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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
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« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés sur ce blogue sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... en ayant la correction d'en citer l'origine.

Lundi 4 août 2008
C'est l'anniversaire de la nuit du 4 août 1789. Cette fameuse nuit où les députés de l'Assemblée nationale constituante, dans un bel élan d'unanimité, proclament l'abolition des droits féodaux. 

En une nuit donc, au milieu des applaudissements et des cris de joie, sont ainsi abattus les justices seigneuriales, les banalités, les jurandes et les maîtrises, la vénalité des charges, les privilèges des provinces et des individus...

Ensuite, passé le moment d'euphorie, les députés prennent le temps de réfléchir. Ils décident que seuls les droits féodaux pesant sur les personnes seront abolis sans indemnité d'aucune sorte. C'est ainsi que disparaissent - en France ! - à jamais certains archaïsmes comme la corvée obligatoire, de même que des injustices criantes comme la dîme ecclésiastique, uniquement payée par les pauvres.

À la faveur de cette grande séance parlementaire qui a vu disparaître d'un coup les distinctions de classe de même que les particularismes locaux, l'égalité de tous les citoyens devant la Loi devient la règle (même si, aujourd'hui encore, elle est au cœur de tous les débats politiques). Les députés tireront les conséquences de leur vote en préparant une solennelle Déclaration des Droits. A posteriori, cette Nuit du 4 Août n'apparaît pas seulement comme une splendide victoire de l'égalité. C'est aussi une belle démonstration de l'efficacité du centralisme administratif sur les us et coutumes locaux : en-dehors de la norme reconnue par les Représentants de tout le Peuple, il n'y a plus de légitimité.

Un regret, l'exception qui concerne «l'abolition de l'esclavage des Nègres» dans les colonies, proposée en vain par le duc François de la Rochefoucaud-Liancourt, aristocrate éclairé, adepte de la philosophie des «Lumières».

A quand l'abolition des «nouvelles féodalités» partisanes, financières, etc.. qui, chez-nous, ont remplacé les anciennes pour notre plus grand malheur.

Tien, à ce propos, j'aurais bien aimé être l'auteur de ce magnifique terme de «Mugabétisation». Je ne l'aurais peut-être pas appliqué à Joëlle Milquet qui, certes s'accroche à sa présidence, mais est encore assez jeune - me semble-t-il - et qui contrairement à Mugabe (*) ne me paraît pas être un dictateur aigri qui a fait le vide autour de lui, ne s'entourant plus que de médiocres courtisans. Non, je verrais plutôt quelqu'un d'autre qui correspond mieux au profil…

(*) Evidemment, il y a un point commun. Mugabe comme Milquet sont en train de détruire leur pays. C'est infiniment regrettable pour le premier. Pour la seconde, bof... on ne va pas la blâmer !

Jeudi 26 juin 2008

26 juin, comme chaque année, on fêtait l'anniversaire de la bataille de Fleurus (1794)  qui vit la victoire de l'armée des patriotes (les légendaires volontaires de l'An II, je préfère le terme de "patriotes" à celui de "révolutionnaires") contre les coalisés, commandées ce jour-là par un certain... feld-maréchal Frédéric de Saxe-Cobourg !
 
Fleurus est, on le sait, la ville aux trois victoires françaises (1690(*) - 1794 - 1815), même si la dernière est plus connue sous le nom de bataille de Ligny.

 
Ce qu'on sait moins, c'est qu'on y trouve un monument érigé là grâce à
Maurice des Ombiaux.
Installé à Paris dès 1921, des Ombiaux, s'il est surtout connu en France pour ses ouvrages sur la gastronomie, est avant tout l'un des artisans du réveil de la conscience wallonne au travers de ses artistes et de son histoire.
Il défendra ainsi l'identité wallonne au travers de multiples ouvrages.
 
des Ombiaux défendra toute sa vie l'idée que la Wallonie est l'un des berceaux de l'Art occidental, que cet apport doit être reconnu et sa filiation française proclamée. C'est dans ce double attachement à la France et à la Wallonie qu'il faut replacer son initiative de faire construire à Fleurus le mémorial aux trois victoires françaises.
 
Comme quoi... On peut être à la fois Wallon et Français. Il n'y a pas d'incompatibilité dans ces identités complémentaires, bien au contraire !
 
