C.jpg

Rep.jpg 

 

« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés sur ce blogue sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... en ayant la correction d'en citer l'origine.

Jeudi 7 août 2008

Un article au ton très mesuré : "La guerre des Belges de Claude Askolovitch dans le Nouvel Obs.
A côté des autres options, il y parle du "parti français", revendiqué et assumé (...) aux militants (souvent âgés !), lettrés, émouvants, et admirables, connaissant mieux la Constitution française que les Français eux-mêmes...

Deux autres articles complètent ce dossier : ICI et ICI.

Sur le portail Causeur.fr, l'ancien journaliste au "Monde", Luc Rosenzweig, auteur de plusieurs essais va dans le même sens en publiant un billet intitulé : " Adoptons les Wallons et les Bruxellois -La France doit soutenir les rattachistes".

Enfin, "Le Vif" de cete semaine publie un dossier (un peu simpliste et disons-le, navrant) " Et si la Belgique éclatait... Les Wallons deviendraient Français" qui corrobore les affirmations et analyses que vous aurez pu trouver ici depuis longtemps. (pages 18-21)

Et tant qu'à faire, dans cette rubrique "coups de coeur", je vous inviter à lire ce billet de François Lemaire (07/08) sur "Debout la Wallonie !"

par Claude Thayse publié dans : Coup de coeur
Mardi 29 juillet 2008
L'Histoire est en marche... " Mûrissement heureux"  ? Approcherions-nous du seuil critique qui obligera les partis politiques à parler ouvertement de l'option rattachiste ?

Le sondage du groupe IFOP mis en ligne ce matin (même la RTB(f) a du y faire allusion) par les journaux " La Voix du Nord " et "Le Soir" n'étonnera que ceux qui ne veulent pas voir la réalité en face.

Certes, l'opinion rattachiste reste conditionnée à la disparition de la Belgique, mais là aussi, et c'est nouveau, les esprits évoluent puisque 23 % des wallons déclarent croire à la disparition de la Belgique (+ 7 % en six mois). Alors que 59 % ne l'envisagent toujours pas, mais que les indécis 18 % sont en augmentation. (+ 12 %).
Mais ne boudons pas notre plaisir. Même si, comme le dit "Le Soir" : "Les Wallons ne sont pas rattachistes par principe", et que le choix proposé était limité, en cas de disparition du pays, nous sommes actuellement 49 % à nous dire favorables à une union avec la France. La proportion atteint 70 % auprès des Wallons pour qui la disparition du pays ne fait plus de doute. Ceux qui ne pronostiquent pas la fin du pays sont 39 % (tout de même !) à pencher pour le rattachement. En un an, la proportion de Wallons favorables au rattachement a donc fortement augmenté. Lors d'un sondage réalisé par l'Université catholique de Louvain entre octobre 2007 et janvier 2008, nous étions 29 %. L'enquête Ifop, réalisée début juillet indique donc une progression de 20 points pour l'option du rattachement.

Tout aussi intéressant, la même enquête révèle que 60 % des Français sont favorables à l'union. Une hausse de 6 % par rapport au sondage IFOP réalisé en novembre 2007 pour le "Journal du Dimanche". Il est à noter que le lieu de résidence n' influe pas peu sur leur opinion. Dans la Région Nord - Pas-de-Calais, ils sont 64 % à se dire favorable au rattachement, contre 57 % en Ile-de-France et 61 % dans le reste du pays. Ce mouvement traverse les opinions politiques tant les sympathisants du PS que ceux de l'UMP sont 61 % à se dire ouverts au rattachement.
Vous avouerai-je que ça ne m'étonne pas ?
J'avais rappelé dans un texte de janvier 2006, paru sous le titre "La Wallonie sauvera-t-elle l'Europe ?" et publié en "carte blanche" dans le journal "Le Soir", l'élan d'émotion et d'enthousiasme qui a traversé toute la société française, lorsque en février 1976, la population de la petite île de Mayotte se prononça par référendum à une très large majorité pour son maintien dans l'ensemble français avec le statut provisoire de collectivité spéciale. Statut qui lui fut accordé malgré un casse-tête politique, juridique et linguistique fort complexe : faire entrer dans le droit commun français une société de structure musulmane, minoritairement de langue française en plus. Malgré une résolution de l'ONU contre la position de la France ! Rien de tout ça pour nous. Notre société wallonne, sa culture et son organisation sociale sont superposables à la société française, à quelques détails mineurs près.

