« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de
chercher la vérité et de la dire » (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement
qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite
Yourcenar)
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« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)
Les textes publiés sur ce blogue sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... en ayant la correction d'en citer l'origine.
Index, Compétitivité, coût de la main d'œuvre, on dit beaucoup de choses…
Eurostat (Office statistique des communautés européennes) révèle dans un communiqué récent
que les coûts horaires de la main d'œuvre dans les différents Etats membres de l’Union européenne à 27 varient dans un rapport de 1 à 20. Pour un coût horaire moyen de la main d’œuvre de
20,35 euros en 2006.
Cette année là, la Suède connaissait le coût horaire de la main-d’œuvre le plus élevé
(32,16€), suivie du Danemark (31,98 € en 2005), du Luxembourg (31,98 €), de la Belgique (31,58 €) et de la France (30,31€). Les coûts horaires les plus bas étaient en Bulgarie (1,65€), en
Roumanie (2,68€), en Lettonie (3,41€) et en Lituanie (4,21€).
Ces chiffres incluent la rémunération des salariés (salaires et traitements en
espèces et en nature, cotisations patronales), les frais de formation professionnelle, les autres dépenses (frais de recrutement, etc.), ainsi que les impôts relatifs à l’emploi considérés
comme coûts de la main-d’œuvre, déduction faite des subventions reçues.
Vous trouverez des informations plus détaillées dans « L’Europe en
chiffres – Annuaire Eurostat 2008 » qui présente l’évolution d’indicateurs clés (démographie, économie, éducation, protection sociale, sciences et technologie, commerce international,...) au cours des onze dernières années dans l’Union à 27, la zone euro, les Etats membres et les pays
candidats.
Uniquement accessible dans sa version anglaise (of course !) à l'heure actuelle,
l’annuaire devrait être prochainement disponible en français gratuitement en ligne (et en PDF).
Sélection de sites :
Statistiques générales et régionales sur Eurostat
La diversité de l’UE (les statistiques)
Statistiques structurelles sur les salaires et le coût de la main-d’œuvre
Le portail des services publics européens et nationaux en ligne
En mars 2007, je publiais sous le titre : "Pensions de retraite, vieillissement de la population, quel est le vrai débat ?", un billet consacré au vieillissement comparé des populations wallonnes, française et flamandes.
Le Bureau du Plan vient de publier un important dossier sur les
perspectives d'évolution des populations par régions. Je ne peux que vous inviter à le parcourir.
Il s'agit d'un document indispensable à tous ceux - au premier rang desquels les politiques - qui veulent appréhender l'avenir.
On sait que la Wallonie est le principal pays d'exportation (et donc l'importateur massif) des produits flamands. (Yves Leterme, le 31
janvier 2007). C’est un des nombreux bénéfices actuels que la Flandre retire de la Belgique.
Le 2 février 2007, la RTB(f) mettait en ligne une information importante mais qui est passée inaperçue et a été très peu commentée depuis. C’était l’annonce de la remise au gouvernement flamand des
résultats d’une étude sur les transferts Nord-Sud, commandée... en juillet 2005 à des économistes flamands. Les résultats présentés tendaient à nuancer fortement l'ampleur des transferts que
dénonce la Flandre depuis de nombreuses années.
Selon cette étude, on a un peu trop systématiquement pris en considération jusqu'alors (*) des critères favorables à la Flandre et avec lesquels Wallonie et Bruxelles apparaissent comme
exagérément bénéficiaires des transferts. Par exemple, les experts économiques ont essayé d'être le plus rigoureux dans la localisation des recettes, d'une part et dans la localisation des
dépenses publiques d'autre part. Concrètement, le seul critère du domicile pour les impôts, les cotisations sociales ou les allocations sociales, comme le choisissaient les études
antérieures, n'est pas très pertinent et pénalise par exemple fortement Bruxelles. Autre exemple, pour la répartition des recettes TVA ou des accises, seule une enquête sur le budget des ménages
permettrait d'évaluer les transferts interrégionaux. Les transferts seraient alors plus proches de 2 à 3 milliards par an, loin des 6 à 10 milliards que la Flandre brandit
régulièrement.
