Vous qui me faite la gentillesse de suivre ce blog depuis le début devez être étonnés
du "ralentissement" de ma production. Il y a à ça deux raisons, une personnelle, liée à un petit problème provisoire de santé m'empêchant d'utiliser le clavier de l'ordinateur comme je le
voudrais et l'approche des élections régionales qui m'impose d'éviter de publier des billets qui pourraient favoriser un parti particulier.
Mais revenons au sujet du présent billet.
Je suis toujours effaré, mais pas surpris du manque de culture historique de nos concitoyens. Pas surpris, parce que je suis de plus en plus persuadé que c'est le résultat d'une volonté
politique, celle de créer un Etat (état ?) belge à tout prix, même au mépris de l'Histoire. La création du mythe belge est à ce prix. Tous les nationalismes en ont fait autant, avec des bonheurs
divers. Ici, c'est une opération vouée à l'échec mais poursuivie avec - il faut le reconnaître - une belle persévérance et surtout beaucoup de moyens. C'est pourquoi, il faut saluer ceux qui font
oeuvre utile en allant à contre-courant de la pensée unique qu'on nous impose. C'est le cas de deux personnes que j'apprécie beaucoup ; dans un domaine que j'aborde peu par méconnaissance du
sujet, celui du pouvoir de la finance, superbement décortiqué par Marco Van Hees (*) ou sur un plan plus wallon, de José Fontaine dont je ne partage pas toujours toutes les idées, ni les choix politiques, mais dont beaucoup d'articles de
sa revue en ligne
"TOUDI" méritent le détour.
Il vient ainsi de mettre en ligne des archives fort intéressantes, par exemple
sur le gouvernement provisoire wallon de 1950, un entretien avec René
Lévesque, ou encore pourquoi Namur a-t-elle été choisie comme capitale de
la Wallonie .
Evidemment, tous ces textes peuvent être jugés comme "orientés", mais n'est-ce pas toujours le cas ?
On ne peut aimer que ce que l’on connaît. L’enseignement et plus spécifiquement les leçons
d’histoire, doivent pousser à l’étude de sa propre région. La connaissance et la compréhension de la région peuvent constituer un levier pour un meilleur avenir pour la Wallonie. Le sort de la
Wallonie se trouve entre les mains de l’enseignement. Jean Pirotte, en 1998 a écrit que "Si la Wallonie reste ignorée ou mal aimée des Wallons eux-mêmes, il y a peu de chances qu’elle
en vienne à se dynamiser et à devenir attractive".
(*) licencié en sciences politiques (ULB), est fonctionnaire au SPF Finances, délégué syndical CGSP, journaliste pour l'hebdomadaire Solidaire, 3ème candidat aux européennes sur la liste
PTB+ (je viens de l'apprendre) et, auteur de plusieurs ouvrages :
- C’est pas nous, c’est eux – Les fondements idéologiques de
l’anti-tiermondisme, Editions Dialogue
des Peuples, 1990 ;
- La fortune des Boël – Un énorme patrimoine, une immense dette
sociale, Editions Aden, Bruxelles,
2006 ;
- Didier Reynders – L'homme qui parle à l'oreille des
riches, Editions Aden, Bruxelles,
2007 ;
- Le Frankenstein fiscal du Dr Reynders – Tout ce que vous n’auriez jamais dû
savoir sur les intérêts notionnels, Editions Aden, Bruxelles, 2008.
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