Je l’ai déjà écrit, et André Schreurs qui vient de décéder pensait la même chose, l’option communautariste sur laquelle
ont été basées les différentes réformes de l’Etat mène tout droit à la catastrophe. Il s’agit là d’une forme grave de néo-colonialisme (au mieux) et de nationalisme d’exclusion (au pire). C’est
une forme de racisme larvé. Comment sur un même territoire refuser le principe d’égalité des droits à tous les citoyens ? Ne nous leurons pas, c'est bien là le fond du problème.
Nos prédécesseurs qui sentaient monter les totalitarismes dans les années ’30 l’avaient bien compris. Eux qui ont milité
et obtenu de haute lutte le principe de régions culturellement homogènes. Néerlandaise en Flandre, française en Wallonie et bilingue par respect des droits de tous les citoyens à
Bruxelles.
Ils avaient raison. Le principe de territorialité reste le meilleur principe pour assurer la cohésion d’un
état. Tout ce qui s’est passé ces dernières années partout dans le monde l’a bien démontré. Etre reconnus citoyens d’un pays au-delà de toute référence communautaire, religieuse ou linguistique
est la meilleure garantie d’intégration. Comme on l’a dit à propos de la Wallonie, est Wallon tout qui vit en Wallonie. Tout comme est français tout qui se
reconnaît comme tel. Un territoire, un même peuple uni par un même choix.
Toute autre approche reproduirait la situation de la Yougoslavie ou
de la… Belgique.
Le scénario de « Belgique francophone » est – il faut le faire remarquer - contradiction avec ces propos, déjà anciens, de Rudy Demotte, ministre-président de la communauté française et de
Wallonie : « Un modèle à trois Régions est un modèle que j'appuie fortement parce qu'il permet la reconnaissance pleine et entière de
Bruxelles » (Belga). Trois régions, dans le contexte que nous vivons, trois états.
Il faut rejeter la propagande comme celle que « Le Soir » publiait dans un dossier de plusieurs
pages il ya quelques temps. « Si la Belgique devait éclater, de tous les scénarios institutionnels, c’est celui de
l’Etat Wallonie Bruxelles qui semble le plus probable. C’est celui que défendraient à la table tous les partis francophones ».
C’est une ineptie.
D’ailleurs, « Le Soir » relevait que : « Tous les Wallons ne sont sans doute pas prêts à
payer le prix fort pour décrocher « la lune bruxelloise »(sic !). Et, surtout, Bruxelles, s’est découvert, en trois ans, une vraie identité régionale, plurilingue, multiculturelle
et se pose des questions quant à son union avec la Wallonie ».
Malgré ça, malgré ces évidences ; les partis traditionnels continuent à réfléchir (façon de parler évidemment) sur
une base essentiellement communautariste. Quelle erreur !
On sait peu de chose les négociations. On sait qu’il devrait y avoir des avancées en matière institutionnelles. On pense
qu’un accord serait possible sur la loi de financement. C’est ce lundi que l’on saura ce qu’en pensent les partis flamands.
C’est le moment que choisi l’homme qui a inventé l’expression « les francophones ne sont demandeurs
de rien » pour proposer – en vue d’un échec des négociations - de revenir à la vieille doctrine belgicaine : « sacrifier l’institutionnel pour le socioéconomique ». Quel
meilleur moyen de maintenir la Wallonie dans un état de colonisation.
C'est qu'on ne le dira jamais assez, la Wallonie est une colonie de
la Belgique. Les « francophonistes » veulent maintenir cet état. Il faut les combattre.
Je suis assez d’accord avec ce billet de José
Fontaine.
