« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

Brabant wallon

Obsolescence planifiée... La mission que vient de se voir confier Didier Reynders avec pour objectif d’informer le roi (mais de quoi, grands dieux ?) dans les quinze jours devrait enfin permettre d’avancer. Pour être clair, il faut montrer à ceux qui n’ont pas bien suivi ce qui s’est passé ces dernières années qu’on « aura tout tenté pour sauver la Belgique » même si beaucoup de politiciens n’y croient plus. Il s’agit là d’un message aux derniers belgo-francophones et au reste du Monde qui, lui, semble avoir compris. Comme le disent les économistes dans leur jargon, le « spread OLO/Bund » est à nouveau sous les 100 points de base… Comme si, même les spéculateurs et, les autres crétins néfastes et incompétents des agences de notation avaient intégré le fait que ça ne vaut plus la peine de trop s’exister.

 

Nul ne peut dire aujourd’hui combien de temps va durer la mission Reynders de quinze jours… Il me paraît douteux qu’elle aboutisse à une solution autre que le mise sur pied d’une nouvelle mission et ainsi de suite jusqu’au moment où un politicien plus courageux décidera d’accepter de clarifier les choses. à moins que Reynders lui-même.... Il est vain en tout cas d’espérer comme le rêvent certains d’arriver à « déscotcher » le CD&V de la N-VA comme le montre bien ce reportage de 2004 sur la formation du cartel flamand.

 

A la fin de cette ultime mission la preuve sera faite qu'aucun accord politique n'est plus possible entre Flamands, Wallons et Francophones quels que soient les partis à table. Il sera alors temps d’activer tous les plans « B » et autres.

 

Mais il y a une autre lecture… Faisons un peu de politique fiction (avec un soupçon de paranoïa peut-être, mais bon… la politique, c’est beaucoup de cynisme et des rapports de force). Souvenons-nous, il y a peu, le même Reynders a appelé à un référendum sur la Région bruxelloise en proposant la création d'une grande région qui inclurait les deux Brabants…

Si l’arrondissement de Louvain est globalement assez homogène flamand, certaines parties ou quartiers de BHV pourraient effectivement demander leur rattachement à Bruxelles, le sort du Brabant wallon, province la plus riche de Wallonie depuis (et grâce à) la scission de l’ancien Brabant unitaire qui a vu une immigration importante de Bruxellois francophones depuis quelques années deviendrait incertain, cCe qu'a parfaitement compris un ex-médiateur fédéral qui propose sa "clé à Monette" en proposant de régler le contentieux entre Bruxellois francophones et Flamands sur le dos de la Wallonie... Allant plus loin que tout ce que demandent les négociateurs flamands...

 

Pourquoi une proposition aussi incongrue. Pour que l’aire administrative de Bruxelles corresponde à son aire économique ? Allons donc, à l’heure de l’Europe et de la libre circulation des hommes et des marchandises, ça n’a plus grand sens. La seule proposition logique de faire correspondre l’aire économique de Bruxelles avec un territoire serait d’élargir les limites de la Région à celles du pays. Le fait que plus personne ne se risque à le proposer, à part quelques demeurés politiquement incultes, montre que tout le monde a intégré – certes, sans toujours accepter de le reconnaître – le fait national flamand. La Flandre est un état en proche devenir. Alors, c’est le sauve qui peu et donc le n’importe quoi.

 

Pourquoi défaire aujourd’hui ce qui a été fait (en deux coups de cuiller à pot) par… Tiens, tiens…  Louis Michel ?

Reynders, le président déchu du MR, à quelques jours de la prise officielle de fonction du nouveau président élu, élu grâce à un intense lobbying de clan Michel, aimerait peut-être se venger de ces libéraux du Brabant wallon tout acquis justement à ce même clan à qui ils doivent tout. Tout en accordant une solution de sortie élégante à ses barons et fidèles alliés du FDF qui n’ont jamais renoncé à annexer des parties (ou même la totalité) du territoire wallon. Eux qui vont déjà devoir avaler la couleuvre de la perte des communes à facilités de la périphérie…

 

Mais non, foin de fantasmes ! Les partis flamands ne sont pas prêts à accepter cette proposition. Jamais d’ailleurs la Flandre qui compte (1) n’a inclus dans ses revendications les plus folles une extension de son territoire au-delà des frontières régionales actuelles.

