« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de
chercher la vérité et de la dire » (Jean Jaurès)
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« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement
qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite
Yourcenar)
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« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)
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L'événement (Que dis-je ? le séisme !) majeur d'hier (*), la retraite sportive
de Justine Henin, n'a pas tout à fait occulté la visite des trois délégués du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe. A ce
propos, certains journalistes et hommes politiques pêchent par omission en parlant de « Représentant du Conseil de l'Europe » à propos de ces
émissaires venus en mission de suivi de la démocratie dans trois communes de la
périphérie bruxelloise.
Certes, le Conseil de l'Europe a toujours reconnu l'importance de la démocratie
aux niveaux local et régional et s'investi dans la promotion (le terme est important) d’une autonomie locale qui réponde aux besoins des citoyens partout où ils se trouvent. Le
Congrès des pouvoirs locaux et régionaux – qui n'est qu'une instance mineure - a ainsi recommandé l’élection directe des bourgmestres sans intervention d'une tutelle (Ce que la Wallonie applique). Rien d'étonnant donc aux propos jugés
négatifs des trois envoyés du Congrès. Gageons que le rapport de « de monitoring » ira dans ce sens. L'interview de Michel Guégan (curieusement qualifié uniquement de
« Breton » et pas de « Français » …) ce matin à la RTB(f) montre toutes les limites de ce genre d'exercice. N'étaient ses propos à titre personnel interprétés différemment des
deux côtés de la frontière linguistique il est resté extrêmement prudent, neutre même, ne sortant pas du cadre local et des termes de sa mission et faisant appel à la modération et au bon sens
pour le reste. Il est vrai que dans la culture politique française, les politiciens ont une vision de service au Peuple. Ils se considèrent comme les élus de tous, sans distinction… Ce qui est en
contradiction avec la culture politique locale communautariste et partisane difficile à assimiler pour un démocrate.
Pendant ce temps, « l'International Herald Tribune » et les autres
journaux du groupe ( le « New York Times » et le « Boston Globe ») exprimait son inquiétude (pour être gentil) sur l'avenir de la
Belgique : « The fight over BHV "will be seen as the start of the war between the Flemish and the French-speakers," he said. "The Flemish people are becoming more self-aware and more decisive. We've been ruled long enough by
the French people, and our time has come. It may take 10, 20 or 30 years. But this Belgium will become superfluous. » et sur ce qui s'y passe : « This combination of national pride, rightist politics, language purity and racially tinged opposition to big-city mores and immigration is a classic
formula these days in modern Europe, a kind of nonviolent fascism. »
Charte du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe
Charte européenne de l'autonomie
locale
(*) Qui dira encore que les journalistes, comme les politiciens, ne s'intéressent pas aux « vrais problèmes des gens ». La preuve ? Entre vingt et trente minutes consacrés aux JT du soir (RTB(f) et RTL-TVi) à la conférence de presse de la championne.
Commentaires
http://www.standaard.be/Artikel/Detail.aspx?artikelId=DMF15052008_081&ref=rss
Il y a dix représentants - si mes souvenirs sont bons - venant de Belgique au Congrès. Furlan de Thuin et un autre MR (Borsu ?) doivent également en faire partie. La liste doit être sur le site du
Conseil.
Je ne veux pas être grand
Ils ne savent plus ce qui est vrai ou faux
Ils doivent parler à Dieu pour être beaux
Le soir ils regardent la télé
La télé dit la vérité
Vous souvenez-vous de cette fable ?
Beaucoup de soldats, dans les différentes armées, ne parlaient encore que leur patois à l'époque. Il est vrai que pour beaucoup - mais ne peut-on généraliser ? - ce fût un drâme.
A part les Flamands qui ont usé ces arguments dans un but d'émancipation et de différenciation, ça n'est jamais devenu un problème politique majeur... ailleurs.
Embarqués dans la fournaise de Verdun, de la Somme ou de la Marne, les soldats bretons ne comprenaient pas non plus un traitre mot de Français.
En langue bretonne, pain se dit "bara" et vin "gwin". A l'heure de la soupe, les tirailleurs bretons qui réclamaient leur pitance ont donc transmis ces mots aux autres et la langue française a de ce fait créé le mot "baragouiner" pour signifier quelqu'un qui parle "petit nègre".
Heureusement qu'il n'y avait pas trop de soldats flamands parmi les poilus français.... de quel mot aurions-nous du user actuellement en place de baragouiner ???
Mais c'était une autre époque. Pour en discuter sereinement, il faut se remettre dans le contexte. C'est ça la démarche historique. Sinon, c'est de l'exploitation politique à des fins de propagande partisane.
Mais on a très peu parlé de leur rapport en ce qui concerne la dictature qui sévit dans ces communes où ils ne fait pas bon être francophone!
Quelqu'un peut-il me tenir au courant de ce qui ressort de leur visite?
Et voici une réponse :
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On peut aussi féliciter la rédaction du groupe de presse du New York Times de ne pas avoir cédé aux pressions du gouvernement flamand pour empêcher la parution de cet article. Par contre je m'inquiète du lobbying que le Ministre Bourgois a engagé auprès des rédactions des quotidiens El Mundo, Los Angeles Times, etc. afin d'éviter la publication de nouveaux articles qui présenteraient la Flandre sous son vrai visage actuel de "fasciste non violent". Pensez-vous que ces interventions politiques peuvent être payantes ou contre-productives?
Les interventions politiques peuvent-elles être payantes ou contre-productives ? Oui et non, en fonction du contexte ou des circonstances une même intervention peut avoir des effets différents. Je constate que "quelque chose" s'est mise en marche et que cette tendance lourde à la critique du "modèle flamand" sera difficile à contrer. Il faut longtemps pour acquérir une réputation (une image) et encore plus longtemps pour en changer. Surtout si elle est mauvaise. Même si l'opinion de la presse peut paraître versatile, il en reste toujours quelque chose dans l'inconscient collectif. Intéressant aussi de constater que les critiques viennent de plus en plus des milieux anglo-saxons qui, jusqu'à présent, ont toujours été favorables aux thèses flamandes. Bref, je n'ai pas de réponse définitive à vous donner.