« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

Actualité

Je délire peut-être, mais...

 

Si j’ai bien compris, en termes techniques (je vous résume -une partie de - la théorie), les swaps (de l'anglais « to swap »  : échanger) sont des échanges d'une devise contre une autre, alors que fonctionnellement, c'est une sorte d’emprunt.

 

Un swap c'est, en quelque sorte, un accord entre deux parties qui s’entendent pour procéder à un échange. Une forme d’arrangement qui consiste à effectuer une transaction à double sens d’actifs financiers. On tire sur son crédit et on reconstitue ensuite dans un court délai son droit au tirage.

 

Le montant principal du swap n’est pas échangé, c’est pourquoi on parle souvent de montant « notionnel ». Seuls les flux d’intérêts sont échangés aux dates prévues par le contrat. Les deux contreparties peuvent convenir de ne s’échanger que la somme nette des montants dus de part et d’autre. En règle générale, l'une des deux parties paie donc un intérêt à l'autre partie du swap. Cela dépend des différentiels entre les taux d'intérêt en cours entre les deux devises.

 

Au cours de la crise 2008-2009, la FED (Réserve fédérale américaine) a fourni près de 60 milliards de dollars sous cette forme de crédit à diverses institutions financières étatiques. Finalement, parce que les conditions de crédit se sont améliorées depuis, les emprunteurs de l'époque ont logiquement « débouclé » (comme on dit dans les milieux financiers) ces swaps, ce qui les a fait disparaître complètement du bilan de la FED... Jusque là, rien à dire.

Mais pourquoi parler de ça ici ?

 

Parce que c’est à partir de maintenant que ça devient intéressant, suivez-moi…les choses sont à nouveau en train de changer.

 

Vous le savez, la Banque centrale européenne (BCE) ne peut pas directement renflouer les gouvernements insolvables européens de Grèce, d'Italie, d'Espagne, du Portugal, (de Belgique ?) etc... Comme de son côté, la FED ne peut pas directement sauver les banques (insolvables !) européennes…

 

On en vient donc aux techniques de renflouements indirects...

 

Principe de fonctionnement :

 

La FED est actuellement en train d'accélérer à nouveau son activité de swap et ouvre de nouvelles lignes de crédit illimitées à la BCE sous ce qu'on appelle des « accords de swap » entre banques centrales.

A son tour, la BCE fournit des capitaux pour trois fois rien aux banques européennes en difficulté (0,01 %*). Puis, les banques - comprenant une contrepartie tacite ? - utilisent ce financement très bon marché pour acheter les bons d’Etat à fort rendement des états endettés, dégradés par les agences de notation.

 

Donc, si l'on suit le parcours de l'argent, la FED prête (indirectement) de l'argent aux états endettés... en passant indirectement par les banques européennes (insolvables, mais… refinancées par les Etats auquels elles prètent à fort taux d'intérêts) qui gagnent de l'argent (qu'elles ne méritent pas) dans l'affaire, tandis que les contribuables perdent de l'argent qu'ils ne méritent pas de perdre...

 

Voilà pourquoi votre fille est muette !

 

C'est simple la finance internationale!

 

Merci de réagir si vous estimez que je n'ai rien compris... Mais... 

 

(*) http://www.larrouturou.net/2012/01/pourquoi-faut-il-que-les-etats-payent-600-fois-plus-que-les-banques/

 

Et pour compléter, à lire : http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201846370526-stiglitz-exhorte-les-europeens-a-repenser-leur-gestion-de-la-crise-276137.php

 

Que penser de l’article publié ce 12 janvier dans « Le Soir » sous la plume de Béatrice Delvaux ?

 

En gros, d’après l'enquête « Soir-Standaard » : « Chroniques d'un état critique » publiée entre Noël et Nouvel an, si certains en sont encore à rêver d'un plan B (Belgique continuée sous forme de Fédération Wallonie-Bruxelles), pour l’éditorialiste « vedette » de ce quotidien bruxellois, des  « Wallons haut placés » préparent leur futur sans la Flandre et (surtout horreur  sans nom !) sans… Bruxelles.