Si la Belgique se délabre selon le modèle yougoslave, cela permettra peut-être à la Wallonie de remporter la Coupe Davis dans 15 ans. Blague à part, les républiques indépendantes de cet ex-état artificiel ne se portent pas mal du tout malgré 40 années de communisme à rattraper plus les cicatrices d'une terrible guerre. La Serbie est ainsi en pleine expansion en dépit de toutes les amputations territoriales qu'elle a subies. Dommage qu'il ait fallu tant de conflits pour en arriver là. Mais la faute aussi aux partisans fanatiques du statu-quo qui régnaient à l'époque en Europe. Un peu comme aujourd'hui on entend des craintes irrationnelles au sujet d'un éclatement de la Belgique (par rapport aux réactions de nos partenaires européens notamment). Comme si laisser une situation pourrir était une meilleure solution. Et quand Charles Michel résume dimanche la crise politique actuelle à un débat sur BHV, cela témoigne d'une lucidité égale à celle de son père qui évoquait récemment une Belgique éternelle.
"partisans fanatiques du statu-quo "... ça rappelle quelque chose...
<< est Wallon tout qui vit en Wallonie >>
Reste à voir, car les germanophones des cantons de l'Est ne se sentent pas wallons, ni les ardennais, ni les gaumais, ni les tournaisiens, ni les ...
Ne dites vous pas que ce qui unit les français, c'est la langue, et encore, et ce qui unirait la Wallonie à la France c'est la langue.
Les germanophones n'ont certainement aucune envie de se réunir à la France non plus.
Dans le fond, au lieu d'unir, n'est-on pas en train de créer des sous régionalismes, wallons (liégeois, namurois), picards (charleroi, mons, tournai), etc et aussi les hesbignons et les condruziens, les famennois et les ardennais qui ne s'entendent pas si bien qu'on le dit dû au fait de la différence des régions, industrielle, agricole, ...
Il y a un lien historique entre les wallons et les bruxellois (beaucoup de wallons sont devenus bruxellois), il ne faut pas l'oublier. Ce qui ne veut pas dire qu'on doit se mélanger, mais on peut tous s'unir dans un Etat (con)fédéral, y compris les germanophones et les bruxellois. Cet Etat pourrait alors avoir un accord privilégié avec la France.
La Suisse est un Etat dans lequel on parle plusieurs langues aussi. Pourvu que les uns et les autres se respectent, ce qui n'est pas le cas en Belgique, entre flamands et francophones.
Je ne suis pas communautariste, mais je ne comprends pas ce rejet absolu de Bruxelles et des bruxellois. Une union entre les régions (bassins de vie) est possible pour le bien de l'ensemble des citoyens. Cette union existe au sud, la Wallonie, pourquoi pas une union (con)fédérale entre la Wallonie et Bruxelles?
L’identité wallonne est liée à l’image que les Wallons ont d’eux-mêmes. Or, la Communauté française (Bruxelles-Wallonie) a paralysé la Wallonie et la muselle encore. Les Wallons sont castrés de l’enseignement et de la culture. Ils ne maîtrisent pas leur Histoire. Il faut transférer les dernières compétences de la Communauté française à la Wallonie. C’est notre patrie. Et laissons les Bruxellois et les Germanophones faire leur propre choix. Les Wallons doivent faire preuve de courage (ou de licidité), en étant prêts à consentir des efforts pour mettre sur pied un véritable projet pour la Wallonie. Il faut dire que l’on dépasse les revendications linguistiques, qu’il faut arrêter de parler d’une Fédération Wallonie – Bruxelles. Bien sûr, il faut de bonnes relations entre les 2 Régions, et même se battre pour le renforcement de la Région bruxelloise. Mais cela ne signifie pas se marier avec elle.
Archi d'accord pour la fin de la CF, c'est en route d'ailleurs.
Il faut arrêter de parler d’une Fédération Wallonie – Bruxelles, alors il faut arrêter aussi de parler de rattachement à la France ou n'importe quel autre pays. On ne se marie pas, ni on ne se rattache pas non plus à la France !!!
On a on moins d'affinités avec les alsaciens qu'avec les bruxellois.