On peut se poser la question de la raison du silence des médias et des dirigeants wallons et bruxellois francophones qui doivent être au courant de cette étude publiée il y a plus d’un an et
continuent curieusement à nous prédire une situation dramatique en cas de scission et (même) de maintien de la Wallonie dans les anciennes frontières belges.
Si un des lecteurs de ce blog peut me fournir une copie de cette étude, j’en serais ravi.
(*) Voir les résultats d'études antérieures, en particulier celles de la KUL, considérées comme une référence par l'Administration Flamande et le service d'étude de la KBC. Ceux-ci évaluaient à 6
milliards le flux financier entre le Nord et le Sud du pays
Il est bon parfois de rappeler ce qui pour nous, « rattachistes », sont des évidences, mais est peu connu et surtout n’est jamais expliqué dans la presse « francophone » belge. La récente sortie de Daniel Ducarme à propos de sa « Belgique française » en est l’occasion. Voyons ce qu’en disent les sources officielles françaises dont je me suis plus que largement inspiré.
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La suppression de la tutelle administrative. Ou plutôt son allègement. Le préfet n’exerce plus de contrôle a priori et sur l’opportunité des actes des collectivités, mais a posteriori et uniquement sur leur légalité. Les actes des collectivités deviennent exécutoires à partir de leur publication et, pour les plus importants, après leur transmission au préfet. Celui-ci ne peut plus exiger le retrait d’un acte estimé illégal mais doit saisir le tribunal administratif, qui seul peut prononcer l’annulation de l’acte, dans un délai de deux mois. Le préfet doit avertir la collectivité de ses intentions et lui indiquer toutes les précisions sur les illégalités constatées. Ce procédé vise à favoriser le dialogue entre les collectivités et le préfet et à éviter des procédures juridictionnelles.
-
Le transfert du pouvoir exécutif au département et à la région. Avant 1982, le préfet assurait l’exécution des mesures prises par le département et la région. Désormais, cette fonction incombe au président du conseil général pour le département, et au président du conseil régional pour la région.
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La transformation de la région en collectivité territoriale. Il s’agit sans doute de la modification législative la plus importante. Elle place les régions sur le même plan que les communes et les départements, consacrant ainsi trois niveaux de collectivités territoriales.
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Jusqu’en 2003
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Après la réforme de 2003
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Organisation de la République
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Aucune précision dans la Constitution.
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« Son organisation est décentralisée » (art. 1).
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Définition des collectivités territoriales
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Sont reconnus les communes, les départements et les territoires d’outre-mer.
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Sont reconnus les communes, les départements, les régions, les collectivités à statut particulier et les collectivités d’outre-mer. (art.
72).
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L’outre-mer
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Il existe des départements et régions d’outre-mer (DOM et ROM), et des territoires d’outre-mer (TOM).
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Les DOM et les ROM continuent d’exister. Les collectivités d’outre-mer remplacent les TOM. Seules les TAAF (terres australes et
antarctiques françaises) restent alors un TOM dans les faits, en vertu de la loi statutaire du 6 août 1955 (articles 72 et 72-3). La loi du 21 février 2007 a depuis modifié son
statut.
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Pouvoir réglementaire
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Pas reconnu par la Constitution
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Reconnu par la Constitution (art. 72).
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Expérimentation
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Pas reconnue par la Constitution
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Les collectivités et leurs groupements peuvent, lorsque la loi ou le règlement les y autorisent et pour une durée définie à l’avance,
déroger aux lois et règlements qui les régissent afin de « tester » localement les effets d’une mesure nouvelle (art. 72).
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Autonomie financière des collectivités
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Existe, avec quelques imperfections, mais pas inscrite dans la Constitution
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Principe inscrit dans la Constitution (art. 72-2). En conséquence :
- la liberté de dépense est consacrée ; - les collectivités peuvent fixer l’assiette et le taux des impositions dans des limites fixées par la loi ; - aucun transfert de compétences entre l’État et les collectivités sans transfert des ressources équivalentes ; - reconnaissance du principe de péréquation. (Mécanisme de redistribution qui vise à réduire les écarts de richesse, et donc les inégalités, entre les différentes collectivités territoriales) |
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Démocratie Locale
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Droit de pétition
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N’existe pas.