Et il ne reste que deux semaine à Reynders. Le Brabant wallon devrait bien rester wallon !

 

 

(1) Je sais que beaucoup n’y croient pas ou refusent de l’admettre, mais il est utile de rappeler que bien avant son ascension, Bart De Wever a voulu arracher le nationalisme flamand des mains de l’extrême-droite, un pari qu’il a largement gagné jusqu'ici...

 

 

Une carte intéressante, c'est celle du "FlandersBio" : http://flandersbio.be/life-sciences-in-flanders/life-sciences-map/...
Une fois la carte affichée, cliquez sur : "Science Parks "...
Voilà Ottignies-Louvain-La-Neuve annexée... Décidément, le Brabant wallon intéresse beaucoup demonde...

Pendant qu'Eveline Huytebroeckcherche à éviter que la pollution bruxelloise se répande dans les cours d'eau situés en Région flamande (ce qui rappelle les contraintes drastiques (et les coûts !) en matière d'épuration des eaux de la Meuse imposée par la Belgique à la Région wallonne pour le seul bénéfice des Hollandais et surtout des Flamands), Etienne Schouppe  montre qu'il est  bien au Gouvernement fédéral pour bétonner le plan de dispersion de ses prédécesseurs Anciaux et Landuyt, en développant le trafic aérien au profit de la Flandre mais avec toutes les nuisances pour Bruxelles et surtout aussi le Brabant Wallon.
C'st ce que dénonce un Communiqué de Presse de l’
du vendredi 18 décembre 2009 : http://tropdebruit.be/news/bruxelles-national-schouppe-bloque-l-execution-de-l-accord-aeroportuaire-rien-n-a-bouge-en-un-an
Certes, le Brabant wallon n'y est cité que pour mémoire, mais qu'attendre de plus pusique ce communiqué est signé par deux des candidats bourgmestres de communes flamandes à facilité de la périphérie de Bruxelles, l'UCNA étant une émanation  d'ultra-fracophones. Je le diffuse donc pour information. Sans plus.

Une fois la Wallonie sortie du piège belge, nous pourrons interdire le survol de notre territoire. Et imposer nos conditions !

J'ai retrouvé ce texte de la conférence de presse tenue en mai 2004 en préparation des élections régionales. 
Le sujets abordés concernent surtout le Brabant wallon mais ont gardé toute leur actualité.  J'étais à l'époque tête de liste pour un autre parti. Si je suis cette fois dernier candidat suppléant sur la liste WALLONS, je n'ai évidemment rien renié de mes convictions.

Texte de la conférence de presse du 28 mai 2004

Louvain-La-Neuve


Les élections régionales de juin prochain sont bien des élections régionales. Leur objet concerne bien la Communauté française et la Région wallonne dans leurs compétences respectives.

Si l’enjeu semble être davantage fédéral, ce n’est certes pas innocent, cela montre l’intérêt plus que limité que les vieux partis - même s’ils ont adopté de nouveaux noms - portent à ces deux institutions.

Nous aurions pu, nous aussi, gloser sur les résultats, ou l’absence de résultats, du gouvernement fédéral. Par exemple, le fait que chaque année depuis 5 ans, D. Reynders nous vend, chaque printemps, la même réforme fiscale. L’analyse qu’il faudrait faire de l’efficacité effective de la politique étrangère de L. Michel, politique qui est plutôt destinée à revaloriser l’image de la Belgique à l’étranger aux yeux … des belges. Débattre de la culture de politique spectacle qui a remplacé celle des idées, d’un gouvernement de démagogues plutôt que de pédagogues.

Enseignement et Communauté française.