"La Voix du Nord" publie en complément une interview de Daniel Ducarme, seul homme politique actif au sein d'un parti traditionnel (ou autre !) à avoir fait une proposition structurée à l'heure actuelle. Il déclare fort curieusement (pour ne pas dire plus...) et sans doute à l'intention de ses électeurs traditionnels : «  Vivons notre belgitude à l'intérieur de l'espace francophone. » (Une collectivité spéciale au sein de la République)

Et comme le dit mon ami François Lemaire, pour rattacher, il faut d'abord détacher !

Et pendant ce temps là, les médiateurs royaux préparent leur rapport... Et - évolution intéressante - le baron Gendebien (dans une "carte blanche" accordée à... son propre site Internet !) accepte de reconnaître - et c'est la première fois - que : "
c’est notre population (et pas : "notre Peuple") et elle seule qui sera amenée, en définitive, à faire le bon choix : c’est elle qui se prononcera démocratiquement, en dernier ressort, et par voie référendaire. "

Les résultats complets de l'étude


L'infographie du Soir :
- L'évolution des avis sur le rattachement
- L'évolution des avis sur la gravité de la crise et la probabilité de disparition de la Belgique

par Claude Thayse publié dans : Coup de coeur
Mardi 22 juillet 2008
Ce texte a été écrit pour un public français en décembre 2007 par Pierre-René Mélon, écrivain de talent (*) et ami. Il est toujours d'actualité.

Vu de France, le conflit des nationalités qui met en péril l’existence de la Belgique ne suscite généralement que des commentaires timorés, formatés, prudentissimes, comme si l’esprit de défaite inoculé à Waterloo continuait à percoler dans l’inconscient collectif de l’intelligentsia française. Seule éclaircie dans le brouillard du conformisme, un article retentissant d’Alexandre Adler (Le Figaro du 28 août 2007) redonnait espoir aux partisans d’une vision renouvelée de la géopolitique française.
 
Qu’on permette à un observateur de l’intérieur de présenter ici les avantages pour les trois parties concernées (France, Wallonie, Europe) d’un agrandissement pacifique de la France après l’éclatement de la Belgique. 
 
Tout d’abord, il est vraisemblable que si les Français étaient consultés, ils ne s’opposeraient pas à l’élargissement de la France à une région voisine, francophone et amie de longue date. Un sondage paru dans le "Journal du Dimanche" du 11 novembre 2007 annonçait que 54 % des Français (66 % dans les département limitrophes) sont spontanément favorables à une telle évolution. Quant à l’intérêt de la France, il est évident : augmentation de population (environ 3,5 millions personnes), adjonction d’un territoire de 16 844 km2 (quatre départements), élargissement du champ géopolitique avec notamment une nouvelle frontière avec les Pays-Bas, position privilégiée de la Wallonie dans l’axe des échanges est-ouest, rééquilibrage du poids français par rapport à l’Allemagne, renforcement de l’influence française en Europe, etc.
 
Contrairement aux idées reçues et relayées par une propagande volontairement défaitiste, la Wallonie n’est pas une Allemagne de l’Est latine : son taux de croissance en 2006 était de 2,9 %. A l’échelle de la France, le PIB de la Wallonie la placerait au 8e rang des 22 régions françaises, 5e au niveau de sa population et 3e en matière d’exportations, juste derrière l’Ile-de-France et la région Rhône-Alpes. Alors, insupportable, le « poids » de la Wallonie ? 
 
Le rattachement de la Wallonie n’entraînerait pas forcément un « effet domino » qui priverait de proche en proche le Royaume Uni de l’Ecosse, l’Allemagne de l’« Etat libre de Bavière » et l’Italie de la « Padanie »… Soyons sérieux : y a-t-il une seule chance pour que la Flandre française demande son rattachement à la Flandre ex-belge ? Aucune. Le pays basque français va-t-il faire sécession ? Rien ne le laisse présager. Et la Corse ? Elle réaffirme régulièrement sa volonté de rester dans la République.
 
