Le blogue-notes de Claude Thayse

Le sondage l’institut Dedicated Research, pour le compte du Soir et de la RTBF indique une relative stabilité des intentions de vote pour le parti unique qui nous gouverne avec des gains ou des reculs pour certaines tendances. Ce qui n'intéressera que ceux qui y ont quelque chose à y gagner.

Une information intéressante concernant la nomination des bourgmestres francophones de Linkebeek, Wezembeek et Kraainem, qui pour certains constitue une condition préalable à toute nouvelle réforme institutionnelle.

Les Bruxellois francophones et Wallons semblent assez partagés vis-à-vis de cette question puisque les partisans ou ceux qui se déclarent "pas d'accord" avec cette attitude sont à égalité. Les autres sont-ils indifférents ? J'aurais plutôt tendance à le penser… à moins que la lassitude ? En additionnant ces "sans réponses" à ceux qui ne sont pas d'accord on arrive à 66 %... Il serait intéressant d'en connaître l'origine géographique.

 

A. Tout à fait d'accord       18 %

C. Plutôt pas d'accord        15 %

B. Assez d'accord              15 %

D. Pas du tout d'accord      17 %

D. Sans réponse                31 %

 

Sondage effectué par téléphone du 5 au 8 avril sur un échantillon de 601 Flamands (46%), 303 Bruxellois (23%), 401 Wallons (31%). Marge d'erreur: environ 2,6% sur l'échantillon total. SOURCE: Dedicated Research

Ven 11 avr 2008 2 commentaires
La moitié des personnes interrogées, si pas plus, n'a aucun repère pour distinguer une légitimité démocratique d'une décision arbitraire. Forcément, en se pavanant comme des cocottes en gloussant "démocratie, démocratie", sans argumenter plus avant POUR NE PAS AVOIR L'AIR D'AGRESSER LA FLANDRE, nos politiciens entretiennent le flou sur la réalité du conflit.
François - le 11/04/2008 à 21h33

Il me semble que l'origine géographique est mentionnée dans la dernière phrase. En gros, ça reflète l'opposition politique Nord-Sud sur le sujet. Mais ça n'enlève rien à mon commentaire précédent. Ce problème de bourgmestre n'est pas un match de foot où chacun supporte son équipe. Et pourtant, c'est de cette manière que la Flandre veut une nouvelle fois nous faire jouer, comme des marchand de tapis.
Si les politiciens francophones (on devrait appeller "belges" les non-flamands une bonne fois pour toutes, ça simplifiera) ne sont pas capable d'expliquer à l'opinion publique la légitimité de leur position d'un point de vue du droit et la gravité de l'attitude de Keulen, il faudra en passer par l'Europe pour en faire état.

François - le 11/04/2008 à 21h51