Ce qui m’amène, transition facile certes, aux résultats de l’enseignement en Communauté française. Une récente étude, primée par le Fondation wallonne où nous nous trouvons, montre que si les causes du déclin de la Wallonie dans les années 60 sont bien connues, force est de constater que subsistent des disparités de croissance avec la Flandre. Une de ces causes est l’inadéquation de notre enseignement aux besoins en capital humain, des études internationales tendent à démontrer qu’a effort budgétaire équivalent l’enseignement produit de meilleurs résultats en Flandre. La Wallonie compte beaucoup de "qualifiés" ou de "peu qualifiés", mais manque de "qualifiés moyens". La répartition est meilleure en Flandre, plus en rapport avec l’offre d’emploi où les formations moyennes sont très demandées. Il semble que chez nous, on attend trop de l’Université comme facteur de réussite sociale – sans parler du choix de filières n’y amenant pas nécessairement. La Communauté pourrait là adapter son offre d’enseignement en développant et mettant en valeur les filières amenant à ces qualifications moyennes pourvoyeuses d’emploi. Il y a là un gisement de progrès pour les établissements d'enseignement de la province.

Région wallonne.

A la Région wallonne, la stratégie des effets d’annonce a fonctionné à plein régime. On a souvent présenté des semi-échecs comme des triomphes. Pensons à la Réforme des provinces et intercommunales, à la réforme de l’Administration publique wallonne et plus particulièrement celle, calamiteuse, du statut des fonctionnaires qui donne des maux de tête aux  responsables de la gestion du personnel des ministères. Toute cette énergie dépensée – 80 % d’effets de manche, 20% de résultats – n’a évidemment pas empêché le lotissement de l’administration de se poursuivre (sous d’autres couleurs), ni les nominations partisanes, ni la création de « bidules » (Organisme d’intérêt public) pour loger confortablement les obligés (exemple : Société wallonne du Crédit social où a été recasé l’ancien chef de cabinet adjoint de Charles Michel, en attendant mieux...)

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire, en matière de politique économique, mais parlons plutôt du Brabant wallon. On peut être globalement d’accord sur les constats faits par les vieux partis en matière de logement, de développement économique, d’environnement, etc.. Leurs constats se ressemblent. On peut d’ailleurs se demander ce qu’ils ont fait, alors qu’ils occupent et se partagent le pouvoir depuis longtemps. A chaque élection, ils reviennent avec les mêmes messages.

Nous souhaitons partager avec nos concitoyens des réflexions différentes :

Mobilité.

En matière de mobilité tout d’abord: nous avons mené, en janvier, une campagne d'affichage près des gares du Brabant wallon. Cette campagne portant sur le scandale de la répartition entre la Flandre et la Wallonie des investissements SNCB pour les prochaines années (500 millions d’€ pour la Flandre et 100 millions pour la Wallonie) a été pleinement justifiée par les propos alarmistes (mais bien trop tardifs) du ministre José Darras qui a parlé, fin mars, de provocation fédérale.

Si Johan Vande Lanotte, ministre fédéral des Entreprises publiques, a annoncé que le fédéral ne paiera plus pour la SNCB au-delà de 2007, ce n'est pas une surprise pour ceux qui observent le lent mais irréversible processus de prise d'autonomie de la Flandre.

En effet, en 2007 la Flandre sera équipée. Pas la Wallonie.

Nous assistons à la première phase visible de la régionalisation de l'entreprise publique.

Le scénario bien connu se reproduit. La Flandre s'équipe avec l'argent de tous. Une fois la Flandre complètement équipée, on régionalise, on communautarise.

La Wallonie devra alors payer seule les investissements de modernisation qui n'auront pas été faits à temps, et volontairement, par le pouvoir fédéral sur son territoire

Ce ne sera donc que la répétition de ce qui s'est produit au cours des 30 dernières années dans d'autres secteurs. Citons simplement la sidérurgie, le Fond des routes, les voies navigables, les bâtiments scolaires, L’aéroport de Bruxelles national-Zaventem...

Les quatre partis traditionnels semblent bien n'avoir retenu aucune leçon de l'histoire récente... Voir à ce sujet les propos affligeants de Michel Daerden dans le Vers l’Avenir du 24 mai : "Vous, en Flandre, vous avez de l'argent. Nous en Wallonie, nous avons du temps !".

