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28 septembre 2006 4 28 /09 /septembre /2006 14:32
Cet article a été censuré en Tunisie et en Egypte, pour "offense à l'Islam". Le cheikh islamiste Youssef al-Qaradawi (qui bénéficie d'une très large audience dans le monde musulman) a en outre déclaré l'auteur de ce texte ennemi public du moment. Et ce dernier reçoit depuis des menaces de mort quotidiennes à un point tel qu’il est protégé par la police. (*)
Je me dois de soutenir cet auteur, pas forcément pour ce qu'il exprime ou de la façon qu’il l’exprime, mais pour sa liberté d'expression tout simplement. Une fois de plus, celle-ci est menacée. Résistance !
 
Les réactions suscitées par l'analyse de Benoît XVI sur l'islam et la violence s'inscrivent dans la tentative menée par cet islam d'étouffer ce que l'Occident a de plus précieux qui n'existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s'exprimer.
 
L'islam essaie d'imposer à l'Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d'un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l'école, accusation d'islamophobie contre les esprits libres.
 
Comment expliquer l'interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l'argument avancé : risque de «troubles à l'ordre public». Cela signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir violents à l'affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de Paris-Plages ?
 
Pourtant, la non-interdiction du port du voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à l'oppression contre les femmes suscite, plus propre à «troubler l'ordre public» que le string. Il n'est pas déplacé de penser que cette interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l'islam. Ou, à tout le moins, qu'elle résulte de l'insidieuse pression musulmane sur les esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s'élevaient contre l'inauguration d'un Parvis Jean-Paul-II à Paris ne s'opposent pas à la construction de mosquées. L'islam tente d'obliger l'Europe à se plier à sa vision de l'homme.
 
Comme jadis avec le communisme, l'Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L'islam se présente, à l'image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l'instar du communisme d'autrefois, l'islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d'une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd'hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd'hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l'oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme.
 
Dans l'ouverture à autrui, propre à l'Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l'autre doit toujours passer avant moi. L'Occidental, héritier du christianisme, est l'être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l'identique de feu le communisme, l'islam tient la générosité, l'ouverture d'esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des moeurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.
 
Ce sont des faiblesses qu'il veut exploiter au moyen «d'idiots utiles», les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d'imposer l'ordre coranique au monde occidental lui-même.
 
Le Coran est un livre d'inouïe violence. Maxime Rodinson énonce, dans l'Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D'une part, «Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (...) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (...) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin».
 
D'autre part, «Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu'il accusait d'un comportement suspect». Enfin, «après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d'années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages».
 
Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.
 
De fait, l'Église catholique n'est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L'Inquisition, la chasse aux sorcières, l'exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l'islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l'Église.
 
Aucune des fautes de l'Église ne plonge ses racines dans l'Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l'institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d'amour, Mahomet un maître de haine.
 
La lapidation de Satan, chaque année à La Mecque, n'est pas qu'un phénomène superstitieux. Elle ne met pas seulement en scène une foule hystérisée flirtant avec la barbarie. Sa portée est anthropologique. Voilà en effet un rite, auquel chaque musulman est invité à se soumettre, inscrivant la violence comme un devoir sacré au coeur du croyant.
 
Cette lapidation, s'accompagnant annuellement de la mort par piétinement de quelques fidèles, parfois de plusieurs centaines, est un rituel qui couve la violence archaïque.
 
Au lieu d'éliminer cette violence archaïque, à l'imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c'est-à-dire l'entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice en eucharistie), l'islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au chaud. Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l'islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.
 
Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l'islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l'Occident «le monde libre» par rapport à au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce «monde libre», fonctionnaires zélés de l'oeil du Coran, pullulent en son sein.
 
(*) Aux yeux de Robert Redeker, « Mahomet est donc un maître de haine ». Pour l'avoir écrit dans les pages « Débats » du Figaro, ce professeur de philosophie de la région toulousaine a déclenché une vague moyenâgeuse d'intolérance. Menacé de mort par courriels, cloué au pilori sur des forums djihadistes où figurent sa photo et son adresse, il a dû quitter son domicile et se cache aujourd'hui, protégé par la police. Membre du comité de rédaction de la revue Les Temps modernes, fondée par Jean-Paul Sartre, Robert Redeker est, à 52 ans, un auteur prolifique, un pamphlétaire au long cours dont les « papiers » publiés dans de nombreux organes de presse ne sont pas faits pour plaire.

