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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
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« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
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« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

Carnet de campagne

La politique belge se réduit de plus en plus à une confrontation malsaine et paralysante. Les dernières illusions se consument. La Belgique appartient presque au passé.

Les événements récents justifient l'initiative prise fin janvier par des citoyens wallons de toute sensibilité démocratique. Sous l'appellation W+, ils se sont fédérés pour inciter la Wallonie à se prendre en main, de manière à garantir son avenir économique et social.

 

Aujourd'hui, l'alliance « W+ » a fait connaître son manifeste, avant de dévoiler son programme et son logo dans un congrès fondateur qui se tiendra prochainement.

 

"Une autre politique pour une autre Wallonie", voilà ce qui va inspirer son action, au-delà des clivages et des circonstances.

 

Retrouvez-le à l'adresse suivante :  http://www.wallonieplus.be

 

 

Manifeste de l’alliance W+                                

 

« Il n'y a pas de Belges, mais des Wallons et des Flamands », écrivait-on déjà en 1912 (1). Certains refusent encore de le croire. Force est néanmoins de constater que ce point de vue anticipait l’évolution de la Belgique, obligée de se désunir pour prolonger son existence.

 

Aujourd’hui, dans une Europe en voie d’intégration, la diversité des langues, en déplaçant les frontières, impose une mise à jour des repères culturels et des référents citoyens. Traversé par ce qui ressemble à un mur linguistique au milieu d’un grand ensemble européen, l’Etat belge est-il autre chose que la survivance d’une autre époque ?

 

Au nord de ce mur linguistique, la nation flamande a pris son envol et aspire à plus de reconnaissance internationale. Avec ou sans la Belgique, elle entend faire valoir son intérêt. Un nouvel affaiblissement de l’Etat fédéral est déjà sur le feu, la Wallonie étant regardée comme un boulet. La tentation de l’indépendance fait monter la pression.

 

Ainsi, de son côté, la Wallonie est appelée à poursuivre son chemin vers toujours plus d’autonomie. Le cadre où se déploie son action collective est de moins en moins belge. En Wallonie, pourtant, le changement fait peur et conduit à privilégier l’appartenance à la Belgique, au mépris des réalités mais surtout de la Wallonie elle-même, à peine envisagée comme un sous-produit de l’identité belge.

 

Etonnamment, la simple intention d’approfondir le sentiment wallon provoque sarcasmes et indignation. Crispé sur une identité belge fabriquée au XIXe siècle, on s’interdit de soulever la question de l’identité wallonne. Un tel refoulement contribue à plomber l’image d’une région qui sert trop souvent de repoussoir à la Flandre.

 

La Wallonie mérite mieux que ce déni assassin, entretenu souvent par celles et ceux qui ont la responsabilité de lui donner une existence. Combien d’élus wallons se sentent-ils de Wallonie ? Il est vrai que la fierté wallonne se décline en sous-régionalismes hérités de l’histoire, mais que dire alors de la Belgique, pour laquelle on rêve encore d’unité, sans craindre apparemment le ridicule ?

 

L’identité latine ou même française de la Wallonie est moins difficile à trouver. L’histoire enseigne que « sans aucune contrainte, de leur propre volonté, les Wallons sont entrés dans l’orbite de Paris et, depuis sept siècles, avec une fidélité qui ne s’est jamais démentie, n’ont cessé de participer à la culture française… » (2)

 

Evidemment, l’appartenance à la Belgique, en dépit de ses fractures, a conditionné la mémoire et l’imaginaire des Wallons. Leur identité belge est un fait historique, un héritage, il ne s’agit pas de renier un passé dont on peut, légitimement, tirer des motifs de fierté. Mais faut-il rappeler ce que la création de la Belgique, en 1830, devait au contexte européen de l’époque ?