Ils n'ont décidément pas le courage de dire ce qu'il faut pour la Wallonie. Les navetteurs wallons payeront très cher le manque de vigilance de leurs ministres fédéraux et régionaux. C’est pourquoi, le RWF du Brabant wallon exige la révision des plans d'investissement et la simultanéité de l'achèvement des travaux du RER entre les régions flamandes et wallonnes.

Emplois, « zonings » et environnement.

D'entrée de jeu, rappelons que le développement économique de la Wallonie est une de nos premières préoccupations.

Mais, ça ne doit pas se faire n’importe comment, ni surtout au profit de n’importe qui. Il y a des friches industrielles dont il faudrait s’occuper en priorité pour les reconvertir en zonings modernes.  Le Brabant wallon est une région agréable, peu polluée malgré sa densité de population. Il est hautement souhaitable qu’elle le reste. L’implantation de zonings industriels dans des zones rurales nous pose problème. D’après les renseignements dont nous disposons, les études d’incidence, en termes de nuisances et de charroi ont été assez légères. Nous soutenons la position des riverains dans ces deux dossiers.

D’autant plus qu’il n’est absolument pas certain que ces implantations amèneront de l’emploi aux habitants du Brabant wallon. En effet, les deux derniers zonings, Saintes 2 et Piétrain sont situés quasi sur la frontière linguistique. Si l’on prend l’exemple de Saintes 1, quelle est la proportion de Brabançons wallons, de Tubiziens, de Saintois qui y travaillent ? Très peu !  Les entreprises qui s’y installent sont majoritairement flamandes (les coûts d’occupation des terrains sont moins chers, l’environnement est plus agréable…) ou emploient du personnel bilingue, donc flamand, puisqu’il suffit souvent pour ceux-ci de savoir baragouiner le français pour être catalogués comme bilingue. Les emplois promis par nos excellences ne seront donc pas pour les brabançons wallons. Les nuisances, oui !

Nuisances sonores et vols de nuit.

Pour rester dans les nuisances, les habitants de Braine-L’Alleud, Braine Le Château, La Hulpe et environs se plaignent de plus en plus du bruit des avions qui les empêchent de s’endormir ou encore qui les réveillent la nuit – On nous a parlé d’une fréquence de 5 minutes entre deux passages. Est-ce une retombée surprise de la « route Onkelinckx » ? Alors que l’aéroport de Zaventem – on ne dit plus Bruxelles national »- est situé en Flandre, donne prioritairement de l’emploi aux flamands – avec un financement wallon, merci Monsieur Kubla…- on dévie les nuisances sur Bruxelles et le Brabant wallon. Ça ne va pas ! Que font les ministres wallons au fédéral et à la région ?

Là encore, nous avons mis des propositions concrètes à notre programme.

L’avenir institutionnel du Brabant wallon.

Il n’y a pas que des entreprises flamandes qui s’installent dans le Brabant wallon. Il y a aussi, pour des problèmes d’espace, des particuliers. Attirés par le prix des terrains plus intéressant, par un environnement protégé, de nombreux flamands se sont installés dans les communes rurales le long de la frontière linguistique, à la grande satisfaction de Raymond Langendries et de Louis Michel. Or, ces Flamands – aisés souvent -  ne s’intègrent pas vraiment, ils mettent leurs enfants à l’école en Flandre, y font leurs achats, y travaillent etc.. Ce ne serait pas un problème si les retombées de la scission annoncée de l’arrondissement de Bruxelles-Halle-Vilvorde ne nous fassent craindre une « bilinguisation » du Brabant wallon.