 

Le caractère plus que tanguant, des analyses et des positions de Mme Delvaux sur les questions dites communautaires est trop bien connu. Tantôt le ras-le-bol et la tentation de jeter le bébé avec l'eau du bain,  tantôt l'encensement quasi mystique de la solution fédérale ou à défaut de mieux, de la liaison (soumission) à la Flandre pourvu que la Belgique survive, tantôt l'exaspération de ce « non-pays » (une de ses expressions favorite) et – le plus souvent - la mise au coin, si pas l’accusation de ringardise de ceux qui ne vont pas dans le sens voulu par la Pythie francophone de la périphérie flamande de Bruxelles.

 

Mais le ton de l’article nourrit de propos divers (et pourtant connus mais redécouverts) donne à croire qu’elle penserait que l'idée qu'un plan « W » serait finalement non seulement nécessaire, mais bienvenu.

Pour nous, c’est évident, pour elle, c’est surprenant. Serait-ce là un vrai changement politique véhiculé par le Soir ?

Relayer l'idée, dans ses colonnes plus que conservatrices au sens unitaristes (reconnaissons le), que la fin de la Belgique serait peut-être pour 2014, voire même 2012 ou au plus tard 2019…  pourrait constituer un fait majeur quand on connaît le poids politique de ce quotidien dans la construction-déconstruction de l'opinion publique. Mais attendons de voir…

 

Si une hirondelle ne fait pas le printemps. Compte tenu du caractère fluctuant de l’auteur de cet article et, sans être parano, d’éventuelles arrières pensées « d’appel à la raison » à ceux qui au sein des partis transitionnels sont très loin d’approuver l’existence d’une identité wallonne (par crainte d’effaroucher leur « électorat fond de commerce) pour essayer de tuer cette idée dans l’œuf », ce qui est intéressant, ce sont les nombreux commentaires d'intervenants qui, sur le même ton et avec des scores d’approbation importants, se réjouissent de cette perspective. Commentaires qui peuvent se résumer d'une seule courte phrase : « enfin le plan W » !

 

Comme quoi, nous étions des précurseurs à l’époque de « W+ » en mettant en avant dans notre programme – et au moins dans un premier temps, tant que ce pays existe encore - une Belgique redessinée sur base des quatre territoires régionaux (*) autonomes et égaux en Droits.  Depuis, on sait qu’il nous reste une petite dizaine d’année.

 

Mais, espérant me tromper, force est aussi de constater que les forces qui irriguent encore l'opinion publique wallonne, conjuguées aux attentes des membres influents de notre population (**), de leur incapacité (ou pusillanimité ?) à se remettre en question, je ne peux qu’en retirer aujourd’hui la conviction que ces derniers iront jusqu'au bout de tout ce qui peut ressembler à la continuation d'une Belgique, aussi fantasmée soit-elle.  Pourtant, même si le gouvernement Di Rupo n'est là que pour repousser l’échéance inéluctable, tous savent maintenant que l'on va vers l’étape suivante : un état confédéral.  C’est est un progrès.

 

Notre rôle est de hâter la réflexion  qui permettra à la scission de se réaliser, étape essentielle pour une solution d'avenir. A nous d’accompagner les Wallons pour accomplir la totalité de leur voyage d’émancipation de la tutelle belge qui leur a tant couté (***).

 

Alors, oui ! En avant pour le plan « W » !

 

(*) Euphémisme pour ce qu’ailleurs, on appellerait « Etats confédérés »

(**) En dehors de membres importants de représentants syndicaux(en particulier Thierry Bodson)  qui ont un message de plus en plus clair.

(***) Je vous renvoie au dernier livre de Michel Quévit qui reste une mine d’informations en attendant la sortie de presse d’un livre original sur le passé et le présent wallon écrit conjointement par un historien (Arnaud Pirotte) et un géographe (Yannick Beauthière).