 

Quoi qu’il en soit, l’amalgame entre la Wallonie et la Flandre a eu les effets d’une cohabitation non désirée. Aux mains d’une bourgeoisie exclusivement francophone, la Belgique a provoqué le réveil de la Flandre qui, aussitôt, a défendu son intégrité culturelle. C’était lépoque où l’activité du sillon Sambre-et-Meuse élevait ce pays au rang de puissance industrielle et où les luttes ouvrières, en Wallonie, allaient conduire à l’adoption du suffrage universel,  permettant aux nouveaux citoyens flamands, majoritaires, d’investir l’Etat belge et de le réduire à leurs intérêts.

 

Une véritable politique de colonisation économique s’est mise en place au profit de l’axe Bruxelles-Anvers (3), tandis que naissait déjà un mouvement pour l’indépendance de la Flandre. Des voix  se sont élevées en Wallonie pour dénoncer la flamandisation de l’Etat belge et réclamer, là aussi, une séparation administrative. La société wallonne avait un dynamisme et des ressources qu’elle n’a pas entièrement perdus.

 

Hélas, le fédéralisme est venu trop tard pour la Wallonie. Il a permis d’éviter le pire mais, sans la maîtrise de son enseignement et de sa politique culturelle, facteurs de cohésion, la Wallonie a raté son envol. Aujourd’hui, culpabilisée, appauvrie, insultée, elle s’acharne à défendre un pays qui ne lui veut pas du bien.

 

On se dit que la monarchie va sauver la Belgique et on fait tout pour que la Belgique sauve la monarchie. On a perdu le sens des réalités. Si la nation flamande a déjà revisité son histoire, allant jusqu’à présenter la révolution belge comme une catastrophe nationale pour la Flandre, il reste à la Wallonie d’aller chercher dans ses racines ce dont elle a besoin pour  se développer.

 

La transformation de l’Europe a rendu la Belgique superfétatoire, inutilement complexe et paralysante. Pour s’en convaincre, il suffit de voir combien l'Union européenne et la Flandre ont des projets complémentaires, servis par une classe politique jouant les tout premiers rôles en Europe. Quand ils ne sont pas ouvertement séparatistes, les Van Rompuy, De Gucht, Van den Brande et consorts annoncent l'inéluctable évaporation de la Belgique.

 

Une prise en compte de la dynamique européenne conduirait, par la force des choses, à reconsidérer les rapports de la Wallonie avec la France et permettrait de réfléchir collectivement à la meilleure façon d’assurer l’avenir du pays wallon, sur le plan culturel, économique et institutionnel. Le soutien, la solidarité bienveillante d’un pays comme la France est une opportunité qu’il serait criminel de rejeter.

 

Terre romane, en dépit de sa longue immersion dans le monde germanique, la Wallonie est un pays de frontière. Idéalement située au cœur de l’Europe, elle a désormais vocation de relier les deux piliers de la construction européenne, la France et l’Allemagne. A condition de mettre en valeur son savoir-faire et son infrastructure, elle peut regarder l’avenir avec confiance.

 

La mise en valeur de ses atouts passe inévitablement par une valorisation de son image. C’est une évidence commerciale autant qu’une réelle nécessité existentielle. Le redéploiement économique ne dépend pas seulement de la conjoncture internationale. Pour s’épanouir dans une Europe exposée à tous les vents de la mondialisation, la Wallonie a besoin de trouver sa place.

 

Il ne faut pas compter sur la Belgique pour assurer la promotion de la Wallonie à l’étranger. Sur de nombreuses cartes, notamment touristiques, la Wallonie est devenue une espèce de terra incognita. Au mieux un arrière-pays. Longtemps moteur économique de la Belgique, la Wallonie a été lâchée au moment où son déclin industriel exigeait des investissements nouveaux. Maintenant, la Flandre, oubliant que son développement a été financé par de l’argent wallon, fait payer cher le maintien d’une solidarité qu’elle dénonce à grand bruit.