En effet, de plus en plus de voix en Flandre dénoncent le fait que des électeurs francophones situés là-bas puissent voter pour des listes ou des candidats francophones. Alors que ceux qui se sont établis, récemment, en Brabant wallon ne disposent pas des mêmes droits (propos de Frank Vandenbroucke et d'Yves Leterme). Dans le grand marchandage qui se prépare après les élections, il est à craindre que, comme d’habitude, masquant leur capitulation, les partis wallons et francophones n’acceptent sous le prétexte de bonne volonté et de compréhension, une modification de la loi électorale et ne réintroduisent le droit à présenter des listes flamandes en Brabant wallon, avec apparentement bien entendu. Le stade suivant en découle tout naturellement, c’est la présence de listes flamandes aux communales… et comme les Flamands commencent à être nombreux dans certaines communes…

Nous appelons à la vigilance. Pas de marchandage ! Nous nous posons aujourd’hui en « chiens de garde » de l’intégrité linguistique française du Brabant wallon. Le Brabant wallon est wallon et doit le rester, intégralement.


Pourquoi voter pour nous ?

Un certain nombre d’électeurs ont déjà choisi de donner leur voix aux vieux partis, par habitude souvent, intérêt ou conviction parfois.

D’autres ont décidé de voter pour nous, par adhésion à notre projet, à notre message le plus souvent.

D’autres encore, sont déboussolés par l’évolution et le manque de transparence, de courage ou de pédagogie de la politique. Ceux-là sont tentés par l’extrême droite. C’est ce qu’on appelle le vote de refus, le vote des mécontents, des opposants systématiques… Et il semble bien que ce soit le seul choix que la nouvelle loi électorale ait voulu leur donner.

Mais avant tout, constatons ensembles que le jeu démocratique est faussé. La loi électorale a introduit le principe de « seuil démocratique » de 5 % en dessous duquel un parti ne peut avoir d’élus (concrètement, ça veut dire qu’en se basant sur les résultats des élections précédentes, il y a entre 10 et 17 % des électeurs qui ne sont pas représentés). L’objectif annoncé était d’exclure les mouvements extrémistes. Pourquoi alors avoir attendu que le FN ait des élus dans trois assemblées et dépassé ce seuil dans de nombreux arrondissements pour la voter ? N’a-t-on pas instrumentalisé, d’une manière très démagogique, la menace du FN pour, en réalité, freiner l’apparition de partis nouveaux qui, eux, ne sont pas du tout extrémistes ?

Or, l’histoire de la Belgique a montré que ces partis émergents ont toujours contribué à éviter une trop grande connivence entre les partis traditionnels associés à l’exercice du pouvoir.

On a le droit – le seul encore ? – de se poser des questions. D’autant plus, qu’au contraire des pays démocratiques voisins tel que la France, l’Allemagne, l’Italie... où des dispositions existent pour aider les partis émergents à se faire connaître et où les partis non représentés ont un accès aisé à la presse - surtout télévisuelle - pendant la campagne, la Belgique n’a rien prévu de tout cela, bien au contraire.

Curieusement aussi, nous entendons peu les vieux partis dénoncer le risque que fait courir à la démocratie l’extrême droite. Alors que notre parti, démocratique – nous sommes les seuls à faire référence sur notre site internet  aux textes fondateurs de la démocratie depuis la Renaissance (*)- est le seul parti émergent régulièrement attaqué, par Van Cauwenberghe, Hasquin ou Delperée qui nous font l’honneur de chapitres entiers dans leurs publications.  Notre message, notre projet sont-ils vraiment si dérangeants pour le système ? Si c’est le cas, tant mieux !

Mais tout semble bien fait pour que les électeurs déçus, perdus, mécontents, n’aient bientôt plus d’autre choix que l’extrême droite. Un parti poubelle en quelque sorte.

Est-ce volontaire dans le chef de ceux qui ont voté cette loi ?

Sachant que les vieux partis démocratiques ne la fréquenteront probablement pas– et là, nous ne pouvons que les approuver – on arrive à une situation paradoxale, où une loi censée freiner l’apparition de l’extrême droite va la renforcer.

Plus celle-ci va grandir, plus les vieux partis vont devoir gouverner entre eux (s’assurant comme ça une rente de pouvoir), et plus ils feront de mécontents, plus l’extrême droite se renforcera. Le mal est chez nous aussi !

Dans ce contexte et notre analyse est confirmée dans le livre de Destexhe, Eraly et consort  sur la particratie (**), nous disons donc clairement que voter pour l’extrême droite, voter FN ; paradoxalement, c’est voter pour le MR et le PS et  le CDH et Ecolo ! Les gens qui exprimeront ce type de vote de rejet seront doublement trompés !