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Est inscrit dans la Constitution. Les électeurs des collectivités peuvent demander l’inscription à l’ordre du jour de l’assemblée
délibérante (ex : conseils municipaux, généraux, régionaux…) d’une question relevant de ses compétences (art. 72-1).
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Référendum local
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Seules les communes peuvent organiser un référendum. Mais il a seulement une valeur consultative et non de décision.
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Toutes les collectivités peuvent désormais soumettre à la décision de leurs électeurs un projet de texte (acte ou délibération) par
référendum décisionnel local (art. 72-1).
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Consultations locales
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idem
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Les électeurs peuvent être consultés lors :
- de la création d’une collectivité territoriale à statut particulier et de la modification de son organisation ; - d’un changement de limites territoriales de la collectivité. Ces consultations ont une valeur d’avis (art. 72-1).
Par contre, une collectivité territoriale située outre-mer ne peut pas changer de régime législatif sans le consentement de ses électeurs
(art 72-4).
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les communes (36 783 en 2007) ;
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les départements (96), auxquels s’ajoutent les 4 départements d’outre-mer (DOM) (Guadeloupe, Guyane, Martinique et La Réunion) ;
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les régions (22) auxquelles s’ajoutent également 4 régions d’outre-mer (ROM) (Guadeloupe, Guyane, Martinique et La Réunion) ;
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les collectivités à statut particulier, notamment la collectivité territoriale de Corse ;
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les collectivités d’outre-mer : Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, les îles Wallis et Futuna, la Polynésie française, et depuis la loi organique du 21 février 2007, Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
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d’une assemblée délibérante élue au suffrage universel direct (conseils municipal, général ou régional) ;
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d’un pouvoir exécutif élu en son sein par l’assemblée (maire et ses adjoints, présidents des conseils général et régional).
-
de Paris, car son territoire recouvre deux collectivités territoriales distinctes, la commune et le département ;
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des communes de Lyon et Marseille, qui sont dotées de statuts spécifiques ;
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de la Corse, qui bénéficie d’un statut de type unique ;
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de certaines collectivités d’outre-mer (ex : Polynésie), qui présentent des particularités ;
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des TAAF et de la Nouvelle-Calédonie.
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la définition du régime des aides économiques aux entreprises et la décision de leur octroi. La distinction s’opère entre aides économiques et aides à l’immobilier. Par ailleurs, les communes, leurs groupements et les départements peuvent désormais mettre en œuvre leurs propres régimes d’aides économiques avec l’accord de la région, ce qui n’est pas négligeable ;
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depuis la loi du 13 août 2004, l’élaboration d’un schéma régional de développement économique, après concertation avec les départements, les communes et leurs groupements, à titre expérimental et pour cinq ans, afin de coordonner les actions de développement économique, promouvoir un développement économique équilibré de la région et à développer l’attractivité de son territoire.
