On le sait, c’est là une très vieille revendication flamande. Les Wallons se basent plutôt sur un point de vue régional. Ce
dernier point de vue est issu de la doctrine du nationalisme de Renan qui veut que la nation soit la volonté libre et consentante de vivre ensembles sur un même territoire (pour faire
simple).
Il y a une certaine confusion dans ce terme de dialogue de communauté à communauté. Si les communautés se définissent sur une
base linguistique ou religieuse, ou encore « ethnique », que vient y faire le concept territorial ? Ce concept est logique dans la doctrine de Renan, mais est assez contradictoire
dans celui de communauté qui concerne les matières personnalisables, liées aux individus. Ces matières ne peuvent pas être limitées par des frontières. (C’est là toute la subtilité du point de
vue du mouvement flamand…)
Si vraiment, on s’engage dans ce type de dialogue, ne faudrait-il pas préalablement recenser et définir les différentes
communautés existantes ? Si c’est sur base linguistique, combien d’habitants de l’actuelle Belgie-que déclarent-ils être de langue flamande, française, allemande, arabe, luxembourgeoise,
anglaise… pour ne citer que les plus reconnues ?
On serait peut-être étonné du résultat...
Mais je m’arrête là, tomber dans le piège de la lecture d’un point de vie communautaire, c’est faire le jeu des Flamands et de
leurs alliés belgicains puisque le terme « français » serait rapidement corrompu en « francophone ». Et donner des arguments aux pseudo-"défenseurs des francophones" ou aux pseudo-réunionistes qui n'existent, et ne sont mus, que par leur
sentiment d'exaspération plutôt que par amour des leurs, de leur région ou leur désir de devenir Français !
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