Copenhague est considéré comme un échec, mais qui en attendait plus
? « Obama le Messie » a déçu, normal, il a obéi à ses créanciers (les Chinois) qui le tiennent par les co… les cordons de la
bourse.
Ce n’est pas un hasard s’il y a un aujourd’hui un
débat sur l’identité nationale en France. C’est dans l’air du temps. Des événements récents me laissent un sentiment de malaise et suscitent ma réflexion.
A la faveur de la fameuse votation suisse sur les
minarets, on a beaucoup reparlé des mouvements populistes ou néopopulistes (et même néodegelliste en Belgie-que si j’en crois cet article de « la Libre ») qui se répandent en Europe. En
même temps l’ensemble de la classe politique s’émeut tout à coup d’une proposition de loi de séparation des églises et de l’Etat déposée au Sénat belge il y a deux ans et donc plus de cent ans
après la loi de 1905 sur la laïcité de la République. Avant de la retirer
Dans les deux derniers cas, j’ai le sentiment que
ce sont des signaux qu’on aurait tort de prendre à la légère. On aurait tort de « botter en touche ». Ce n’est ni en proposant de dissoudre le Peuple suisse, ni en se retranchant
derrière des « assises de la multi culturalité » qu’on sortira de ce malaise par le haut.
En France, on fait bien la différence entre la
laïcité et l'athéisme, ce qui n'est pas le cas chez nous où on confond les deux... alors que c'est si simple. La laïcité, c'est le ciment qui doit remettre tout le monde au même niveau
devant les lois du pays. Celles-ci doivent être au-dessus de toutes les religions et croyances.... La multi culturalité « à la belge », c’est en réalité du multi communautarisme qui ne
veut pas dire son nom.
Parce que, soyons sérieux, il suffit d‘écouter
les conversations dans la rue, je vous avouerai que mon inquiétude grandit concernant les relations chez nous entre autochtones et ceux qu’on appelle (par facilité et tout à fait incorrectement)
allochtones. Si un immigré de la 1ère génération voit surtout le progrès en qualité de vie par rapport à son pays d’origine, ceux des générations suivantes n’acceptent plus le sort subalterne qui
leur est souvent réservé. Ceci est source de ressentiment et de haine. C’est ça qui n’est pas vraiment pris en compte. Il faut sortir du politiquement correct.
Choix des écoles par les parents… Pas simple, non
plus, le gouvernement de la Communauté française a eu un mal fou à accorder les différents chefs de partis sur le décret mixité. Et je ne suis absolument pas certain que l’objectif de mixité sera
atteint. Objectif louable, mais là aussi utilise-t-on les meilleurs moyens ? En Scandinavie, on ne travaille pas sur des sujets ponctuels, c’est une réflexion de société, la mixité est
organisée au sein des quartiers par exemples.
Il y a toujours eu des privilégiés, et il est
tout à fait humain de vouloir garder ses privilèges. De même, il est normal de souhaiter pour ses enfants une vie et des conditions d’enseignement et d’évolution sociale meilleure que celles de
leurs parents. C’est là que je me retrouve, c'est de là que je viens, ce sont les miens, la classe ouvrière supérieure qui se mêle à la classe
moyenne, ce groupe informe et discret qui s'est battu pour son pays, a payé ses impôts et s'est accroché à ce qui lui restait de traditions. Tout ce qu'ils ont obtenu en échange c’est de voir
leur patriotisme naïf tourné en dérision, leur moralité méprisée, leurs économies dévaluées. Ils ne créaient pas d'ennuis. Les pouvoirs publics déversaient régulièrement des moyens dans leurs
quartiers, dans le but de les inciter à la vertu civile, parfois au moyen de faveurs (les postes ou nominations obtenus par le biais d’un politicien) et de coercition. Et maintenant, si ces
citoyens ordinaires font remarquer qu'ils ne se sentent plus chez eux dans leur ville, que leurs enfants se retrouvent dans des classes surchargées où quatre-vingt-dix pour cent des élèves ne
parlent pas français, ils se font sermonner et accuser du péché capital de racisme par ceux qui vivent dans des conditions financières plus faciles
et dans un plus grand confort. Privés de la protection de comptables, ils restent les vaches à lait du fisc rapace. Aucune industrie lucrative d'études sociologiques et d'analyses psychologiques
ne s'était développée pour disséquer et expliquer leurs inadaptations par des carences affectives ou par la pauvreté. Peut-être devrait-on écrire quelque chose sur cette catégorie de la
population si d’autres défis, bien plus intéressants et plus rémunérateurs, n’attendaient pas les sociologues et les
politiciens.
N’est-ce pas là le cœur du
débat ?
Si on ne le comprend pas, ça fera le lit des
populistes, à la Modrikamen-Aernould, nouvel avatar du Robin des bois des riches, avec leur message simpliste, « tous
pourris ».
Finalement, et si tout se résumait à de grandes
aspirations simples, être écoutés, être considérés, être respectés, mettre la sécurité en avant ; sécurité de l’emploi, sécurité de son identité, sécurité de
l’avenir ?
Et si le changement et les conditions de celui-ci se résumaient à
ça ?
Il faut en tenir compte dans nos messages. Etre congruents et tenir parole !
Et rien à voir (encore que...) mais pour le plaisir : "l'essence d'une nation"
!
Et un autre regard : Le ras-le-bol d'une citoyenne laïque, féministe et athée, par Anne Zelensky
dans "LE MONDE" du 21.12.09
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