La culture wallonne n'a rien à voir avec les cultures de la France, car la France n'est-elle pas un pays multiculturel? Comme la Belgique, comme la Suisse, comme l'Italie, comme l'Espagne, ... ? Nous partageons la même langue avec la France comme avec une partie de la Suisse, avec le Québec, etc etc avec la Francophonie quoi, mais c'est tout. Notre patrie c'est la Wallonie, ce ne sera jamais la France. Un liégeois restera un liégeois et un borain, un borain, ... mais notre nom de famille devrait être Wallon.
En Suisse, quelle différence entre Zürich et Genève, entre Bern et Lausanne, quelle varitétés parmi tous ces cantons. Les ennemis des suisses sont les envahisseurs français à Genève et à Lausanne. Si la Belgique suivait le modèle suisse, nos problèmes institutionnels seraient terminés.
Je suis assez d'accord avec votre point de vue Monsieur Thayse, mais si le transfert de compétences de la Communauté "française" (plutôt belge de Belgique francophone) vers la Région Wallonne permettrait en effet aux Wallons de renouer avec des pans ostracisés de leur histoire pré-belge ou post deuxième guerre mondiale par une politique culturelle, éducative et audio-visuelle adaptée, le problème est que ce ne sont pas les Wallons francophiles qui en contrôleraient le processus... Nous n'avons pas que des amis dans certaines tendances régionalistes plus enclines aux replis particularistes... Le PS, pour sa part, a toujours aimé la majorité relative quand ça l'arrange, lui rappeler que l'option rattachiste a également la majorité relative depuis 45 et l'aurait certainement eue par un vote au suffrage universel dès 1830 ne fait pas ses affaires particratiques... N'est pas Robert Collignon, Ernest Glinne ou Yvan Ylieff qui veut, à voir déjà combien à Liège, Theux (que diable !), Verviers (que diable) les ténors du parti se taisent sur la question... Nul besoin de rajouter ce qu'en pensent l'appareil du CDH et d'Ecolo, ainsi que le tandem MR-FDF !
Quoiqu'il advienne, le temps que se mettent en place des outils adaptés en Wallonie, alors qu'elle ne dispose déjà plus d'une presse diversifiée comme on a pu en connaître à d'autres époques et que les chaînes régionales ne transcendent que trop rarement l'optique du clocher, nous aurions déjà gagné beaucoup de temps à optimiser l'outil internet pour des mises en perspective historiques régionales et locales s'ajoutant aux travaux de Jules Gheude ou aux billets d'humeur du RWF. Il serait également intéressant d'éditer un livre donnant un visage et une trajectoire à certaines figures du rattachisme (sous forme de témoignages) pour revivifier, personnaliser et relooker notre discours... Les blogs aident, mais il faudrait que nous tentions également la mise sur pied d'un mouvement ou cellule de coordination souple intégrant des militants de terrain de bonne composition provenant du W+, RWF et d'autres formations plus traditionnelles pour permettre une prise de conscience non partisane transcendant les clivages idéologiques ou stratégiques... Seul moyen sans doute de resserer un tant soit peu les rangs à un moment plus que décisif !
Je suis moins pessimiste que vous. J'ai vécu en spectateur la scission de la province du Brabant. En quelques jours, on a trouvé les moyens et les ressources pour organier une nouvelle administration sur les reliquats de l'administration antérieure. Nous ne partirions évidemment pas de rien.
Je pense aussi que grâce à l'existence de la Région les mentalités ont évolué sur le terrain et la logique des particularismes, si elle n'a pas disparu, s'est considérablement atténuée.
Quant à la création « d’une mouvement ou cellule de coordination souple intégrant des militants de terrain de bonne composition », je crois hélas qu’on en est fort loin. Vous savez que ce fut mon objectif constant, tant à l’époque où j’ai présidé le RWF, que lors de l’appel à la réunion d’Etats généraux de la Wallonie qu’aujourd’hui au sein du Rassemblement wallon (http://www.rassemblementwallon.be). C’est celui d’autres également, par exemple au sein du MMW.
