En ces temps d'intempérie, on ne trouve pas que des mauvaises nouvelles.
Admirez cette carte : 
Figurant sur un carton d’invitation pour une réception flamando-batave qui s’est tenue le
7 décembre dernier dans un grand restaurant de la Long Island City, elle est publiée dans la DH de ce jour dans un article de Mathieu Colleyn.
Certes, l'auteur s'offusque que "la Wallonie y a carrément été annexée à la France et que Bruxelle se trouve presqu'à Anvers", mis ne boudons pas notre plaisir. Présenter la Flandre (et surtout
la Wallonie) comme ça ne me dérange pas !
Bien au contraire. La Wallonie n'est pas rayée de la carte, elle est simplement à sa place. Le pré carré de Vauban se reconstitue...
Plus sérieusement (encore que je sois sérieux quand je dis que ça me plairait…), l’idée est
surtout de vendre l'image de la Flandre et de son économie. Elle réussit tellement bien que c’en est à un point tel que beaucoup (y compris des Wallons contaminés…) pensent aujourd’hui la
Wallonie comme un pays du tiers-monde ou un boulet peuplé de profiteurs ou d’assistés. Il est bien connu que dans certains pays d'Asie, le premier ministre belge en visite officielle était
accueilli aux accents du « Vlaamse Leeuw ». L’indignation de ceux qui se pensent encore en « belges » ne fait pas sourire les militants de la cause wallonne. Si la Flandre
installe des « Maisons de la Flandre » à l'étranger, ce n'est pas pour faire la promotion de la Wallonie, sa première concurrente. La présence de Brussel sert à situer la Flandre grâce
à la visibilité acquise par son rôle d’accueil actuel des institutions européennes.
Le public américain retient des noms comme Washington, Pékin ou Moscou (et même
Paris !) sans souvent savoir les situer. C’est stratégique.
Contrairement à ce que nous répètent nos dirigeants et les médias qui leur sont inféodés, le
différent Wallo-Flamand n’est pas linguistique, mais il est économique, sociologique et économique. C’est une forme de guerre civile froide où tous les coups sont permis pour affaiblir
l’adversaire.
Commentaires