De plus, la nature des minorités nationales dont on redoute l’émancipation n’est pas comparable avec celle de la Wallonie ou de la Flandre, car la Belgique ne possède aucun substrat national propre, contrairement à des pays comme la Hongrie, la Roumanie, l’Allemagne, la Pologne, la Slovaquie, l’Ecosse ou la Catalogne.
 
A la différence de ces nations anciennes, la Belgique est, pour ainsi dire, une vue de l’esprit : elle a été conçue au XIXe siècle comme une barrière politique destinée à empêcher la France de retrouver ses frontières héritées de la Révolution et de l’Empire. Le royaume de Belgique est une singularité de l’histoire, une espèce de monstre hybride franco-batave, sorti des éprouvettes des Dr Folamour du Congrès de Vienne (1815), posé sur le limes latino-germanique comme un couvercle sur une casserole, puis oubliée au coin du feu ; elle est devenue un Etat-auberge qui abrite provisoirement deux nations : des Flamands et des Français. Or, personne n’a éteint le feu (les premières revendications flamandes datent des années 1840) et ce qui mijotait s’est mis à bouillir… L’ « évaporation » de la Belgique (pour reprendre l’expression délicate de l’actuel ministre flamand des Affaires étrangères) n’entraînera pourtant d’autre effet prévisible qu’un retour à la normale, c’est-à-dire une stabilisation du cœur de l’Europe ; à une condition : que la crise belge se résolve par la création subséquente d’une république flamande et la réintégration de sa partie française dans la République (après la possible étape d’une « Belgique résiduelle » qui ne remplirait, soit dit en passant, aucun des critères de convergence européens).
 
Quant à l’argument du « mauvais exemple », il frise le ridicule. En 1789, la France ne devait sans doute pas non plus montrer le mauvais exemple aux autres nations européennes… Fallait-il renoncer à la République pour ne pas contrister les monarchies et principautés voisines ? L’Allemagne a-t-elle montré le mauvais exemple en récupérant sa partie orientale ? La Tchécoslovaquie a-t-elle montré le mauvais exemple en se scindant pacifiquement en deux ? Et la Norvège s’émancipant de la Suède ? Et la Grèce se libérant du joug ottoman ? L’histoire irait à sens unique ? Et la France serait le seul pays à « montrer le mauvais exemple » si elle récupère ses territoires amputés en 1815 ?
 
Qu’on me permette ici de déplorer la permanence d’un certain souverainisme français nostalgique de sa propre monarchie et admirateur du sympathique royaume de Belgique qui aurait su maintenir les charmes du trône et de l'autel quand ces mécréants de républicains s’en détournaient brutalement. Or, les Saxe-Cobourg et Gotha ne sont ni les Capétiens ni les Bourbon : ce sont les rois qui ont fait la France, mais c’est la Belgique qui a fait le roi. La Belgique du XXIe siècle n'est donc pas une France en miniature qui aurait échappé par miracle aux affres de la Révolution. Le petit royaume conçu à Londres en 1831 était une construction anti-française dirigée par un roi luthérien, anglophile et franc-maçon, qu’on pria de régner sur des populations catholiques et une élite francophile.
 
Les 178 ans passés ont vu la lente et légitime renaissance de la nation flamande à l’intérieur de l’utérus belge, mais rien n’a changé au fond : au cœur même du royaume, la Belgique aujourd’hui flamandisée continue à jouer son rôle de tampon en luttant de son mieux contre toute influence française extra-hexagonale (au contraire des flux anglo-saxons parfaitement perméables). Le mouvement régionaliste wallon et une certaine euro-bruxellisation des esprits faisant office de pare-choc ou d’isolant thermique, pour ainsi dire.
 
Que faire donc après la Belgique ? D’abord laisser tomber ses œillères, se libérer des schémas médiatiques et se dresser contre un certain esprit de soumission que j’appellerais le « complexe de Waterloo ». Bref : oser renverser la vapeur.
 