 

http://0z.fr/8X5qN

 

Repris de Forces Wallonnes

« N’attendez pas de ceux qui ont créé des problèmes, qu’ils puissent les résoudre »
Albert Einstein.

Madame, Monsieur,

Il reste moins de dix ans à la Wallonie pour reprendre la juste place qui est la sienne dans le concert des Régions développées d’Europe. Les temps qui viennent seront difficiles. L’euphorie médiatique qui a suivi la laborieuse mise en place d’un gouvernement fédéral sous la pression des agences de notation ne doit pas le faire oublier. 

 

Tout au long cette année de campagne électorale, mais aussi les suivantes, nous vous promettons que nous allons surprendre: tout ce que nous dirons, tout ce que nous ferons ne sera dicté que par le seul impératif de l'intérêt supérieur de la Wallonie. Quitte à aller à contre-courant de la pensée générale comme, par exemple, de cette chimère politique sans substance : la « Fédération Wallonie-Bruxelles », posture verbale de la classe politique « francophone » qui camoufle son désarroi stratégique face à un Etat flamand en proche devenir. Le dire, c’est notre mission. C’est notre devoir.

 

Notre combat pour une certaine idée de la Wallonie, c'est un combat quotidien pour un maximum possible d’autonomie, un combat pour que, dans tous les cas, l'intérêt particulier cède devant l'intérêt général, pour que le bien commun ne soit pas accaparé par le profit de quelques-uns mais bien au contraire pour l'avantage de tous. Un combat qui refuse toutes mesures linéaires ou uniformes et qui prend en compte les intérêts locaux, mais en les fédérant dans l’intérêt de tous.

 

Nous pouvons l’affirmer puisque nous ne sommes tenus par aucun groupe d'intérêts, nous conserverons jusqu’au bout notre liberté. Il n'y a pas parmi nous de politiciens usés, d'hommes d'affaires véreux ou encore de « stars » hors du coup. Il y a en revanche avec nous ceux qui ont l'énergie de la résistance, l'espoir, mais aussi la volonté d'un avenir meilleur pour notre Wallonie !

 

Nous sommes certes aujourd'hui plus petits que d’autres, mais l'arbre de la liberté de la Wallonie et du rassemblement des Wallons au service de l'intérêt général est planté ! Cet arbre, c’est celui de la liberté, de la démocratie, et de la fierté que nous pouvons nous réapproprier pour être acteurs de notre destin et  de celui de la Wallonie.

 « Le chemin appartient à celui qui marche »… Lao Tseu

 

Je remarque, ici ou là, que d’aucun s’étonnent des propos tenus hier soir par Bart De Wever : « C'est une nation, monsieur. C'est un peuple, une Communauté, une démocratie. On a un territoire, une histoire et des valeurs communes »… Et pourtant, n’est-ce pas la réalité ? Certes, le terme « nation » regroupe beaucoup de choses différentes. La définition de De Wever est une définition générique pouvant s’appliquer à des nations devenues Etats comme la France, l’Allemagne – mais pas la Belgique et ses avatars, extérieur (BENELUX) et intérieur (Fédération Wallonie-Bruxelles... embryon de "Belgique continuée"...) – ou à des Etats en devenir comme l’Ecosse ou… la Wallonie  et qui sait (?) même... Bruxelles ! Renan n'a-t-il pas écrit : "la nation est une conscience morale collective »… ?  

 

Il n’y a dans ses propos là rien de choquant. Aucune provocation, juste le constat froid et logique d’un fait. Un constat que les membres du Mouvement wallon ont fait depuis longtemps. La Flandre est une nation (1). Souhaitons lui bonne fête et j’ajouterais volontiers et très sincèrement : « bon vent ! ».