 

C’est au nom des priorités socio-économiques que l’on étouffe le débat sur l’identité wallonne, feignant de ne pas voir que la Belgique a aussi un coût pour la Wallonie. « Ils nous ont tout pris », écrivait-on déjà en 1912 (1). Parmi les transferts organisés par la Belgique, il faut compter ce qui relève de la mémoire et du patrimoine culturel,  mais la Wallonie a également vu partir des capitaux, des emplois, des marchés. La Flandre a fait main basse sur la Belgique et sur son économie, avec la complicité de trop de dirigeants wallons. La Wallonie a finalement perdu ce qui lui restait : l’estime de soi, jusqu’à la volonté d’exister. La déliquescence de l’Etat belge a paradoxalement étouffé la conscience wallonne. La Belgique ne survit que par l’écrasement du sentiment wallon.

 

Cet abandon, ce manque de vision, facteur de régression sociale : c’est cela qui justifie l’existence de W+ 

 

Le refus d’envisager l’avenir de la Wallonie en dehors du cadre belge est suicidaire. W+ observe que la Belgique se réduit de plus en plus à une confrontation malsaine et paralysante avec la Flandre. En conséquence, il ne veut plus de la Belgique, sous aucune forme que ce soit.

 

Alliance démocratique et pluraliste associant des Wallons de toutes origines, de la gauche à la droite, des autonomistes et des rattachistes, excluant tout extrémisme,  animés par le même idéal républicain, W+ prend place dans l’histoire de la Wallonie dont il entend incarner  la volonté d'émancipation en lui offrant le choix de redéfinir librement sa relation avec la France comme avec Bruxelles et ses autres voisins. 

 

 

 

(1) Jules DESTRÉE, Lettre au roi sur la séparation de la Wallonie et de la Flandre

(2) Félix ROUSSEAU, l’auteur de ces lignes, est tenu pour le père de l’historiographie wallonne.

(3) Michel QUÉVIT, Flandre-Wallonie. Quelle solidarité ?

Dans le billet précédent, j’évoquais indirectement ce que la grosse majorité de nos concitoyens volontairement mal informés (et donc excusables car on n’est pas responsable du conditionnement dans lequel on a été éduqué) considèrent comme des problèmes secondaires. « Nous sommes en période de crise économique  « disent-ils », les travailleurs ne savent plus quel sera leurs avenir et des hommes politiques préfèrent s'occuper de faux problèmes dit communautaire qui ne concernent que quelques excités des deux communautés ». « Nous attendons de nos politiques des solutions à l'emploi, à la dignité de vie pour la population, à la sécurité et à la prise de responsabilité envers les multinationales et (ça, c’est nouveau…) les banques ». Ces gens qui aiment s’abriter derrière le terme de « La majorité silencieuse » se fiche du communautaire parce qu’elle ne comprend pas l’importance des enjeux économiques cachés derrière ces termes connotés électoralistes. Ce qui fait bien l’affaire des partis traditionnels qui sont dispensés de prendre des décisions difficiles et des partis qui se disaient anciennement « fédéralistes » mais qui portent bien leur nom de « communautaires ». Les uns étant liés aux autres en fonction des circonstances.
 

Plusieurs informations viennent alimenter cette réflexion sans que les beaux esprits en tirent toutes les conséquences.


L’annonce tout d’abord de la confirmation de la poursuite de l’établissement régulier de nouveaux habitants francophones dans les communes du Brabant flamand, particulièrement dans sa partie occidentale : « Halle-Vilvoorde». Avec pour conséquence une « déflamandisation » progressive de ces communes. Pain bénit tant pour les nationalistes flamands que bruxellois. La pression politique de la « francophonisation » (ouf !) de ces communes va continuer à renforcer - en réaction - la pression flamande de l’intégration… Ce sera l’escalade et Philippe Moureaux a raison de dire que les principaux partis communautaires (FDF et N-VA) adoptent la stratégie du pourrissement pour des raisons électoralistes. Il en sera ainsi tant que subsistera ce reliquat de Belgique qu’est l’arrondissement de BHV que certains inconscients - ou micro-Machiavel - veulent élargir au territoire de l'ancienne province de Brabant.