(*)
1er juillet 1690, dans la guerre dite "de la Ligue d'Augsbourg", l'armée française de Louis XIV, commandée par le maréchal de Luxembourg défit les armées d'une coalition rassemblant les Provinces-Unies (Hollande), les Impériaux (Saint empire germanique Prusso-autrichien), l’Espagne et, comme d'habitude, l'Angleterre.
Pour l'anecdote, le fils du célèbre d'Artagnan s'illustra dans cette bataille.

Samedi 14 juin 2008

Le dynamique groupe "Liège-France" vient de publier sur son blog un texte assez ancien, tiré de " La francisation des arrondissements de Bruxelles, Arlon et Verviers au cours d'un demi-siècle (1880-1930), par J.M. Remouchamps, ancien secrétaire général de l'Assemblée Wallonne, 2é édition, Bruxelles, 1937."

Vous le savez, je défends toujours le recours aux analyses historiques qui permettent de comprendre l'actualité. Il est essentiel de connaître le passé pour construire l'avenir.
Voici cet extrait.
"Dans l'agglomération bruxelloise, qui ne comptait alors que 16 communes, près de la moitié de la population (48,09%) avait , en 1910, le flamand comme langue usuelle. Parmi celle-ci, 24,29% étaient unilingues flamands, 30,46% unilingues français et 45,24 % bilingues. Par rapport à 1880, le recul des unilingues flamands était de 30,49%, tandis que le progrès des unilingues français était de 13,86% et celui des bilingues de 16,64%.
En 1930, les unilingues flamands ne représentaient plus que 14,13% des habitants de l'agglomération bruxelloise, tandis que le pourcenage des unilingues français grimpait à 40,03, celui des bilingues (de 45 à 50%) étant pratiquement inchangé depuis 1890. Quant à la langue usuelle des habitants, c'est entre 1910 et 1920 que la situation a basculé : De 50/50 environ en 1910, le pourcentage des "usuels" flamands est tombé à 38,41 % en 1920 et à 34,19 % en 1930, tandis que celui des "usuels" français montait, respectivement, à 61,58% et 65,80%. Si l'on prend l'ensemble de l'arrondissement de Bruxelles, les proportions sont identiques, mais avec des chiffres plus élevés pour le flamand : 60,59% en 1910, 53,17% en 1920 et 49,76% en 1930.
L'examen des chiffres commune par commune, pour l'agglomération, montre qu' en 1930, il y avait encore une large majorité de locuteurs flamands à Anderlecht, Koekelberg, Jette-Saint-Pierre, Molenbeek, Berchem-Sainte-Agathe, Ganshoren et Evere. Dans les autres, la francisation avait été plus rapide .Il ne restait pour les "usuels" flamands que les pourcentages suivants : à Auderghem: 43,54% contre 75,91 en 1910; à Woluwe-Saint-Pierre: 41,22% contre 66,54; à Woluwe-Saint-Lambert : 40,67% congtre 64,78; à Uccle: 36,07% contre 61,13; à Watermael: 34,34% contre 57,12 et à Bruxelles-ville : 35,78% contre 51,85. Six communes avaient déjà une majorité francophone en 1910 : Forest, Schaerbeek, Etterbeek, Saint-Josse-ten-Noode, Saint-Gilles et Ixelles."

L'analyse et les conclusions que ces militants rattachistes courageux et éclairés en tirent se trouve ICI.

Jeudi 1 mai 2008

En Europe, le 1er mai était autrefois dédié à l'amour. Ce jour-là, il était coutumier de se coiffer d'une couronne de feuillages et de fleurs ou d'en offrir une à la personne aimée. En témoigne la célèbre enluminure ci-contre. Elle illustre le mois de mai dans les « Très riches Heures du duc de Berry », un livre de prières réalisé au début du XVe siècle (à voir au musée de Chantilly).
 
La ballade ci-dessous a été composée par Charles d'Orléans, poète de la même époque.
 
    «
Le Dieu d'Amour est coutumier,
      À ce jour, de fête tenir,
      Pour amoureux coeurs fêter
      Qui désirent de le servir;
      Pour ce fait, les arbres couvrir
      De fleurs et les champs de vert gai,
      Pour la fête plus embellir,
      Ce premier jour du mois de mai » .
 
