« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de
chercher la vérité et de la dire » (Jean Jaurès)
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« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement
qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite
Yourcenar)
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« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de
conscience. » (Armand Gatti)
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On peut penser ce qu’on veut de Jacques Chirac, j’ai été touché et ému par son message d’hier soir. Un message d'amour pour la France.
Un message fort sur l'avenir de la France, humaniste, social (européen également, mais pas n’importe comment…). Message fort aussi, sur la France actuelle, sa vocation mondiale, la paix. Rappelant les valeurs de fond, l'attention constante aux grands principes républicains (laïcité, refus de l'antisémitisme et du racisme, etc.) qui font que la France ne ressemble pas à beaucoup d'autres pays. Qu’elle a un vrai projet de société.
Il a déjà eu des paroles fortes et justes dans le passé. Des positions courageuses et opportunes dans plusieurs dossiers (colonial ou vichyste, la Belgique n’est est pas encore là…) ou internationaux (L’Irak, les Balkans, Israël et le Palestine, le devenir de la planète – Son discours de Johannesburg reste un modèle !) . Certes, il y a aussi ses zones d’ombre, mais quel homme politique n’en a pas ? Ceux qui se veulent parfaits sont généralement odieux, intolérants (j’en connais…) et si pas plus malin pour jouer aux limites de la légalité, certainement plus hypocrites que les autres.
Finalement, le plus beau compliment lui vient d’un adversaire des Valeurs de la République : "Je perds mon pire ennemi", a ironisé le président du Front national…
Evidemment, on dira facilement d’un président en fin de carrière que Chirac sculpte sa statue du Commandeur et dessine à son couchant le personnage qu’il veut laisser à la postérité.
Il veut partir en beauté ? Et alors ?
Ses paroles sonnaient justes et il a raison sur le fond. Il a eu le mérite de rappeler des principes essentiels à ses successeurs.