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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 19:10

Une fois n'est pas coutume, je vous propose ce communiqué de l'agence Belga :
« Nous n’avons pas peur de l’autonomie. Il faut faire taire toute ironie qui dit que les Wallons ont peur de se prendre en main », a déclaré le ministre-président wallon, Rudy Demotte, ce mercredi devant le parlement wallon, lors du débat initié par son prédécesseur Jean-Claude Van Cauwenberghe sur la position de la Wallonie dans le débat institutionnel. 
  
Les instances régionales sont partagées sur la question de savoir si la question doit être débattue uniquement dans le groupe de travail Wallonie-Bruxelles, ou si elle doit faire l’objet de discussions au parlement wallon. « La légitimité démocratique réside dans un parlement et non pas dans un groupe de travail », a remarqué M. Van Cauwenberghe, s’opposant ainsi à Michel de Lamotte (cdH), mais rejoint dans ses propos par Serge Kubla (MR). 
 
Le ministre-président a pour sa part souligné que la réflexion ne devait pas se tenir dans un lieu unique. Il a précisé qu’il s’était forgé une opinion, entre la réforme défendue par Marc Uyttendaele et le Manifeste pour des Etats-généraux de Wallonie. « La Wallonie a son administration, son parlement, son gouvernement, son budget et sa capacité à se prendre en main », a-t-il souligné, invitant les partis démocratiques à prendre contact entre eux pour établir une position commune sur le sujet. 
 
M. Van Cauwenberghe s’est finalement félicité d’avoir mis le débat sur le tapis au parlement. « Et je vois que M. Demotte devient plus régionaliste que moi… C’est un bonheur de faire des émules et de voir que le corpus de la pensée wallonne de M. Demotte s’enrichit », a-t-il conclu, rappelant que sa volonté n’était pas un « repli wallon » mais bien une « volonté de s’entendre avec Bruxelles, dans le respect des compétences des uns et des autres ». 
(D’après Belga) 
 
Finalement, il semble bien que parfois, la fonction crée l'organe... en politique en tous cas. Encore un petit effort, Rudy !

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Published by Claude Thayse - dans Coup de coeur
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commentaires

Feuilly 25/03/2008 16:20

Un article du Monde, où l'on voit qu'un parti d'extrême-droite, pour des raisons électorales,proposerait plus d'autonomie pour la Sicile.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/03/25/en-terre-de-clientelisme-la-droite-sicilienne-joue-la-carte-de-l-autonomie_1027067_3214.html

Claude Thayse 26/03/2008 08:03


Intéressant !


Renaud Lachamp 24/03/2008 10:13

Ce qui est clair, Cher Monsieur, c'est que en dépit des déclarations parfois intempestives de chaque faction- je fais là allusion à l'ultime du CD&V -( il est toujours nécessaire en politique de discerner la nature de ces dernières: certaines déclarations constituant des ballons d'essai , d'autres de fausses mises en garde , d'autre encore sont à usage interne ......)  la situation est périlleuse : N-VA ou pas, cartel ou pas, l'intérêt n'est pas là et les commentateurs seraient bien avisés de faire des analyses à caractère plus synthétique que de passer le plus clair de leur temps à disséquer toutes ses manoeuvres de couloir , style 4 eme République. Le CD&V et la N-VA ont des objectifs globalement identiques : l'un fait dans un confédéralisme à caractère technocratique, l, l'autre dans un registre émotionnel propre à tous les fascismes (pour mémoire,  l'animal de basse cour a assisté à l'enterrement de Karel Dillen ) .Bref,ils se complètent parfaitement et couvrent ainsi tout le spectre constitutif d'un Etat de ...Raison , et d'une Nation....mythifiée. 

Claude Thayse 25/03/2008 08:09


Utiliser le registre émotionnel n'est pas uniquement propre aux fascismes.


Guillaume 22/03/2008 14:57

Y a pas fallu longtemps ... Selon une dépêche Belga, les membres du CD&V feront tomber le gouvernement en juillet et le pays avec évidemment. 1ère fois qu'on lit que le CD&V parle implicitement d'éclatement du pays comme finalité, c'est pas étonnant d'ailleurs mais devant les journalistes c'est plus nouveau.http://7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/216513/2008/03/22/Trop-de-francophones-pour-le-CD-V.dhtml