La scission arrivera. Même si actuellement, seuls les Flamands sont en position de demandeurs d’avancées institutionnelles (les autres n’osent pas le dire…). Si les problèmes linguistico-communautaires sont si bénins pour les « tenants de la majorité silencieuse » (en réalité des anciens belges unitaristes très bruyants et essentiellement des (Flamands) francophones qui n’ont pas compris que la Belgique de 1830 est dépassée), pourquoi ne pas négocier des avantages économiques, en échange de satisfactions qu’ils aimeraient qualifier de superfétatoires ?

Vous connaissez mon point de vue, l’économie (et donc l’emploi) ne pourra se développer que si les régions, le niveau de pouvoir suffisamment grand tout en étant le plus proche du citoyen, s’approprie les compétences nécessaires. La Flandre, Bruxelles et la Wallonie devenant ainsi maîtresses de leur destin. C’est ce qu’on appelle la subsidiarité bien comprise.

 

Si la campagne électorale 2001 n’est que communautaire, ce sera très mauvais pour les Wallons (englobés dans ces entités floues et « floueuses » que sont la Belgique et la Communauté française), il faut y introduire un aspect plus essentiel : la différenciation, autre terme pour l’autonomie régionale.

Vous qui me lisez, savez que je ne suis pas souvent (et c’est un euphémisme) d’accord avec le président du FDF.

N’empêche, et sans vouloir m’immiscer dans un débat bruxello-bruxellois, sa dernière sortie dans la Dernière Heure est fort réjouissante. Rejoignant en parole les « ultras francophonissimes » néo convertis au réunionisme qui semblent l’avoir lâché, il vient de proposer de supprimer les avantages octroyés à la minorité flamande au cours des laborieuses négociations antérieures auxquelles le FDF a d’ailleurs participé épisodiquement.

Sale coup pour les derniers unitaristes francophones. Voilà qui va radicaliser un peu plus l’opinion flamande qui est déjà largement acquise à l’idée d’indépendance. (Et qui pourrait lui reprocher, les Flamands ont bien le droit d’aspirer à un état qui leur correspond.)

En réalité, Maingain ne risque rien, il joue sur du velours en se posant en défenseur de la Région bruxelloise : « Il est temps de construire un modèle bruxellois avec une représentation politique conforme à a réalité sociologique », puisqu’il sait parfaitement qu’il n’obtiendra pas l’élargissement de sa Région.  On l'a encore bien vu et entendu ce dimanche-ci à l'émission Mise au point de la RTB(f) dans un débat surréaliste conclu par un « .Vous n'avez rien compris » d’Eric Van Rompuy...

Puisse ce recentrage du parti de Monsieur Maingain se concrétiser réellement au lendemain du 7 juin. Entre autres en oubliant ses velléités d’annexion du Brabant wallon.

Je l’ai déjà écrit, la Belgique actuelle est déjà composé de presque états qui sont bien différents sociologiquement, culturellement autant que politiquement. Le slogan du FDF était : « Bruxelois, maître chez toi » . Réjouissons-nous que Monsieur Maingain s’occupe enfin de sa Région, nous nous occuperons de notre Wallonie. Nous-mêmes !

 

A ce propos, je vous invite à vous procurer le dernier numéro de la « Revue Nouvelle » qui propose une évaluation fort intéressante du « Plan Marshall » et à ses développements futurs.

C'est vrai, on n'en parle pas beaucoup. Et qui s'en préoccupe vraiment ?
J'ai eu la curiosité de faire ce petit test :
http://www.euprofiler.eu/area/befr/ pour savoir (enfin, façon de parler) de quel parti je serais le plus proche.
Bien sur, pour l'innefable Belgique, tous les partis ne sont pas proposés. Alors, il semble bien que je sois le plus proche du PS... par défaut. Disons de gauche, quoi.
Plus intéressant, vous pouvez  découvrir de quel parti dans un autre pays européen vous êtes le plus proche. Et là, sans vraie surprise, pour moi, c'est le  Mouvement Républicain et citoyen !


