« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de
chercher la vérité et de la dire » (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement
qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite
Yourcenar)
*
« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)
Les textes publiés sur ce blogue sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... en ayant la correction d'en citer l'origine.
Les personnels de l'enseignement de la Communauté française (si peu, si peu ! Ou alors de moins en moins...) dite « Wallonie-Bruxelles » doivent désormais envoyer leurs certificats médicaux en Flandre (*)... Si ce document que j'ai reçu en copie est authentique (Et il l'est, qui aurait-eu intérêt à l'inventer ?) ne peut-on pas dire qu'au-delà des règles en matière d'appel d'offre, ce genre de démission est pour le moins coupable ? Je ne suis pas juriste, mais une telle tâche de contrôle administratif concernant les Droits des personnes ne devrait-elle pas relever par sa nature même de la compétence exclusive et surtout inaliénable de cette institution publique ? Et qu'on ne vienne pas parler de difficultés financières.
N'y-a-t-il pas surtout faute politique dans notre contexte institutionnel en confiant à un organisme privé flamand, non seulement le contrôle d'agents de notre communauté linguistique, mais aussi des informations qui seront - rien ne restant secret à notre époque – n'en doutons pas utilisées par les politiques flamands lors des négociations futures ? J'imagine déjà les gros titres de la presse flamande...
Deux questions parmi d'autres, en quelle langue se feront les contrôles et en quelle langue devront-être rédigés les certificats médicaux ? Souvenons nous que le décret de la communauté culturelle néerlandaise du 19/07/73 – plus connu sous l’appellation « décret de septembre » - impose l’usage du flamand dans les relations sociales et s’applique à toutes les entreprises dont le siège d’exploitation est situé dans la région de langue néerlandaise, ainsi qu’à tous les travailleurs occupés dans cette région.
On ne va quand même pas les obliger à baragouiner le français ! Quoique... Baragouiner le français, n'est ce pas déjà ce que font tous les Flamands réputés parfaits bilingues ?
(*) Entendons-nous, je ne reproche pas évidemment aux Flamands le droit de faire des affaires... Mais je n'admets pas à ceux qui nous gouvernent de faire n'importe quoi avec notre argent et manquer de respect à nos concitoyens.
Tiens donc ?! Alors qu'on nous rabat les oreilles à propos du plein emploi en Flandre et des chômeurs wallons jugés paresseux parce qu'ils refuseraient des emplois en Flandre (les mêmes qui sont pas pourvus non plus en Wallonie… par manque de demandeurs qualifiés), voilà qui aggrave les chiffres du chômage en Wallonie avec des gens inemployables parce qu'ils n'ont pas les compétences utiles et certainement pas parce qu'ils ne parlent pas français… le comportement "hystéroïde belgeois" imposant d'office la connaissance du néerlandais pour n'importe quel emploi.
La très belgicaine Milquet, Sinistre fédérale de l'Emploi, explique que "les chômeurs flamands ont tout à fait le droit de s'établir en Wallonie s'ils trouvent, le cas échéant, l'habitat moins cher, plus vert ou d'autres agréments", insistant sur la libre circulation des personnes reconnue aussi bien en Europe qu'en Belgique… Evidemment !
Bon, je vais transgresser un tabou ! mais tant pis !
Les travailleurs et les demandeurs d'emploi flamands et leurs représentants dont j’ai sérieusement des raisons historiques de douter de la solidarité envers nous, ont beaucoup trop à perdre sans le soutien des Wallons dans le régime de droite dure, extrême et sauvage qui est en train de s'installer en Flandre. Ce n'est donc pas un hasard s'ils ont été à l'origine de la "pétition de masse" contre la scission (mais rien que celle-là) de la sécurité sociale, intitulée "Sauvons la solidarité". Ce n'est pas un hasard s'ils trouvent : " l'habitat moins cher, plus vert ou d'autres agréments " en Wallonie, terre de liberté depuis 1789 et d'accueil depuis toujours.
