J'ai reçu le message suivant :
"Beaucoup de gens craignent d'afficher publiquement leurs sympathies pour votre parti.
La cause en est le clientèlisme dont presque tous subissent les effets.
Qui n'a pas eu recours à tel ou tel homme politique pour obtenir un emploi ou un quelconque piston ?
C'est comme ça que les barons magouilleurs des partis traditionnels obtiennent la "fidélité" des électeurs.
La Wallonie ressemble à un pays médiéval que se partagent des barons locaux qui se ralient plus ou moins à des seigneurs aux étendards rouge, bleu, orange ou même vert.
Il serait, il me semble, utile de dénoncer ceci avec encore plus de force et d'y opposer ce qui ce passe en France où, à part à très haut niveau, la politique s'arrête aux portes des administrations."
Comment ne pas être d'accord ?
Ayant fait un bref passage dans un Cabinet ministériel "compétent" en matière de fonction publique (pour ne reprendre que cet aspect de la particratie), j'avais, après avoir en vain tenté de faire admettre des propositions dépolitisant le fonctionnement des administrations wallonnes, proposé en dérision (mais en était-ce ? Provocation plutôt...) de sortir de l'hypocrisie en déclarant que toute décision de nomination, proposition, embauche, etc.. soit clairement une décision politique. Comme ça, tout le monde serait sur pied d'égalité. La politisation devenant la règle ! Mais ça ne pouvait pas marcher... le Pouvoir étant compris dans ce pays comme celui de transgresser les règles. Et en plus, quel bénéficiaire de ces transgressions ira à l'encontre de ses propres intérêts. Et tant pis pour la collectivité !
Tant que la Belgique existera, le système perdurera !
Ce qui n'empêche pas de le dénoncer !
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Une administration publique de haut niveau. C’est une des conditions de la relance économique wallonne. Il y a une élite de jeunes Wallons, mais elle est d'abord attirée par le privé et quitte souvent la Wallonie pour Bruxelles ou l'étranger. Elle déserte la fonction politique ou administrative. En Wallonie, il faut regagner la bataille des ressources humaines de qualité au profit des services publics et pas seulement du privé. Le Gouvernement wallon doit cesser de politiser ses administrations et doit les respecter. Il faut qu'il sélectionne des jeunes par concours et les envoie en formation complémentaire dans les hautes écoles françaises de type ENA (Ecole Nationale d’Administration).
Enfin, les agents publics doivent être dotés d'un statut syndical démocratique, fondé sur des élections sociales ouvertes.
Dépolitiser, c’est aussi revoir le statut administratif des agents de la Fonction publique dans le sens d’une plus grande égalité des chances. C’est organiser la mobilité entre niveaux de pouvoir (Région, Communauté, Provinces, Communes). C’est, lorsqu’il y a des emplois vacants, ouvrir l’administration (tous les niveaux) à du sang neuf par des concours accessibles à tous, aux agents mais aussi aux simples citoyens.
Assainir en profondeur les Intercommunales, Invests et autres outils de développement dont la politisation est l'une des causes de stagnation économique pour la Wallonie quadrillée dans chacune de ses provinces par une mainmise à but politique. On sait que les divers clans des quatre partis officiels se déchirent pour obtenir des parcelles d'un pouvoir économique non transparent et peu performant. Il en va de même dans les TEC.
Il est impératif de :
· remplacer les Intercommunales gestionnaires de services publics par des établissements publics unifiés au niveau de la Wallonie
· intégrer d’autres Intercommunales dans les futures Communautés urbaines
· supprimer les filiales provinciales TEC, sources de mandats politiques parasitaires et les transformer en simples directions territoriales de la Société Régionale wallonne des Transports
· Intégrer les trop nombreux O.I.P. (Organismes d’Intérêt Public) wallons dans les ministères wallons (ce sont des nids à parachutages politiques).
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