Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 19:03

Je l’ai déjà écrit, et André Schreurs qui vient de décéder pensait la même chose, l’option communautariste sur laquelle ont été basées les différentes réformes de l’Etat mène tout droit à la catastrophe. Il s’agit là d’une forme grave de néo-colonialisme (au mieux) et de nationalisme d’exclusion (au pire). C’est une forme de racisme larvé. Comment sur un même territoire refuser le principe d’égalité des droits à tous les citoyens ? Ne nous leurons pas, c'est bien là le fond du problème. 

 

Nos prédécesseurs qui sentaient monter les totalitarismes dans les années ’30 l’avaient bien compris. Eux qui ont milité et obtenu de haute lutte le principe de régions culturellement homogènes. Néerlandaise en Flandre, française en Wallonie et bilingue par respect des droits de tous les citoyens à Bruxelles.

 

Ils avaient raison. Le principe de territorialité reste le meilleur principe pour assurer la cohésion d’un état. Tout ce qui s’est passé ces dernières années partout dans le monde l’a bien démontré. Etre reconnus citoyens d’un pays au-delà de toute référence communautaire, religieuse ou linguistique est la meilleure garantie d’intégration. Comme on l’a dit à propos de la Wallonie, est Wallon tout qui vit en Wallonie. Tout comme est français tout qui se reconnaît comme tel. Un territoire, un même peuple uni par un même choix.

 

Toute autre approche reproduirait la situation de la Yougoslavie ou de la… Belgique.

Le scénario de « Belgique francophone » est – il faut le faire remarquer -  contradiction avec ces propos, déjà anciens, de Rudy Demotte, ministre-président de la communauté française et de Wallonie  : « Un modèle à trois Régions est un modèle que j'appuie fortement parce qu'il permet la reconnaissance pleine et entière de Bruxelles » (Belga). Trois régions, dans le contexte que nous vivons, trois états.

 

Il faut rejeter la propagande comme celle que « Le Soir » publiait dans un dossier de plusieurs pages il ya quelques temps. «  Si la Belgique devait éclater, de tous les scénarios institutionnels, c’est celui de l’Etat Wallonie Bruxelles qui semble le plus probable. C’est celui que défendraient à la table tous les partis francophones ».

C’est une ineptie.

D’ailleurs, « Le Soir » relevait que : «  Tous les Wallons ne sont sans doute pas prêts à payer le prix fort pour décrocher « la lune bruxelloise »(sic !). Et, surtout, Bruxelles, s’est découvert, en trois ans, une vraie identité régionale, plurilingue, multiculturelle et se pose des questions quant à son union avec la Wallonie ».

 

Malgré ça, malgré ces évidences ; les partis traditionnels continuent à réfléchir (façon de parler évidemment) sur une base essentiellement communautariste. Quelle erreur !

 

On sait peu de chose les négociations. On sait qu’il devrait y avoir des avancées en matière institutionnelles. On pense qu’un accord serait possible sur la loi de financement. C’est ce lundi que l’on saura ce qu’en pensent les partis flamands.

 

C’est le moment que choisi l’homme qui a inventé l’expression « les francophones ne sont demandeurs de rien » pour proposer – en vue d’un échec des négociations - de revenir à la vieille doctrine belgicaine : « sacrifier l’institutionnel pour le socioéconomique ». Quel meilleur moyen de maintenir la Wallonie dans un état de colonisation.

 

C'est qu'on ne le dira jamais assez, la Wallonie est une colonie de la Belgique. Les « francophonistes » veulent maintenir cet état. Il faut les combattre.

Je suis assez d’accord avec ce billet de José Fontaine.

Partager cet article

Repost 0
Published by Claude Thayse - dans Réflexions
commenter cet article

commentaires

Nois7 12/12/2010 11:16



La pédagogie ne sera peut être pas suffisante.  La pédagogie permettra de diffuser le concret et le rationnel bref d'informer, d'instruire le citoyen. Le plus important est de prémunir le
citoyen de toute propagande falatieuse ou de manipulations. Il ne faut pas se cacher que notre particratie fera ses choix de façon très rationnelle mais surtout suivant ses interêts en faisant fi
des intérêts bien compris des électeurs. Informer les citoyens est donc une tâche essentielle mais cela sera t'il suffisant.