La France doit intégrer la Wallonie pour retrouver confiance en elle-même, résister aux déconstructeurs de la nation et contribuer ainsi à une refondation de la construction européenne. Il faut savoir que pour les idéologues de l’Europe métanationale, le « Belge » est le chouchou de la nomenklatura européenne (c’est lui qui porte la mallette du prof) ; le bon élève est donc aussi prié d’être un exemple « d’unité dans la diversité », de « multiculturalité harmonieuse », il doit être le « laboratoire de l’Europe », le « carrefour des peuples », etc., etc. Pour les eurocrates, scinder la Belgique, c’est insulter le modèle de cette Europe fourre-tout (qui ne veut reconnaître ni ses frontières, ni ses fondements), c’est casser le moule, c’est briser les éprouvettes. C’est, finalement, risquer de donner aux nations le mauvais exemple de la liberté des peuples.  
 
On comprend mieux les charitables admonestations du premier ministre luxembourgeois et les « inquiétudes » de la Commission européenne sur le sort futur de leur cher Etat-labo. La Belgique est ainsi devenue la ceinture de chasteté d’une Europe revirginisée, indemne de toute luxure nationale, en somme une Europe Société Anonyme, abstraite et universaliste, dont la capitale, Bruxelles, serait un compromis entre hall de gare, foire commerciale et tour de Babel.
 
Finalement, on en revient toujours à la même question. Essentielle. Dérangeante : à quoi servent les nations, et singulièrement : à quoi sert la France ? Réponse : à montrer l’exemple. Et ici, nous devons bien sortir les grands mots : la France doit, seule contre tous s’il le faut, montrer l’exemple de la liberté et de la dignité des hommes en s’opposant à la capitulation des nations et à ses conséquences directes : la tribalisation de l’humanité et la marchandisation de l’homme.

Si la France a encore une raison d’exister, c’est celle-là. Oser se dresser contre l’irrémédiable. Montrer la voie. Car entre l’Europe supranationale et la sous-région, entre l’empire et la tribu, seule la nation protège le citoyen, le fait grandir, l’émancipe. Voilà la vraie vocation d’une Europe humaniste. Cette vocation est aussi celle de la France : vocation à forcer les passages et à franchir les barrières, qui constitue ce que de Gaulle appelait la « grandeur de la France ».
 

Comprenons-nous bien. Cette grandeur n’est pas une forme de vanité collective ni une variante d’autres messianismes politiques plus ou moins délirants. Elle n’est pas non plus l’expression d’une volonté impériale frustrée de son passé. Non. Cette grandeur-là est une prise de distance, une mise en surplomb, une vision d’en haut d’où procèdent naturellement humilité et liberté. Humilité de se savoir petit dans l’univers (1 % de la population humaine), humilité des défaites, humilité des déchirements internes ; mais aussi liberté d’assumer un destin singulier, parce qu’à mesure où l’esprit s’élève, les perspectives historiques se précisent et forcent le devoir d’enfreindre. D’enfreindre quoi ? Les fausses évidences : « ne pas entraver la construction européenne » ; les soi-disant équilibres (réels ou imaginaires) : « attention à l’effet domino » ; les implacables contextes : « le marché, l’Europe, l’OTAN, l’ONU… »
 
Où veux-je en venir ? Quel rapport avec la Wallonie française ? Voici. Si la France veut se prémunir contre le tropisme anti-national, et donc anti-européen, elle doit se renforcer en s'adjoignant la Wallonie. Attendre un hypothétique réajustement spontané du système bruxello-européen (qui tourne de toute façon à vide, car il est déconnecté des peuples), c'est accepter de se soumettre sans certitude de s'en remettre. Si la France se soumet aux règles du politiquement correct européen, elle ne s’en relèvera pas. Et son destin sera celui d’une section européenne de l’internationale libre-échangiste.
 
En plus de son intérêt bien compris, la France a donc le devoir, le droit, l'obligation politique et morale de s'adjoindre la Wallonie ! Ce renforcement de la République sera sans doute l’élément déclencheur d’un regain de confiance des Français en eux-mêmes et d’une volonté renouvelée d’entreprendre, car leur pays aura posé un acte de souveraineté exemplaire. Comment n’en sortiraient-ils pas grandis ? Et comment les autres Européens, à leur tour, n’en prendraient-ils pas de la graine ? Car cette manifestation de la volonté nationale sonnera aussi, on peut l’espérer, le réveil des peuples endormis. Or, c’est justement ce réveil des peuples que craignent les eurocrates ! Comme le souligne justement Paul-Marie Coûteaux, « ce fut le sortilège du gaullisme que de montrer que, plus la France se distinguait et osait affronter les puissants, plus elle se découvrait d’alliés – et plus ses alliés étaient conduits à la respecter… » (L’Europe vers la guerre, p. 299).
 