Sans une union des différentes composantes sur un programme minimum, nous n’arriverons à rien. Quelle que soit la tendance. Il faut choisir, ou un véritable mouvement wallon existera, gommant partiellement les individualités, ou celles-ci continueront à se mettre en lumière et nous (et notre cause) n’avancerons pas.
Merci Claude de me censurer! Quel courage politique!
@ Alex
Si les Français définissent leur identité nationale par la langue, la trinité liberté-égalité-fraternité, le pacte républicain et une certaine douceur de vivre, je pense que les Liégeois ont prouvé historiquement qu'ils ont été Français avant le reste de la France puisqu'ils ont proclamé leur république dès 1789 et se sont rattachés à la France sur la base d'un vote au suffrage universel pour hommes dès 1794. Là d'où je viens, ce rattachement était d'ailleurs encouragé dès 1792. Cette expérience n'a d'ailleurs pu être rééditée en 1830.
Ce sentiment anti-français cultivé par une droite catholique anti-républicaine et anti-bonapartiste et ayant ensuite déteint sur une partie du monde laïque et wallon fait sourire, quand on sait que la résistance à la conscription sour l'Empire était quasi nulle en Wallonie, même dans le Brabant wallon. C'est un général de ma ville (Verviers), le général Jardon, qui est entre autres chargé pour les armées du Nord de réprimer en 1798 une insurrection paysanne en Flandres et dans le Luxembourg contre cette conscription, le tout étant téléguidé par l'Eglise catholique. Le dernier prince-évêque de Liège aura d'ailleurs beau jeu de décapiter un de nos meneurs pourtant pacifistes et socratiques, Chapuis, avant de devenir archevêque de Malines et primat de Belgique de 1817 à 1831. On imagine la tête des Liégeois et des Franchimontois jacobins (Theux, Verviers, Spa, Pepinster) quand ils devront se coltiner une lignée bavaroise dont des membres commandaient les armées coalisées. Aussi, après avoir soutenu bec et ongles l'idée du rattachement (nos cinq délégués du Franchimont sont tous rattachistes), ne faut-il pas être surpris de la tentative d'insurrection avortée qui eut lieu en juin 1831 en pays de Liège. Le maire de Verviers, Pierre David, envisage même de soulever les masses ouvrières verviétoises. Ce qu'elles ont fait un an plus tôt en prenant le contrôle de l'hôtel de ville, criant : "A bas Guillaume, vive la France, vive Napoléon !" 15 ans après la défaite de Waterloo (dites-vous victoire ?). Car enfin, si le peuple de Charleroi panse alors les plaies de l'armée française, je vous le demande : La soigne-t-on quand on la déteste ? NON ! On la soigne parce qu'on sait que les Wallons en faisait partie ! Foin d'anachronisme... Quels que soient les penchants dictatoriaux de Bonaparte, c'est alors ça ou le retour des Captétiens par l'écrasement de la France !
Je ne vous parlerai pas de Jean-Joseph Fyon, lui aussi bourgmestre de Verviers, lors de la révolution de 1789 puis officier de l'armée républicaine et qui fut tour à tour robespierriste et babouviste après la chute de Robespierre...Il fut placé sur la liste des proscrits après une tentative d'attentat sur Napoléon, celui-ci accusant à l'époque les jacobins alors que c'était... les royalistes catholiques.