 

J'ai supprimé la suite de ce billet. Je m'étais inspiré d'un texte que je pensais personnel d'un correspondant qui - jusqu'ici - s'était toujours montré fiable. Or, il s'est avéré qu'il ne s'agissait pas d'une production personnelle, mais d'un copier-coller tiré du forum de La "Libre Belgique"  : Que vous inspirent les differents scenarii de reforme institutionnelle ? et publié sous le nom de guido naets (08/07).

Une partie de ce texte semble depuis avoir été (mal ) ré-écrite sous forme de courriel pour servir la propagande de certains membre de l'extrême droite flamande - en particulier - mais aussi de partis politiques démocratiques  et a créé quelques remous dans la presse en cette période assez creuse de vacances .  

 

Belle manipulation, en tout cas. Un "remake" local du faux "protocole des Sages de Sion" en quelque sorte..  

 

Après avoir évidemment tiré les oreilles de ce correspondant, j'en ai profité pour lui suggérer d'éviter de s'inspirer des fora des journaux - pourtant surveillés par des modérateurs - ainsi que ceux qui prétendent parler de politique. Ils sont le plus souvent remplis de bêtises de type "propos de café du commerce" proférés par des ignares ou pire encore, noyautés par des propagandistes de toute sorte généralement courageusement anonymes... C'est ainsi qu'il y a quelques années, le FN de Le Pen aurait donné à ses membres la consigne d'envoyer des "réactions de lecteurs" au journaux pour diffuser leurs idées. l'irruption de la possibilité de réagir aux articles publiés facilite cette pratique...  

A vous qui alimentez ma réflexion et me connaissez, j'avoue ne pas avoir pris - cete fois ci - le temps de la vérification nécessaire sur sa véritable origine sans compter qu'il contient quelques erreurs,  en particulier historiques.

Comme quoi, il n'y a pas que les journalistes qui relayent des fausses nouvelles.

 Qui m'incitera à encore plus de prudence à l'avenir..

 

Ma conclusion reste valable. Les partis francophones ont une fois de plus joué avec le feu. Ils ont joué et perdu en croyant gagner. Il reste à en tirer les conclusions. Et passer à la vraie « négoscission ».

 

Ce n’est pas la première fois qu’on joue avec le feu. La fête nationale flamande permet de rappeler que la Belgique est ainsi bâtie sur des mensonges et que ceux-ci se retournent parfois cruellement sur leurs auteurs.

C’est Léopold Ier, dont on n’oubliera pas qu’il a combattu dans les armées du Tsar contre la République et l’Empire, qu’il nous a été imposé par les Anglais, qui a voulu commémorer cette « victoire belge » (*) contre « l'envahisseur étranger », évidemment français (**). Ses successeurs doivent se mordre des doigts de cette fausse bonne idée.

 

Objet de manipulation, l’Histoire a parfois de ces ironies…

 

(1) lire le beau coup de gueule de Jean-Maurice Dehousse : http://www.larevuetoudi.org/fr/story/vive-la-nation

(*) Quels belges ? Quelques « communiers » flamands et des mercenaires venus d’autres comtés…dont des inévitables « Anglois »… Les belges ? Ça n’existait pas à l’époque.

(**) Jusqu’à la revanche… : http://www.claude-thayse.net/article-1623589.html

 

« Les fondamentaux de la Belgique sont bons »… propos rassurants mais imprudents en réponse à l'agence de notation Fitch qui vient de mettre la note de la dette publique de l'état belge sous implication négative. Il s’agit généralement d’une étape formelle qui précède de quelques semaines la décision de dégradation. Or, la « note » à long terme appliquée à la dette fédérale est déjà AA+. Concrètement, si une implication négative se transforme en dégradation, ça veut dire qu’un état qui se présente sur les marchés financiers pour placer les titres de sa dette publique devra rémunérer plus cher les prêteurs - de l’ordre d’un quart de pourcent - pour lever la même somme ce qui est considérable (actuellement, 4,2 %.pour la Belgique et un peu au-dessus des 3 % pour nos voisins). Le différentiel avec les pays voisins notés AAA va aggraver au risque de rendre plus difficile le financement du contrat social, qui est parmi les fonctions redistributives de l'état, celle qui consomme le plus de ressources.