Je n’ai pas d’objection à réclamer les mêmes droits et chances pour les enfants, les travailleurs, les chômeurs ou les retraités, indépendamment de la région où ils sont nés… Ce qui est la règle dans les Etats démocratiques du monde. Sauf… en Belgie-que évidemment !
Il n'empêche, dans notre contexte local, comme dans tout pays voisin, il est logique de connaître la langue de la région (un presqu'Etat, dans les faits) où on s'installe et postule (ce qui reste à prouver dans le cas qui nous occupe) un emploi. je ne l'ai pas entendu moi-même, mais il semble en plus que ces demandeurs d'emploi flamands se seraient domiciliés dans des camps de vacances... (*).
En disant ça ce matin sur les antennes de la RTB(f), François Bellot a raison. Reste à voir comment cette position va être perçue au sein de son parti où certains comme le jeune Charles, fils de Louis Michel, pensent comme Joëlle Milquet. Mais, est-ce étonnant ?
Bref. Ce qui est à retenir, c'est que sous la pression de l'exaspération de l'opinion publique, les politiciens "de base" commencent à réagir et à poser les vrais problèmes.
Certains beaux esprits vont dire qu'on fait le jeu des Flamands en agissant comme ça. Mais pourquoi serait-ce toujours aux mêmes à tendre la joue ?
A un moment où la presse belgicaine nous sort qu'un Wallon sur trois serait en réalité un Flamand... il est bon de rappeler qu'être Wallon, comme être Français, c'est un plébiscite permanent. Que c'est une volonté de vivre ensembles dans le respect des règles communes.
(*) Belga nous signale finalement que "les 600 à 700 demandeurs d'emploi flamands qui se sont établis dans les provinces de Namur et de Luxembourg sont en fait des chômeurs radiés par l'Onem. Les directions régionales du Forem d'Arlon et de Namur relèvent 222 et 415 personnes dans ce cas, qui sont d'ailleurs bien souvent domiciliées en Flandre mais disposent d'une seconde résidence (!), généralement dans un village de vacances, en Wallonie. Elles ne sont pas inscrites au Forem et ne sont pas considérées comme demandeurs d'emploi". Curieux ça ! François Bellot aurait-il été mal informé ? A suivre...
Mais fallait-il ça ?
Dans son édition de demain, le Vif consacre un article à la
crise politique et aux « mauvais coups » portés aux us et coutumes de la « démocratie à la
belge » qui n'avait vraiment pas besoin de ça.
« Bientôt, une république bananière ? » se demande-t-il.
Bah ! Nous avions déjà un « royaume chiconier » où les féodalités partisanes et les inégalités tiennent lieu de
règles.
On le sait, la commune d'Overijse a écrit en néerlandais à la commune de Grez-Doiceau afin de lui demander
l'autorisation de passage pour une "ballade pédestre et cycliste récréative organisée dans le cadre du Gordel avec le Bloso". A l'heure actuelle, seul André Flahaut (quand on quitte un
gouvernement, on retrouve un cerveau ?) a réagi en s'inquiétant de cette volonté d'étendre l'événement militant flamand dans une commune wallonne. Timidement, il ajoute que "Si la commune
donne son autorisation, elle doit exiger que les emblèmes et drapeaux des participants à la ballade restent de l'autre côté de la frontière linguistique".
Depuis, plus inquiétant, le Bourgmestre Alain Clabots et ses échevins en ont parlé en réunion du Collège... et ont pris la décision de dire "JA!" : " dans un esprit
d'ouverture et d'accueil. C'est le message politique que la commune a décidé de faire passer. Chez nous, tout le monde est le bienvenu". Le Bourgmestre ajoute : " Je ne suis pas sûr
qu'ils viennent à Néthen pour mettre un pied en Wallonie. Nous ne voulons donc pas non plus envenimer la situation." (Quelle situation ?)
A l'heure où trois bourgmestres (qualifiés de "quantités négligeables" parce que leur autorisation n'est pas nécessaire pour l'organisation a déclaré le ministre flamand des Sports, Bert Anciaux)
de communes (Linkebeek, Crainhem et Wezembeek-Oppem) situées en Région flamande ne donneront (peut-être) pas l'autorisation au passage du Gordel dont on sait que c'est un événement
plus politique que sportif, on ne peut que s'étonner de cette réponse favorable de Grez-Doiceau.
