement différente de la présence Francaise de 1792 à 1815 ).

 Cela vous étonne il …….moi pas vraiment. 

Renaud Lachamp - le 21/06/2008 à 13h11
ben... non.
Claude Thayse

Combien de personnes se sont déplacées ce vendredi à Liège? Y avait-il des responsables politiques et économiques (si oui, lesquels?)? Cela s'est-il mieux passé que la réunion de Namur de février qui n'avait pas vraiment été un succès?

Vincent - le 22/06/2008 à 17h54
J'ai ajouté le résumé de la soirée au billet.
De quelle réunion de Namur parlez-vous ?
Claude Thayse
La réunion du mouvement wallon à Namur en février dont vous aviez parlé sur ce blog. Vous aviez même ensuite consacré un article sur votre déception quant à la qualité de cette réunion.
Vincent - le 23/06/2008 à 18h06
D'accord ! C'était évidemment différent.
Les objectifs n'étant pas les mêmes.
Claude Thayse