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Published by Robert Redeker - dans Invités
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jjj 22/01/2007 12:33

Texte de Jacques TARNERO, texte lu lors de la soirée de soutien à Robert Redeker du 16 novembre 2006 à Paris novembre 2006
Quand les talibans ont détruit les bouddhas de Bâmyân en Afghanistan, je n’ai pas protesté, Je ne suis pas afghan, Quand les talibans ont interdit les cerfs-volants en Afghanistan, je n’ai pas protesté parce que je n’aime pas les cerfs-volants... Quand d’autres islamistes ont mis une bombe à Bali contre la seule île bouddhiste en Indonésie, je n’ai pas bronché, je ne suis pas bouddhiste, Quand les GIA ont assassiné des journalistes en Algérie, je n’ai pas bronché, je ne suis ni journaliste, ni algérien Quand d’autres islamistes ont égorgé des centaines de paysans algériens,  je n’ai pas bronché, je ne suis pas paysan et toujours pas algérien. Quand des islamistes ont décapité Daniel Pearl, journaliste juif américain, je n’ai pas bronché, je ne suis ni juif, ni journaliste, ni américain, Quand Ben Laden a attaqué le World Trade Center, à New York, je n’ai rien dit car je ne suis pas capitaliste et antilibéral, comme on aime être en France Quand des islamistes ont assassiné un cinéaste Théo Van Gogh, je n’ai pas bronché parce que je n’aime pas les documentaires, Quand les islamistes ont menacé des caricaturistes au Danemark, je n’ai pas protesté parce que je n’aime pas le dessin, Quand les islamistes ont menacé un opéra de Mozart à Berlin, je n’ai pas protesté, car je n’aime pas l’opéra, Quand le Pape a fait des commentaires sur l’islam qui n’ont pas plu aux islamistes, je n’ai rien dit car je ne vais pas à la messe, Quand des islamistes ont assassiné une religieuse en Somalie et brûlé quelques églises j’ai pensé que ça ne se serait jamais produit si le Pape ne les avait pas provoqués, Quand une jeune fille a été lapidée parce qu’elle mangeait pendant ramadan, je n’ai rien dit parce que je fais moi-même un régime, Quand un professeur de philosophie a été menacé de mort pour avoir dit des choses désobligeantes sur Mahomet, j’ai protesté....mais contre ce professeur... il avait exagéré, tout de même Il faut bien le dire Quand des islamistes ont été invités au Forum Social Européen, à Paris puis à Londres, j’ai trouvé ça très bien, car je suis très ouvert sur le social et sur l’Europe, Quand le président iranien dit que la Shoah n’a pas existé, je n’ai pas protesté parce que je n’aime pas les idées reçues ni les vérités officielles, Quand une jeune fille a été brûlée vive en banlieue pour avoir enfreint un code d’honneur, je n’ai pas bronché, car j’ai un grand sens de l’honneur et du respect des différences culturelles, Quand les islamistes auront assassiné tous les juifs, toutes les femmes, toutes les jeunes filles, tous les journalistes, tous les bouddhistes, tous les américains, tous les israéliens, tous les philosophes, tous les cinéastes, tous les dessinateurs et tous ceux qui ne sont pas islamistes, je crois que je ne bougerai pas parce que je vois pas pourquoi je bougerai D’ailleurs quand Hitler avait envahi la Tchécoslovaquie, en Europe on n’a pas beaucoup bougé
L’histoire en fait se répète, sauf que la seconde fois c’est pire que la première Surtout quand on y ajoute la bombe atomique. Alors je crois qu’il faut en finir avec ces incantations aussi vertueuses que vaines du « plus jamais ça » car « ça » est en marche, « ça » est en vue Et on ne pourra pas dire qu’on ne l’a pas vu venir... Il s’agit d’un texte lu par Tarnéro à la conférence de la LICRA le 16 nov. 2006 en l’honneur de Redeker, qui est une adaptation du fameux texte du Pasteur Allemand Martin Niemöller qui s’était opposé à Hitler et au nazisme  :
« Quand les nazis s’en sont pris aux communistes, je n’ai rien dit car je ne suis pas communiste. Quand ils sont venus prendre les Juifs, je n’ai rien dit car je ne suis pas Juif. Quand ils sont venus prendre les francs-maçons, je n’ai pas bougé car je ne suis pas franc-maçon. Puis ils vinrent pour les catholiques, mais je n’ai pas bougé car je ne suis pas catholique. Quand ils sont venus pour les protestants, il n’y avait plus personne pour protester... ».

« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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