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27 août 2006 7 27 /08 /août /2006 10:40
J’ai été interrogé, comme la plupart des présidents de partis par la présidente de l’ASBL « seniorflex » <http://www.seniorflex.org>  qui défend et valorise les seniors (45ans et +) désirant continuer une activité lucrative selon leur choix. La demande visait plus particulièrement à connaître les engagements à leur égard, des candidats bourgmestres proposés à leurs suffrages le 8 octobre prochain.
 
Le RWF, n’étant pas un parti gestionnaire, n’a pas souhaité se présenter aux élections communales, sauf à Namur. Nous ne pouvions, et pour cause, répondre précisément à cette demande. La question était cependant importante, c’est que la « gestion » des secondes parties de carrière est une question à la fois politique, sociale et économique essentielle que nous faisons plus qu’évoquer dans notre programme général.
Voici donc de larges extraits de ma réponse dont certaines parties ne sont pas nouvelles pour les plus anciens visiteurs de ce blogue :
 
Nous sommes un parti nouveau n’ayant pas vocation gestionnaire. Notre raison d’existence est la préparation des Wallons et des Bruxellois aux bouleversements institutionnels qui arrivent. Nous n’avons donc pas de candidats bourgmestres désignés. (…) Nous appelons nos électeurs à reporter leurs voix, aux communales, sur les candidats de leur choix présents sur les listes des partis démocratiques.
Par contre, nous serons présents dans toutes les provinces wallonnes aux élections provinciales où nos listes intègrent des seniors particulièrement actifs. (…)
C’est que la « gestion » des secondes parties de carrière est une question à la fois politique, sociale et économique essentielle que nous faisons plus qu’évoquer dans notre programme général.
 
On l’a peu diffusé dans la presse belge, mais le gouvernement français a annoncé, en accord avec les partenaires sociaux, la création d’un contrat «de transition ». Il s’agit d’un  contrat à durée déterminée de 18 mois, renouvelable une fois, avec des clauses simplifiées de rupture, réservé aux chômeurs de 57 ans, afin de leur permettre de compléter leur nombre de trimestre nécessaire pour atteindre leur plein droit à la retraite (62 ans).
 
Mais le gouvernement français  lui-même reconnaît que ce n’est pas suffisant.
 
Les études économiques montrent en effet que les seniors ne sont pas moins productifs que leurs cadets. C’est un message qui doit être porté dans la société en général et le monde de l’entreprise en particulier. Ce qui signifie qu’il faut à la fois convaincre les dirigeants, mais aussi les syndicats et les salariés eux-mêmes. Le message qu’il faut faire passer est double : les seniors sont compétents d’une part, et peuvent avoir une carrière après 45 ans dans l’entreprise. Ils ne sont pas inéluctablement condamnés à la pré-retraite, au chômage ou au bénévolat associatif. Il ne s’agit pas seulement de faciliter l’emploi des seniors mais de revoir l’ensemble de la gestion des âges. Tous les âges ! C’est un vrai défi que de mobiliser la société dans son ensemble pour faire face au manque d’effectifs qui s’annonce ou à la perte de savoir-faire essentiels. Ce qu’accomplissent déjà, en France, certaines grandes sociétés pilotes comme Renault ou Axa notamment. Le Social, le Politique et l’Economique doivent donc se rejoindre pour faire avancer concrètement ce chantier vital pour l’avenir que représentent les nouvelles organisations des entreprises autour de l’emploi des plus âgés, de la formation tout au long de la vie (où en sommes nous en Belgique ?). Ce qui inclut les relations entre les générations, la gestion des gisements d’emplois et de compétences (avez-vous entendu parler de ce projet français de reconnaissance de la compétence par un diplôme ?) ou encore, et on l’oublie trop souvent la prévention des phénomènes d’usure professionnelle (la Belgique utilisant le terme burn-out pour dire la même chose).
Bref, à l’instar du débat qui a lieu actuellement en France, pour nous, la discrimination par l’âge, que l’on constate sur le Marché du Travail - dès 45 ans, très tôt en Belgique -  n’est  ni socialement, ni économiquement admissible. Les seules mesures proposées (promesses électorales ?) de « mise à niveau des avantages sociaux » ne sont pas crédibles dans la situation économique et institutionnelle actuelle. Même si, par ailleurs, ces mesures doivent doit constituer une priorité immédiate pour lutter contre la paupérisation croissante des plus âgés.
Il ne faut pas se faire d’illusion. Le financement de la Sécurité Sociale est actuellement soumis à de terribles tensions. Tensions dues à une économie défaillante mais aussi, tensions dues à la pression nationaliste flamande qui a inscrit dans la Loi (dès 1989, avec l’aval des partis traditionnels francophones et en échange de la reconnaissance de la Région de Bruxelles, on l’ignore généralement) le principe du « juste retour ». C'est-à-dire que les richesses produites dans une Région doivent lui revenir sous une forme ou une autre. C’est donc la fin de la solidarité nationale qui est programmée là. Il suffit de lire les programmes des partis flamands ou d’écouter les propos des hommes politiques les plus en vue pour le comprendre.
La seule solidarité qui n’est pas, à l’heure actuelle remise en question, est celle concernant les pensions de retraite. Pour la simple raison que les pré-retraités et les retraités sont beaucoup plus nombreux en Flandre… et que là, les transferts leur sont plus favorables.
Notre parti souhaite anticiper les bouleversements qui se préparent. Même si en privé, les dirigeants politiques francophones et wallons reconnaissent la justesse de nos positions et de nos thèses, ils n’osent pas encore l’avouer publiquement. Il est donc essentiel de préparer nos concitoyens et de leur dire qu’il y a une vie après la Belgique à laquelle, comme nous, ils ont cru, ils ont consacré beaucoup de temps, d’énergie et disons le, d’amour. Avec les économistes sérieux, nous constatons que l’hypothèse de « Belgique continuée sans la Flandre » ne tient pas la route ou alors à un prix prohibitif du point de vue social. La seule solution qui nous garantira un maintien ou même une amélioration de couverture sociale est la réunion de nos régions à la France.
Il n'y a pas lieu de craindre une quelconque perte de protection lorsque la Wallonie et Bruxelles rejoindront la France. Les Wallons et les Bruxellois y seront des allocataires au même titre que tout Français, et y bénéficieront, dès lors, des mêmes droits sociaux.
Par ailleurs, lors de l'intégration de la Wallonie dans la France, cette dernière reprendra les obligations qui sont celles de la Belgique en assurant la continuité des prestations sociales comme, par exemple, dans le domaine des retraites. C’est une tradition républicaine. A titre d'information, l'Alsace-Moselle connaît un régime local complémentaire en assurance-maladie parce que son système de remboursement était plus favorable que celui de régime général avant la réunion.
En ce qui concerne les pensionnés et les petits revenus :
Le taux d'imposition le plus faible en Belgique est, malgré la réforme fiscale, de 25 % pour les revenus inférieurs à 6.730 euros. Il passe à 30 % sur les revenus compris entre ce montant et 9.580 euros, à 40 % entre ce montant et 15.960 euros, etc. Certes, tout contribuable bénéficie de quotités exemptées d'impôt et les pensionnés, soit sont exonérés d'impôt si la pension est la seule source de revenu et qu'elle ne dépasse pas 12.008,04 euros par an, soit bénéficient d'une réduction forfaitaire d'impôt pour autant que leurs revenus totaux ne soient pas trop élevés.

