Alors que tout le monde focalise son attention sur la crise financière
mondiale à laquelle – on le reconnaît maintenant - personne ne peut apporter de remède réellement efficace dans l'immédiat, à part prendre des mesures d'urgence pour sauvegarder l'essentiel,
Robert Collignon vient de publier une carte
blanche qui recentre le débat sur les vrais enjeux, le débat institutionnel et surtout l'avenir de la Wallonie.
Réglant au passage leur compte à ceux qui, depuis quelques semaines,
n'arrêtent pas de surenchérir sur ce qui est une évidence pour qui s’engage un jour en politique : "occupons-nous des gens". Loin donc des propos populistes entendus ces derniers temps,
particulièrement au sein de son parti.
Lucide sur l'histoire politique (*), il ajoute que "ce pays n’a
jamais pratiqué le fédéralisme. Il ne connaîtra jamais le confédéralisme" et que loin des élucubrations de certains, en tant que Wallon, l’avenir de la Belgique le préoccupe de moins en
moins. Ce qui doit nous mobiliser dit-il, c’est la Wallonie. Comment mieux dire ?
Il ne va pas jusqu'à l'écrire, mais finalement, plutôt que le "Cost of
non-Belgium", voyons quel est le vrai coût de la Belgique pour nous, Wallons ! On est évidemment loin là du "politiquement correct" qu’on ne rencontre que du côté
francophone…
Robert Collignon est un sage. Il pose La bonne question en fin d'article : "Comment exercer (au plus tôt) demain notre autonomie ? "
Même si ce sens de la responsabilité est trop rare chez nos politiques. Je regrette qu'il se contente de poser la question et de ne pas aller au-delà et de préciser ses choix en la complétant ainsi : Dans quel cadre
?
Tous les partis wallons, pour concrétiser leur projet de société, doivent
convaincre l’électorat du bien-fondé de ce projet, tout autant que de la capacité à le mettre réellement en œuvre en dehors des slogans et des effets d'estrades. On en est bien loin à l'heure
actuelle. Ce constat montre qu'il manque, en Wallonie, un vrai parti responsable comme le fut le Rassemblement Wallon sous la présidence de François Perin… On va prochainement fêter les 40 ans de sa création…
L'occasion d'une re-création ?
(*) Le fédéralisme "à la belge", s'il a pu au moins épargner la catastrophe économique à la Wallonie, a été mis en place par les partis traditionnels qui y étaient opposés et y sont entrés à
reculons. Comment s'étonner alors de ce constat de demi-échec ?
Il n'a pu sauver ni la Belgique, ni permettre le redressement rapide de la Wallonie, parce que trop timide, trop lent et venu trop tard. Et surtout, et forcément, il a été présenté comme un échec
dès le départ.
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