On en a très peu parlé avant les élections. Depuis, les langues se sont déliées. Tout le
monde (enfin, surtout les politiques et les journalistes qui étaient pourtant au courant…) affiche une surprise de bon aloi devant les déficits des budgets (mais aussi surtout des comptes)
fédéraux et régionaux.
Mais tout le monde reste calme. On nous promet de « ne pas
sacrifier l’investissement » et de traquer tous les « gaspillages » d’argent public… comme d’habitude.
De toute façon, nous annonce-t-on, « les Etats-Unis ont déjà
redémarré », la relance est pour très bientôt. Evidemment, on ne vous dit pas que quand on parle de « reprise américaine », ce sont les grands établissements financiers qui recommencent à
spéculer, avec l’argent que leur a fourni l’Etat sans contrôler l’usage qui en est fait ! Depuis le 1er janvier, le nombre de chômeurs officiels a augmenté là-bas de 2,9 millions. Les ménages
sont endettés jusqu’au cou et le taux d’épargne est insignifiant. Ceux qui parlent de « reprise » se moquent donc du monde. D’ailleurs, on ne parle plus des responsabilités à l’origine de la
crise. Le « Nouveau Bretton Woods » que d’aucun appelaient de leurs vœux (pieux, finalement…) a bel et bien été enterré au G20 de Londres qui s’est simplement attaqué aux effets
secondaires sans remonter aux causes réelles.
Le prochain stade, c’est le retour de « la politique de la
rigueur ». Gageons que les arguments qu’on va nous vendre très bientôt seront classiques, nous contraignant à nous adapter à la règle du jeu de l’oligarchie financière mondiale. Vieille tradition des gouvernements belges quels qu’ils soient : « évoquer le bien
commun et l’intérêt général » sans définir de politique. En tous cas pas de politique claire et volontaire, évoluer au jour le jour en tenant deux fers au feu. Comme pendant le période 40-45
où le gouvernement réfugié à Londres donnait des gages aux Alliés, tout demandant aux Secrétaires généraux de tout faire pour ne pas déplaire à l’occupant.
Quels arguments ? Simples… Réduire les moyens de vivre et
la population à la mesure de ressources limitées parce que le pouvoir financier ne crée plus rien. Et donc annoncer que « nos concitoyens » –
comme diraient ceux qui ont annoncé qu’ils ne veulent pas de bain de sang social - doivent bien se rendre compte que la dette devra être remboursée, avec de l’argent pris essentiellement sur
leurs salaires et leurs pensions ».
Tiens, serais-je lucide ou pessimiste ? De toute façon
quand on sait qu’un optimiste n’est jamais qu’un pessimiste très mal informé…
Les Flamands ont déjà annoncé qu'il était dorénavant exclu pour eux de grèver leur budget pour renflouer le fédéral ...
Voici venu le temps du fédéralisme de la confrontation et du blocage ...
Je ne suis pas de ceux que j'avais appelé les "Khmers tricolores de la République" pour qui tout est parfait en France. E effet, malgré quelques propos musclés au plus fort de la crise, les dirigeants politiques français actuels sont tombés dans le même piège. Il est difficile d'aller à l'encontre de la pensée unique.
Les syndicats de Carrefour s'indignent du énième changement de pouvoir (GvA)
Pauvre Marc Oursin! Combien de patrons de multinationales implantées en Belgique sont-ils capables de s'exprimer en français? Ce serait intéressant de poser la question chez Zeeman, C&A, Blokker, Aldi, Lidl et autres.
Si cela vous intéresse, je viens d'écrire là-dessus un petit livre intitulé "The Seven Deadly Sins of Capitalism". Il n'existe actuellement qu'en anglais (devenu ma langue véhiculaire et de travail depuis longtemps) mais, entre Wallons, je me ferais un plaisir de vous envoyer un exemplaire si vous m'indiquez votre adresse postale.
D'ici ou d'ailleurs, j'ai toujours plaisir à lire vos commentaires et suis très pessimiste sur l'avenir de la Wallonie dans ce cadre belge en voie de décomposition confédérée.
Bien à vous
Bien sur pas un mot sur le site officiel http://www.swcs.be/visiteur/swcs/index.cfm
Les caisses sont vides même pour le social.
Il sera bientôt impossible de cacher la vérité.