En somme, intégrer ou non la Wallonie sera pour la France un véritable test grandeur nature de sa capacité à s'affirmer face aux dictats d’un supranationalisme calibreur de cultures et aplanisseur de nations. Non seulement pour elle-même, mais aussi pour l’Europe dont le destin n’est pas de devenir un magma mais de former une mosaïque.
 
Puisse-t-elle ne pas laisser passer cette chance !
 
Décembre 2007

(*)
Bibliographie
Petit glossaire de la sous-France, Éd. Talus d'approche, 2000
Circonstances et motifs de la disparition de Ian Lears, Éd. Lux, 2000
Histoire imaginaire de la première République liégeoise, Éd. du Céfal, 2001

Pages arrachées au journal de Satan, Éd. Salvator, Paris, 2005

 

par Pierre-René Mélon publié dans : Coup de coeur
Samedi 19 juillet 2008

Excellent rappel des propos de Claude de Groulard sur le blog "Liège-France" à propos de notre identité.
Je ne peux que vous inviter
à le lire.
J'aime beaucoup la phrase : "
Notre identité substantive devient adjective par défaut de substance..."
Partageant sa conclusion, à force d'accepter de se dire "francophone", "par le peu d'empressement à s'assumer, le peuple wallon éternise la Belgique"...


Notez que je déteste tout autant l'usage du terme "Hexagone" qui n'est qu'une des façons de ne pas prononcer le nom de "France" !

par Claude Thayse publié dans : Coup de coeur
Vendredi 18 juillet 2008
Sur "Debout la Wallonie !", mon ami Didier Melin a publié hier un billet  pertinent à propos du fait majeur qu'est la publication par le Parlement wallon de ses résolutions sur l'avenir de l'Etat. Certes, celles-ci ne répondent pas encore à nos attentes, mais c'est un progrès énorme.
Et je m'aperçois que je ne vous ai pas encore invité à lire les
analyses de François Lemaire, n'hésitez pas, elles méritent le détour.
 
Mais l'événement d'hier - en dehors de la nomination de trois médiateurs "trois crocodiles, trois anciens combattants" (comme le dit Jean-Marie Dedecker avec qui je suis, pour une fois, d'accord) et  la confirmation d'Yves Leterme dans ses fonction et le report de toutes décisions en matière institutionnelle, mais on s'y attendait - c'est l'émission d'information de la mi-journée consacrée au "rattachisme" sur RTL-TVi. Les invités étaient Jean Quatremer (Libé) et Robert Collignon (Ancien Ministre-président wallon). Tous deux ont été très clairs, didactiques, responsables et réalistes. Il manquait Daniel Ducarme, mais sa position est connue.
 
Une excellente émission. A voir
et à revoir.
 
Décidément, entre émotion et sérieux, il y a bien rattachistes et... rattachistes !

1ère partie
2ème partie
par Claude Thayse publié dans : Coup de coeur
Lundi 14 juillet 2008
Un extrait d'un classique du cinéma :

par Claude Thayse publié dans : Coup de coeur
Jeudi 8 mai 2008

Au vu de l'évolution de l'actualité politique, voici un article qui vient de sortir, en primeur et à titre exceptionnel, sur le site de Net Capital avant sa parution dans la revue papier.

par Claude Thayse publié dans : Coup de coeur
Vendredi 11 avril 2008

Le site de « l'Echo » nous informe que Michel Quévit vient de publier une étude qui démonte une série de clichés sur les économies wallonnes et flamandes. Pour lui, la première n’est pas à la traîne de l’Europe et la seconde n’est pas au sommet. Elles sont toutes deux dans le peloton, même si la Flandre est bien entendu mieux placée que la Wallonie. Quand il analyse la productivité, les efforts d’innovation ou le rythme de croissance, l’économiste retrouve chaque fois la même relativisation des différences régionales. (*)

Il constate par ailleurs que l’économie wallonne affiche toutefois une santé comparable aux autres régions de tradition industrielle, qui peinent toutes à se reconvertir dans une économie mondialisée. Les difficultés sont structurelles et «il n’y a dès lors aucune raison objective de stigmatiser les Wallons comme étant les responsables de la situation de mal-développement de l’économie régionale», écrit-il.(*)

L'économiste relève que ces régions industrielles sortent de la crise. Mais lentement. « Le chemin à parcourir pour se hisser au niveau de la moyenne communautaire continuera à exiger pendant de nombreuses années encore des politiques proactives de développement ciblées sur les nouveaux facteurs de compétitivité". (*)

Voilà une pierre de plus dans le jardin de ceux qui donnent une image misérabiliste de la Wallonie en stigmatisant une prétendue paresse des Wallons.

