Le blogue-notes de Claude Thayse

Tiré de la Constitution française

Art. 88. - La République peut conclure des accords avec des Etats qui désirent s'associer à elle pour développer leurs civilisations.

Même si cet article était destiné à l'origine aux pays qui, après avoir acquis l'indépendance, auraient souhaité conserver des liens étroits avec la France, il pourrait avoir une autre interprétation...

Jeu 21 fév 2008 4 commentaires
Et que dire de l'attitude crispée de Sarkozy et de Fillon aux questions des journalistes qui les interogeaient sur l'avenir de la Belgique? Il faut dire qu'ils attendaient Verhofstadt et qu'ils ne pouvaient pas créer un incident diplomatique. Et que dire de l'émission sur Arte? On y a appris : Version flamande : Que Bruxelles ne comprenait qu’une courte majorité de francophones (51%), le reste étant constitué d’une série de minorités (arabes, flamandes, turques, etc.) Version bruxelloise (Catherine Kesteloot, historienne) : que la Flandre avait été humiliée dans le temps mais que c’était elle qui détenait le pouvoir économique aujourd’hui. Que les Wallons (tiens, elle ne disait pas les francophones, pour une fois) conservaient à tort l’arrogance qui avait été la leur dans le passé puisqu’ils ne représentaient plus rien économiquement parlant. On en arrivait à comprendre les pauvres Flamands qui devaient cohabiter avec des voisins aussi peu sympathiques. Heureusement qu’il y avait Bruxelles, où tout le monde se sentait bien. Un écrivain flamand a fait remarquer que la seule unité du pays, c’était le roi mais que ces derniers jours il avait dû essuyer pas mal de critiques, ce qui était le signe que le pays était bel et bien mort.
Feuilly - le 21/02/2008 à 15h07
Beau résumé !
Claude Thayse
J'ai aussi retenu du reportage précédent l'intervention d'un écrivain flamand qui dit tout haut ce que tout le monde pense : le patronat flamand a décidé de la scission du pays. C'est pas un mystère l'Unizo et la VOKA se sont récemment alliés ensemble et se sont réunis pour sceller un accord dans le célèbre hôtel De Warande qui a donné le nom au célèbre manifeste pronant l'indépendance. Kris Peeters est l'ex-président de l'Unizo et sa révolution copernicienne de l'état est assez claire. Les partis flamands ne faisant que boire les paroles du patronat flamand surtout le CD&V, soit il y a des élus flamands naïfs soit il y a des élus qui savent très bien la conséquence pratique.

Le débat était intéressant sur une autre chose. Je comprends la vue de l'historienne qui n'est d'ailleurs pas très différente de celle qu'a exposée Béatrice Delvaux dans "C'est dans l'air" il y a quelques mois face à Charles Platel signataire de De Warande. Mais pour moi, ce qui était le plus important, c'était le germanophone. C'est la 1ère fois qu'on avait droit à un avis germanophone dans un débat. Le débat a permis de répéter aussi tout ce qui sépare aujourd'hui les deux communautés et Bruxelles l'éternel problème qui empêche encore un peu l'éclatement du pays
Guillaume - le 21/02/2008 à 17h10
Merci de cet éclairage.
Claude Thayse
Je suis moins critique que "Feuilly" dans l'analyse de l'émission d'Arte.
Il faut quand même la replacer dans le contexte: il s'agit d'une émission (reportage et débat) destiné au départ pour les Allemands et les Français. Soit un peuple germanique et un peuple latin. Avec leurs sensibilités respectives comme en Belgique.
Si le reportage était un peu "nunuche", il faiasait quand même part de certaines vexations encourues par les Francophones.
Le débat volait bien plus haut. 
Il est vrai que Kesteloot jouait le rôle de Madame "Je sais tout". Très Bruxelloise.
Quant aux autres, ils ont bien montré le clivage entre les communautés de Belgique. très bonnes analyses en général en ce qui me concerne.
Mais évidemment, toujours destinée aux pays voisins.
L'important est que l'on parle de la Belgique en Europe.
L'important est que la France constate que la minorité francophone qui peuple notre monarchie chiconnière subit la loi vexatoire du caniche flamand.
Mais en fait qui regarde Arte ? Sans doute une "élite". Les autres se seront branchés sur une autre chaîne. Dommage.

Quant à Fillon et Sarkozy, ce fut en effet une réaction crispée de personnes qui se sentent piégées et ne savent que répondre. 
Mais était-ce l'endroit pour répondre ? 
Et que répondre sans s'immiscer dans les affaires intérieures d'une nation voisine et amie et qui (malheureusement) existe encore ??

Ca évolue lentement je pense mais certes trop lentement pour les impatients dont je fais partie.
Pierre - le 21/02/2008 à 19h16
cher Claude

pour conforter vos dires et montrer que la République française a de tout en son sein,cette depeche sur la Polynesie française avec son statut très spécial,Polynésie ou cohabite des autonomistes et des independatistes(= CDV version molle et NVA version De Wever) en plus des partis plus classiques comme l'UMP !
Polynésie: Christian Estrosi se réjouit de l'élection d'un autonomiste à la présidence de l'assemblée
[22/02/2008 10:54]

PARIS (AP) -- Le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer Christian Estrosi s'est réjoui vendredi de l'élection à la présidence de l'Assemblée de la Polynésie française de l'autonomiste Gaston Tong Sang, aux dépends des indépendantistes.

«Le président autonomiste de l'Assemblée de Polynésie française a été élu cette nuit par 36 voix contre 21, ça veut dire que le camp indépendantiste a voté contre le camp autonomiste uni», s'est-il félicité sur France-2, qualifiant de «bonne nouvelle» la victoire de Gaston Tong Sang.

«Nous aurons sans doute le même résultat samedi avec l'élection de Gaston Tong Sang à la présidence de la Polynésie française», a-t-il prédit.

M. Estrosi a vu dans le résultat de ces élections une preuve que «la loi que nous avons votée à la demande du président de la République (...) assure définitivement la stabilité, la transparence et enfin notre capacité à apporter la prospérité et le développement économique à la Polynésie française».

La loi organique votée fin 2007 a modifié le mode d'élection des 57 représentants à l'assemblée locale, qui élisent à leur tour le président de la Polynésie française. AP

Thierry - le 22/02/2008 à 12h01
Merci !
Claude Thayse