Je n’en ai pas parlé au moment de sa parution il y a quelques jours. Pourtant j’avais été averti de la publication de
Luc Rosenzweig sur le site du « causeur » consacrée à la situation
politique locale.
Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, c’est un journaliste, généralement bien informé, ancien journaliste de
« Libération » et ancien rédacteur en chef du « Monde » (excusez-moi du peu) est aujourd'hui écrivain. Cà ne l’empêche pas d’avoir un regard acéré sur l’actualité.
Je retiendrai trois extraits de son article (j'ai souligné quelques points significatifs).
« Dans le courant du mois de juillet, quelques personnes réputées bien
connaître la politique belge ont tenu une réunion discrète, sinon secrète, dans le bureau de Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat aux affaires européennes. Des diplomates en retraite et en
activité et des journalistes de renom étaient invités à formuler leurs analyses sur l’avenir du royaume à la suite des élections législatives de juin(…) »
« Pour les sommités réunies par Pierre Lellouche, l’hypothèse d’une «
petite Belgique » maintenue après le départ de la Flandre devrait alors s’imposer. C’est en tout cas la vision développée dans la classe politique
francophone (*) et dans les élites universitaires et médiatiques (*). Cette entité serait, paraît-il économiquement et politiquement viable. Voire… Car qui prendrait alors le relais des
transferts d’argent de la Flandre vers la Wallonie au nom de la « solidarité interpersonnelle » entre tous les Belges ? »
Bien, ça c’est de l’information. Rien de plus.
Par contre, cette dernière phrase est évidemment beaucoup plus intéressante et montre que, connaissant certaines
réalités locales, certains réfléchissent (beaucoup !) plus loin. :
« Le moment n’est pas encore venu où les Wallons sûrement et les Bruxellois peut-être se diront que la meilleure solution, au bout du compte,
serait de compléter l’union culturelle et économique franco-belge par son volet politique. Mais il approche. Quand elle a démarré, l’Histoire a
tendance à s’accélérer, et c’est dans ces circonstances que se révèlent les grands hommes d’Etat ».
Pas mal, non ?
(*) … belges, évidemment ! Pour ces dernières, la Belgique est (et doit encore être considérée comme) un ilot isolé
au milieu de nulle part. Ils sont encore et toujours incapables de réfléchir d’une manière globale. La systémique a encore du chemin à faire, nous sommes terriblement interdépendants de nos
voisins comme avec le reste du monde.
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