Bien sûr que nous avons quantité de points communs avec la France ! Il suffit de regarder le drapeau wallon. Un coq hardi cousin du coq gaulois, les couleurs de la ville de Liège en hommage à la révolution de 1789. Bien sûr que je me sens des points communs avec un Lorrain et un Alsacien, mes deux grands-pères syndicalistes provenant sur deux et quatre générations des cantons germanophones. Bien sûr que la Marseillaise est même chantée par des ouvriers insurgés d'Aix-la-Chapelle en 1830 ayant eu vent de l'insurrection verviétoise ! Bien sûr que le pays de Stavelo-Malmedy faisait lui aussi partie de l'avant-garde révolutionnaire en 1789. Le traditionnelle boulet-frites à Liège est d'ailleurs un plat on ne peut plus français, puisque les frites décollent du pont neuf lors de la révolution française pour n'atterir à Bruxelles qu'aux environs de 1830. Bien sûr que si j'avais été le prisonnier wallon caché par le père de ma grand-mère maternelle allemande à dix kilomètres de Remmagen, j'aurais déchiré le drapeau belge par le milieu et applaudi les 40% de membres du congrès wallon qui optait pour le rattachement lors d'un premier vote... Révolution liégeoise-Congrès wallon de 45/Révolution française-Conseil national de la résistance... La voilà la quintessence de notre identité !
"Ce que la France a été pour l'Europe, le pays de Liège l'a été pour la Belgique et le pays de Franchimont et de Stavelot pour Liège." (Merlin de Douai, président de la Convention 1794, salut en hommage aux exilés liégeois avant qu'ils ne regagnent Liège libérée)."
Votre analyse ne tient pas la route ! Dire que nous n'avons pas de points communs avec l'Alsace parce que vous n'en avez pas est un peu court. Un Lorrain a plus de points communs avec nous Wallons qu'avec un Marseillais ou un Corse. Nous ne chantons guère la brabançonne", le Lorrain chante la Marseillaise... Nous en connaissons d'ailleurs mieux les paroles que celles de la brabançonne. Le langage est la maison de l'être et les chants la couleur de ses murs.
Napoléon était corse, pas parisien... Chevènement est parmi les plus jacobins en venant de BELFORT (intéressante histoire)...
180 années de propagande belge sont passées par là depuis...
Sans oublier d'autres pistes comme eclle suggérée par Magnette...
Il est important que chaque tendance développe des arguments rationnels en plus d'arguments sentimentaux. Ce sera aux Wallons à choisir leur destin.
A Alex.
Impossible de prédire l'avenir. Personnellement malgré mon éducation belgicaine ancien combattant avec drapeau et médailles, je me sens Français et je regrette de n'avoir pas avoir eu l'occasion d'émigrer ou de prendre la nationnalité Française. Mais cela n'est que de l'égoisme car obtenir que ma terre Liègeoise redevienne Française autrement que de coeur est un objectif qui profitera à tous.
Nous sommes encore une minorité mais le vers est dans le fruit. Les mouvements rattachistes n'ont pas (encore) les moyens de peser sur les décideurs. Nous pouvons juste distiller nos idées autour de nous pour qu'elles y fassent souches. Nous sommes un foyer d'infection. Juste un foyer mais un foyer vivant. C'est comme une épidémie il faut attendre pour savoir si elle vas s'étendre ou séteindre. Pour l'instant l'épidémie s'étend. La question est va t'elle atteindre une taille critique suffisante pour modifier la position des élites je l'espère. Ce qui est certain c'est que nos meilleurs alliés sont au Nord et ce sont eux qui prépare le terrain.
Je ne connais pas l'issue de votre combat d'arrière garde, je sais juste qu'il s'agit d'un combat retardateur. Bien a vous.
J'aurrai voulu avoir la faconde du précédent intervenant pour vous répondre avec autant d'ardeur.
La lutte pour maintenir une Belgique continuée est un combat d'arrière-garde. La seule préoccupation du politique est de gagner du temps afin de pouvoir s'aménager une porte de sortie la plus honorable possible. Le fait de parler d'un plan B n'a rien d'anodin, c'est une bouée jetée à la mer, un canot de sauvetage qui ressemble furieusement au radeau de la Méduse. Et pourquoi pas le plan F ? (pourvu que ce ne soit pas le plan T)
Le "plan T" du baton ? C'est de saison...
Le combat rattachiste est tout autant d'arrière garde, nostalgiques de Napoléon, Plisnier au Congrès wallon, etc sans compter la fibre franco-liégeoise qui relève plus du folklore que d'autres choses, 36.000 personnes qui fêtent le 14 juillet. J'ai aussi la fibre liégeoise sans pour autant me sentir français car j'ai reçu une éducation wallonne en wallon à la maison. Et nous parlons encore le wallon entre nous.
