Depuis deux semaines les médias «belges » nous rappellent chaque jour que le Dalaï-Lama est en France et, horreur, n’a pas
été reçu par Sarkozy.
Certes, à l'occasion de l'inauguration d'un temple bouddhique à Roqueredonde, dans l'Hérault, le chef spirituel tibétain s'est
entretenu vendredi avec Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, et sa secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade – ainsi qu'avec Carla Bruni. Dans le cadre d’une visite
privée, ce n’est quand même pas mal. Non ?
On sait aussi qu’une entrevue officielle est prévue en décembre avec le président et que c’est de commun accord que les deux
chefs d’Etat ont décidé de cette date.
Mais là n’est pas l’intérêt de ce billet. Je voulais simplement stigmatiser l’hypocrisie des médias officiels et rappeler ce
que l’écrivais, ici même le 9 mai
2007… « Le Dalaï Lama devait participer,
vendredi à Bruxelles, à la première journée de la cinquième Conférence internationale des groupes de soutien au Tibet toujours sous occupation chinoise. Il a été prié de rester chez lui pour ne
pas risquer de compromettre une visite de « Philippémathilde » en Chine le mois prochain.
Il est vrai qu’indépendamment de tout aspect religieux ou
philosophique - dont il ne devait d’ailleurs pas être question pendant cette conférence - le message de paix du Dalaï Lama, le génocide culturel et les souffrances du peuple tibétain n’auront
jamais, aux yeux de nos dirigeants, l’importance essentielle du message traditionnel princier : « Belgium is like a diamond ! »
»
Evidemment, les intentions d’un vulgaire président français (et républicain) ne peuvent être que méprisables à côté de celles,
nobles par définitions, des altesses royales que le monde entier nous envie !
Soyons séreux, il est vrai que le chef spirituel tibétain s'entretient systématiquement avec les chefs d'Etat des pays visités,
comme, dernièrement mais dans d’autres circonstances, Angela Merkel, Gordon Brown ou George Bush. L’attitude du gouvernement français est le témoin d’un malaise diplomatique général. N’empêche,
entre l’attitude de la Belgique qui lui ferme carrément la porte et celle de la France, il y a une marge.
On sait bien que quand il s'agit de la Belgique, il est interdit de réfléchir, mais ou bien les journalistes ont la mémoire courte... Ou on se fout de
nous !
Comment ? De la manipulation ? Nooooon, vous croyez ?
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