la consultation des régions lors de la détermination de la politique nationale d’aménagement et de développement durable ;
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l’élaboration du plan de la région constitué par un schéma régional d’aménagement et de développement du territoire (SRADT), qui fixe les orientations à moyen terme du développement durable du territoire régional. Il définit notamment les objectifs de localisation des grands équipements, des infrastructures et des services d’intérêt général de la région et veille à la cohérence des projets d’équipement avec les politiques de l’État et des autres collectivités. Il intègre le schéma régional de transport. Des schémas interrégionaux peuvent être élaborés à l’initiative des régions concernées ;
-
la signature de contrats de projets entre l’État et les régions qui succèdent désormais aux contrats de plan, recensant les actions qu’ils s’engagent à mener ensemble (ex : plan Université 2000 pour la construction d’universités). Les contrats de plan permettaient la mise en œuvre d’orientations définies dans le SRADT. La 4e génération de contrats de plan, couvrant la période 2000-2006, a pris fin. La première génération de contrats de projets couvre la période 2007-2013. Ils doivent se concentrer en priorité sur la compétitivité et l’attractivité des territoires, le développement durable et la cohésion sociale ;
- depuis la loi du 13 août 2004, l’aménagement, l’entretien et la gestion des aérodromes civils appartenant à l’État pour les régions qui en ont fait la demande jusqu’au 1er juillet 2006. Les régions peuvent être en concurrence avec d’autres collectivités dans cette demande. La loi du 27 février 2002 sur la démocratie de proximité permettait déjà l’expérimentation pour les collectivités qui en feraient la demande des compétences concernant l’aménagement, l’entretien et l’exploitation des aérodromes civils ;
- depuis la loi du 13 août 2004, la propriété, l’aménagement, l’entretien et la gestion des ports non autonomes relevant de l’État au plus tard au 1er janvier 2007 pour les régions, mais également toute collectivité ou groupement, qui en ferait la demande avant le 1er janvier 2006. La loi du 27 février 2002 prévoyait également d’expérimenter le transfert aux régions uniquement des compétences concernant l’aménagement, l’entretien et l’exploitation des ports d’intérêt national, les département pouvant pendant cette expérimentation leur transférer leurs compétences concernant les ports de commerce ou de pêche ; -
l’élaboration d’un schéma régional de transport, qui devient avec la loi du 13 août 2004 un « schéma régional des infrastructures et des transports ». La région organise des services de transport routier non urbain des personnes et, depuis le 1er janvier 2002, est l’autorité organisatrice des transports ferroviaires de la région, sauf en Ile-de-France où c’est le syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF) qui organise les réseaux de transports. La composition et les compétences du STIF ont été modifiées par la loi du 13 août 2004, l’État se retirant du conseil d’administration, la région Ile-de-France disposant désormais de la majorité des sièges.
-
la construction, la reconstruction, l’extension, les grosses réparations, l’équipement et le fonctionnement des lycées, des établissements d’éducation spéciale et des lycées professionnels maritimes. Depuis la loi du 13 août 2004, la région peut devenir propriétaire de ces locaux, soit automatiquement pour ceux dont elle a assuré la construction ou la reconstruction, soit avec l’accord des communes, groupements de communes, ou départements qui en étaient les précédents propriétaires. La région devient également responsable du recrutement et de la gestion, notamment de la rémunération, des personnels non enseignant de ces établissements (personnels techniciens, ouvriers et de service, dits TOS) ;
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la participation au financement d’une part significative des établissements universitaires (Plan Université 2000), bien que l’enseignement supérieur relève de l’État ;
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un rôle de premier plan pour la formation professionnelle : depuis la loi du 13 août 2004, la région « définit et met en œuvre la politique régionale d’apprentissage et de formation professionnelle des jeunes et des adultes à la recherche d’un emploi ou d’une nouvelle orientation professionnelle ». La région élabore un plan régional de développement des formations professionnelles, créé par la loi du 27 février 2002 et modifié par la loi du 13 août 2004, définissant les actions de formation professionnelle des jeunes et des adultes et favorisant un développement cohérent des filières de formation. Chaque année, les régions arrêtent également un programme d’apprentissage et de formation professionnelle continue, désormais dans le cadre du plan régional de développement des formations professionnelles ;
- l’organisation et le financement des musées régionaux, la conservation et la mise en valeur des archives régionales que la région peut toutefois confier, par une convention, au département ;
- depuis la loi du 13 août 2004, la responsabilité de l’inventaire général du patrimoine culturel, dont la région peut confier, par une convention, aux collectivités ou groupements qui en font la demande, la conduite sur leur territoire. Cette loi offre également la possibilité aux régions, tout comme aux départements, d’engager une expérimentation, maximum un an après l’entrée en vigueur de la loi et pour quatre ans, concernant la gestion des crédits d’entretien et de restauration du patrimoine classé ou inscrit, n’appartenant pas à l’État ou à ses établissements publics. Elles peuvent aussi, si elles en font la demande et comme pour toute collectivité territoriale ou groupement, se voir transférer la propriété de monuments classés ou inscrits, et des objets qu’ils renferment, appartenant à l’État ou au Centre des monuments nationaux et figurant sur une liste établie par décret en Conseil d’État ; -
l’organisation et le financement, depuis la loi du 13 août 2004, du cycle d’enseignement artistique professionnel initial.