 

Fitch a donné les raisons de cette dégradation possible : « l’absence de perception de solution à la crise institutionnelle », démontrant ce que les promoteurs wallons du fédéralisme avaient clamé : le socio-économique et l’institutionnel sont inséparables. Penser que ces volets puissent être traités séparément est une erreur. On ne peut concevoir une politique économique, sociale et fiscale en dehors d'un cadre institutionnel stable. Les Francophones qui se disent très attachés au contrat social doivent se méfier.

 

Et, guidés par l'émotion, c’est le moment que choisissent nos apprentis sorciers pour donner le jour à une « fédération Wallonie-Bruxelles » dont le ministre-président bruxellois dit qu’il faut voir dans cette initiative - embryon d’un état hybride - la manifestation d’une volonté de coopération entre les Régions wallonne et bruxelloise « en réponse aux revendications flamandes ». On n’est plus là dans le débat « communautaire » puisqu’on est clairement sorti du cadre culturel de la Communauté française, la Région de Bruxelles, partie prenante de la dite fédération, étant officiellement bilingue et se voulant « multiculturelle ». ue deviennent les bruxellois des autres cultures, à commencer la Flamande dans ce machin ? Pensons simplement aux propos de Demotte qui a annoncé que l'enseignement flamand à Bruxelles serait... géré par la fédération nouvellement créée... Certes, il existe une identité bruxelloise (réelle, au-delà des appartenances linguistiques des bruxellois flamands ou francophones) qui différencie cette région des deux autres avec même un parti politique objectivement et régionaliste et bruxellois qui les représente. Mais dans ce cas, pourquoi aller aussi loin et donner corps à ce qui n’était qu’une hypothèse alternative au fédéralisme actuel sous forme d’un début d’application d’un « plan B » ? Une alliance de fait, Bruxellois et Wallons contre Flamands, favorisant une logique d’affrontement risquant de faire de Bruxelles en un Sarajevo potentiel ? Si ce machin avait été renommé « Fédération des locuteurs francophones de Wallonie et de Bruxelles », c'eût été plus correct et j'aurais évidemment réagi différemment. Or, ce n'est pas le cas, loin de là, le site Internet de l'aile bruxellisssime unitariste (et annexionniste !) du MR parle à plusieurs endroits d'un « état Bruxelles-Wallonie », allant à l'encontre de son sympathique slogan des années '70 : « Bruxellois,   Maître chez toi»,  et surtout de l'opinion publique locale majoritaire de la population qui n'en veut pas si l'on en croit les sondages répétés...  

 

On le voit, dans le choix politique qui a été fait, il ne s’agit ni de recentrer l’organisation de ce pays sur des régions homogènes, ni d’affirmer le principe du fait régional que ces partis n’acceptent qu’à contre cœur.

 

Il est temps de se ressaisir. Les partis traditionnels sont tombés dans la logique de l’affrontement communautaire, piégés par la volonté de concilier les intérêts de leurs deux ailes régionales. Et plus particulièrement par les calculs électoraux de partis sociologiquement bien implantés en périphérie bruxelloise. Dans ce cadre, leur politique de refus d’admettre que les frontières des territoires ont été fixées par les lois linguistiques de 1873 à 1963 et de maintenir l’acquis de ce qui a été négocié depuis des décennies est suicidaire. Il faut arrêter la folie de dire que l’on va élargir le périmètre de Bruxelles. Evidemment, il faut du courage pour changer de discours et reconnaître que l’on a trompé « à l’insu de leur plein gré » ceux qui habitent la périphérie et qui parlent français tout en sachant parfaitement que la langue de la région est le flamand.