Le débat pour une association des régions bruxelloise, wallonne et germanophone au sein d'un Etat est bien d'actualité. Des arguments, autres que sentimentaux, sont développés pour cette association dans pas mal de livres aussi, pas seulement par le pS.
Mais, il est évident que cela vous ennuie très fort et que vous préfèreriez qu'on n'en parle plus. Jusqu'à présent, les partis rattachistes ne convainquent guère aux élections, 1.5%.
Il est clair que nous resteront chacun sur nos positions, régionalistes (fédéralistes), indépendantistes et rattachistes. Le débat ne se côturera que par une consultation populaire des régions concernées.
Voilà, faisant suite aux autres commentaires, ce qui confirme ce que je dis depuis pas mal de temps. Nous sommes bel et bien dans des guerres de religions. Les croyances sont les formes de résistances irrrationnelles les plus fortes. Quelle que soient les croyances d'ailleurs. Chacun ne peut que camper sur ses positions...
Si on pouvait débarrasser le monde des doctrines et des croyances, celui-ci serait plus vivable.
Je propose à ceux qui, campant sur leurs positions, veulent absolument continuer ce dialogue de sourds avec les mêmes arguments de le continuer sur les foras spécialisés.
Pour Alex, où as-tu vu qu'il y aurait des oppositions à des formes d'associations avec qui que ce soit ? Même avec la Flandre que tu ne cites pas, curieusement.
Ce n'est pas pour des raisons "rattachistes" que je suis opposé à la Belgique continuée Bruxelles-Wallonie. Je partage le point de vue du Mouvement du Manifeste Wallon sur ce sujet.
Je ne parle pas de la Flandre, celle-ci étant de plus en plus séparatiste, je le suis aussi vis-à-vis d'elle. Elle a assez et même trop profité de sa position dominante en Belgique. Le divorce doit être prononcé et aurait dû l'être depuis longtemps.
Je ne parle pas de Belgique continuée ou résiduelle, je parle d'un nouvel Etat républicain qui associerait les 3 régions, Wallonie, Bruxelles et Germanophone, si les citoyens se décident pour. Cet Etat serait constitué sur de nouvelles bases d'association, comme cet Etat pourrait faire des accords de coopération-association avec la France après s'être constitué.
Qu'il s'agisse d'une guerre de "religion", c'est éthymologiquemennt tout à fait correct, mais quand on a aucune autre religion (relegere = rassembler) que la république on mène bien un combat pour la raison... La souveraineté des peuples n'est pas une idée de Maurras, mais plutôt de Rousseau ! N'ayant pas connu André Schreurs, je ne peux toutefois qu'aquiescer à ce qu'il disait "la république française est une religion."
Dire "arrière-garde", ça ne mange pas de pain... C'est pourtant tout ce montage, cette justaposition de structures artificielles sur plusieur étages qui, sous couvert de discours proto-progressiste" exhalent tous les jours un peu plus ses parfums d'ancien régime, de Saint-Empire, de version financière de l'URSS, de suffrage censitaire (l'époque où la Belgique a fait illusion). Il est moins question aujourd'hui de rapprocher et de coordonner les peuples que de subordonner, de les soumettre par un maintien dans des camisoles juridiques ! Nul besoin d'être devin pour savoir au profit de qui !
Qui contrôle le passé contrôle le présent et qui contrôle le présent contrôle l'avenir, disait Orwell dans 1984. Un combat se mène sur ses trois fronts. Passé-présent-avenir. Je m'efforce moins de convaincre que de synthétiser pour mieux dire et me dire, par le contenu de recherches personnelles. Alex est libre de faire ce qu'il en veut... Avoir une identité, c'est toujours se raconter l'histoire qu'on veut, tant que l'idée de "race" ne s'en mêle pas.
