Un gouvernement composé de la NV-A et des Socialistes pourrait fonctionner. Avec comme
objectif à court terme un financement (fédéral ?) complémentaire pour la Région bilingue de Bruxelles (point important pour les socialistes) le scission de BHV (là, les modalités se feront
sans doute à frottement dur pour qu’aucun ne perde la face vis-à-vis de ses électeurs) permettant à la NV-A de montrer qu’elle a appliqué un point important de son programme (mais avec le risque
de ne plus être considérée comme utile par la suite, donc ce ne sera pas si simple) et aux socialistes de se débarrasser des électeurs votant majoritairement MR (les « bourges de la périphérie
»), éliminant ainsi un problème auquel la majorité des Wallons n’attache - de fait - aucune importance.
Le reste de la législature – qui peut être très courte –
consistant à chercher un point de chute favorable permettant d’accuser le camp adverse de la rupture sur le thème « nous avons étés conciliants, nous sommes allés très loin dans la tentative de
compromis, mais il n’y a vraiment pas moyen de discuter avec ces gens. Donnez-nous les moyens de leur montrer votre volonté de résistance et de mettre l’accent sur « les vrais
problèmes » en votant… pour nous »…
Un argument supplémentaire en faveur de l’hypothèse du
« lâchage » des francophones « égarés » de la périphérie bruxelloise (comme l’écrivait déjà Jules Destrée en 1929), c’est que l’existence de l’arrondissement litigieux de BHV a empêché
ce dimanche le gain d’un siège pour le PS et a provoqué la perte d’un siège au CdH (démocratie chrétienne, 12,89 %) au profit du Parti Populiste (5,04%) représentant la droite extrême - en
l'absence du FN - en Brabant wallon par le report des voix excédentaires de BHV, ce qu’on appelle « le mystère de l’apparentement » entre les anciens arrondissements. Ce fait
interviendra certainement dans les agendas cachés des négociateurs. Il n’y a donc pas que les Flamands à avoir intérêt à supprimer l’anomalie BHV… Cet apparentement absurde et peu démocratique
hérité de l’ancienne Belgique unitaire avait déjà permis l’élection surprise d’un membre de la Volksunie (domicilié en Flandre !) au Conseil régional wallon en
1985.
La NV-A est dirigée par un homme remarquablement intelligent et manœuvrier. Il a été constant dans son
message depuis des années, parlant de deux pays, et à clairement annoncé vouloir avancer par étapes. Les prochains mois vont être intéressants...
Et si, pour la suite, enfermés dasn un chateau ? Elio Di Rupo et Bart De Wever
seront-ils à la hauteur d'Homme d'Etats comme Vladimír Mečiar et Václav Klaus qui ont négocié la dissolution de velour de la Tchécoslovaquie ?
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