J’ai trouvé cette intéressante réflexion dont je souhaite vous faire
part.
Lorsque des Français me disent de nous, Wallons, « que
nous sommes comme eux », je crois qu’il faut comprendre, dans leur esprit et leurs références, que « nous sommes comme les autres Français », des gens qui effacent, transcendent,
les sentiments identitaires locaux ou régionaux au profit d'un sentiment national plus ample. Dans le cas des Picards, ou des Bourguignons, ou des Lorrains, des Bretons, etc… ce sentiment, c’est
évidemment la France.
Nous n’y sommes pas. Et dans leur culture politique, les
Français respectent en fait l'effort des Wallons pour maintenir la Belgique... qu’ils considèrent – à tort, mais c’est une réalité – comme une nation au même titre que la France. Les Français
reconnaissent la Belgique peuplée de belges, comme l’Allemagne l’est d’Allemands par exemple.
La France ne nous « ignore » pas, elle nous
« reconnaît » dans notre effort de perpétuer un auto-effacement au profit du service d'une nation qui au contraire de la France est ici artificielle. Mais qui existe et est reconnue
dans les structures internationales.
C’est tout le débat entre « réunionistes
dogmatiques » et « rattachistes pragmatiques ». Ceux-là – paradoxalement plagiant l’attitude des « belgicains » ne se voulant et ne se disant qu’uniquement Français et
niant leurs racines locales, ceux-ci insistant sur la nécessaire complémentarité entre leur terroir et une vision plus large qui est tout sauf une « négation de soi ». Il n’est pas
question de renoncer à notre histoire, à notre mémoire, notre identité. Qui l’accepterait d’ailleurs ?
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