Nous sommes la seule alternative démocratique présentant un projet sérieux, un programme positif !

Nous sommes les seuls à défendre l’intégrité française du Brabant wallon !

Nous sommes les seuls à proposer un avenir différent, un choix clair aux Wallonnes et aux Wallons !

Nous avons le courage de dire ce qu’il faut pour la Wallonie !


Comme vous avez pu le lire, mon message est constant. Il est actualisé sur ce site. 
 

(*) NB. Ces références ont rapidement disparu de leur site après mon départ de la présidence...
(**) Alain Destexhe,  Alain Eraly et  Eric Gillet :  "Démocratie ou Particratie ?" aux éditions "Quartier libre."

Et ça n’émeut pas grand monde semble-t-il...

« Wallonie d'abord », est un mouvement d'extrême droite provenant de « Force nationale », elle même issue du « Front national » et du « Bloc national »... Ils sont les premiers à contribuer à la réforme de l’orthographe en vous proposant d’écrire désormais  « Wallonie » avec deux. «S» !

Leurs affiches commencent à apparaître un peu partout en Brabant wallon.

 

Qui sont ces gens ?

L’excellent site « RésistanceS » nous prévient : ce mouvement, une des nombreuses dissidences du FN du sinistre Dr. Féret ambitionne de récolter les voix des nationalistes en Wallonie, de droite comme de gauche.

Son programme ?  « L’intoxication politique ».

Même s’il n’y pas de tradition nationaliste au sens où ces gens l’entendent en Wallonie, l’appellation de cette liste est volontairement trompeuse. Leur objectif est clair : récupérer le désarroi de l’électorat en profitant de la mauvaise situation sociopolitique liée à la crise et du rejet des partis traditionnels et jouer sur le sentiment d’identification des wallons aux valeurs démocratiques du Mouvement wallon. Ce qui est une tromperie, voici quelques extraits de leur… euh… programme :

- «que la Wallonie prenne ses distances avec une politique de connivence envers les immigrés qui a montré ses limites».

- «La Wallonie doit rester belge et européenne ».

- « Elle n'a pas vocation à accueillir des populations majoritairement inassimilables qui posent de graves problèmes de cohabitation, de sécurité et de coût social pour notre communauté.»

- «Nous voulons que la Wallonie prenne ses distances avec une politique de connivence envers les immigrés qui a montré ses limites.»

- «Pour ramener la sécurité dans nos villes et communes, il faudra appliquer une politique de tolérance zéro. Cela veut dire réagir contre chaque forme de criminalité, vandalisme ou délabrement».

 

Comme on le voit, cette prose, est clairement celle de l’extrême droite nationaliste belgicaine classique. Ils ont eu l’habileté de récupérer sans vergogne les symboles du Mouvement wallon, comme le FN avant eux avait récupéré ceux du FN de Le Pen, ce qui devrait leur permettre de capter les voix de ceux qui sont désorientés et sont tentés par un vote non traditionnel. Je ne peux leur reconnaître qu'une seule cohérence, les couleurs de leurs affiches sont celles du drapeau nazi.
L’évolution de la situation politique depuis juin 2007 et la montée du nationalisme flamand pourraient inciter des électeurs mal informés à voter pour eux en pensant voter pour un parti mettant réellement la Wallonie au cœur de ses préoccupations.

 

Il ne faut pas les laisser risquer de gagner leur pari, les dénoncer et les combattre. C’est une de mes priorité, et je constate qu'actuellement ce danger ne préoccupe ni la presse, ni les partis politiques, quels qu’ils soient.

On ne peut pas laisser l’extrême droite s’approprier les symboles et valeurs du Mouvement wallon et y faire référence indûment. Au nom de la mémoire de nos pères qui ont combattu et sont morts pour les idéaux de liberté, de fraternité et d'égalité qui sont ceux de la Wallonie car, comme l’a dit un jour François Perin, « les Wallons ont acquis la philosophie des Droits de l’Homme à la Révolution française et c’est irréversible ».


