Nous ne sommes plus en 1745 à l’époque de la bataille de Fontenoy (*) quand la règle du
combat d'infanterie interdisait à une troupe de tirer la première dans un combat rapproché, afin de ne pas être désarmé ensuite devant le feu de l'ennemi, le rechargement des armes s'avérant très
long. Le principe moderne de stratégie ayant évolué avec le pouvoir destructeur des armes, il vaut mieux, aujourd’hui, tirer les premiers. Et parmi ces armes de destruction massives, il y a la
communication.
La vague d’indignation (affectée) aux propos de Bart De Wever, le
« flämischen Nationalistenführer » comme l’a qualifié fort joliment l’hebdo allemand « Der Spiegel », n’est pas encore retombée que d’aucuns
sortent les chiffres pour le contrer. Des chiffres connus pourtant. Mais pas assez et surtout venant trop tard.
Bien sûr André Antoine, le ministre du Budget
et des Finances wallon a raison d’évoquer le dernier rapport de la Cour des comptes sur le budget 2011, selon lequel l’intervention de solidarité nationale au profit de la Wallonie a diminué. Il
a raison de souligner que l’écart par rapport à la moyenne nationale passerait de -14,92 % en 2007 à -12,28 % en 2010.
Il a raison de préciser que l’IPP est en progression de 8 % en Wallonie en 2011 par rapport
à 2010, les impôts régionaux augmentant de 3,6 % sur la même période.
Il n’a pas tort de souligner également la bonne tenue de l’emploi en Wallonie, grâce
probablement aux mesures anticrises mais aussi à des modifications structurelles qui ont mené à une baisse du chômage de 2,9 % en novembre 2010 par rapport à novembre 2009, et de 2,1 % par
rapport à octobre 2010.
Il est judicieux de rappeler l’évolution favorable des investissements
étrangers (Pensons à Google, Microsoft, H & M, Cooper Vision, pour ne citer que ceux-là, mais ils ne sont pas les
seuls.)
On ne le sait pas assez, mais nous progressons. Ainsi dans certains secteurs
pointus comme la recherche biomédicale par exemple, la Wallonie est aujourd’hui, au regard de sa taille, le premier acteur biomédical au monde avec des entreprises comme Baxter, GSK, UCB, Johnson
& Johnson, pour prendre des poids lords mondiaux.
Mais c’est toujours tirer un coup trop tard. Le virus de pensée inoculé par la Flandre et ses alliés belgicains continue à faire des ravages. Pour tout le monde, des journalistes aux politiciens, des Français au reste du monde,
aux yeux de nos voisins comme à ceux de nos propres citoyens, la Wallonie ne peut être qu’un boulet. Une région en dés-errance qui ne survivrait que grâce aux transferts financiers d’une Flandre
travailleuse, riche et évidemment généreuse. C’est un postulat. Il est pourtant aussi faux qu’incontournable.. On nous a construit de toute pièce - et en toute mauvaise foi - une mauvaise
réputation pour dissimuler le pillage dont nous avons fait les frais depuis presque deux siècles. C’est ça la réalité.
Et malgré ce passé, la Wallonie n’est pas dans les cinq Régions les plus pauvres d’Europe comme la
Flandre n’est pas – et de loin – dans les cinq plus riches.
Il est temps d’apprendre à communiquer enfin positivement sur la Wallonie. Nous avons vraiment là
quelques coups de retard.
Il est temps d’appeler les Wallons à avoir une légitime réaction d’orgueil, de fierté et de
courage.
(*) Pour la petite histoire, il faut relever que si
l'attaque des Anglais fit de gros dégâts au sein des troupes françaises, celles-ci finirent par
reprendre le dessus sous les yeux de Louis XV, qui assistait à la bataille. Les Français perdirent 7000 hommes, les coalisés 15000. Et… la Flandre allait bientôt tomber toute entière aux mains
des Français !
Il y a juste un tout petit problème. Je n'arrive pas à me souvenir du nom d'une agence de presse wallonne, ni du nom d'un journal wallon, d'une radio wallonne ou d'une chaine de télé wallonne... (pour paraphraser un regretté porteur de noeud pap' ... étonnant, non?)
Mon pauvre ami, je constate que c'est même un peu plus grave que ce que vous décrivez. Vous avez oublié d'indiquer votre véritable nom et vos coordonnées courriel...
Il existe actuellement des médicaments (inhibiteurs de la cholinestérase) qui atténuent les troubles cognitifs que vous décrivez. Ces médicaments en atténuent les symptômes et normalisent le comportement. Ils ont pour effet d’améliorer la qualité de vie du malade et de son entourage.
Consultez votre médecins, es médicaments sont remboursés sous certaines conditions.
Mais vous avez d’autres possibilités :
- La poursuite des activités habituelles
- L'accompagnement relationnel (concept analogue aux soins palliatifs)
- La « milieu thérapie » (valorisant, normalisant, sécurisant)
Espérant vous avoir été utile… Bonne chance !