J'en doute car le moteur des grands bouleversements est rarement rationnel. Il y a une part de rêve ou de peur dans tous les grands mouvements populaires. (Je pense aussi bien aux
croisades, àla révolution française qu'au communisme ou au Reich allemand et enfin à la 5 eme république qui s'est bâtie sur la folie de l'Algérie française). Mais moteur seulement car
le résultat dépend du rationnel et des comportements égoïstes.   Le rêve,la peur, la frustration ou le sentiment d'identité sont aussi importants pour faire basculer une
opinion publique. Goebbels, Churchill et Roosevelt en sont des exemples. Le résultat final dépendant beaucoup de la réalité objective. Comme l'a dit Hitler: Dans 10 ans vous ne reconnaîtez plus
l'Allemagne. En 1945 elle était effectivement méconnaissable. 


Je veux dire ceci. Il n'est pas suffisant (mais indispensable) de former et de convaincre l'électeur comme vous le faite très bien que la meilleur solution économique, juridique est
l'indépendance de la Wallonie suivie d'un adossement à la France.  Que les autres solutions sont peut être séduisantes mais irréalisables ou tous le moins avec de grands risques
d'échec.


Il faut que le citoyen Lambda rêve de devenir citoyen de la république ou qu'il craigne les autres solutions. Il faut donc travailler aussi l'irrationnel. Et al'extrémité de l'irrationnel il
y a les religieux qui ont perdu tout contact avec la réalité. L'équilibre est difficile à trouver. Mais même le Général adù aussi se compromettre avec des religieux ce
qui a donné l'OAS. Nous n'éviterons pas des Alex qui peuvent aussi bien nous soutenir que nous nuire. 


Le RWF tente par une propagande un peu lourde de nous faire aimer la France et détester les "autres" aux forceps. L'objectif est louable en soit mais la manière ne me semble pas être la bonne.
Cette voie n'est pas assez positive. C'est la création de ce sentiment de rejet qui me met mal à l'aise et donne du grain a moudre ànos opposants de tout poil. On vas finir par passer
pour des fouteurs de m.... plutôt que pour des apôtres d'une solution réaliste et enviable. C'est peut être la cause de la stagnation à 1.5%.  


Je peux vous dire qu'en Flandre ils y croient...... Nous auront peut être bientôt notre Pearl Harbour


 



Claude Thayse 12/12/2010 20:17



Il ne faut surtout pas être naïfs.


Il est évident qu'au delà des aspects rationnels, il y aura tous les côtés irrationnels et sentimentaux, les croyances hérités de deux siècles de propagande active, Mais on le sait, ce qui
permettra peut-être d'y répondre. C'est un avantage de connaître les arguments de nos adversaires.


L'idée de sortir d'abord la Wallonie de la Belgique peremt de libérer les voies d'avenir poassible. Ce sera ensuite aux militants de tout bord d'occuper le terrain.


 


 



denis dinsart 11/12/2010 19:34



Pour rattachiste que je suis, je serais déjà très content que la Wallonie obtienne un maximum d'autonomie, dans le cadre belge, sans se laisser tondre la laine sur le dos par les flamands.


Denis DINSART



Claude Thayse 13/12/2010 08:52



C'est un pré-requis incontournable.



Nois7 11/12/2010 13:12



La Wallonie n'est pas un pays comme l'entendent les Français qui sont des "pays" du Dijonnais, du Rouegue ou du pays niçois même s'ils habitent Paris. Dans la même acceptation je suis du pays de
Liège comme d'autres sont Namurois, ardennais, chtimi...ou du pays de Herve. La wallonie n'est pas un pays elle est composée de pays au sens que le français moyen lui donne.


La vrai question est la wallonnie est, peut elle devenir un état comme la France, la Hollande ou l'Allemagne.  La Belgique a été un état mais elle l'est de moins en moins. Ni la
wallonie et encore moins le Wallobrux n'en prennent le chemin.