Renaud Lachamp 22/03/2008 13:49

Sujet : "Le Manifeste "Cher Monsieur, Je ne trouve rien de particulièrement " subtil " à ce manifeste auquelj'adhère pleinement et qui est la voix (et la voie) de la raison. Engluéedans ses institutions surabondantes ( étaient elles là la résultante d'un verrouillage juridique communautaire et régional ) , La CommunautéFrancophone doit procéder par étapes construites et ordonnées .Comme le dit très clairement Denis Ducarme, il faut "contraindre" ( rapidement) le peuple Francophone à se rassembler sous une bannièreétatique unique. Encore une fois, il ne s'agit pas de se faire des illusions sur les buts du FDF ( mais que savons nous réellement de  l'objectif final et peut être non avoués de certains de ses leaders ? Les dirigeants de cette faction, qui est populaire, ne raisonne peut être qu'en fonction de la situation présente ? )Bref je prends ce qui existe et non ce que je rêve .....en tentant de l'infléchir ! ( sourire ) Je vous soumets un texte que vous connaissez et qui émane de l'un des promoteurs du Manifeste . Il m'a été communiqué par un de mes amis Bruxellois . Ce n'est pas si mal. Qu'en pensez vous ? Le Soir - 18/01/02
 
 
Carte blanche
 
Paul-Henry Gendebien, un pont trop loin
 
par Jean Bourdon, Président de « Bruxelles souverain en
francophonie »
 
Certes, Paul-Henry Gendebien est un visionnaire pour notre
Communauté française. Son dernier livre « Le choix de la France », en atteste :
le projet qu'il y développe tire la Wallonie et Bruxelles vers le haut, les
extrait de la moraine formée depuis 1830, zone glaciaire où l'histoire ne
s'écrit pas tant l'Etat Belgique a mis les nations entre parenthèses. Deux
nations, dont l'une, la Flandre, s'ébroue sous nos yeux inquiets de
francophones.
 
Ses roboratives réflexions comportent cependant une erreur
stratégique de même nature que celle commise, en 1944, à Arnhem, par le
maréchal Montgomery, installant une tête de pont coupée de ses bases arrières.
Quel est, pour nous francophones, ce « pont trop loin ? » Projeter l'avenir de
notre communauté sans que celle-ci ne soit organisée. Hic et nunc, elle ne
l'est pas. Comment le président d'un parti rattachiste, qui veut nous lier à la
France, ne s'en rend-il pas compte ? Croit-il que l'Hexagone se pliera aux
contorsions diplomatiques nécessaires au sein de l'Union européenne pour
accueillir les deux orphelins wallons et bruxellois, si ceux-ci, avant de se
présenter, n'ont pas fortifié et enrichi leurs relations ? Pense-t-il vraiment
qu'il suffira que la Flandre tire sa révérence pour que les Bruxellois - parce
qu'ils sont à 90 % francophones - unissent leur sort à celui des Wallons ?
 
Est-il à ce point gaullien qu'il imagine voir, dans ce cas
d'espèce, l'intendance suivre ? A proprement parler, il ne s'agit pas
d'intendance financière ou économique, mais d'intendance organisationnelle. Si
« Saint-Polycarpe » a, en grattant bien, une vertu, c'est de donner à la
Communauté Wallonie-Bruxelles, un ballon d'oxygène au niveau de son budget.
Mais quel sens aura cette nouvelle sécurité si ne s'ensuit pas son
redéploiement, si elle n'est pas dotée de nouveaux modes opératoires afin
qu'elle soit plus visible, qu'elle bénéficie d'une meilleure concertation entre
les deux entités ?
 
Il faut structurer notre communauté pour qu'elle puisse accéder à
la souveraineté
 
Très exactement ce que redoutent nombre de partis et groupes de
pression flamands, désireux de garder les coudées franches, aujourd'hui et,
dans le cadre d'un fédéralisme dévoyé, demain. Et dans celui d'un
confédéralisme officiel, après-demain peut-être. Dans celui, finalement, d'une
Belgique banqueroutière.
 
Certains traits d'une organisation plus efficace de la Communauté
ont été repris par le FDF lors de son congrès de décembre dernier. Il est
piquant de constater, que ce parti - est-ce en cela qu'il n'est pas
traditionnel ? - soit le seul à se soucier des liens entre Bruxellois et la
Wallonie, persuadé qu'il est que notre Communauté n'est pas une association à
créer ex nihilo, parce qu'elle est fondée sur un passé remontant aux origines
de l'Etat Belgique, et une réalité très contemporaine - pour saisir celle-ci,
il suffit, au détour d'un sondage, d'une étude de marché, de discerner combien
les attitudes, les attentes, les modes de consommation sont communs aux deux
populations. Et ce n'est pas parce que Bruxelles est une région
administrativement bilingue enclavée dans une autre région, la Flandre, et
choisie abusivement par celle-ci pour en faire sa capitale, priée d'offrir à sa
minorité néerlandophone des privilèges exorbitants qui nient les règles
élémentaires du suffrage universel, qu'elle n'est pas une métropole
francophone. Si Bruxelles, de par ses fonctions internationales, est devenue
cosmopolite, elle n'est est pas moins la troisième capitale francophone du
monde industrialisé. C'est un atout pour sa partenaire wallonne. A l'instar de
ce que représente Montréal pour l'ensemble du Québec. Les modes opératoires
institutionnels pour qu'émerge la Communauté française sont, dans les grandes
lignes, les suivants :
 
-   Un
gouvernement composé des ministres des exécutifs wallons et bruxellois, quand
ces derniers sont francophones. Ce gouvernement communautaire aurait une vue globale
des problèmes - souvent identiques - qui se posent en Wallonie et à Bruxelles.
Le parlement de la Communauté est habilité à décider d'une telle réforme. Qui
permettrait une gestion plus efficace et plus rationnelle au service des
populations bruxelloise et wallonne, d'autant plus que nous nous trouvons à la
veille de nouveaux transferts de compétences héritées des accords de la
Saint-Polycarpe.
 