La fiscalité française est beaucoup plus favorable pour les revenus modestes. Si le revenu net imposable est inférieur à 4.262 euros, le taux d'imposition est nul. Si le revenu est compris entre ce montant et 8.382 euros, le taux d'imposition devient 6,83 % ; il passe à 19,14 % pour les revenus compris entre 8.382 euros et 14.753 euros, etc. (En outre, un pensionné bénéficie toujours, en France, d'un abattement de 10 % sur le montant de sa retraite au même titre que celui qui est appliqué pour les frais professionnels, et il bénéficie d'un second abattement de 20 % sur le solde. De ce fait, l'assiette d'imposition en France représente 72 % du revenu perçu en Belgique. Avec une espérance de vie de 15 ans, cela fait près d'un million et demi d'anciens francs belges d'économisés ! Pas négligeable lorsque l'on ne travaille plus !)

 
Salariés du privé
Fonctionnaires
Pension moyenne en Belgique
Durée de cotisation
40 ans
38,5 ans en 2005,
40 ans en 2008
45 ans
Age moyen de départ à la retraite
61 ans et 9 mois
57 ans et 9 mois
 
Pension moyenne
1 465 €
1 832 €
850 €-700 €
1Commission des Affaires sociales du Sénat et Commission des Finances de l’Assemblée nationale.

Maintien et amélioration de la protection sociale, maintien de tous ceux qui peuvent et veulent rester actifs et intégration des plus âgés dans la vie sociale et professionnelle, voilà le défi que s’est donnée la Société française. Nous souhaitons y associer les Wallons et les Bruxellois lorsque le nationalisme flamand aura fini de détruire la Belgique. La France est prête à relever le défi dès qu’une assemblée représentative lui en fera la demande (On n’anime pas un parti aux positions radicales comme le nôtre sans avoir des garanties de mener notre politique à bonne fin). La réunion n’est pas synonyme « d’annexion » comme certains le craignent  puisque cette réunion sera négociée et les résultats de cette négociation soumis aux deux parties par referendum comme le prévoit la Constitution de la République.
Voici donc quelques informations sur nos positions en matière de respect, de choix, d’intégration et d’égalité des chances pour tous, en particulier les plus âgés. (…)

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Published by Claude Thayse - dans Carnet de campagne
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