Je continuerai de penser que le combat wallon a son utilité, et qu'il est nécessaire de renconcentrer les leviers de commande en Wallonie avant l'étape suivante. FDF et RWF commettent l'erreur de se marcher l'un sur l'autre. Je refuse toutefois cette grave erreur de méthode qui consite à poser une identité wallonne qui aurait une essence forcément distincte de celle des Lorrains ou des Picards... Une identité inconciliable avec la France plurielle. Car à vrai dire, quasi plus personne ne parle les wallons, et cette idée d'identité wallonne n'a pu être posée qu'a posteriori par usage du français... Sans le français, il n'y aurait donc pas d'identité politique (et non ethnique) wallonne, il n'y aurait que des cloches et dialectes locaux... C'est bien un réflexe français ! En Allemagne et en Flandre, l'identité est parfois plus ethnique, malgré la persistence de dialectes du Limbourg à Oostende en passant par Anvers (les sous-titrages à la VRT), idem dans tous les villages le long du Rhin, d'où ma grand-mère est originaire... Elle dit en encore "Ich gah"...
Alex, je n'ai pas de nostalgie bonapartiste. J'essaye tout simplement d'éviter l'anachronisme. On ne juge pas le positionnement de Bonaparte et des Wallons de l'époque en fonction de nos moeurs actuelles en situation de paix... Les sornettes de l'historien belgicain verviétois Henri Pirenne sont aussi lourdes de conséquences dans le quiproquo que l'esprit jésuite qui a mu les Flamands ! C'est bien parce qu'ils sont incapables de se lire historiquement, qu'ils se le reprochent hystériquement. Il faut partir des villes... Anvers, Liège et Bruxelles ne feront jamais un pays, mais juste le foyer ardent de trois régions condamnées à une autonomie grandissante tout autant qu'à être voisines l'une de l'autre.
On peut difficilement savoir où aller quand on ne sait pas d'où on vient ! Faut pas mesurer trop ce qui se passe à l'étage européen et financier pour entériner l'idée d'une Wallonie indépendante, d'un Etat Wallo-brux ou d'une Belgique confédérale... S'ils s'en trouvent encore pour croire que la finance prédatrice se penchera avec un regard complaisant sur le berceau des possibles nouveaux nés... Non, pas la finance ou l'UE ! Mais tous les autonomistes d'Europe oui ! Nous aurons alors la victoire d'arrière-garde : le retour aux féodalités... Et la dynamique est déjà à l'oeuvre... Nous ne prouverons peut-être rien... C'est la France qui nous montrera sous peu si l'Histoire fait sens ou non ! Une partie du processus est toujours inconscient.
Je laisse à Jules Gheude et Jacques Lenain le soin d'investiguer sur les questions techniques, Monsieur Thayse... Ils feront ça bien mieux que moi. Nous avons tout ce qu'il nous faut au niveau du fond. Il nous manque le liant et les supports adéquats... Peut-être bien les tribuns désintéressés également ! Du moins ceux suceptibles de transcender des clivages moins dus à des différences de schéma qu'à des étapes. Confédération-séparation-association-intégration-assimilation... Pourquoi donc se disputer alors que nous sommes demandeurs de référendums avant et pendant le processus et qu'à moins d'un miracle électoral, pas plus RWF que W+ ou d'autres ne le pilotera ? Pas de prise de pouvoir, mais une prise de conscience ? Bien d'accord... Je fais ce que je peux :-)
La Wallonie n'est pas un pays comme l'entendent les Français qui sont des "pays" du Dijonnais, du Rouegue ou du pays niçois même s'ils habitent Paris. Dans la même acceptation je suis du pays de Liège comme d'autres sont Namurois, ardennais, chtimi...ou du pays de Herve. La wallonie n'est pas un pays elle est composée de pays au sens que le français moyen lui donne.