L'avenir nous dira si nos citoyens religieux feront le bon choix. Je reste optimiste. 



Claude Thayse 11/12/2010 19:07



La priorité est de sortir la Wallonie ee la Belgique, après ce sera le moment de tous les possibles. Il faudra - dans les différents camps - faire preuve de pédagogie.



Didier Kuckaertz 10/12/2010 20:14



Qu'il s'agisse d'une guerre de "religion", c'est éthymologiquemennt tout à fait correct, mais quand on a aucune autre religion (relegere = rassembler) que la république on mène bien un combat
pour la raison... La souveraineté des peuples n'est pas une idée de Maurras, mais plutôt de Rousseau ! N'ayant pas connu André Schreurs, je ne peux toutefois qu'aquiescer à ce qu'il disait
"la république française est une religion."


Dire "arrière-garde", ça ne mange pas de pain... C'est pourtant tout ce montage, cette justaposition de structures artificielles sur plusieur étages qui, sous couvert de discours
proto-progressiste" exhalent tous les jours un peu plus ses parfums d'ancien régime, de Saint-Empire, de version financière de l'URSS, de suffrage censitaire (l'époque où la Belgique a fait
illusion). Il est moins question aujourd'hui de rapprocher et de coordonner les peuples que de subordonner, de les soumettre par un maintien dans des camisoles juridiques ! Nul besoin
d'être devin pour savoir au profit de qui !


Qui contrôle le passé contrôle le présent et qui contrôle le présent contrôle l'avenir, disait Orwell dans 1984. Un combat se mène sur ses trois fronts. Passé-présent-avenir. Je m'efforce
moins de convaincre que de synthétiser pour mieux dire et me dire, par le contenu de recherches personnelles. Alex est libre de faire ce qu'il en veut... Avoir une identité, c'est toujours
se raconter l'histoire qu'on veut, tant que l'idée de "race" ne s'en mêle pas.


Je continuerai de penser que le combat wallon a son utilité, et qu'il est nécessaire de renconcentrer les leviers de commande en Wallonie avant l'étape suivante. FDF et RWF commettent
l'erreur de se marcher l'un sur l'autre. Je refuse toutefois cette grave erreur de méthode qui consite à poser une identité wallonne qui aurait une essence  forcément
distincte de celle des Lorrains ou des Picards... Une identité inconciliable avec la France plurielle.  Car à vrai dire, quasi plus personne ne parle les wallons, et cette idée d'identité
wallonne n'a pu être posée qu'a posteriori par usage du français... Sans le français, il n'y aurait donc pas d'identité politique (et non ethnique) wallonne, il n'y aurait que des cloches et
dialectes locaux... C'est bien un réflexe français ! En Allemagne et en Flandre, l'identité est parfois plus ethnique, malgré la persistence de dialectes du Limbourg à Oostende en passant par
Anvers (les sous-titrages à la VRT), idem dans tous les villages le long du Rhin, d'où ma grand-mère est originaire... Elle dit en encore "Ich gah"...


Alex, je n'ai pas de nostalgie bonapartiste. J'essaye tout simplement d'éviter l'anachronisme. On ne juge pas le positionnement de Bonaparte et des Wallons de l'époque en fonction de nos moeurs
actuelles en situation de paix... Les sornettes de l'historien belgicain verviétois Henri Pirenne sont aussi lourdes de conséquences dans le quiproquo que l'esprit jésuite qui a mu
les Flamands ! C'est bien parce qu'ils sont incapables de se lire historiquement, qu'ils se le reprochent hystériquement. Il faut partir des villes... Anvers, Liège et Bruxelles ne feront jamais
un pays, mais juste le foyer ardent de trois régions condamnées à une autonomie grandissante tout autant qu'à être voisines l'une de l'autre.


