« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de
chercher la vérité et de la dire » (Jean Jaurès) * « (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement
qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite
Yourcenar) *
« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de
conscience. » (Armand Gatti)
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Je viens de lire avec attention ce qui a été publié sur le« nouveau plan de sauvetage de Fortis »et j’en garde un sentiment de malaise.
Certes, et je l’ai écrit précédemment, il fallait sauver la banque. Sans faire de sentiment,
simplement pour éviter le risque grave de chaos qu’aurait amené l’instabilité financière, mais surtout pour ne pas précipiter les épargnants dans la misère. Sans compter les nombreuses pertes
d’emplois confortablement rémunérés et générateurs de richesses indirectes. La meilleure solution aurait été de la nationaliser temporairement (*) comme la Finlande et la Suède l’ont fait dans
les années nonante (et comme la Flandre vient de le faire…) il y a quelques années. En la revendantpour le plus grand bénéfice des contribuablesle jour où elle retrouvera une valeur intéressante , tout en garantissant entre temps les systèmes de crédit et de paiement.
C’est pourquoi, là où je cale un peu, c’est en voyant la nouvelle approche qui a été adoptée
cette semaine. Je ne pense pas que sauver une banque, c’est sauver les actionnaire. Quand une entreprise fait faillite, ceux-ci perdent leur mise, ça fait partie du risque. Ici, j’ai le sentiment
que l’Etat a fait le contraire et carrément mis de côté l’intérêt des contribuables puisque dans le nouvel accord entre l’Etat et BNP Paribas, l’Etat belge reprend ou garantit la plus
grande partie des actifs nocifs de Fortis. Si je ne me trompe pas, c’est nous, contribuables, qui allons donc payer pour la plus grande partie des pertes sur ces actifs. Fortis banque, qui est
libérée de ses actifs nocifs, est maintenantdans les mains
d’actionnaires privés et de BNP. Les profits futurs de Fortis seront
uniquement pour ces derniers. Et en conséquence, à terme ce sera pire pour le budget de l’Etat, je le répète, nous, citoyens contribuables prendronsles pertesen charge, c’est inacceptable !
Et personne ne réagit ? A quand un avocat pour défendre les intérêts (légitimes cette
fois !) des contribuables ?
Les« banksters » et leurs complices (parfois innocents, certes) s'en sortent la tête haute, les victimes, elles...
Belle allégorie de notre société !
(*)Ce n’était pas une question de moyens diponibles, l’Etat pouvant émettre rapidement des obligations permettant de racheter des banques
qui ne valaient plus grand-chose...
Pour la réunion à la FranceMon action se base sur les Valeurs
républicaines, les déclarations
des Droits de l'Homme et du Citoyen 1789 & 1793 La
République indivisible, laïque, démocratique et sociale
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