D'après Belga, citant une étude publiée mardi par le bureau de consultance KPMG (*) sur les niveaux
de taxation de 87 pays. la combinaison d'un
taux d'imposition élevé pour la tranche supérieure et d'une très faible progressivité place la Belgique parmi les pays les plus lourdement taxés.
Le taux d'imposition le plus élevé du monde se trouve au Danemark et a atteint 59% des revenus entre 2003 et 2008. La Belgique se trouve à la quatrième place mondiale des pays les plus
taxés (imposition maximale de 50%) derrière la Suède et les Pays-Bas(**). L'Autriche et le Japon ont un taux d'imposition similaire à la Belgique. Par ailleurs, le système de taxation en Belgique est également
caractérisé par le manque de progressivité dans les taux d'imposition, note KPMG. La tranche supérieure concerne déjà les revenus de 32.860 euros, un montant qui est le plus faible de tous les
pays d'Europe occidentale. Si l'on y ajoute les cotisations de sécurité sociale, la Belgique arrive en 3e position dans le tableau du taux d'imposition réel sur 100.000 dollars de revenus (42,1%)
et en 2e place, pour des revenus de 300.000 dollars (53,79%).
Il serait intéressant de mettre en évidence l'usage qui est fait de ces impôts dans les différents pays cités. Le taux d'imposition global ne veut donc rien dire : il convient d'examiner QUI paye
l'impôt, sur quelle base, sur quels revenus, et ce qui est fait de l'argent perçu par l'Etat.
Par ailleurs, il est bon - comme pour les statistiques dans un billet précédent - de comprendre ce qui se cache derrière les chiffres. A ce moment, la situation des belges devient
particulièrement inquiétante.
Si les taux d'imposition globaux sur la richesse produite entre la France et la Belgique paraissent proches , la répartition
de cet impôt est très différente : vous n'ignorez pas qu'en belgique on paye très vite l'impôt sur le revenu (même sur un salaire bas) et que la progressivité de l'impôt est faible. En outre, le
capital n'est pas taxé, l'ISF n'existe pas, le secret bancaire y est absolu, ce qui fait de la belgique un paradis fiscal pour les riches et les rentiers. Ajoutez à cela une administration
fiscale déficiente (malgré la qualité des foncyonnaires) avec comme conséquence une fraude fiscale énorme (les gros tricheurs sont rarement inquiétés...). Le système fiscal belge
se rabat donc sur ceux qui ne disposent pas des moyens d'ingénierie fiscale nécessaires, et qui ne peuvent rien dissimuler de leurs revenus, à savoir les petits salariés... Suivant le bon
principe : "Il y a plus de pauvres que de riches, donc taxons les pauvres !" .
A noter que le résumé de l'étude sur leur site belge ne mentionne pas
la France... Curieux non ? Il vous reste à la parcourir ICI, mais hélas en anglais...
(*) Bureau de consultance international dédié assister les entreprises et certaines administrations dans l’optimisation de leur gestion courante et dans le cadre d’événements exceptionnels. Ils
sont actifs, en particulier en matière d'audit et d'expertise comptable ou juridique. Pour la petite histoire, ils furent les réviseurs de la comptabilité d'entreprise de... Leernoudt et Auspie…
(**) L'étude ne dit pas que le niveau de sécurité sociale (lisez
ceci), la qualité de l'enseignement, des infrastructures et donc de retour de cette imposition vers les citoyens y est largement supérieur à celui que nous connaissons en Belgique où les
allocations de chômage et pensions de retraite parmis les plus faibles d'Europe, services publics peu efficaces, routes dans un état lamentable, bâtiments scolaires dégradés, mauvaise qualité de
l'enseignement. En France encore, un ménage sur deux ne paie pas d'impôt sur le revenu, la TVA est plus basse, la taxe de circulation n'existe plus, la redevance télé est inférieure, de même pour
les assurances, les télécommunications, l'ADSL, le gaz et l'électricité, etc
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