On peut craindre en effet un agenda caché, puisque des rumeurs insistantes font état, par ailleurs, de menaces sur l'intégrité du Brabant wallon que d'aucuns verraient bien sacrifié, en tout
ou en partie, en guise de monnaie d'échange à une solution "équilibrée" pour l'épineux dossier de BHV.
Citoyens, préparez vos clous !
M. à J. : En fin de soirée, on apprenait que Le Gordel a finalement préféré limiter son
parcours à la ceinture flamande qui entoure Bruxelles, faute de pouvoir exhiber ses calicots.
à suivre !
La presse fait état d'une proposition qui circulerait dans le groupe "BHV" de négociation institutionnelle,
celle-ci : "Scinder BHV et créer, ensuite, deux collèges électoraux se chevauchant : l'un englobant le Brabant wallon, Bruxelles et les 6 communes de la périphérie, l'autre comprenant Bruxelles
et le Brabant flamand"
Bref, un compromis boiteux "à la Belge" dont les seuls Brabançons wallons sortiraient perdants. On remettrait sur le métier un des meilleurs acquis de la régionalisation (Oups ! Pardon, du
fédéralisme) pour (tiens-tiens, comme par hasard une revendication du Mouvement flamand) en quelque sorte "communautariser" l'ancienne province du Brabant.
Il nous reste à espérer que nos politiciens auront, pour une fois, le sens de l'intérêt général et ne feront pas passer en priorité leurs petits intérêts électoraux à court
terme.
C'est vraiment du n'importe quoi. Ce serait vraiment à désespérer. Refuser de remplir son devoir électoral deviendrait alors un acte citoyen !
A moins que... la révolte ?
Pendre le dernier des Michel avec les tripes du dernier des Maingain ? ;-)
Mise à jour : Je pensais le PS plus prudent pour des raisons
purement électorales, mais Rudy Demotte vien de déclarer au KNACK du 25 juin : " Tous les partis francophones
sont demandeurs pour relier Bruxelles et la Wallonie via Rode-St-Genèse, qui est en majoritairement francophone. Et je peux le comprendre. Mais il serait encore
plus utile d’élargir Bruxelles avec des parties du Brabant wallon et du Brabant flamand."
La presse nous confirmait ce 27 juin que la haine sévit via les courriels en chaîne sur
Internet. Le racisme ordinaire certes. Qui d'entre-nous n'a pas reçu ces courriels nauséabonds. Il en va de même pour les fora où, sous couvert de pseudonymes, de courageux anonymes (facilement
reconnaissables à leur style) règlent leurs comptes et versent leur bile sans crainte d'être démasqués. Leurs victimes n'étant mises au courant que par hasard de ces agissements. J'ai ainsi du
intervenir quelques fois auprès des modérateurs du Soir, de la Libre ou de Voxlatina pour qu'ils fassent respecter leur propre charte éthique.
Coïncidence, c'est ce même jour qu'un certain Bernard C. de Namur (ou plus précisément de Jambes, que j'ai du croiser trois ou quatre fois) a choisi pour
envoyer un pourriel multiple qui circule actuellement et que vous avez peut-être reçu. Prenant ombrage du fait que je fais ce que j'ai toujours dit et annoncé, c'est-à-dire faire ce que je crois
possible pour rassembler les différents courants de la mouvance wallonne autour d'un commun dénominateur (un programme commun pour reprendre une expression qui a fait fortune dans les années '70
et '80) voici comment il interprète (fanatisme sectaire ou émotionnel des nouveaux convertis ?) mon attitude qu'il vient probablement de découvrir: " Voilà l'alliance de l' aveugle et du
paralytique.. l'enfant en sera un borgne unijambiste..Pauvre Claude Thayse , toujours aussi malade de son ego surdimensionné…" (Sic !)
Jalousie ? A sa façon, cet individu reconnaît implicitement que j’ai un égo et, ce que je trouve le plus important, que je
n’ai pas une âme de courtisan ou de… laquais ! Eclair de lucidité de sa part
?