On peut difficilement savoir où aller quand on ne sait pas d'où on vient ! Faut pas mesurer trop ce qui se passe à l'étage européen et financier pour entériner l'idée d'une Wallonie indépendante,
d'un Etat Wallo-brux ou d'une Belgique confédérale... S'ils s'en trouvent encore pour croire que la finance prédatrice se penchera avec un regard complaisant sur le berceau des
possibles nouveaux nés... Non, pas la finance ou l'UE ! Mais tous les autonomistes d'Europe oui ! Nous aurons alors la victoire d'arrière-garde : le retour aux féodalités... Et la
dynamique est déjà à l'oeuvre... Nous ne prouverons peut-être rien... C'est la France qui nous montrera sous peu si l'Histoire fait sens ou non ! Une partie du processus est toujours inconscient.


Je laisse à Jules Gheude et Jacques Lenain le soin d'investiguer sur les questions techniques, Monsieur Thayse... Ils feront ça bien mieux que moi. Nous avons tout ce qu'il nous faut au niveau du
fond. Il nous manque le liant et les supports adéquats... Peut-être bien les tribuns désintéressés également ! Du moins ceux suceptibles de transcender des clivages moins dus à des différences de
schéma qu'à des étapes. Confédération-séparation-association-intégration-assimilation... Pourquoi donc se disputer alors que nous sommes demandeurs de référendums avant et pendant le processus et
qu'à moins d'un miracle électoral, pas plus RWF que W+ ou d'autres ne le pilotera ? Pas de prise de pouvoir, mais une prise de conscience ? Bien d'accord... Je fais ce que je peux :-)


 



Alex Remacle 10/12/2010 08:42



Je ne parle pas de la Flandre, celle-ci étant de plus en plus séparatiste, je le suis aussi vis-à-vis d'elle. Elle a assez et même trop profité de sa position dominante en Belgique. Le divorce
doit être prononcé et aurait dû l'être depuis longtemps.


Je ne parle pas de Belgique continuée ou résiduelle, je parle d'un nouvel Etat républicain qui associerait les 3 régions, Wallonie, Bruxelles et Germanophone, si les citoyens se décident
pour. Cet Etat serait constitué sur de nouvelles bases d'association, comme cet Etat pourrait faire des accords de coopération-association avec la France après s'être constitué.



« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

Recherche

Réunioniste

Pour la réunion à la France Mon action se base sur les Valeurs républicaines,
les déclarations des Droits de l'Homme et du Citoyen
1789 & 1793

La République indivisible, laïque, démocratique et sociale

Dans Le Rétro...

Pour y réfléchir

Vidéos

- Participation à Controverses (RTL) sur BHV…
- Message improvisé pour les législatives de 2007
- Interview sur TV-Com
- Chirac, une certaine idée de la France
- Mes pubs préférées sur le rugby
- Gendebien, un avis...
- L'identité wallonne est-elle incompatible avec l'identité française ?
- Religions, Neutralité ou laïcité de l'Etat
- "Bye bye Belgium"
- "Enregistrement, Evaluation et Autorisation des substances CHimiques" : Qu'en penser ?
- Attention à la publicité !
- Le Club du Net : Karl Zero et Dupont-Aignan
- Magnifique leçon de civisme d'Elisabeth Badinter.
- François Mitterrand

Textes

- Le vrai visage des Français
- Bicentenaire de la réunion de Mulhouse à la République
- La loi d'unanimité et de contagion
- L'heure décisive approche pour les Bruxellois
- Appel à la France, à tous les francophones :  pour une action mondiale pour le français et la Francophonie
- Les réformes des régimes de retraites - Comparons la Belgique et la France
- Un peu de tout... mais des infos utiles
- Du 24/10/62 au 24/10/63, pour comprendre les dessous d'une évolution institutionnelle (CRISP)
- Une histoire de la Wallonie (Institut Jules Destrée)
- Les pouvoirs en Wallonie et environs, mode d'emploi (Crisp)
- Wallons et Bruxellois francophones, pour en finir avec le syndrome de Stockholm !
- ISF - Impôt de solidarité sur la fortune, de quoi s’agit-il ?
 
- Aux origines de la frontière linguistique 
-
La Wallonie sauvera-t-elle l'Europe ? 

Autres sujets ?


Merci à
FreeFind !

Sur Le Feu...