Intéressant ! Venant de cet économiste dont les publications ont monté à suffisance les origines du mal-développement wallon. Michel Quévit qui se demandait déjà le 31/08/2007 dans le même journal  « si la stratégie actuelle de la Flandre ne consiste pas à récupérer les moyens financiers qui lui permettraient d’intégrer le peloton de tête européen ? Ce qui expliquerait pourquoi la pression flamande porte surtout sur des compétences à incidence financière »…

Faisant remarquer comment la Flandre en est arrivée là en détournant beaucoup de moyens à son profit depuis 1945… grâce par exemple à la rigidité du principe de péréquation financière. Cette péréquation qui fait qu’ailleurs, les entités fédérées riches contribuent au développement des entités plus pauvres. La clé de répartition (60/40) bétonnée dans les lois de financement est anormalement rigide à la différence du modèle allemand par exemple, où les Länder contribuent au pot commun en fonction de leur croissance économique respective. Dans tout Etat, les régions riches contribuent ainsi au développement des régions moins riches au prorata de la richesse qu'elles créent. C'est le fondement même de la solidarité. Sauf en Belgique.

Ce contingentement de la solidarité « à la belge » est une des causes peu citée et donc peu connue, mais à mon sens essentielle du retard (qui est plutôt du «mal-développement» comme l'écrit Quévit) de la Wallonie.

(*) © L'Echo

par Claude Thayse publié dans : Coup de coeur
 

Réunioniste

Pour la réunion à la France Mon action se base sur les Valeurs républicaines,
les déclarations des Droits de l'Homme et du Citoyen
1789 & 1793

La République indivisible, laïque, démocratique et sociale

Faire savoir...

Cliquez ici pour recommander ce blog

Pour y réfléchir

Vidéos

- Participation à Controverses (RTL) sur BHV…
- Message improvisé pour les législatives de 2007
- Interview sur TV-Com
- Chirac, une certaine idée de la France
- Mes pubs préférées sur le rugby
- Gendebien, un avis...
- L'identité wallonne est-elle incompatible avec l'identité française ?
- Religions, Neutralité ou laïcité de l'Etat
- "Bye bye Belgium"
- "Enregistrement, Evaluation et Autorisation des substances CHimiques" : Qu'en penser ?
- Attention à la publicité !
- Le Club du Net : Karl Zero et Dupont-Aignan
- Magnifique leçon de civisme d'Elisabeth Badinter.
- François Mitterrand

Textes

- Le vrai visage des Français
- Bicentenaire de la réunion de Mulhouse à la République
- Pourquoi le Réunionisme est-il devenu le courant majoritaire du mouvement wallon ?
- La loi d'unanimité et de contagion
- L'heure décisive approche pour les Bruxellois
- Appel à la France, à tous les francophones :  pour une action mondiale pour le français et la Francophonie
- Les réformes des régimes de retraites - Comparons la Belgique et la France
- Un peu de tout... mais des infos utiles
- Du 24/10/62 au 24/10/63, pour comprendre les dessous d'une évolution institutionnelle (CRISP)
- Une histoire de la Wallonie (Institut Jules Destrée)
- Les pouvoirs en Wallonie et environs, mode d'emploi (Crisp)
- Wallons et Bruxellois francophones, pour en finir avec le syndrome de Stockholm !
- ISF - Impôt de solidarité sur la fortune, de quoi s’agit-il ?
 
- Aux origines de la frontière linguistique 
-
La Wallonie sauvera-t-elle l'Europe ? 

Autres sujets ?


Merci à
FreeFind !

Abonnez-vous !

Inscription à la newsletter

Recherche

Partage d'infos

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

jour après jour..

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>
 
 
Blog : Enfants sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus