Belle analyse de Vincent de Coorebyter, Directeur général du Crisp, sur
l'évolution des rapports de force communautaro-bancaires en Belgie-que publiée dans "Le Soir" sous le titre "Le troisième groupe".
Il y relève, fort justement, que Fortis et Dexia étaient deux
"banque-assureurs" présentés comme groupes belges dans lesquels la présence et les intérêts dits francophones n’étaient pas minoritaires au regard de la présence et des intérêts
flamands.
Il se demande "si les nationalistes flamands ne sont pas secrètement
soulagés au vu de la révolution en cours. Parmi les quatre principaux groupes de bancassurance actifs en Belgique, ce sont les deux groupes les plus présents à Bruxelles et en Wallonie, Fortis et
Dexia, qui perdent en ancrage belge, en rayonnement international et en autonomie de décision, alors que les deux autres, le néerlandais ING, quatrième, et le flamand KBC, qui disputait la
deuxième place à Dexia, voient leur position relative se renforcer. Ce qui est loin d’être anodin, si l’on tient compte de l’histoire et de la position du groupe KBC, une des composantes du
Boerenbond".
Et de faire un historique de l'évolution de ces
institutions.
Il parie aussi que "si la KBC devait être attaquée en bourse, il est fort
probable qu'elle fasse l’objet d’une attention particulière des responsables politiques flamands, qui ne laisseraient pas un tel instrument passer sous contrôle étranger, ou être
démantelé".
Bien vu !, J'ajouterai : d'autant plus que la Flandre qu'on dit riche
ayant une économie peu diversifiée risque d'en souffrir plus que d'autres. La wallonie ou la France par exemple.
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