La vrai question est la wallonnie est, peut elle devenir un état comme la France, la Hollande ou l'Allemagne. La Belgique a été un état mais elle l'est de moins en moins. Ni la wallonie et encore moins le Wallobrux n'en prennent le chemin.
L'avenir nous dira si nos citoyens religieux feront le bon choix. Je reste optimiste.
La priorité est de sortir la Wallonie ee la Belgique, après ce sera le moment de tous les possibles. Il faudra - dans les différents camps - faire preuve de pédagogie.
Pour rattachiste que je suis, je serais déjà très content que la Wallonie obtienne un maximum d'autonomie, dans le cadre belge, sans se laisser tondre la laine sur le dos par les flamands.
Denis DINSART
C'est un pré-requis incontournable.
La pédagogie ne sera peut être pas suffisante. La pédagogie permettra de diffuser le concret et le rationnel bref d'informer, d'instruire le citoyen. Le plus important est de prémunir le citoyen de toute propagande falatieuse ou de manipulations. Il ne faut pas se cacher que notre particratie fera ses choix de façon très rationnelle mais surtout suivant ses interêts en faisant fi des intérêts bien compris des électeurs. Informer les citoyens est donc une tâche essentielle mais cela sera t'il suffisant.
J'en doute car le moteur des grands bouleversements est rarement rationnel. Il y a une part de rêve ou de peur dans tous les grands mouvements populaires. (Je pense aussi bien aux croisades, àla révolution française qu'au communisme ou au Reich allemand et enfin à la 5 eme république qui s'est bâtie sur la folie de l'Algérie française). Mais moteur seulement car le résultat dépend du rationnel et des comportements égoïstes. Le rêve,la peur, la frustration ou le sentiment d'identité sont aussi importants pour faire basculer une opinion publique. Goebbels, Churchill et Roosevelt en sont des exemples. Le résultat final dépendant beaucoup de la réalité objective. Comme l'a dit Hitler: Dans 10 ans vous ne reconnaîtez plus l'Allemagne. En 1945 elle était effectivement méconnaissable.
Je veux dire ceci. Il n'est pas suffisant (mais indispensable) de former et de convaincre l'électeur comme vous le faite très bien que la meilleur solution économique, juridique est l'indépendance de la Wallonie suivie d'un adossement à la France. Que les autres solutions sont peut être séduisantes mais irréalisables ou tous le moins avec de grands risques d'échec.
Il faut que le citoyen Lambda rêve de devenir citoyen de la république ou qu'il craigne les autres solutions. Il faut donc travailler aussi l'irrationnel. Et al'extrémité de l'irrationnel il y a les religieux qui ont perdu tout contact avec la réalité. L'équilibre est difficile à trouver. Mais même le Général adù aussi se compromettre avec des religieux ce qui a donné l'OAS. Nous n'éviterons pas des Alex qui peuvent aussi bien nous soutenir que nous nuire.
Le RWF tente par une propagande un peu lourde de nous faire aimer la France et détester les "autres" aux forceps. L'objectif est louable en soit mais la manière ne me semble pas être la bonne. Cette voie n'est pas assez positive. C'est la création de ce sentiment de rejet qui me met mal à l'aise et donne du grain a moudre ànos opposants de tout poil. On vas finir par passer pour des fouteurs de m.... plutôt que pour des apôtres d'une solution réaliste et enviable. C'est peut être la cause de la stagnation à 1.5%.
Je peux vous dire qu'en Flandre ils y croient...... Nous auront peut être bientôt notre Pearl Harbour
Il ne faut surtout pas être naïfs.
Il est évident qu'au delà des aspects rationnels, il y aura tous les côtés irrationnels et sentimentaux, les croyances hérités de deux siècles de propagande active, Mais on le sait, ce qui permettra peut-être d'y répondre. C'est un avantage de connaître les arguments de nos adversaires.
L'idée de sortir d'abord la Wallonie de la Belgique peremt de libérer les voies d'avenir poassible. Ce sera ensuite aux militants de tout bord d'occuper le terrain.