 

Or, seule une refondation du pays sur base de quatre (états ?) régions égales en compétence et en droit permettrait de sortir des ressentiments linguistiques ou ethniques en objectivant des territoires sur base d’espaces définis. C’est le cas partout en Europe. C’est le territoire qui détermine la citoyenneté, non la langue. Il faut pouvoir en finir avec les combats symboliques. C’est la clé de la paix. Sinon, une seule chose reste sûre et prévisible. Ce n’est pas le contenu des nouvelles réformes de l’État, ni la nouvelle clef de répartition des richesses du pays ou la liste des domaines préservés à l’issue éventuelle des négociations qui poseront problème. Quelle que soit la liste définitive des revendications flamandes qui seront acceptées par les partis francophone, la seule chose qui soit prévisible, c’est que les Flamands se percevront toujours comme les perdants à l’issue de toutes ces tractations, et il y a fort à parier qu’ils cultiveront encore longtemps ce ressentiment. En d’autres mots, demain, rien ne sera définitivement réglé car ce ressentiment est devenu à ce point obsédant qu’il structure toute la vie politique.

 

Si une réforme institutionnelle transparente, simple et cohérente, n’est pas rapidement décidée, l’évaporation de l’Etat sera le fait de décisions prises ailleurs. La crise perdurant, la bataille du socio-économique sera perdue parce que la crédibilité de la capacité belge de remboursement de sa dette aura été dégradée. Pensons à l'Irlande où les prêts de restructuration ont été consentis à ...5,5 %, correspondant à un arrêt de mort pour les finances de ce pays exsangue. Chez nous, mourir pour BHV, ce sera rendre le fonctionnement du contrat social impossible. Tous les belges seront perdants, les plus faibles en premier. C’est aussi ruiner les effets du redressement de la Wallonie.

Contrairement aux propos lénifiants des décideurs publics, ou ceux relayés par la presse, il ne s’agit absolument pas d’un simple conflit social purement interne au groupe SNCB dans l'affaire de la gare de triage de Ronet .

 

Le « pillage de type colonial » de la Wallonie, comme l’a appelé Michel Quévit, au profit de l’axe Bruxelles-Anvers, puis de la seule Flandre jusque dans les années ’70, se poursuit sous couvert d’expressions « politiquement correctes » comme « réorganisation »… Le conflit de Ronet n’est qu’un épisode de plus dans la véritable «  guerre civile froide » que mène une Flandre prédatrice à la Wallonie.

 

Sans vouloir rappeler les injustices flagrantes et les détournements de fonds dont fut victime la région wallonne dans un passé récent, pensons simplement aux « réorganisations » des secteurs nationaux comme la sidérurgie et les charbonnages, les travaux publics, les infrastructures portuaires et les voies d’eau. Malgré çà, selon les hommes politiques flamands, le déséquilibre des subsidiations fédérales des secteurs nationaux auraient entraîné des transferts scandaleux d'argent flamand (traduisez fédéral) vers la Wallonie. Subsides répartis entre 1977 et 1980 de la façon suivante: 76,7% pour la Flandre et 23,3% pour la Wallonie.

 

Aujourd’hui, la Flandre met en priorité l’accent sur la réalisation de ses infrastructures et de ses équipements ferroviaires avec l’arrière pensée de contourner et de vassaliser la Wallonie (« Diabolo », axe Cobra Anvers-Ruhr...).

Mais il n’y a pas que les chemins de fer, le même jeu stratégique se poursuit avec le raccordement à Anvers du canal Seine-Nord-Europe mis à grand gabarit.

 

Par ailleurs, les délocalisations des unités et activités militaires (Florennes, Arlon, Liège), des services postaux, etc... ne sont pas l’effet du hasard. L’évaporation de l’Etat belge se poursuivant, la Flandre donne un coup d’accélérateur à son objectif de récupérer à son profit les reliefs de la Belgique. Avec quelle complicité des partis traditionnels qui ne semblent pas s’y opposer, ou alors seulement verbalement ?

