« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de
chercher la vérité et de la dire » (Jean Jaurès)
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« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement
qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite
Yourcenar)
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« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)
Les textes publiés sur ce blogue sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... en ayant la correction d'en citer l'origine.
Excellent rappel des propos de Claude de Groulard sur le blog "Liège-France" à propos de notre identité.
Je ne peux que vous inviter à le
lire.
J'aime beaucoup la phrase : "Notre identité substantive devient adjective par défaut de
substance..."
Partageant sa conclusion, à force d'accepter de se dire "francophone", "par le peu d'empressement à s'assumer, le peuple wallon éternise la
Belgique"...
Notez que je déteste tout autant l'usage du terme "Hexagone" qui n'est qu'une des façons de ne pas prononcer le nom de "France"
!
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Dans un autre ordre d'idées, je ne peux que conseiller la lecture du "Napoleon" de Max Gallo. On y trouve des choses très intéressantes Ainsi, en 1809, après la bataille de Wagram, Napoleon approuve le tsar Alexandre qui refuse l'autonomie de la Pologne. "Moi même, explique Napoléon, je serais prêt à sacrifier dix armées et exposer ma propre vie à leur tête si on voulait m'enlever la Belgique!"
Et Napoléon a tenu parole !
Le 24 pluviôse an 9, une députation du Corps législatif est allée féliciter les Consuls au sujet de la conclusion du traité de paix de Lunéville.
On lit dans le Journal de Paris :
“Les Belges qui sont membres du corps législatif, ont parlé ensuite et se sont félicités d’appartenir définitivement à la république française.
Le premier consul leur a fait une réponse terminée par cette phrase : “Dans la guerre qui a suivi le traité de Campo-Formio, les armées ont éprouvé quelques revers ; mais quand même l’ennemi aurait eu son quartier-général au faubourg Saint-Antoine, le peuple français n’eût jamais cédé ses droits, ni renoncé à la réunion de la Belgique.”
Le Moniteur a donné une version plus complète de la réponse du Premier Consul :
“Il n’était plus au pouvoir du Gouvernement de transiger pour les neuf départements qui formaient autrefois la Belgique, puisque, depuis leur réunion, ils font partie intégrante du territoire français. Il est cependant vrai de dire que le droit public, tel qu’il était à cette époque reconnu en Europe, a pu autoriser des individus, qui voyaient dans S.M. l’Empereur leur légitime souverain, à ne pas se reconnaître comme Français.
Mais, depuis le traité de Campo-Formio, tout habitant de la Belgique qui a continué à reconnaître l’Empereur pour son souverain et est resté à son service a par cela seul trahi son devoir et sa patrie. Depuis ce traité, les Belges étaient donc Français, comme le sont les Normands, les Languedociens, les Bourguignons.
Dans la guerre qui a suivi ce traité, les armées ont éprouvé quelques revers ; mais quand même l’ennemi aurait eu son quartier-général au faubourg Saint-Antoine, le peuple français n’eût jamais cédé ses droits, ni renoncé à la réunion de la Belgique.”