Il est
bon de le rappeler. Or, on le sait, le CDH (mais devant les réactions, ils ont - provisoirement - retiré leur texte) et Ecolo (très discrètement, mais bien réellement, parcourez leur site...)
(Voir la mise à jour) sont assez favorables à des accomodements légaux mettant les appartenances culturelles ou religieuses
au-dessus de l’appartenance commune à une même sphère civile. Si on peut éventuellement entendre que certains font pression pour obtenir des adaptations aux législations en
vigueur en faveur de l'une ou l'autre opinion religieuse, démocratiquement, c'est leur droit le plus strict. Ce qui l'est moins, dans notre société héritée du siècle des Lumières, c'est que, pour
des raisons purement électorales (et j'espère pas pour d'autres raisons plus sérieuses), certains politiques leur emboitent aussitôt le pas au rique de léser d'autres croyances et
surtout plus important de mettre les lois en opposition avec les principes démocratiques essentiels d'égalité et de respect qui devraient caractériser nos sociétés. Depuyis 1789, on est
citoyen avant d'être croyant... ou non ! L’intérêt général ne saurait être confondu avec la somme ou la balance des intérêts particuliers. C'est ce qui est le fondement de la loi française de
1905. C'est le principe de la laïcité de l'Etat. Quel que soit l'avenir institutionnel de la Wallonie (je ne peux pas m'exprimer au nom d'autres entités du futur ex-état belge) ce principe
essentiel doit figurer dans les textes. Il figure au programme de WALLONS.
Il faut s'opposer absolument à l'introduction d'un commmunautarisme de type anglo-saxon qui se dissimule sous couvet de multiculturalité. Attention au piège des mots !
Contrairement à la laïcité "à la belge" qui s'apparente parfois à un culte, la laïcité, ce n'est pas l'absence, la négation, l'opposition à ou encore l'interdiction des religions. C'est
simplement affirmer la séparation entre l'intérêt commun et le respect des opinions qui ne vont pas à l'encontre de cet intérêt dans le respect de la protection de l'égalité des individus,
la sphère publique, et les lois, et les croyances individuelles ui sont du domaine de la sphère privée à condition de ne pas être en contradiction avec l'intérêt général.
La Libre Belgique de ce 18 mai 2009 publie un texte que j'ai le plaisir de co-signer avec d'autres sous forme de carte blanche : « Raisonnables », les accommodements ?
que je vous invite à parcourir sur le site du R.A.P.P.E.L.
Mise à jour : les présidents des principaux partis
francophones ont clarifié leur position sur le port du voile à l'école, indique mercredi Le Soir. Seul Ecolo défend le principe d'une autorisation généralisée, sous conditions. Jean-Michel
Javaux, coprésident des verts, en fait même une question de participation gouvernementale.
Commentaires