« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de
chercher la vérité et de la dire » (Jean Jaurès) * « (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement
qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite
Yourcenar) *
« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de
conscience. » (Armand Gatti)
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citer la source.
La presse a fait largement écho au sondage du CEVIPOL. Et pour une fois,
je pense qu’il faut y apporter du crédit (au sondage, pas à la presse). Ce n’est pas comme souvent un sondage prédictif destiné à inciter les électeurs à voler au secours de la
victoire.
Pour une fois,
Passons sur la première question qui n’offre que peu d’intérêt (Qui va
répondre que ses voisins sont antipathiques ? D’autant plus qu’il est difficile de donner un réponse sans tomber dans des généralisations du type : « Les Portugais sont gais
et les Espagnols sont gnols » ou pire, ce n’est pas en ce huit mai, anniversaire de la victoire de la démocratie sur le nazisme que je dois vous faire un
dessin.)
Les questions suivantes en matière de priorités de développement,
économiques culturelles ou de choix des langues à enseigner ou d’autonomie sont beaucoup plus intéressantes si on les met en rapport avec la question du choix d’avenir institutionnel des Wallons
et des Bruxellois.
Même si la question est (volontairement ?) ambiguë
(« Pensez-vous que les Régions et les Communautés doivent avoir plus de pouvoir dans les domaines »...) Les réponses sont claires. C’est oui. Mais pourquoi diable ne pas avoir
poser franchement la question que personne n’ose poser ? Quelle entité (région ou communauté) doit voir ses pouvoirs augmenter ?
La réponse des Bruxellois à la question de l’avenir institutionnel (même
si cette question contenait une condition) est un bon indice de l’évolution des esprits à Bruxelles. A plusieurs reprises, ici même, j’ai attiré l’attention sur cette identité bruxelloise,
nationalisme émergeant. Voici qu’un premier sondage confirme cette analyse. Les Bruxellois se veulent différents des Flamands (on s’en doutait) mais aussi des Wallons. Dois-je dire que ça ne
m’étonne pas ?
Il s’agit là d’un nationalisme de distanciation. Alain De Neef ne
disait-il pas à la radio que : « Bruxelles n’est pas au sud, mais bien au centre » ? Plus significatif encore, les étudiants bruxellois interrogés dans « Matin
première » étaient incapables de situer les villes de Wallonie sur une carte ! Est-ce simplement parce que la Wallonie n’existe pratiquement pas dans les médias ? Ni dans les
messages des partis politiques traditionnels où on voit un relatif consensus, dans les partis francophones, pour redéfinir une fédération Wallonie-Bruxelles à partir des deux
Régions…
En opposition, la position des Wallons est plus proche de la pensée de
Renan puisque 67,5 % sont pour une communauté de destin (avec Bruxelles ou la France, peu importe ici, les choses évolueront certainement encore), un nationalisme positif, une volonté de vivre
ensemble, avec d’autres qui partageraient les mêmes idéaux. C’est rassurant sur l’esprit démocratique de tolérance et d’ouverture qui a toujours caractérisé la
Wallonie.
Ce sondage est important. Il montre toutes les limites de l’espace
« Communauté française Wallonie-Bruxelles » et l’importance de l’émergence du fait régional. C’est là que se trouve l’avenir, tant que la coquille de plus en plus vide qu’on
appelle Belgique existe encore.
Dès maintenant, il faut appeler à la disparition de cette entité vague en
augmentant les compétences des régions wallonnes et bruxelloises.
Nous, Wallons, devons pouvoir maîtriser les moyens de notre
développement, c’est ainsi que la politique de l’emploi, l’enseignement, la culture, la formation doivent être les prochains objectifs. Nul besoin d’obtenir l’accord des Flamands, ces
dernières compétences sont simplement à diviser et répartir entre Bruxelles et la Wallonie.
Je l’ai déjà écrit, et j’entendais ce matin Michel Quévit partager ce
constat que la régionalisation économique a évité à la Wallonie une situation plus difficile que celle que nous vivons. Il faut maintenant avoir l’audace de supprimer la Communauté française (si
peu française et si belgicaine). Et le courage de négocier plus avant les transferts de compétences de l’état fédéral vers les régions avec les Flamands.
Pour la réunion à la FranceMon action se base sur les Valeurs
républicaines, les déclarations
des Droits de l'Homme et du Citoyen 1789 & 1793 La
République indivisible, laïque, démocratique et sociale
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