Une réflexion : Evidemment ce n'est qu'un test et les questrions devraient être nuancées.
Une observation : Observez bien le positionnement de ceux que la presse appelle "les quatre partis démocratiques francophones" (il ne peut y avoir d'autres partis démocratiques que ceux-là, évidemment) par rapport à ce que j'en disais dans mon billet précédent... Surprenant n'est-ce pas ?
 

L'actualité judiciaire ramène sur le devant de la scène l'affaire de la catastrophe de Ghislenghien.

A l'époque(17/08/2004), simple militant rattachiste j'avais, contre l'avis du responsable de la communication de mon parti, sonné par une débacle électorale, proposé le communiqué suivant :

"Respectant et s’associant au deuil des familles des victimes de la catastrophe de le "..." n’a pas souhaité réagir dans la précipitation. Après l’affaire des scandales des pots de vins (hélicoptère, avions etc..) qui a montré les dysfonctionnements du monde politique, l’affaire Dutroux qui a montré les dysfonctionnements de la Justice, la crise des PCB et de la dioxine qui a montré que l'Etat n'était pas prêt pour ce genre de situation, ce nouveau drame confirme l’impéritie du pouvoir fédéral belge !

Seuls le courage et le professionnalisme des individus et des services de secours ont permis d’éviter un bilan humain plus dramatique encore.
Le "...". stigmatise l’impudeur des notables du régime - responsables mais toujours irresponsables ! - qui profitent du deuil des familles et de la population pour se disculper à bon compte en transformant les funérailles en une opération de relations publiques. Quelles leçons vont-ils en tirer ? Aucune, sans doute.
Le "..." appelle à la création, sous la responsabilité politique, juridique et pénale du Ministre Président du Gouvernement wallon d’une « Cellule permanente de prévention et de gestion des crises et catastrophes ».
Cet organisme pourrait voir le jour suite au transfert à la Région wallonne de toutes les matières fédérales qui s’y rapportent. Sa mission consisterait à anticiper les crises et catastrophes industrielles ou/et d’y préparer des réponses. C'est-à-dire :
- organiser les outils d'une veille permanente,
- dresser et tenir à jour un cadastre des risques industriels,
- prévoir un dispositif de crise, - prévoir les conditions de conduite de la communication,
- prévoir et coordonner les conditions d'appui logistique,
- organiser les contrôles préventifs en coordination avec les Divisions administratives concernées du MET (Ministère de la Région wallonne et du Ministère wallon de l’équipement et des transports).

Il est grand temps de passer d’une politique de réponse au cas par cas et le plus souvent improvisée à une politique d’anticipation afin de garantir la sécurité de nos concitoyens.

Je n'ai pas changé d'avis.

De mon ami François Lemaire, premier candidat suppléant en Brabant wallon sur la liste "WALLONS" N° 29 

Un rappel du CSA

Actualité liée à l’élection
1° Lorsqu'il est traité d'une circonscription déterminée, les services de télévision et de radio veillent à ce que les listes de candidats et de leurs soutiens bénéficient d'une présentation et d'un accès équitables à l'antenne.
2° Lorsque le traitement de l’élection dépasse le cadre d'une circonscription, les services de télévision et de radio veillent à ce que les partis et groupements politiques présentant des listes de candidats et leurs soutiens bénéficient d'une présentation et d'un accès équitables à l'antenne.
3° Les comptes rendus, commentaires et présentations auxquels donnent lieu l’élection doivent être exposés avec un souci constant de mesure et d'honnêteté. Les services de télévision et de radio veillent également à ce que le choix des extraits des déclarations et écrits des candidats et de leurs soutiens, ainsi que les commentaires auxquels ils peuvent donner lieu, n'en dénaturent pas le sens général."
Texte complet

On aura compris que les instructions qui précèdent émanent du CSA... français. Ci-dessous le bricolage auquel nous avons droit en Belgique francophone, à savoir l'arbitraire absolu de la rédaction de la RTBF.
Extrait :

