« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de
chercher la vérité et de la dire » (Jean Jaurès)
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« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement
qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite
Yourcenar)
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« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)
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J'ai reçu un certain nombre de courriels (et merci à vous !) me demandant pourquoi je n'avais pas réagi à la proposition
du président du Sénat faite lundi soir, dans le JT de la RTB(f). Pour mémoire, il propose - en appui à la petite phrase d'Albert d'Eux - de recréer un "pacte des Belges" qui ressemblerait au
Congrès National de 1830.
Amusant et parfaitement dépassé. Armand de Decker, qui aime à rappeler qu'il est un Flamand francophone - un vrai belge dit-il - qui se sent chez lui d'Oostende à Arlon,
ne semble pas avoir pris la mesure de l'évolution de la société dans laquelle il vit.
Evidemment, il est logique avec lui-même en faisant cette proposition puisqu'en 1830, seul un pour cent de la population - les plus riches – purent voter et que le Congrès s'est tenu
en… français.
Même s'il corrige quand même son propos en précisant qu'il s'agirait d'un Congrès fédéral qui réunirait le fédéral, les trois Régions et les trois Communautés, pour mettre tous les problèmes de
l'Etat Belge à plat et négocier un nouveau pacte belge, j'imagine mal que ce machin (combien de membres dans l'assemblée ?) arrive à un résultat là où un groupe plus restreint n'est arrivé à
rien. Mais bon, il faut rassurer les quelques dizaines de personnes qui se sont déplacées pour les "festivités" du 21 juillet...
Bref, mais l'analogie est quand même amusante puisque le Congrès national qui s'est réunit pour la première fois le 10 novembre 1830 fut déjà présidé par le doyen d'âge... Un certain Gendebien
! On sait où ça nous a mené...
Soyons sérieux, ne faisons pas bégayer l'Histoire !
Il y a mieux, tournons la page et préparons l'avenir. Si négociations il y a, pour maîtriser son avenir, la Wallonie doit continuer à s’approprier un maximum de pouvoirs
et de compétences. Et puis se choisir un destin à sa mesure.