C’est pourquoi, devant le danger et sans renier nos idéaux, avec quelques amis démocrates, rattachistes ou non, nous comptons bien être présents dans la campagne électorale sur une liste qui s’appellera simplement « WALLONS ».

Une fois n'est pas coutume, je fais un peu de pub... en empruntant une partie de titre d'une conférence.

Ces 19 et 20 avril à Nivelles, « Aclot toudi » organise des activités ludiques pour faire découvrir (ou redécouvrir) les parlers locaux du Brabant wallon. Aussi appelés « langues endogènes », « langues régionales » ou « parlers minoritaires », ils font partie de notre patrimoine au même titre que les monuments ou le paysage. Ils ont façonné notre façon d'appréhender le monde, en parfaits compléments de notre culture française qui elle nous l'a ouvert en touchant à l'universel.

A ce titre, le Brabant wallon est une Wallonie en miniature puisqu'on y retrouve pratiquement toutes les variétés de wallons. On trouve le picard dans la région de Rebecq, Clabecq et Saintes, le liégeois du côté d'Hélécine. Le namurois sur la partie du territoire s'étendant de Jodoigne jusqu'à Ottignies, tandis qu'entre cette dernière ville et Nivelles, on entend le parler de l'ouest wallon. Seul le champenois, utilisé dans la région de Bouillon et en France, et le lorrain (Gaume) y sont absents.

C'est que, malgré une forte immigration extra-wallonne et l'influence de la télévision, les parlers wallons se maintiennent encore chez-nous - même si ce sont surtout des personnes âgées qui le parlent - et particulièrement à Nivelles (mais ce n'est pas le seul endroit) où existe une troupe de théâtre jouant en aclot. Des cours de wallon local y sont également donnés et un des organisateurs (qui a participé à la traduction des bijoux de la Castafiore) m'a confirmé que de nombreux participants n'étaient pas originaires de Wallonie. Beau signe d'intégration, non ?

La Fédération culturelle wallonne du Brabant et de Bruxelles, qui a pour objectif de  « promotionner » (sic !) le wallon auprès du grand public, s'est associée à la Bibliothèque publique centrale de la Communauté française de Nivelles pour ces deux journées au Waux Hall (focsal !) de Nivelles.

En bref, un programme riche, varié, où toutes les générations peuvent trouver leur compte, afin d'inviter jeunes et moins jeunes à (ré)apprendre à connaître ces langues trop souvent méprisées qui sont pourtant savoureuses et poétiques. Des expositions, des spectacles et des conférences se succéderont du samedi 19 avril dès 15 heures au dimanche 20 avril à 18 heures

NB : Contrairement aux idées reçues, en France les langues régionales comptent, sont aidées et font partie du patrimoine.
Exemple : On nous parle souvent des Bretons qui seraient brimés. Effectués régulièrement, les sondages relatifs à l'opinion des Bretons sur la langue bretonne montrent une nette progression de l'attachement à cette langue :
« ... l'opposition au Breton a pratiquement disparu : 92 % de l'ensemble des Bretons (5 départements) pensent qu'il faut la conserver et 82 % la reconnaissent comme leur langue régionale(...) même s'il faut nuancer plus loin quand à ceux qui, non pas estiment que c'est leur langue régionale, mais l'utilisent et le parlent effectivement (là on tombe entre 30 % et 1 % selon les sous-régions bretonnes et entre 50 % et 5 % selon l'âge, les plus jeunes n'ayant qu'un usage marginal de la langue)» (Extrait de BREIZHmag).
Il faut aussi savoir que les langues régionales bénéficient de subsides : Budget alloué aux langues régionales par les conseils régionaux : Breton (304.000 locuteurs adultes) 3.930.000 euros, Occitan (523.000 locuteurs adultes) 2.700.000 euros, Basque (74.000 locuteurs adultes) 840.000 euros, Catalan (132.000 locuteurs adultes) 840.000 euros...