"Pourront recevoir une invitation à une émission spéciale Mise au Point réservée aux principales listes francophones démocratiques non représentées simultanément au parlement européen, au parlement wallon et au parlement bruxellois, avec un maximum de six candidats, le dimanche 17 mai 2009 à 11h30, étant entendu que les rédactions de la RTBF disposent d’une appréciation souveraine dans le choix des critères d’invitation à cette émission, en fonction de la présence régulière de ces listes aux précédentes élections, de leurs résultats électoraux antérieurs, des personnalités qu’elles accueillent, des principaux thèmes de campagne qu’elles développent et de l’intérêt éditorial, journalistique et informatif qu’elles représentent pour les téléspectateurs."

C'est dans l'hebdomadaire Knack, pour Joëlle Milquet, "avec un peu de bonne volonté, la réforme pourra être décidée après les élections du 7 juin".
Sa recette ? 
Elle est simple :  "pour mener avec succès des négociations institutionnelles, il faut aller s'asseoir avec les présidents de partis loin des caméras, dans un château ou ailleurs"... Et tout peut être réglé en un week-end ! 

Les conditions de réussite ? 
Ce dossier doit être discuté exclusivement au sein du cercle fermé des présidents de partis et certainement pas  avec les ministres régionaux ou d'autres représentants des régions. Le fédéralisme ? Connais pas !

Trois réflexions :

Si c'était si simple, pourquoi ne pas l'avoir fait avant le 7 juin ? (La réponse est dans la question)

Il y a quelques temps, j'ai écrit dans
un billet où je m'interrogeais sur le populisme,  que "s'il faut reconnaître un - faux - mérite au populisme, c'est celui de rendre le discours politique plus largement accessible. En simplifiant les enjeux, ceux-ci deviendraient lisibles et, de ce fait, susceptibles d’être débattus. À outrance. Or,  la simplification est-elle vraiment compatible avec la nuance et la complexité ?" Je ne change pas d'avis. Il n'y a pas de solution simple aux situations complexes, ça se saurait.

Par ailleurs, ces propos montrent tout son mépris pour la démocratie (y compris pour les élus de son parti) et les vertus du débat démocratique. Quelques personnes, douées certainement pour prendre et occuper le pouvoir dans leur parti respectif (un ami dirait : "des tueurs", parce qu'on n'arrive pas là "sans avoir beaucoup de sang (virtuel !) sur les mains") s'arrogeant le droit d'être "compétents en tout" vont décider pour tout le monde. N'est-ce pas là une définition de l'absolutisme ? Autre nom du mal qui a rongé ce spectre de pays : la particratie.
Le rôle du politique doit être revu. Des démarches citoyennes comme celles des Etats généraux de la Wallonie ou encore du Mouvement du Manifeste wallon vont dans ce sens. Rendre aux citoyens le droit de faire ds choix et d'être maîtres de leur destin collectif. Nous en sommes décidément bien loin en Belgique. L 'État ne doit pas d'abord être le détenteur de la violence légitime, mais surtout, comme l'a écrit Jean-Marc Ferry, le détenteur de l'éducation, légitime !

Ce n'est pas nouveau, ce mépris de madame Milquet  a déjà été stigmatisé par Jean-Emile Humblet (ici, à propos de la culture et des Wallons), ancien sénateur et militant wallon lors d'une intervention qui se retrouve sur Youtube :

Décidément, après le parti bruxellois FDF, c'est au tour de la NV-A de s'intéresser à notre avenir. Mais qu'avons nous fait pour mériter autant de sollicitude ?  Exotisme ?
Voici le site de leur campagne vers la Wallonie et les Wallons :
www.prejuges.be

Sans commentaire... je vous le laisse découvrir !

Réunioniste

Pour la réunion à la France Mon action se base sur les Valeurs républicaines,
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1789 & 1793

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- Message improvisé pour les législatives de 2007
- Interview sur TV-Com
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- Les pouvoirs en Wallonie et environs, mode d'emploi (Crisp)
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