-
la possibilité pour les régions, tout comme pour les communes et les départements, et dans le cadre d’une convention conclue avec l’État, d’exercer des activités en matière de vaccination, de lutte contre la tuberculose, la lèpre, le sida et les infections sexuellement transmissibles ;
-
la possibilité, à titre expérimental, pour les régions qui en font la demande dans un délai d’un an après l’entrée en vigueur de la loi et pour une durée de quatre ans, de participer au financement et à la réalisation d’équipements sanitaires.
"www.brusselsstudies.be" (à vos souhaits ! Ce snobisme de
l'anglomanie...), la revue scientifique électronique pour les recherches sur Bruxelles publie un article intéressant quoiqu'empreint de prudence mais de rigueur scientifique :
Le statut de Bruxelles dans l’hypothèse du confédéralisme.
Depuis les élections législatives fédérales du 10 juin 2007 et les difficultés auxquelles se heurte la formation d’un nouveau gouvernement, le débat sur une éventuelle (inévitable serait plus exact !) scission de l’Etat belge s’est généralisé dans toutes les couches de la population.
Belle phrase ! On vient d’en voir toute la pertinence avec la manière dont le premier ministre flamand a privilégié (mais peut-on lui reprocher ?) les intérêts de la Flandre avec « l’affaire de la vignette autoroutière ». Le fait qu'il s'appelle Yves Leterme n’a rien à voir à l’histoire, un autre aurait fait exactement pareil. Comme tous ses prédécesseurs.
2,3 millions de personnes vivent dans les dix collectivités françaises d'outre-mer. Malgré la diversité de ces territoires, on peut distinguer deux grandes catégories.
D'une part les quatre départements d'outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique et Réunion) qui sont engagés dans l'assimilation avec la métropole.
D'autre part les territoires qui ont choisi l'autonomie dans la République.
Mais, plus que les évolutions statutaires, qui ont notamment vu la disparition de la vieille distinction DOM/TOM en 2003, le principal défi que doit aujourd'hui relever l’outre-mer français est évidemment de nature économique. Le développement y reste en effet fragile, malgré de très importants financements publics. Solidarité républicaine !
(*) Les voici :
|
Superficie et population dans l'outre-mer français
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|
Superficie
(km2) |
Population
(dernier recensement) |
Densité
(habitants /km2) |
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Départements et Régions d'outre-mer d'outre-mer
|
|||
|
Guadeloupe
(+ Saint-Martin, Saint-Barthélemey, Marie-Galante, La Désirade) |
1 704
|
422 496 (1999)
|
248
|
|
Guyane
|
86 504
|
157 213 (1999)
|
2
|
|
Martinique
|
1 128
|
381 427 (1999)
|
338
|
|
Réunion
|
2 512
|
706 300 (1999)
|
282
|
|
Total DOM
|
91 848
|
1 667 436
|
18
|
|
Collectivités d'outre-mer
|
|||
|
Mayotte
|
374
|
160 265 (2002)
|
428
|
|
Polynésie française
|
4 200
|
245 405 (2002)
|
58
|
|
Saint-Pierre-et-Miquelon
|
242
|
6 316 (1999)
|
26
|
|
Wallis-et-Futuna
|
211
|
14 944 (2003)
|
71
|
|
Total COM
|
5 027
|
426 930
|
85
|
|
Autres
|
|||
|
Nouvelle-Calédonie (3 provinces : Nord, Sud, Iles Loyauté)
|
18 575
|
196 836 (1996)
|
11
|
|
TAAF *
(Terres australes et antarctiques françaises, hors Terre Adélie) |
7 391
|
Pas de population permanente
|
-
|
|
Iles Eparses**
|
44
|
Pas de population permanente
|
-
|
|
Clipperton
|
2
|
Pas de population permanente
|
-
|
|
Total autres
|
26 012
|
196 836
|
-
|
|
Total outre-mer
|
122 887
|
2 291 202
|
19
|
** Tromelin, Iles Glorieuses, Juan de Nova, Bassas da India, Europa



