Intitulé : "Ça sent l'orange
bleue", l'édito revient sur les résistances des partis "francophones" à la régionalisation de l'impôt.
"Une fermeté étonnante" écrit-il "car l’IPP est déjà partiellement régionalisé (autonomie de 6,75 %) et le
périmètre dessiné par Elio Di Rupo porte la marge à 10 ou 13 %". D'autant plus étonnante que de nombreux spécialistes des finances publiques plaident pour une extension de cette fourchette, afin
que les Régions soient, enfin, autant maîtres de leurs recettes que de leurs dépenses... Ce que les présidents de parti savent très bien.
Leurs réticences viendraient donc d'ailleurs. Il cite trois pistes dont :
1. La crainte : l’IPP régional marquerait très concrètement une
évolution du pays qu’ils ne sont pas certains de vouloir,
2. L’anticipation : si la préformation file vers l’échec, l’opinion
comprendra mieux l’argument "argent et solidarité" que BHV.
Bien vu !
Mais c'est grave ! Agir ainsi, c'est mentir aux Wallons et ce m'est pas en cachant la vérité aux gens
qu'on prépare l'avenir. Ppour paraphraser Georges
Clemenceau, je finirai par croire que la politique est une chose trop grave que pour être confiée à des politiciens
!
PS : J'aime beaucoup cette petite phrase trouvée sur le site de "La Libre" : "A un moment donné de la négociation,
si la N-VA poursuit vraiment dans cette voie de la surenchère et de la demande de régionalisation de l’IPP , décrypte une source francophone, on va dire : "OK, mettez vos
schémas pour la révision de la loi de financement sur la table", et on verra très bien que ces schémas appauvrissent considérablement les francophones. Alors, on dira : "Si vous voulez
discuter de cela, eh bien discutons aussi des pensions. Et eux nous rétorqueront qu’il faut parler de la dette. C’est l’escalade. Et on va négocier la fin du pays..."
Et tant qu'a faire, je ne résiste pas à vous redonner ce morceau d'anthologie :
« la Belgique devrait
envoyer des spécialistes du droit constitutionnel en Irak pour aider ce pays à résoudre ses problèmes de minorités parce que la Belgique est experte en la matière »... (LOUIS MICHEL 2004)
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