Certes, tout ce qui est excessif est insignifiant. N'empêche, c'est irritant. Et serait parfaitement ridicule et anecdotique si cet énergumène inculte de surcroit (*) n'était un des dirigeants
d'un parti qui se dit rassembleur (et wallon !). Et que, la veille au soir, un des autres hommes de confiance de son président ne m'avait affirmé que ce type de pratiques calomnieuses, directes
ou sournoises, y était désormais interdit. Aveu implicite que certaines manières de fonctionner de dirigeants actuels de cette formation rappellent étrangement ce qui avait cours en des temps
beaucoup plus sombres pour la démocratie… ou que ne renieraient pas des partis non démocratiques. Peut-être y aurait-il là un peu de ménage à faire…
Tout ça est évidemment lamentable. La division entre Wallons et plus particulièrement entre partisans d'un
même avenir pour notre Peuple est suicidaire. Ce n'est pas avec des injures et des invectives qu'on peut bâtir l'avenir. Je le regrette d'autant plus que j'ai présidé le RWF pendant deux ans, que cette dérive me désole. et qu'il semble bien que ce type
d'attitude y soit maintenant de plus en plus encouragé. Je le regrette pour la grande masse des militants de cette cause qui, eux, sont sincères, honnêtes et respectueux des principes
républicains.
Finalement je suis heureux d'en avoir été "démissionné" un beau jour de juin 2007 pour avoir dénoncé les dérives du fils spirituel (et ce n'est pourtant pas un comique !) du
président.
Bref, un nouvel épisode peu glorieux de la longue histoires des divisions au sein du Mouvement wallon commencée avec la désastreuse dissolution du Rassemblement wallon.
Sans vraiment beaucoup d'importance et à oublier au plus vite.
(*) Comme l'a montré Paul De Tarse qui pourrait être son modéle, pas besoin de culture, la démagogie suffit et avec elle sa perpétuelle alliée : la haine de l'intelligence.
Ce jugement étonnant qui nous ramène aux temps les plus obscurs de l'inégalité entre les êtres humains se base sur une interprétation du Code civil qui fait des
êtres humains une vulgaire marchandise. Même s'il peut être jugé correct dans sa forme, c'est un jugement idéologique (une répudiation légale !) reposant sur la distinction entre musulmans et
non-musulmans, et la porte ouverte aux intégrismes de tout poil !
Exiger la virginité d'une femme, c'est lui demander de renoncer à un droit et une liberté dont elle peut jouir (sans jeu de mots!).
Nous n'avons pas les mêmes valeurs, et pas seulement en matière de rillettes, Monsieur le juge. J'ai honte à ma République !
Je partage tout à fait le point de vue de Catherine Kinzler sur son blog et dans le magazine "Marianne"
! A lire absolument !
Au moment ou le pouvoir d'achat devient le problème numéro 1 des salariés, l'agence
Belga a annoncé que les dotations royales et princières connaissent dans le budget 2008 une inflation de 5,5 pc par rapport à l'an dernier.
La reine Fabiola devrait recevoir 1,52 million d'euros (+5,1 %), le prince Philippe 961.000 (+5,6 %), la princesse Astrid 333.000 (+5,7 %) et le prince Laurent 319.000 (+5,6 %). Quant au roi, sa
liste civile est évaluée à 9,93 millions (+5,1 %). Le montant total des dotations est de 13,04 millions.
Allons, tout va bien ! Les problèmes de pouvoir d'achat de certaines catégories défavorisées de la population ne seront bientôt plus qu'un mauvais souvenir. Pfffffff !
Un graphique qui vous donne une idée des salaires des chefs d'Etat de différents pays européens... A
titre de comparaison, le salaire du président français, Nicolas Sarkozy (qui a été plus que doublé avec comme objectif de le mettre au niveau de celui de son premier ministre - 240.000 euros brut
/an) consiste en une indemnité mensuelle de 18.690 euros (bruts !), contre environ 7.700 euros bruts dont se satisfaisait Chirac (pension de retraite : 30.000 euros).