Toutes les activités sont accessibles gratuitement. Tout renseignement peut être obtenu au 067.89.35.81 ou par courriel : marieroselixon@skynet.be

Un certain nombre d’entre vous me demandent pourquoi je n’ai pas publié de réaction lors la publication de la note de cet avocat fort connu (et dont je ne remets pas en cause la compétence) démarchant ses amis et arrivée par hasard (?) sur le Bureau de la Greffière du Brabant wallon.
 
Il y à ça deux raisons :
1. C’est qu’il est particulièrement hypocrite de dénoncer des faits qui sont de notoriété publique. Seuls les naïfs ou ceux qui ne connaissent pas les milieux politiques ignoraient la manière dont les choses se passent dans tous (j'insiste !) les partis. Complices d’hier, ceux qui, aujourd’hui, jouent les « vierges effarouchées » sont donc particulièrement mal venus. C’est avant qu’il aurait fallu agir.
2. Brabançon wallon, je trouve déplorable que le plus haut fonctionnaire provincial joue le jeu politique de son époux (ministre fédéral et… frère d’un député permanent de la même province…) qui appelle à un « cessez le feu » politique prétextant l’intérêt général tout en choisissant de diffuser en février un document reçu en… juillet ! La lourdeur bureaucratique n’explique pas tout.
Où en est le principe de sincérité en politique ? Je suis honteux pour l’image dégradante ainsi donnée par les plus hautes autorités administratives et politiques de ma province. Nos concitoyens méritent mieux. Ces attitudes ne peuvent que renforcer le sentiment de « tous pourris », alors que de nombreux agents des services publics et mandataires politiques sont pourtant irréprochables.
 

Et ce n’est qu’un début… 
 
Le conseil communal de Braine-l’Alleud a voté, sans guère d'espoirs, une motion pour faire revenir le Conseil d’administration de « THE POST - DE POST - LA POSTE » (*) sur sa décision de ne plus garder qu’un seul bureau de poste (difficile d’accès) pour 38 000 habitants et cinq cents entreprises dans une commune qui est encore en expansion...
 
La commune n'a pas été consultée, évidemment.
 
Rien de vraiment étonnant pour ceux qui ont suivi les décisions budgétaires tout autant qu'idéologiques du gouvernement sortant. Il fallait bien maintenir le budget annuel de l'Etat en équilibre.
 
En effet, avec le mariage forcé de LA POSTE avec la poste danoise et un Fond d'investissement britannique, le gouvernement fédéral, qui ne voulait pas investir dans la modernisation de l'entreprise publique, a ainsi réédité le coup de la fusion de la SABENA, pratiquement dans les mêmes termes. 
 
On a peu parlé de ce bel investissement pour les Danois et surtout pour CVC Capital Partners Ltd (qui ne sont pas des bienfaiteurs, ne nous leurrons pas ; la preuve…). Leur objectif est de s'approprier ce qui fait pour eux la valeur de « LA POSTE », c'est-à-dire son patrimoine immobilier, son réseau bancaire et les avoirs en dépôts. 
Ne doutons pas que, ces opérations effectuées, ils lâcheront ce qui restera de l'entreprise publique. 
 
Une preuve de plus que la Belgique n'est plus un Etat digne de ce nom. En expropriant les citoyens d'un service public, patrimoine collectif constitué par eux et pour eux, pour le brader à vil prix à des opérateurs étrangers, l'Etat belge n’a plus rempli son rôle qui est d'assurer pour l'ensemble de la communauté des missions essentielles à un prix raisonnable et l'accès aux services, témoins d'une certaine forme d'égalité et assurant ainsi la cohésion sociale. 
 
On commence seulement à en voir les conséquences.

(*) Pour mémoire, la langue internationale de la Poste, c'est le français...

Réunioniste

Pour la réunion à la France Mon action se base sur les Valeurs républicaines,
les déclarations des Droits de l'Homme et du Citoyen
1789 & 1793

La République indivisible, laïque, démocratique et sociale

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Pour y réfléchir

Vidéos

- Participation à Controverses (RTL) sur BHV…
- Message improvisé pour les législatives de 2007
- Interview sur TV-Com
- Chirac, une certaine idée de la France
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