Cette tradition n'est pas tout à ,fait perdue puisque les écoliers de certains régions d'Europe cultivent encore la tradition des couronnes de feuillages. Le 1er mai donne aussi lieu à des réjouissances en l'honneur du printemps selon le rite ancestral de l'arbre de mai, que l'on retrouve dans différentes régions d'Europe. Le canton de Fribourg célèbre ce jour-là le printemps avec chants et distribution de friandises aux enfants.
 
Mais aujourd'hui, c'est le plus souvent le travail ou plutôt la diminution du temps de travail qu'évoque le 1er mai avec la Fête du Travail. C'est en effet à cette date; le 1er mai 1886, que la pression syndicale permet à environ 200.000 travailleurs américains d'obtenir la journée de huit heures. Le souvenir de cette journée amènera les Européens, quelques années plus tard à instituer la Fête du Travail
.
 
J'aime bien cette vieille tradition d'un jour dédié à l'Amour...

Mardi 29 avril 2008
Le 21 janvier 1984 à l'émission "Samedi première", François Perin avait eu ces mots définitifs et prémonitoires à propos de la procédure de ce dispositif constitutionel : " La sonnette d'alarme est comparable à un camion-suicide bourré de dynamite plutôt qu'à un bouclier de protection des francophones. C'est une machine à faire sauter les gouvernements et même l'Etat."
Pour la petite histoire, c'était lors de l'affaire fouronnaise. Il avait été question de tirer la sonnette d'alarme à l'occasion de la prise en considération à la Chambre de la proposition de loi Galle, prévoyant l'obligation pour les élus des communes à facilités de prouver leur connaissance de la langue de la région.

A suivre...
Mercredi 9 avril 2008

Un petit film qui n'est pas inintéressant... Elio Di Rupo, président du "parti socialiste francophone belge", au Forum social européen de Paris, en novembre 2003. Analyse de Serge Halimi (Le Monde Diplomatique) et du sociologue Alain Accardo. Tiré du DVD «Avanti Popolo!», de Yannick Bovy et Mathieu Sonck, Zogma, 2006, 45'. Infos: http://www.zogma.org/

Dimanche 30 mars 2008
J'ai reçu ce texte qui nous montre que finalement, rien ne change...

" La tolérance n'est d'ailleurs pas le point fort de la Compagnie des Indes occidentales. Organisation féodale, celle-ci impose à tous les colons désireux d'émigrer en Nouvelle-Belgique une série  de règles strictes : outre l'exercice de la religion réformée, les colons doivent faire usage exclusif du bas-allemand - langue à l'origine du flamand et du néerlandais actuels -, dans tous les actes publics rendus à la colonie."

De nombreux patronymes sont " néerlandisés ", comme Rapalje pour Rapaille ou Minnewit pour Minuit. D'autres colons sont tout simplement désignés par le nom de la ville hollandaise qu'ils viennent de quitter.

L'historien américain Charles W. Baird, dans son livre
"History of the Huguenot Emigration to America", a qualifié ce genre d'abus de Batavian disguise (camouflage à la Batave).

" Il est également défendu aux colons de tisser de la laine ou de la toile, ainsi que de fabriquer du drap ou tout autre tissu, sous peine d'être bannis ou punis comme parjures. Le but caché est ici de garantir un monopole aux importations en provenance de Hollande. "


Source:
http://users.skynet.be/newyorkfoundation/FR/les_origines_de_new_york.html

     
Samedi 29 mars 2008

Des ouvriers (Wallons en majorité) s'étaient rassemblés à Paris pour tenter une invasion républicaine de la Belgique. Le 29 mars 1848 un heurt eut lieu près du village de Risquons-Tout, situé à la frontière franco-belge, entre un détachement de troupes belges et la légion républicaine « belge », victime de nombreuses trahisons,  qui revenait de France. Le gouvernement du roi de Belgique Léopold profita de l'occasion pour régler leur compte aux démocrates. On mit en scène le « procès de Risquons-Tout » qui se déroula à Anvers du 9 au 30 août 1848.

Dans
l'édition du  2 septembre 1948 de « la Nouvelle Gazette Rhénane », F. Engels écrivit un article engagé qui se terminait par :  « Le gouvernement, dit Le Libéral liégeois, a voulu se montrer fort, il n'a réussi qu'à être féroce. » Et ce fut, certes, de tout temps le sort de la nation flamande.

 

Réunioniste

Pour la réunion à la France Mon action se base sur les Valeurs républicaines,
les déclarations des Droits de l'Homme et du Citoyen
1789 & 1793

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