Le
sondage trimestriel de « La Libre » vient de sortir. Aucune surprise évidemment.
Les
quelques modifications de pourcentages en plus ou en moins pour les partis traditionnels (ou les « personnalités politiques) ne sont que le signe de la notoriété de ceux-ci. C'est-à-dire
qu’il y a une corrélation certaine entre les nombre d’articles dans les médias et la notoriété (et non la popularité) qu’e ces sondages leur attribuent.
C’est à
la fois banal et injuste. Si pas cruel. Le pouvoir d’influence des journaleux (j’ai une autre opinion, beaucoup plus élevée du rôle et de l’éthique des journalistes) est donc
considérable.
Un
exemple, le « FN » et le nouvel avatar de la droite extrême : le « PP » de Modrikamen, Aernouldt et consort. On les crédite de plus ou mois 3 % ses intentions de vote…
Qu’en aurait-il été si la presse n’en avait pas fait ses choux gras ? Tout ça me rappelle l’énorme battage médiatique qui a été fait autour du CDF ou LiDé en leur temps. Les journaleux qui
se sentent une âme de politologues choisissent ainsi une formation qui pourrait peut-être compter un jour sur l’échiquier politique et lui font de la publicité, augmentant leur notoriété et les
faisant monter dans les sondages.
Finalement, c’est assez anti-démocratique. Quand on y pense. Seuls on une chance de défendre leur programme, quand ils en ont un, comme les partis en place –qui ont eu la chance
d’exister avant la réforme du système électoral interdisant de fait toute modification du paysage politique par l’irruption d’un nouveau parti démocratique grâce au seuil de 5 % des voix – et
ceux qui, programme démocratique ou pas, ont la faveur des médias. Ce qui a été le cas du CDF, du « FN » (merci à Le Pen !), de « Vivant », de « LiDé » et
maintenant de l’ultra populiste « PP » (merci aux petits actionnaires de Fortis !) qui se font connaître à coup de gros moyens financier…
Mais évidemment, pour la presse du régime, il vaut mieux parler de choses qui ne risquent
pas de mettre en difficulté la survie d'un pays auquel elle doit son existence à moyen terme comme l'insécuriité ou la peur les excès (bien réels) du monde religieux. Ce n'est pas le cas des
(vrais !) problèmes communautaires qui sont systématiquement minimisés, si pas ignorés et qui pourtant nous coûtent très cher. Et ne parlons pas du rattachisme ou même de la séparation de la
Wallonie d'avec le reste, comme Jacques Etienne l'a fait il y a quelques jours. Et qui en a vraiment parlé d'ailleurs, tout bourgmestre (maire) de la capitale wallonne qu'il soit
?
La
démocratie, c’est la possibilité d’une alternance du pouvoir. En Belgie-que « francophone », il n’y a plus d’alternance possible… Les sondages réguliers participent de cette volonté de stabilité politique.
Et en prime, un beau billet de Charles Bricman : Un baromètre qui n’apprend pas grand-chose
Commentaires