-   Un tel
gouvernement, « unique » en quelque sorte, devrait être contrôlé par un
parlement, qui en plusieurs matières, tiendrait des séances communes avec le
parlement régional wallon et l'assemblée de la Commission communautaire
française de Bruxelles. Depuis les Relations internationales, le Commerce
extérieur, la Coopération au développement, jusqu'au Tourisme, la Culture, le
Sport. Sans oublier la recherche scientifique ou la formation professionnelle.
 
-   Adopter un
même mode électoral pour les élections communales en Wallonie et Bruxelles,
particulièrement en ce qui concerne le choix du bourgmestre. Depuis la
régionalisation de la législation communale, issue des accords de la
Saint-Polycarpe, le risque de divergences supplémentaires, au plan de la vie
démocratique, s'est installé entre les deux régions.
 
-   Afin
d'assurer la cohésion entre responsables politiques wallons et bruxellois, il
conviendra d'installer une conférence permanente, réunissant les représentants
des communautés urbaines, qui vont voir le jour en Wallonie, avec les membres
de la Conférence des bourgmestres des 19 communes. En attendant que ce soit
avec ceux d'une future communauté urbaine dépassant le cadre étriqué de
l'officielle Région bruxelloise.
 
La réduction des fractures sociales et culturelles, la politique
de l'habitat et celle de la rénovation qu'elle sous-tend, l'interculturalité de
certains quartiers, la sécurité, sont autant de sujets qui méritent échange
d'informations, initiatives, réflexions en commun. Quand on découvre que les
excellences régionales bruxelloises et wallonnes ne se rencontrent même pas une
fois par an, on croit rêver-   L'organisation institutionnelle, telle qu'esquissée ci-dessus devrait
inciter le parlement de la Communauté française, à élaborer un projet de
Constitution qui définirait les pouvoirs publics francophones, reconnaîtrait
les libertés et les droits fondamentaux de tous les citoyens se déclarant
appartenir à notre communauté.
 
Lisez-moi bien. Les réformes citées - qui ne dépendent que de la
seule volonté de nos législateurs -, ne visent nullement à mettre en place les
futurs rouages d'une Belgique résiduelle où, pour citer deux expressions d'un
écrivain décapant (Pierre René Mélon), on continuerait à cultiver le goût pour
la micromanie, tout en psalmodiant des incantations devant le totem
monarchique. Elles poussent à structurer notre Communauté, afin qu'elle puisse
accéder à la souveraineté, conditions nécessaire, contrainte incontournable en
droit international, comme l'exprime le mouvement Wallonie libre, pour que la
République française l'accueille le moment venu. La mise en perspective historique
développée par Paul-Henry Gendebien, déboucherait alors sur une hypothèse
d'avenir à prendre en considération.·
 * je pense que mon message "censuré" ne l'a pas été volontairement. Il faisaitallusion aux différends entre "réunionistes" ..... 
 

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Claude Thayse 22/03/2008 15:46


Je connaissais ce texte !
Toute l'astuce du dernier manifeste est d'avoir rallié les amis de ce monsieur Bourdon (sous-marin du FDF) à l'idée que la Wallonie ne doit pas être une vague banlieue de Bruxelles et que les deux
régions doivent être traitées sur un pied d'égalité;
Et je persiste à dire que se baser sur les Communautés fait le jeu de la Flandre. (Ou de eeux qui veulent à tout prix garder une Belgique distincte de la France, ce qui ne vaut pas mieux...)
Enfin, il n'y a pas de "Peuple francophone", "l'institution Belgique" n'a rien d'un Etat comme la France. Ce n'est pas une nation (au sens où Renan l'entendait). Il n'y a pas non plus de
"nation francophone". "Francophone" aurait du rester un adjectif et s'écrire avec un "f" minuscule. Imaginerait-on le Président de la Réupblique d'adresser aux Français en leur disant :
"Francophones, Francophones" , au lieu de "Françaises, Français" ?
A moins de considérer que les Bruxellois d'expression française et les Wallons sont une seule et même région... Alors que leur point commun est d'appartenir tous deux à la culture française. Ce qui
n'est pas mal, mais pas suffisant pour former un seul Peuple.


Olivier 22/03/2008 13:26

La prochaine échéance est le 15 juillet 2008 http://www.lecho.be/article/Le_CD_V_est_amer.6569976

« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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