 

Demain, il n’est pas douteux que cette politique de spoliation va continuer et que d’autres secteurs demeurés fédéraux suivront. Des instituts scientifiques fédéraux à la régie des bâtiments, par exemple. Jusqu’à la disparition complète sur notre territoire des établissements fédéraux et surtout des milliers d’emplois qui y sont liés.

 

Le fédéralisme, même incomplet, a évité à la Wallonie de devenir un désert économique. Mais le combat n’est pas fini, les partenaires ne respectant pas leur part du « compromis des Belges ». Aujourd’hui, malgré les difficultés passagères que nous rencontrerons peut-être, appelons les Wallons à aller plus loin dans la voie de l’autonomie. 

 

 

Un communiqué du Rassemblement Wallon :

 

Le Comité directeur du Rassemblement Wallon, réuni à Namur le 8 mai 2011 :

 

Salue le « printemps des peuples de la communauté (Umma) arabe » comme sont qualifiées les révoltes contre les despotismes locaux. Et – s’il approuve totalement l’intervention, sous mandat de l’O.N.U., en soutien au mouvement de révolte libyen – regrette que des considérations géostratégiques motivent le peu d’empressement apporté par la « communauté internationale » au Peuple syrien, comme ce fut également  le cas pour le Bahreïn aujourd’hui sous occupation saoudienne.

 

Maintenant que les organisations politiques palestiniennes affirment vouloir faire l’unité et qu’il devient urgent de reconnaître l’indépendance et la souveraineté de l’État palestinien, il s’impose tout autant que la démocratie s’installe dans cette partie du globe, dans le respect du droit à l’existence de chaque Etat pour que la Paix y devienne enfin réalité.

 

Mais il n’y a pas que le printemps des Peuples arabes. Celui des Peuples européens est, lui aussi, en marche.

 

Le Rassemblement Wallon salue l’éclatante victoire du Scottish National Party (Pàrtaidh Nàiseanta na h-Alba, membre de l’Alliance libre européenne) et la promesse d’une indépendance de l’Écosse qu’elle recèle.

 

Il salue aussi, à travers aussi bien les référendums locaux qu’à travers les récentes élections législatives, le succès du mouvement catalan de Libération, notamment illustré par l’arrivée à la tête de la Generalitat d’un président aux convictions indépendantistes affirmées.

 

Le Rassemblement Wallon constate avec plaisir que, après plusieurs années de déni de démocratie, le Tribunal constitutionnel castillan vient enfin d’autoriser – contrairement au souhait des partis (socialiste ou post-franquiste) « espagnolistes » – une libre expression de la volonté du Peuple basque en Euzkadi-Sud.

 

En regard de toutes ces évolutions, la situation « belge » fait, une fois de plus, la démonstration de l’absurdité que constitue la persistance d’un État belge.

 

Face à un mouvement flamand de Libération en pleine vivacité et qui ne reculera plus jusqu’à la victoire finale, l’attitude des partis communautaires francophones relève (au mieux) de l’absurde (ou de la politique de l’autruche) et (au pire), de la lâcheté la plus totale.

 

Enfin, le Rassemblement Wallon s’en voudrait de ne pas, tout particulièrement, saluer l’insuccès total des initiatives belgicaines du genre pic-nics « Niet in mon nom » (et autres sachets de frites), pourtant soutenues à bout de bras par l’ensemble de l’establishment médiatico-politique belgicain, soi-disant démocratique mais paradoxalement prêt et nullement gêné, en la circonstance, de se trouver l’allié des formations politiques de (l’extrême-) droite ultra-belgicaine et d’une formation tentaculaire d’extrême-gauche post-stalinienne.

 

Les Peuples wallon, bruxellois, germanophone et flamand ont mieux à espérer que ces petits jeux d’arrière-garde. Leur salut et leur développement ne viendra que de leur pleine souveraineté.

Sans commentaires de ma part évidemment !

 

Communiqué de presse du Rassemblement Wallon du 23 février 2011

 

Le Rassemblement Wallon est en ordre de marche !

 

 Le Rassemblement Wallon a tenu son Assemblée générale statutaire à Namur. Celle-ci a approuvé les statuts, désigné les membres de son Comité directeur et élu Claude Thayse à la présidence.

 

Analysant la situation politique, près de 300 jours depuis la démission du gouvernement fédéral :

- Le RW déplore l’absence totale de référence à la Wallonie dans les préoccupations des négociateurs francophones, tous partis confondus. Pour eux, la Wallonie ne semble plus être qu’une monnaie d’échange. Face aux menaces de dépeçage évoquées par certains, il rappelle sa volonté de défendre l'intégrité territoriale de la Wallonie et sa souveraineté politique, économique, sociale et culturelle.

 

- Le RW constate que la modification du paysage économique wallon caractérisée, ces dernières années, par un redressement prenant des allures toujours plus vigoureuses, confirmées dans les milieux industriels, est encore, soit ignorée, soit tout simplement niée par certains « spécialistes francophones du catastrophisme ».

Le RW se réjouit de constater que malgré un contexte international défavorable, la persistance des risques de dysfonctionnement liés à la poursuite de la politisation dans la fonction publique, l’inachèvement du fédéralisme marqué par des transferts insuffisants ou incohérents de compétences et le maintien d’une Communauté française de Belgique, facteurs entravant son redéveloppement, la Wallonie poursuit son redressement et fait même souvent mieux que les régions voisines. Le RW y voit une preuve supplémentaire que les Wallons ont tout à gagner à augmenter leur autonomie régionale tout en approfondissant la réforme des structures et pratiques politiques.

 

- Le RW se réjouit d’entrevoir un début d’évolution de la pensée politique en matière de finalité des réformes de l’Etat puisque, conscient de l’impasse des négociations fédérales, l’ancien « conciliateur royal », propose d’organiser « l’union belge » sur base de quatre entités. Reprenant à son compte un point central du programme du RW.

Pour rappel, lors de son congrès électoral du 30 mai 2010, W+ devenu depuis lors Rassemblement Wallon « préconisait d’urgence l'émergence de quatre Régions autonomes par le transfert de nouvelles compétences et des moyens correspondants de l’Etat fédéral » Ajoutant que « dans un souci de cohérence, de simplification de dynamisation et surtout d’efficacité, nous réclamons le transfert des compétences de l'actuelle Communauté française aux Régions, wallonne et bruxelloise. Régions égales en Droits, libres et autonomes. Pour la Wallonie, cette maîtrise indispensable de compétences essentielles, comme l’enseignement et la culture, renforçant une identité négligée, mais historiquement fondée sur la fraternité et l’égalité, agira comme un puissant moteur de progrès social, culturel et économique ».

 

En respectant ainsi les principes de territorialité et de solidarités négociées, sortant du chantier sans fin, parce que sans finalités ni projet clair, des réformes institutionnelles, le RW a fait le choix de prévenir plutôt que subir.

 

- Tenant compte de ces points, le RW constate qu’il est le seul parti centrant son discours et son action sur la Wallonie.

Il est le parti nécessaire pour préparer et assurer la transition entre les vicissitudes d’un Etat belge en évaporation et un avenir prometteur et responsable pour les Wallons.

 

 

http://www.rassemblementwallon.be

 

Réunioniste

Pour la réunion à la France Mon action se base sur les Valeurs républicaines,
les déclarations des Droits de l'Homme et du Citoyen
1789 & 1793

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Pour y réfléchir

Vidéos

- Participation à Controverses (RTL) sur BHV…
- Message improvisé pour les législatives de 2007
- Interview sur TV-Com
- Chirac, une certaine idée de la France
- Mes pubs préférées sur le rugby
- Gendebien, un avis...
- L'identité wallonne est-elle incompatible avec l'identité française ?
- Religions, Neutralité ou laïcité de l'Etat
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- "Enregistrement, Evaluation et Autorisation des substances CHimiques" : Qu'en penser ?
- Attention à la publicité !
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